aWa's world

Lanzarote - en vrac

Olà !

Pour commencer, aujourd’hui, un petit peu de vrac :

- Nous sommes mardi, 11 heures locales.

- Je pars dans 3 jours et c’est passé trop vite.

- Dans ma chambre, y a la télé, il faut louer une télécommande pour 3€/jour, mais moi j’appuie sur les boutons de la télé directement…

- Les chaines que j’ai ? un tas de chaines espagnoles où ils passent soit les infos, soit des trucs pourris genre divertissements à 2 balles. J’ai aussi CNN, BBC, Eurosport,TV5 Monde, une chaine italienne, MTV allemande, … Et une chaîne qui passe des films de booules (vous croyez que j’évite les requêtes gouguel foireuses comme ça ?) à 10 heures du mat’… C’était la surprise du premier zapping…

- Ici, les grains de raisin blanc (les rouges ? j’ai pas goûté) n’ont pas de pépins. C’est bonheur.
Du coup, je me fais une cure de raisin.
Maintenant, j’espère juste qu’il est pas transgénique.
Oh, et puis zut !

- Le lait concentré, c’est le même goût qu’ailleurs (et en plus il est dans des tubes en plastique, c’est vachement mieux pour y boire directement sans se couper la langue…), par contre, le jus d’orange que j’ai acheté pour le matin, c’est du chimique en concentré, c’est terrible. Mais, bon, pas de gaspillage.

- J’ai lu voici, pendant une heure perdue, hier, et ça me fait toujours autant halluciner, les jeux de mots pourris plus-que-pourris, leur manière de mettre des légendes tirées par les cheveux sur des photos volées…
Mais bon, c’est quand même assez instructif, de lire la semaine de folie d’Amy Winehouse, d’apprendre que le chanteur de T¤ki¤ Hotel est sûrement encore vierge, de savoir que JCVD a eu un fils avec une bodybuildeuse (ce n’est sûrement nouveau que pour moi, vu que le fils en question est aussi grand que le père), de voir avec effarement les visages remodelés de diverses célébrités…
J’apprends aussi que Agyness Deyn est « le top dont tout le monde parle »… Ah bon, en tous cas, je trouve son style assez, heuuu, spécial, et pour tout dire, j’aime pas trop. Non plus que sa tête d’ailleurs.
Je vous passe l’article sur « qui a la plus grosse » (bagnole, montre, maison, tête, famille, femme (sisi, qui a la plus grosse femme, j’vous assure !))

- Bref

- Sinon, j’ai découvert tout un tas de petits magasins pleins de marques sympathiques au potentiel shoppesque non encore exploité par moi-même, et ceci juste en-dessous de mon balcon. Je vais sûrement aller y faire un tour tout à l’heure…

- Aujourd’hui, j’hésite sur quoi visiter…
Je crois que je vais retourner dans le nord pour voir l’eau plus-que-turquoise, et visiter une grotte dans la lave, et ensuite, j’irai dans le sud, me faire un tour en chameau (ou dromadaire)(j’ai pas vu combien de bosses ils avaient) dans les montanas del Fuego.
Ah, tiens, tant que je serai dans le nord, y a aussi un parc d’oiseaux tropicaux je crois… Pourquoi pas…
Et pourquoi pas une petite plage à Puerto del Carmen, et un retour à travers les vignes, dans le soleil déclinant … ?
On va voir, à tous les coups j’en ferai pas la moitié.
En attendant, pas de nouvelles de BG, je pense que je peux le rayer du planning, et c’est tant mieux : une obligation en moins ! (la seule que j’avais d’ailleurs…)

- Sinon, je suis en train de boire du petit lait (concentré) (au tube) (c’est pas sérieux) (mais qu’est-ce que c’est bon !)…

- Et j’allais oublier de vous dire… rien que pour vous faire enrager : ici, le litre d’essence oscille entre 0,88 et 0,97 €.
C’est pas bonheur ça ? A qui j’en ramène un litre dans mes bagages ?
 ;)

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Lanzarote ? day 4

Second soir de repos qui se profile, alors j’en profite pour vous tenir au courant régulièrement.

Second soir de repos, parce que je pense que BG est un peu vexé que je ne sois pas restée chez lui la nuit dernière.
Il m’a dit que je pourrai venir dans l’après-midi, qu’il me laissait la clé derrière le volet, mais moi ça me fait chier d’aller chez lui pour l’attendre.
Quand j’y suis passée et qu’il était pas là, je suis repartie en lui laissant un message sur le portable, qu’il n’a pas bien entendu lorsqu’il va surfer.

Bref.
Aujoud’hui, donc.

Lundi 12 Mai 2008.

On dirait que les jours doivent commencer tard, ici.
J’arrive pas à quitter l’hôtel avant midi.

Déjà y a les voisins (ou pas voisins d’ailleurs) qui rentrent en braillant à pas d’heure.
Enfin ils braillent pas mais ils parlent très fort, comme les anglais et les allemends peuvent parler fort, et ils sont surement un peu alcoolisés, ce qui ne les aide pas à être discrets…

Donc le soir, je dors pas super bien, et le matin, chaipa ce que j’ai, c’est trop dur de me lever, d’ouvrir les yeux.
Je rattrape sans doute toutes les non-grasses matinées de l’année passée.

Voici le trajet du jour - clique pour avoir la taille réelle de la carte :

day 4

J’ai commencé la journée par la visite de la Fondation Cesar Manrique.

La fondation a été installée dans la maison qu’il a occupée à Lanzarote, construite dans des bulles formées naturellement dans une coulée de lave.

C’est super classe, franchement, j’ai pris quelques photos :

fundacion manrique
Le 12 Mai 2008 à 14 :22
Foundation Cesar Manrique – Tahiche - Lanzarote

Et puis il y a installé une collection d’art, de tableaux, de sculptures.
Il avait très bon goût, ce monsieur.
Des œuvres qui m’ont pour la très grande majorité touchée.
Alors que les musées, c’est pas trop mon trip, là, j’ai beaucoup apprécié.
De l’abstrait, pour la plupart.

Plus de photos dans un futur article spécial…

Ensuite, je suis allée à Puerto del Carmen, une station balnéaire ultra-touristique.

C’est fou, la promenade sur le front de mer est super longue, et sans arrêt y a des restos, des boutiques de souvenir, des bars, des petits bouibouis où ils vendent de l’électronique à bas prix (enfin soi-disant, parce que sur les appareils photo du moins, c’est aussi cher qu’en France !)

Mais bon, maintenant, si je veux rencontrer du monde, je sais où aller !
Alors qu’à Costa Teguise, c’est familles, petits vieux et compagnie, à Puerto del Carmen, c’est plus jeune, et les mecs matent comme des chacals

En plus, comme c’est plus au Sud de l’île, y a beaucoup moins de vent, et on peut très bien se mettre en maillot de bain.
Je pense que j’y retournerai d’ici la fin du séjour…

Quelque part sur le chemin :

archi
15 :15 – Tias ?

Après ça, j’ai fait un grand tour en voiture, en passant par Yaiza, puis le Parc National de Timanfaya, les Montanas del Fuego, je suis allée jusqu’à la Santa, revenue vers Tinajo pour aller à Famara.

timanfaya 
16 :31 – entrée du parc nacional

C’est fou, quand on traverse le parc national de Timanfaya, on a de chaque côté de la route des coulées de lave… et comme seul horizon des volcans couleur terre ocre…

lave
16 :44 – parc national de Timanfaya

Là, donc, pas de BG chez lui, je suis donc allée voir sur la plage, enfin, j’ai longé la plage en voiture, sur les chemins défoncés.

chemins
18 :08 – vers la plage de Famara

Au début pour voir s’il était là, et ensuite, pour le plaisir d’aller voir ce qu’il y a plus loin.
Pour le plaisir d’avancer sous el Risco de Famara, cette falaise si imposante.

el risco de famara
18 :24 - Playa de Famara – sous le Risco de Famara

Et puis, encore un coup de fil à BG, qui répond toujours pas, donc qui est toujours pas chez lui, donc je rentre à l’hôtel parce qu’il fait faim (depuis le ti dej' de midi...)

Voilà, une bonne journée de route, de découvertes.
En y réfléchissant, j’avais jamais été dans le Sud…
Et en y réfléchissant aussi, qu’est-ce que je ferais sans ma voiture !
(qui n’est heureusement pas la mienne, vu les chemins défoncés qu’il y a ici !)

polo ¡
18 :29 – in my car on the playa de famara !

A bientôt !

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Lanzarote ? days 2 & 3

Olà les gens !

Comment ça va ?
Vous avez bien profité du lundi férié, avant la reprise ? ;)

Ici, je profite de ce soir de repos (oui, la vie est dure) pour taper quelques mots sur ces deux jours qui viennent de passer.
Vite.
Très (trop ?) vite.

Je profite aussi des quelques mots de français qui me reviennent.
Oui, parce que là, je pense en anglais (avec tous les anglais qui m’entourent, ça aide), je parle en anglais et mélange espagnol/italien.
J’aime bien !

Attendez, je vais me prendre une aspirine et je reviens. (non Chris, je n’ai pas pris de cuite) (j’ai pas scoré un seul verre d’alcool depuis que chui là d’ailleurs)

Donc mes vacances.
Ca se passe bien, so far !

Samedi 10 Mai 2008.

Samedi matin, j’ai fait la feignasse, j’ai dormi jusqu’à 9 heures et demie.
J’ai traîné un peu, je suis allée vous poster le day 1, et puis j’ai pris ma voiture pour aller à l’aéroport, prendre des nouvelles de mon sac.

En y allant, comme j’étais très en avance (je suis partie environ 1 heure avant l’arrivée de l’avion, sachant qu’il faut à peine 20 minutes pour aller à l’aéroport, en se trompant 3 fois de chemin), j’en ai profité pour passer près d’usines qui m’avaient intrigué, la veille.

En fait, c’est des usines de désalinisation de l’eau, je crois.

bateau pres des usines
Le 10 Mai à 12:17
Puerto de los Marmoles

J’ai pris 2 ou 3 (ou plus) (sûrement plus, me connaissant) photos dans le coin, et puis je suis allée à l’aéroport, où on m’a dit que le sac était en route pour mon hôtel.
Cool ! J’étais tellement contente que j’en ai fait un détour par la presse de l’aéroport, et j’y ai acheté 2 magazines (de merde people).

ctl twr
13:33 - aeroport de Lanzarote

Et j’ai repris la voiture, pour aller me perdre à Playa Honda, juste à côté de l’aéroport.

C’est fou, c’est quasiment sous la procédure de décollage des avions, et pourtant c’est un truc sur-développé (enfin, sur la base Lanzarote, hein, tout est relatif) avec des tas d’accommodations pour touristes et des tas de touristes.

playa a playa honda
13:44 - playa de playa honda - pas beaucoup de monde à la bronzette cause beaucoup de vent

Ensuite, retour à l’hôtel, où j’ai effectivement retrouvé mon sac, avec ma brosse à dents, mon dentifrice, mon shampooing et autres à l’intérieur.

J’ai pris mes appareils photo, des affaires pour une éventuelle séance de plage (fantasme, quand tu nous tiens) (je vous expliquerai plus loin), et j’ai commencé ma tournée de voiture par San Juan, près de Famara, le spot de surf où y avait le contest en octobre dernier.

Ben oui, ils prévoyaient des grosses vagues (enfin, entre 1,50 et 2 mètres), donc j’me suis dit, j’vais aller shooter du surfeur.

Que nenni, avec le vent de fou qu’il y avait, personne à l’eau !

san juan
16:46 - playa de san juan

J’étais là, dans ma voiture, parce que dehors, trop froid, à regarder l’océan, quand mon téléphone sonne.
C’était BG, Brasilian Guy.
Pfiouuu.

Qui en gros, d’après ce que j’ai compris, m’a dit qu’il était dans un bar à Famara, que pourquoi je l’avais pas appelé en arrivant, et moi j’ai dit que j’étais à San Juan et que j’allais passer le voir.

J’arrive devant le bar en question, pas de BG en vue. Ben merde alors.
Comme y avait quand même un peu de monde en terrasse, j’ai pas voulu faire le poireau devant (surtout que BG répondait pas au téléphone, l’enfoiré), alors je suis allée au surfshop où il bossait l’an dernier.

Là, y avait un gars, je lui ai demandé (1st thing) s’il parlait anglais.
Un poquito.
Ok, ça commence mal.
Pourquoi à chaque fois que je me pointe dans ce shop et que je demande ça, j’obtiens cette réponse (qui équivaut à non) ?!

Donc je lui demande s’il connaît BG.
Et il me répond, en espagnol : ah, tu es son amie !
Euh, oui… ça veut dire que BG a parlé de moi ça. Hem.

J’essaie d’expliquer tant bien que mal que BG m’a dit qu’il était à ce bar mais que je l’ai pas vu au bar et qu’il répond pas au téléphone. Et l’autre m’indique où BG habite.
Ok, j’y vais, il finira bien par rentrer chez lui…

En effet, il arrive alors que j’y suis depuis 3 minutes à peine, parce qu’il ‘est fait mordre dans le cou par une nana loca y bourracha au bar, et ça lui fait mal, et il veut voir dans un miroir ce qu’elle lui a fait.

Donc voilà, on a discuté un peu, il a voulu que j’aille prendre mes affaires à l’hôtel pour venir passer les vacances chez lui.
Heuuu… comment te dire ? L’hôtel, c’est payé c’est payé, et puis tant qu’à faire, y a un coffre fort là-bas, et un lit pour moi toute seule (même 2) (lits) en prime.

Par contre, BG, ça fait aussi avec Beau Gosse, et ça, je m’en souvenais pas à ce point… ;)
Avec 2 ou 3 ans de plus, il serait parfait, à point.
Parce que là, il a juste mon âge. Et c'est un peu limite jeune.
(Ben oui, toujours la difficile, hein !)

Au final je suis rentrée à l’hôtel, je me suis lavée les dents, les cheveux (enfin…), et puis je suis retournée à Famara, pendant que le soleil se couchait, avec un ciel magnifique.

beautifuuul sky
21:17 - entre Costa Teguise et Tahiche

Quand j’y suis arrivée, y avait un mec chez lui, un blond aux yeux bleus (et pourtant c’est pas mon fantasme) et au teint parfaitement hâlé…
Grrr, sur le coup, j’ai un peu regretté de le rencontrer là, avec BG qui me fait un gros smack devant lui… Même que sur le coup, j’étais tellement décontenancée, que j’ai détourné la tête quand il l’a fait, le smack, et puis je savais pas quoi lui dire…

Bref.

En fait, on a fini par discuter, avec le mec.
C’est un anglais, un vrai, il s’appelle Mark, et quand il a dit « Nice to meet you », j’ai pas pu m’empêcher de répondre d’un air reconnaissant : « Finally somebody who speaks english here ! » et ça l’a fait marrer.

Donc lui, il est là depuis janvier, et il part dans 15 jours, et il est venu pour surfer.
Ptain c’est cooool j’en rêverais de pouvoir faire ça !

Bon, j’ai pas tout pigé à ce qu’il a raconté, parce que lire en anglais, ça aide pour le vocabulaire mais pas pour l’accent, et regarder des films en anglais ça aide pour l’accent, mais en général c’est l’accent américain…
Donc là, j’en ai un peu chié pour tout piger, des fois je prenais l’air compréhensif, en hochant la tête, mais j’étais quasi larguée…

J’ai fini par lui dire, pas que je disais oui sans comprendre, mais que j’avais pas l’habitude d’entendre un vrai anglais parler (je crois bien que c’était ma première fois d’ailleurs) (hors contexte commercial où on sait à quoi s’attendre bien sûr), et que c’était pas évident, rapport à l’accent.
Il a dit « Oh, sorry… but you speak such a good english ! »

Sur le coup, j’ai un peu bloqué pour dire « Thank you » d’un air hésitant et quelques secondes trop tard, parce que j’étais là à le regarder, à l’écouter, et je pensais :
Dieu qu’il est charmant, et dieu que l’accent anglais est sexy
*soupir*

Et puis il est parti (naaaaaan, ne pars pas !), et avec BG qui était fatigué, on s’est couchés.

encore le ciel
21:24 - un peu plus loin sur la route entre Tahiche et Famara

Atroce, cette nuit.
BG ronfle, bon, pas continuellement, et pas de manière insupportable, donc ça va.

Surtout, tu relativises beaucoup le ronflement quand tu l’entends grincer des dents.

Au début, tu entends ce bruit bizarre, 2 ou 3 fois, tu l’entends mais tu le calcules pas trop.
Et puis ensuite, le bruit reprend, et tu te dis, mais c’est quoi ce bruit ?!!
Tu te dis que c’est une souris. Ca fait comme un couinement de souris. Oui, mais si c’est une souris, elle est sur la tête de BG.
Donc en fait c’est peut-être pas une souris.
En fait, tu réalises que c’est BG qui grince des dents.

Et ça, c’est atroce.
Donc tu lui attrappes la mâchoire avec ta main, et à chaque fois qu’il grince, tu serres.
Tu te dis que peut-être ça va l’arrêter.
Quizas

J’ai quand même fini par m’endormir, un peu vexée toutefois que BG se tourne consciencieusement de l’autre côté du lit, me laissant seule du côté où y avait des ressorts et des trous dans le sommier, alors qu’il avait insisté pour que je rentre pas à l’hôtel.

Bref, passons.

Dimanche 11 Mai 2008.

La journée a commencé assez tard, je suis partie de l’hôtel vers midi et demie, et je suis allée faire un tour au marché de Teguise, soi-disant un super marché.

J’ai été assez déçue, à vrai dire.
Beaucoup de stands de marché moyen, avec des fringues pourries (j’aime pas les fringues qu’ils vendent sur les marchés), quelques stands de souvenirs locaux, mais là encore, trop cliché, ou trop kitsch, … Des barraques à frites, à churros, à hamburgers ou à frankfurten wurst ...

Bref.
J’ai passé un coup de fil à Ti Frenchie, qui a son surf camp dans cette ville, et je l’y ai rejoint.
La maison est sympa comme tout !
En plus c’est pas cher, 150€ la semaine…
Mmh, si j’arrive pas à motiver des potes pour le voyage, la prochaine fois, y a moyen que ça soit là mon camp de base !

L’étape suivante : le Jardin de Cactus, une ouevre artistique de l’enfant du pays, Cesar Manrique.
Le Jardin de Cactus est un amphitéâtre, construit dans le trou laissé par une ancienne exploitation de cendre volcanique.

jardin de cactus
Le 11 Mai 2008 à 15:33 - Guatiza - jardin de cactus

L’intérieur est construit en paliers, selon la méthode traditionnelle de l’île, et regroupe 1420 espèces de cactus. (J’ai pas compté, hein, c’est ce qu’il y a écrit sur le papier)
Là, j’ai pris un sacré paquet de photos…

cactus
15:49 - cactus blanc - je savais pas que ça existait...

Je me suis posée et j’ai mangé un sandwich à la cafèt, là.

Ensuite, j’ai pris la route vers le Nord, en longeant la côte.
En m’arrêtant à droite et à gauche pour prendre des photos ou faire un tour dans les villages côtiers.

port
17:24 - à Arrieta je crois 

D’ailleurs j’ai repéré un endroit où j’ai pas pu m’arrêter à cause d’un mec qui me collait derrière, où l’eau est plus-que-turquoise, un truc de malade.

Vers le Nord, toujours plus loin, j’ai fini par arriver au Mirador Del Rio, un point de vue spectaculaire sur les îlets proches de Lanzarote.

manrique
18:14 - Mirador del Rio

Là, il faisait un vent de fou, pire que partout ailleurs.
Normal, on est sur el Risco de Famara, à 480 mètres d’altitude.
Et rien n’arrête plus le vent du nord, qu’on se prend en pleine face.

Note, pour la prochaine fois : penser à prendre la doudoune polaire, que j’ai regardée pensivement avant de quitter mon appart, en me disant non, j’en ai pas besoin à Paris, je vois pas pourquoi j’en aurais besoin à Lanzarote…
Penser également à prendre une écharpe.
Parce que là chui hyper limite mal à la gorge.
Eventuellement penser à oublier le maillot de bain.

Je pense que pour mon retour, y aura visite chez le doc’.
Enfin, on verra.

Par contre, j’hallucine en voyant les gens en maillot de bain sur la plage, je sais pas comment ils tiennent … ? C’est peut-être leur peau écarlate qui les protège du froid…
Bref.

La vue du Mirador :

rio
18:50 - vue sur la isla graciosa

J’ai dit à BG ce matin en partant que ce soir, je dormais à l’hôtel. Il a fait un peu la tronche, mais zut, on est pas mariés (encore heureux !)...
En plus il bosse jusqu’à 22 heures, lui…

J’ai fait quelques courses, pour manger ce soir (parce que ça fait 48 heures que je me nourris de pain de mie, bonbons et chocolat…) (pas sérieux).
Donc j’ai racheté du chocolat, avec le froid qu’il fait ça risquait pas de fondre.

Ce qu’est bien ici, c’est qu’avec la tonne d’anglais qu’il y a, y a du Cadbury partout, et pas cher.
Non, ici, la bouffe est pas chère. C’est dégueu, mais ça a au moins le mérite de pas être cher.
Ca fait 2 jours que chui là, j’ai dépensé en tout et pour tout 20 euros de bouffe, en comptant ce que j’ai acheté tout à l’heure et pas encore mangé.

Bon, ok, en plus, je bouffe rien. C’est l’effet Canaries, me demandez pas pourquoi…
Donc là, j’en suis à la moitié de ma plaque de cadbury crunchie. Plaque qui fait 250g.

Sinon, quoi vous dire d’autre, j’ai acheté plein de magasines genre Voici (attendez, me dites pas que vous lisez jamais ça chez le coiffeur ou le dentiste ?! et ben moi, c’est en vacances !), mais en anglais, pour tout savoir sur les stars de la loutre-atlantique (parce que arthur et estelle, perso, je m’en tape comme de l’an 40) (ce qui n’est pas une bonne expression parce que je ne me tape pas de l’an 40).
Et pour finir, je suis retournée à mes premières amours canariennes : le sandwich avec pain de mie, chorizo et fromage à sandwich…

sandwich qui d'echire 
21:55 - à l'hôtel

La classe mondiale.
: )

Bonne reprise demain, les gens !
La suite bientôt !

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Lanzarote - day 1

Bonjouuuur les gens !

Je vois que vous êtes contents de deviner de quoi va enfin parler la série qui arrive !

Nan ?
Quoi non ?
Z’êtes pas contents, vous voulez pas connaître en détail le programme de mes vacances à Lanzarote ?

Vous voulez pas savoir ce que j’ai mangé, à quelle heure je me suis couchée et réveillée, quand je n’ai pas pris de douche, quand j’ai fait une orgie de cochonneries et d’alcool ?!
Hanhan, alors comme ça vous voulez pas savoir…
Ben, tant pis pour vous, vous saurez quand même.

Et je vous le publie là, un peu au jour le jour en direct live, parce que j’ai le temps de le faire (ou pas, l’avenir le dira) et ça se prête plus au live que le résumé de Gwada (que vous aurez quand même, ne vous inquiétez pas, mais c’est juste plus à base de photos, la Gwada). Là, vous avez les anecdotes et le fun tant que c’est encore frais ;)

Vendredi 9 Mai 2008.

Tout commence ce jour-là, (hier) à minuit (du matin), quand je m’extirpe enfin de mon lit (dans lequel j’ai plus ou moins passé la journée) (non, Chris, je ne m’étais pas pris de cuite, juste j’avais une flemme monstre…).
Je m’extirpe donc de mon lit, et je m’habille (après avoir passé la journée en fringues-de-traînage-à-la-maison), et je sors.

Oui, avant de partir, tout à l’heure ce matin, il faut que je poste :

- une amende (normalement y en a 2 autres, mais je les trouve plus chez moi) (pourtant j’ai sacrément rangé, ces derniers temps, on y voit clair maintenant !) (je pense qu’elles ont du partir à la poubelle) (recyclage bien sûr) (elles auront pas servi à rien comme ça…)

- une enveloppe pour ma mutuelle, avec des tas de papiers dedans, et j’espère bien qu’ils vont me filer des sioux avec tout ça !

- et le 2ème tiers des impôts. Que si je calcule rapidement, en fonction de ce que j’ai calculé rapidement en remplissant ma déclaration, en fait c’est pas le deuxième tiers, ça fait même pas 1/10ème de mes impôts 2007. En avec un calcul de plus, je me rends compte qu’en ayant payé les 2 premiers tiers, il va me rester en Septembre à peine moins de 90% de ma somme totale à payer.

Vive les augmentations soudaines de salaire, avec rappel en prime (vous savez, quand pendant 6 mois, vous devez toucher X, et que vous touchez X/2, ben quand ça tombe, ça fait un sacré paquet d’un coup…) !
Avec un peu de chance, je pense que j’aurai moins d’impôts à payer l’an prochain…

Bref.

Donc je sors poster tout ça, j’en profite pour rapporter un DVD au vidéoclub (The L Word, j’adoore, je me fais 4 épisodes par soir), et je rentre, je plie la lessive, j’en profite pour enlever les ordures de ma voiture (ou poubelle) puisqu’elle est garée juste devant chez moi, je descends 4 poubelles avec ce que j’ai récupéré, et vers 2 heures du mat’, pas du tout fatiguée, je me couche.

Mais bon, va savoir, je devais quand même être un peu fatiguée, parce que je me souviens pas avoir compté beaucoup de moutons.

Bref.

A 7 heures, le réveil sonne, je bondis du lit (mais pas trop brusquement, hein, faut pas pousser), et je me prépare tranquillou, puisque de toutes façons ça fait déjà 3 jours que mes sacs sont prêts et que mes fringues sont en train de s’y froisser.

A 9 heures, j’arrive au boulot, la bouche en cœur, sauf que mon collègue non-George-Clooney n’est pas là.
Bon, hem, il a oublié que je lui ai demandé de m’accompagner à l’aéroport ou bien ?
Y a bien Jeune Papa, mais bon, il est en moto, alors ça va pas le faire.

Alors j’appelle La Loutre.
Il arrive une demi-heure plus tard (ben oui, qui dit 9 Mai dit pas trop se fouler au boulot, et horaires pépères…), et m’accompagne à Orly.
Super, j’y suis.

J’enregistre, je fais bien attention à recevoir mon coupon-bagages, je le range précieusement dans mon portefeuille (on ne m’aura pas 2 fois à ce jeu-là), puis je passe au filtre, où mon sac bourré d’électronique n’alarme personne (3 appareils photo, 1 ordinateur, 1 souris, 2 clés usb, un lecteur de cartes, des pellicules photo) (ben quoi, on est jamais trop prudent !) (j’ai quand même débarqué le caméscope avant de quitter la maison ce matin…), tout ça tout ça, et puis j’embarque, …
… et puis ...
j’attends.

On est censés décoller à 10:50, c’est bizarre, il est déjà 11 heures, on n’a absolument pas bougé de notre place de parking (qui a d’ailleurs l’air plutôt excentrée), y a toujours des mecs qui s’affairent autour de l’avion, et on a même pas eu droit aux consignes de sécurité.

Et puis soudain, y a des mecs qui amènent un tapis roulant jusqu’à l’entrée de la soute (c’est de mon côté, juste sous mon nez) et qui commencent à sortir des bagages.
Heuuu

Hé, pt’ain, qu’est-ce qu’ils font les mecs, ils ont sorti mon sac !
Nan, les gars, nan !

J’ai bien fait gaffe pourtant, j’ai mon coupon, mon sac pèse à peine 11 kilos sur 20 autorisés (bon, d’accord, j’en ai 12 en cabine, mais ça compte pas), pourquoi, hein, pourquoi vous sortez mon sac de là ?!
Attends, j’les prends en photo, moi, j’veux des preuves !

Mon sac, c'est le rouge !

my bag !
Le 9 Mai 2008 à 11:16
Aéroport d'Orly

Ah, enfin une annonce, notre chère compagnie Air Eur¤pa prend les choses le micro en main, et nous annonce qu’il y a un passager qui ne prend plus le vol, et donc qu’il faut sortir son bagage de la soute.

Amenez-le-moi, non mais amenez-le-moi que je lui tire les oreilles à celui-là !
C’est quoi ces manières, mon gars ? Tu t’enregistres, tu embarques, c’est tout ! Tu fais pas chier tout le monde avec un caprice !

Parce que là, du coup, on a décollé avec une bonne grosse heure et demie de retard. D’attente dans l’avion.
Ce qui est encore pire que l’attente dans l’aérogare.

Parce que déjà, dans l’aérogare, tu peux mieux t’occuper, à regarder les gens.
Et puis y a plus d’espace.

Genre, le gamin qui pue de la gueule à côté de toi, tu le sens pas forcément.
Parce que dans l’avion, ça je peux t’assurer que tu le sens. Et le con, il est bavard en plus !

*ah, les gens, que c’est bon d’écrire ça, assise sur son lit, avec le bruit des vagues et le souffle de l’océan qui parvient jusqu’à moi…*
(oui je sais, chui salope…) (c’est bon, des fois, d’être salope…) (allez, ramasse tes requêtes googuel de dégénéré…)

Donc, je reviens à mon gamin à l’haleine putride, le jeu, c’est de parler plus que lui, et de trucs sur lesquels il a rien à dire, comme ça il finit par fermer sa bouche.

Donc je lui parle de mon boulot, je lui décris les avions qu’on voit passer, je lui explique les différences de structure entre les uns et les autres, je lui montre tout ce qu’il y a à montrer par le hublot, et je lui fais peur en lui disant : t’as vu les oiseaux, là ? Et ben s’ils s’envolent autour de nous quand on décolle, ils vont être aspirés par les réacteurs, ça va abîmer les réacteurs, et on va se crasher.
:)
J’aime bien être salope des fois, si, si.

Après ça, il a bouffé, et moi j’ai fait semblant de dormir.
(ou pas)

On a atterri à Madrid sous une pluie battante, à 14:15, alors que mon avion pour Lanzarote décollait à 14:20.
Et bien, c’est la plus courte escale que j’aie jamais faite : j’ai du passer 2 minutes grand max dans le terminal, juste pour faire une petit queue pour réembarquer…

Là, j'étais dans l'avion pour Lanzarote, et à côté, c'est celui dont je sortais :
Ca fait pas loin hein ?

transit rapide
Le 5 Mai 2008 à 14:31
Aéroport de Madrid Barajas
 

J’ai quand même demandé : « Et les bagages… ?
- Don’t worry, we just take them from the first plane and put them in the second
- It will be on the same plane as me ?
- Yes, sure ! »

Merci Ramona, de m’avoir évité de m’énerver pendant le vol Madrid-Lanzarote, en pensant à mon bagage que je ne récupérerai pas.

Cela dit, ce vol s’est fort bien passé, sur la rangée de 6, on était 2, un à chaque hublot.
Cool.

J’ai mangé un sandwich à la tortilla, étrange, mais il était 15 heures et ça faisait 24 heures que j’avais rien avalé à part un bol de chocolat chaud, alors j’ai pas trop rechigné.
- dit-elle en s’enfilant une barre de crunch achetée au spar du coin -

Où en étais-je .. ?

Oui, le second vol, super bien, sauf au moment où on a traversé la couche nuageuse non négligeable au-dessus de Madrid, au décollage (remember la pluie battante...).

J’ai vite fait attrapé la pochette-à-vomir, et je me suis rendue compte avec soulagement qu’elle était doublée de plastique.

C’est vrai, quoi, c’est un truc qui me turlupinait, ça, si c’est juste du papier dedans, ton vomi chaud, il finit par percer !

J’ai pris des tas de photos du ciel aussi, et avec mon filtre polarisant, ça fait des trucs super zarbi !
Je sais pas ce que ça polarise, mais ça polarise !

polarisant ! 
Le 5 Mai 2008 à 16:14
Somewhere in the sky

Et puis on a atterri à Lanzarote.

Bonheur, eau, ciel, nuages, volcans.

Et pas de sac sur le tapis roulant.
(notez la rime)

lanzarote here I am !
Le 5 Mai 2008 à 17:00
Approaching Lanzarote

J’étais pas la seule, y avait 3 autres personnes comme moi, dont un petit (enfin pas si petit que ça hein) frenchie qui venait de Paris par exactement les mêmes vols.

J’ai sympathisé avec lui, pendant qu’on remplissait les formulaires de bagages manquant.
Lui, grosse quiche en anglais et parlant pas un mot d’espagnol, alors l’anglais avec accent espagnol… heureusement que j’étais là pour l’aider !

J’ai récupéré ma voiture de location, là, aucun problème, c’est quasiment la même que j’ai à la maison, sauf que là c’est pas une diesel alors ça fait un peu bizarre, et puis elle est toute propre à l’intérieur alors ça fait bizarre aussi (à l’extérieur aussi, mais la mienne est passée au pressing hier à midi, donc ça va…).

J’ai laissé Frenchie à l’aéroport, il loge dans un surf camp à l’intérieur des terres, et le responsable, un français aussi, devait venir le chercher.
On a échangé les numéros, au cas où on aurait un problème de bagages.
Mouais.

airport
Le 5 Mai 2008 à 17:11
Arrecife airport
 

Bon, moi, le seul problème, avec ma valise manquante, c’est que j’ai rien pour me laver, me faire belle, tout ça (enfin si j’ai mon maquillage mais pas le démaquillant alors je vais être un beau pierrot demain !)(aye, j’ai pas mon shampooing, en plus je devais me laver les cheveux ce soir !).

A part ça, j’avais prévu le coup, on me la fait plus, hein.

J’ai tous les appareils photo avec moi, l’ordi, les chargeurs (z’avez remarqué je cite en premier hein), et puis j’ai assez de fringues pour tenir la semaine, je pense… en faisant une ou 2 redites, quoi.
J’ai même les maillots de bain !

Par contre j’ai juste un pull super léger, et c’est un peu la loose, parce que ça caille graaaave ce soir !

Ah, j’ai pas de dentifrice non plus.
Y a qu’à prier pour qu’ils me rendent mon sac demain, hein, parce que j’ai trop la flemme de me racheter un dentifrice, et d’abord chui sûre qu’ils ont que des trucs au goût dégueu ici…

Bon, allez, maintenant que j’ai fini ma plaque de crunch, je vais quitter mon petit appart-hôtel (correct, propre, mais pas tout neuf) (mais propre) (enfin la salle de bains je vous dirai ça demain) (rhoo c’est bon hein !) pour aller voir ce qu’il se passe de beau dehors, si y a pas une connexion internet, et une ou deux bières à descendre en bonne compagnie !

Bonne soirée tutti !

Ca, c'est la vue de mon hôtel.
Peut ñieux faire, on est d'accord...
La prochaine fois je retourne dans le truc pommé qu milieu des surfeurs des volcans...

(Bon, maintenent je vous dis bonne ournée puisque j'ai écrit ca hier...)

vue de chez moi
Le 5 Mai 2008 à 19:21
Playa de las Cucharas, Costa Teguise - Lanzarote
 

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Lanzarote

Bonjour, les gens.

Vendredi, je vous quitte.
A nouveau.
Mais pour huit jours seulement, cette fois-ci.

Chris, tu me disais bon courage pour demain...
Bon courage pour quoi ?
;)

Demain, je retourne à Lanzarote.
Avec tous ces jours fériés et ponts, je ne pouvais pas manquer l'occasion de poser une petite semaine de vacances !

Pourquoi Lanzarote encore?
Parce que the brasilian guy est là-bas.
Et on a gardé contact.
Il a trouvé un vrai boulot, avec un vrai contrat de travail, ce qui lui donne le droit (avec les papiers) de rester en Espagne.

A chaque fois qu'on parlait sur msn, il me demandait quand j'allais revenir, alors j'ai fini par dire, en mai. A la place de mon tour dans le Sud-Ouest, je retourne là-bas.

En plus, vu que je devais loger chez lui, ça ne m'aurait coûté que le billet d'avion.
300 euros.

Et descendre dans le Sud-Ouest en voiture, y en a déjà pour 200 € A/R rien que jusqu'à Bordeaux, en comptant essence et péage.
Sachant que je comptais pas m'arrêter là.
Et puis à Hossegor, y a des tas de magasins de fringues sympas, donc au final, j'en aurais eu pour beaucoup plus de 300 euros...

J'ai donc pris mon billet d'avion pour Lanzarote.
Toute contente de ces vacances dépaysantes pour pas cher.

Et puis...
Et puis, fidèle à moi-même, plus le voyage se rapprochait, moins j'avais envie d'y aller.
Pas à Lanzarote, hein, ça j'avais toujours envie d'y aller.
Faire toutes les photos que j'ai pas pu faire la dernière fois, visiter tous les trucs à visiter, ne voir personne.

C'est le brasilian guy que j'avais de moins en moins envie d'aller voir.
Comme à chaque fois.
Pas que j'ai pas envie de le voir, hein, mais... Si.
En fait ça me saoule.

En plus ça mène à rien ce truc, il parle pas français donc il pourrait pas venir bosser en France, et moi je parle pas espagnol, et je ne peux pas quitter la France. Boulotiquement parlant.
Donc ça serait une relation vouée à l'échec.
Si y avait relation.
Et si y avait relation, faudrait que je retourne à Lanzarote plus souvent pour le voir.
... mais j'ai d'autres pays à visiter, moi !

Donc, déjà, j'ai commencé par réserver une voiture de location.
Histoire d'être autonome pendant les journées.

Et puis, il y a une semaine, j'ai réservé un hôtel.
Histoire d'être autonome pendant les nuits.

Voilà, c'est ça, j'aime pas dépendre des autres, avoir des obligations, et par-dessus tout me sentir redevable.
J'aime pouvoir décider une demi-heure avant de ce que je vais faire, et pas devoir faire en fonction des autres.
Enfin, des fois je peux prévoir, organiser, mais des fois j'ai pas envie.
Et j'ai pas envie.
Là j'ai envie de faire ce que je veux.

En plus il m'a dit qu'en ce moment, y avait son père et son oncle chez lui pour un mois.
Alors merci bien.
Mais non merci.

Du coup, je lui ai dit que j'étais là-bas du 9 au 16, et maintenant je vais faire la morte.
S'il me contacte, je le verrai peut-être, sinon, tant pis.
Ou tant mieux.

En attendant, je vais profiter du soleil, comme vous mais avec quelques degrés de plus.
Je vais profiter de la mer, comme vous mais avec quelques degrés de plus.
Je vais profiter des paysages lunaires.
Je vais avoir l'impression d'être seule au monde, au milieu des vignes et des volcans.
Et ça va être bien.

Et pendant ce temps, vous aurez droit à mes vacances en Gwada !
(Enfin, ce que j'aurai eu le temps de vous préparer...)

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Devinette ?

Allez, vous avez réclamé d'autres devinettes, en voilà une ...

Là aussi, c'est facile.
Ou pas.

Dites-moi !

?


La solution ? 
Jeudi, si vous avez pas trouvé d'ici là ...

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Sunny Days

Sunny days are back !

Et c'est coooool...
(ou pas)

J'en profite pour aller au cinéma, à pied, et y a personne dans les salles, c'est que du bonheur...

Par contre je me suis fait démasquer par le mec à la caisse du ciné.
J'allais prendre ma place à la borne automatique.
Y avait personne.
A part le mec à la caisse.

Lui : "Pourquoi vous allez à la borne automatique ?
- Ben parce que vous êtes occupé (c'est vrai il était en train de ranger la caisse)
- Ah mais ça me dérange pas  !
- Si vraiment ça vous fait plaisir ...
- Mais oui ça me fait plaisir "

Du coup chui allée à la caisse et je lui ai filé ma carte

"Vous êtes pas déjà venue hier ?
- Oui, quand il fait beau y a moins de monde au ciné ...
- Ah ben non, faut aller dans les parcs, jouer de la guitare, ...
- Ouais, mais en fait ça me déprime Paris quand il fait beau..." 

Le pire, c'est que c'est vrai.

Je crois que je préfère encore quand il fait moche, comme ça j'ai aucun regret à être ici, je me dis que c'est partout pareil.
Mais là, avec le beau temps, je me dis que j'aurais pu aller au bord de la mer
(je l'ai sérieusement envisagé pour ce week-end, un petit tour en Bretagne ou en Normandie, mais avec le retour des vacances + le retour du week-end prolongé, j'ai abandonné l'idée...)

Avec le beau temps qui revient, ça me fait pareil que l'an dernier.
Je tourne en rond.

Je sors mes fringues d'été, et je me dis que je pourrais aller faire un tour à la plage, cet aprèm.
Ah, non, pas possible.
Qu'à cela ne tienne, je vais aller me balader au bois du Burck, en passant par les vignes près de la maison.
Han, nan, c'est à 600 kilomètres.

Et puis, les pique-nique dans les parcs, ça me saoule. 
Y a 5 personnes au mètre carré, limite on se croirait sur la plage un 15 Août.
Nan, bon, j'exagère.
Mais y a trop de monde.

C'est ça, trop de monde.

A Paris, dès qu'il fait beau, tout le monde est dehors.
C'est insupportable.
Et de préférence c'est des couples qui se baladent.

A la plage, un 15 Août, oui, c'est blindé, mais si tu marches 5 minutes sur la plage, tu te retrouves tout seul.
Parce que les gens sont massés devant les postes de secours.

Ici, tu marches 5 minutes, et y a toujours autant de monde.
Il faudrait prendre la voiture, partir.
Mais prendre la voiture, si t'y es pas obligé, t'hésites, parce qu'au retour, y a les bouchons, et après les bouchons, y a le manque de places pour se garer.

Vivement la semaine prochaine !
Lanzarote, désert !

 

Bon, sinon, samedi, en rentrant du ciné, je me suis arrêtée à un petit par qu'il y a près du terminus de métro, Porte d'Orléans.
Je passe devant tout le temps, à chaque fois que je prends le métro, et jamais je ne m'y étais arrêtée.

C'est sympa, bien vert, bien fleuri, avec des gosses qui jouent partout, des ados qui sont assis dans l'herbe, des mamans qui poussent leur poussette, des skateurs en herbe qui s'entraînent sur les mini-rampes.
C'est familial.

J'ai sorti l'appareil photo :

      pâquerettes 
      Le 3 Mai 2008 à 18:25
      Porte d'Orléans - Paris

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aWa en sortie

Grand moment.

Mais commençons par le commencement.

Hier, je reçois une invitation sur Facebook plus un sms de Josette, qui me propose une petite soirée chez elle.
Voyons ça de plus près (c'est là que Facebook a son utilité) : qui sera présent ?
Heuuu, je ne connais aucune tête.
Sauf Louise et sauf Pico, un mec de l'école qui est troooooop bien et qui le sait et avec qui, disons, on était proches, et un peu plus pendant une ou deux soirées.

Moi connaître personne (sauf eux), moi pas avoir envie d'y aller, parce que moi sentir venir la soirée où je vais rester debout dans mon coin, sans que personne vienne me parler.

Donc, je téléphone à Louise et elle me dit qu'elle n'y va pas.
Naaaan, ben dans ce cas, moi non plus.
Alors j'me dis, j'vais tenter de faire la morte.
Pas donner de nouvelles.

Sauf que Josette ne m'a pas oubliée, elle. Elle me téléphone, et, faible que je suis, me convainc de venir faire un tour à sa soirée.
Moi : "Oui mais alors pas tard, hein, parce que les médocs me mettent à plat, et en plus je peux pas boire."
Bon, j'avoue, la perspective de revoir Pico après tout ce temps
(2 ans bientôt que j'ai quitté l'école)
(ptain déjà!)
(haaaan la loooooose)
(déjà 2 ans que chui enterrée à Paris...)
(pfiouuu, vlà ton coup au moral de bon matin!)
 
n'était pas étrangère au fait que je cède.

Cependant, et je le sais, Pico a une copine (mouarf, si c'est comme la dernière...) (nan, j'ai rien dit) (wouah, c'est ouf comme j'ai eu du mal à trouver la parenthèse de fermeture sur le clavier).
Donc Pico a une copine.

Le rendez-vous chez Josette est vers 21 heures, donc pour une fois, je ne pars pas 5 minutes avant (sinon c'est dur de justifier que je rentre tôt) mais 45 minutes avant, afin d'être à l'heure.
Au final, je n'ai qu'un quart d'heure de retard, ce qui pour moi est plutôt être en avance sur l'horaire...
:)
(je tiens ça de mon père)
(ah, et puis, le quart d'heure bordelais, vous connaissez ?)

J'arrive là-bas, habillée exactement comme la dernière fois que je suis allée chez elle (total manque d'inspiration).
Je lui ai apporté un petit paquet avec des échantillons d'épices (c'est vachement pratique pour offrir, la prochaine fois que je vais en Gwada, au lieu d'en ramener 8, j'en prends une bonne quinzaine !).

Chez elle, il y a déjà
- 2 collègues à elle (Jean et Jules), dont 1 accompagné de sa chérie (Julia)
- le frère de Jean (Brother) et un pote à lui (Mate)
(parce que Friend je sens que ça m'aurait fait ch*er à écrire, et puis en plus, ça aurait pas été agréable à lire, parce que c'est dur à prononcer) (voyez je pense à vous).

Alors (on arrive à la partie "casse du suc' sur le dos des gens"), le Jules et la Julia, malgré un look très (très) sage, se révèlent fort sympathiques. Enfin, surtout Julia, parce qu'en cherchant bien, je suis en train de me demander si Jules m'a au moins adressé la parole une fois dans la soirée...

Le Jean, un rigolo de première. Pas forcément avantagé par le physique, comme tous les rigolos de première, mais pas disgracieux pour autant.
Et je me suis surprise, à deux ou trois reprises, à avoir des ripostes rapides à ses piques d'humour, moi qui d'habitude suis sans réponse face à une telle arme.

Yeah, j'y travaille, je peux devenir la fille-qui-répond-du-tac-au-tac-des-trucs-rigolos.
Quoique, non, en fait, je pense que ça peut être insupportable au bout d'un moment.
Peut-être que mon rôle de jolie muette, c'est pas mal non plus...
Nan ?
Ben, un mix entre les deux alors ?
J'y travaille.
(Ouuuah, j'écris de la merde ce matin !)

Donc voilà pour le Jeannot.
Son frère, Brother.

Heuuuuu.
21 ans, c'est ça ?
Oui, avec le même look que mon frère-à-moi siouplaît. Mais en pire.
Genre un poil racaillou (comme mon frère)
(quoique, depuis qu'il bosse, il est beaucoup mieux stylé mon frère)
(depuis qu'il fréquente des su'feu' aussi...)
, mais avec des mocassins (ça, c'est le "pire").

Arrrrgh, j'ai failli m'étrangler dans mon verre (d'eau) (si, Chris, j'te jure), quand j'ai vu ces affreux mocassins, avec des chaussettes de sport blanches, et le bout de jambe entre la chaussette et le pantalon tout plein de poils noirs.
Atroce.

Oui, je sais, les garçons ça a des poils sur les jambes.
Mais y a poil et poil.
Genre y a yéti et sportif de haut niveau (ou pas).

Vous avez jamais remarqué, les sportifs ils n'ont pas de poils sur les jambes !?
Nan, en fait c'est pas qu'ils en ont pas, c'est qu'à force d'être les pattes à l'air, je suppose que les poils, chaipa moi, ils deviennent plus fins, ils s'oxygènent, ils sont libres, quoi, et donc ils ont moins besoin de revendiquer leur présence.
Haaaan, voilà, moi qui veux me reconvertir en photo-reporter, j'ai trouvé THE sujet qui tue, que personne n'aura jamais fait avant : un reportage sur les poils des mollets des hommes dans le monde.
Je suis sûre qu'il y a matière à faire là-dessus !

Oui, donc voilà, trop poilu, pour moi, c'est la faute.
THE mistake.
Que t'y peux rien mais c'est tant pis.
Ou alors mets-toi au sport, que tes poils se libèrent. Et je parle aussi de ceux du torse.

Nan, j'en sais rien, il a déjà du m'arriver de sortir avec des poils des mecs qui avaient des poils.
Aaaaah, oui, j'me souviens, celui-là, il en avait même sur les épaules. Eeeeek !
Mais bon, j'm'en suis rendue compte que le lendemain matin, et puis comme c'était just a one-night stand (je trouve que ça fait vachement moins pire, dit en anglais...), ça m'a pas posé trop de problèmes d'ordre psychologique.

Pfiouuu.
Grand niveau, le post de ce matin.
Ca faisait longtemps.
Et ça rattrape les 3 jours de silence radio...

Donc, j'en étais où.
Ah, oui, les poils de Brother.
Berk.
Je vous parle même pas de ses cheveux, supposément mis en forme par un paquet d'huile.
J'adooore.
Plus le fin collier de barbe.
Mais bon, ça, y a des fois, ça passe.

Et le dernier larron, Mate, même âge approximatif, donc jeune (pour moi), mais qui se la joue un peu "je commence à devenir un homme, un vrai". Comme Brother.

Un peu délicat.
Parce que ces gars-là, il faut pas se payer leur tronche !
(Sinon ils se sentent attaqués dans leur virilité de jeune mâle)
(ça se dit ça ? je crois que j'en ai mis un peu trop nan ?)
Eux, la tienne, ils peuvent par contre.
Mais quand ils font des trucs dans ton dos, il assument pas, quand tu t'en rends compte.

Genre, j'en avais un à droite, un à gauche, et je regardais les autres gens tout droit.
Et là, du coin de mon oeil, je détecte des mouvements suspects du bassin de mon voisin de droite.
Et une réponse de mon voisin de gauche.
Posément, je tourne la tête à droite : droit dans les yeux, je lui balance un regard amusé/compatissant.
Je tourne la tête à gauche, idem.

Et là, tu sens dans leurs yeux qu'ils assument pas.
Trop drôle.
Ils font genre de rien, et quand tu leur signifies d'un autre regard que t'es pas née de la dernière pluie, ils prennent la mouche.
(ce qui prouve bien que t'es pas parano)

Ils savent pas que certaines filles peuvent aussi parler de cul librement.
Et puis, si jamais tu fais de l'humour fin et qu'ils ne comprennent pas, ils se vexent très rapidement.

Donc, pas facile à gérer tout ça, quand on veut pas plomber l'ambiance de la soirée.
Soirée sans Pico, jusque-là.

Y a deux autres gars qui sont arrivés, un pote de l'école, et un autre des collègues de boulot de Josette.
Sa référence à lui, c'était : pas couché depuis 15 ans.
Wouah. En même temps, il avait aussi un look très très TRES sage.


Donc voilà, après avoir situé les personnages, imaginez une soirée de jeux à boire.

Genre tu tires des cartes, et suivant que c'est telle couleur ou tel numéro, tu bois ou tu fais boire quelqu'un.

Y a aussi un jeu sympa, avec les cartes de 8 à As face vers le sol au mileu.
Tu en tires une chacun ton tour, et suivant les figures ou numéro, tu bois ou fais boire, ou tu inventes une règle (ne pas employer la première personne "je", par exemple, elle est terrible celle-là), et si tu pioches un roi, il faut que tu verses un ingrédient dans le verre qui est au milieu.
Celui qui pioche le 4ème roi rajoute un ingrédient et boit le verre.
Tous les coups sont permis.

Moi, ça allait, je carburais à l'eau, donc je les voyais s'alcooliser rapidement, mais j'avais juste envie d'aller pisser.

Sauf quand j'ai pioché le 4ème roi, avec un mélange de whisky, martini, bière et rhum...
Heureusement, le verre n'était qu'à moitié plein, donc avec un bon cul-sec, c'était plié.
Chui quand même allée me rincer le fond de la gorge avec un bon verre d'eau, après, hein.

Et puis après j'ai eu des variations de température assez rapides, genre j'avais super chaud, les yeux brillants et tout. Et ensuite, froid, mais 5 minutes après, chaud à nouveau.
Les joies du cocktail alcool+médoc.
:)


Bref.
On a aussi joué au tabou xxl, et triché comme des malades, avec Jean et Brother.
C'était sympa.

Et puis Pico a appelé Josette, pour lui dire qu'il était à Odéon avec des potes à lui.

Alors on est partis vers Odéon, Josette, Jean, Mate, Brother et moi, pendant que les autres rentraient.
Dans le métro, les mecs ont dégainé l'appareil photo, et ça a commencé à devenir un peu pénible.
Déjà ils se sont mis du rouge à lèvres de Josette.
Ensuite ils me faisaient des bisous sur les joues.
Et enfin ils m'ont pris en photo, et pas qu'une fois.
Et Brother m'a fait un clin d'oeil, genre lover. Genre...

Ca les a fait halluciner quand j'ai sorti le doigt d'honneur sur une photo.
Ben les gars, faut vous en remettre, vous m'avez pas encore vu vous roter à la figure et vous gerber sur les pieds !

Arrivés devant le bar de Pico, on a voulu rentrer mais ils fermaient.
Alors j'ai décidé d'attendre dehors pendant que Josette allait chercher Pico, et Mate a décidé de me tenir compagnie.
Il a essayé de nouer la conversation, mais j'ai employé la même technique jet-d'eau-froide qu'avec les enquêteurs au téléphone : réponses d'un mot uniquement.
Pas plus.
Pas de relance, pas de détails, au bout de 3 ou 4 questions, il a vite compris.
J'adooore :)

Et puis, comme le silence commençait à devenir pesant, et que les autres ne réapparaissaient pas, on a décidé d'y aller aussi.
On a fini par les trouver à la cave, assis autour d'une table.
Hem.

Et Pico était là, fidèle à mes souvenirs.
J'ai très bien joué la fille un peu pas intéressée, je l'ai quasi-ignoré pendant 3 bonnes minutes (royal), pendant que je racontais à Josette la tentative de Mate.
Et puis quand on est venu nous faire sortir du bar, Pico s'est retrouvé face à moi (haaan, me souvenais pas qu'il était grand comme ça, juste ce qu'il faut, et toujours aussi boooooooo).
Pico qui m'a demandé "Quoi de neuf?" - Ben écoute, rien de neuf, ou alors ça serait trop long de te raconter !"

On est sortis du bar en discutant, comme avant.
Comme si l'école, c'était hier.
Cet enfoiré n'a pas parlé de sa copine, même s'il l'avait avoué à Josette au téléphone un peu plus tôt :
Pico : "Venez au bar, y a plein de filles mignonnes !
- Mais t'as pas une copine toi ?
- Oui, mais bon..."

Là où je me suis réjouie, c'est quand on est entrés dans un autre bar, et que Josette a dit :
"Attends, je vais dire aux gars qu'on est là
- Mais vous êtes ensemble ?
a demandé Pico
- Ben, on passe la soirée ensemble, oui
- Ah, mais vous êtes pas ensemble !
- Ben non"
Hihihi, quand je suis arrivée dans le bar avec Mate, en les rejoignant, il a du croire que c'était mon copain (berk), et du coup il vérifiait, l'air de rien... Trop drôle...

Ensuite, on est donc tous descendus dans ce bar, sympa, ils m'ont filé des verres d'eau gratos, c'était bien cool :)
Bien fraîche, l'eau, en plus.
Et en plus, au bar, ils se souvenaient de ce que je voulais, à chaque fois.
Pas besoin de redemander.
Suffisait de tendre le verre.

Pico arrêtait pas de blaguer avec ses potes : "(Pico:)Tu sais où on dort, toi, ce soir? - Non et toi ? - Vazy on achète une rose au mec, là, je vais trouver où on va dormir avec ça! - Ah, nan, j'ai pas envie d'un plan foireux encore, où tu..."
Ah, c'est bon, j'ai compris, ben les gars, je sais pas où vous allez dormir, mais pas chez moi. :)
(en plus c'est dégueulasse chez moi, même si j'avais envie d'un plan foireux, j'oserais pas...)

Et puis y a Lou, un autre pote de l'école, qui est arrivé, avec 2 amis à lui.
Aye aye aye !
Y en avait un des deux, mamma mia !
En plus, ils m'ont tous royalement snobée (j'ai tendance à être transparente) sauf lui.
Sauf lui !
Il m'a fait la bise, m'a dit son prénom que je n'ai pas entendu, et m'a souri.
Et puis il est resté face à moi, on regardait Pico et Josette qui discutaient entre nous, et il m'a encore souri plusieurs fois.

Enfin, chaipa moi, il était pas obligé, en plus j'étais un peu toute seule (c'était la partie "dans mon coin où personne ne vient me parler") ...
Donc j'me suis dit, hmmm, y a peut-être moyen, il a l'air cool (en plus d'être charmant)...
Donc quand il s'est mis à 2 pas de moi (bon, pour attendre la place aux toilettes, d'accord), je me suis lancée à lui parler. Du banal, la discussion. Bref. Et puis les chiottes se sont libérées.

Et puis je l'ai plus vu. Enfin, si, mais plus aussi près.
Et puis j'ai fini par dire à Josette qu'il était charmant, et elle m'a répondu sur un ton évident :
"Mais il est bien pris, lui, il a une nana depuis 4 ans!"
Bon.
D'accord.
A la fois, j'aurais pu m'en douter.
C'est toujours comme ça.

Après ça, la soirée, ça m'a saoulé.
Je me sentais conne.
En plus je lui avais souri, parlé, pffff, voilà quoi.
Alors j'ai décidé de partir.

J'ai dit au-revoir à tout le monde, Jean a absolument tenu à ce que je fasse la bise, et voulait savoir "Bon, quand est-ce qu'on te revoit ?" avec insistance  (Allleeeeez, le troisième ! Ca, c'est fait !).

J'ai dit que je partais à Pico, aussi.
Pico, toujours pareil, comme si c'était hier.
L'impression d'etre si proche de lui.

Y a des mecs, ils le savent, qu'ils sont bien.
Mais ce qui est appréciable, chez lui, c'est qu'il n'est pas hautain.
Il se prend pas la tête.
Ce qui pourrait être encore plus appréciable (quoique...), ça serait qu'il soit juste sympa, et qu'il perde ce don qu'il a de faire que je me sens si à l'aise avec lui. Qu'il perde cette chose tactile, cette facilité de toucher.
Ce mec, c'est un aimant.
C'est ouf.

Il a eu l'air (faussement?) déçu que je parte déjà, il a pris mon nouveau numéro
(il avait encore l'ancien ! ... enfin, il avait encore mon nom avec un numéro mais c'était pas mon ancien numéro :) ça m'a trop fait marrer d'ailleurs) (c'est ça de prendre des numéros en soirée quand t'es bourré)
Et puis il m'a dit qu'il m'appellerait (ou pas) la prochaine fois qu'il viendrait sur Paris.
Parce qu'il bosse à Reims. (ça je le savais hein, c'est pour vous ce détail)

Donc voilà.

Et puis je suis rentrée en taxi.
J'avais un peu peur du prix mais je n'en ai eu que pour 10 euros !

 

Bilan de cette soirée, pour 10 euros et des échantillons d'épices : 

- me suis fait draguer sans relâche par 3 mecs
- j'ai dragué le seul mec qui n'était pas libre, et après ça il m'a évitée. Normal.
- Pico a mon numéro, le nouveau
- mais je n'attends pas son appel parce qu'il ne m'appellera jamais
- de toute façon il a une copine
- enfoiré
- je suis à nouveau aimantée, après 2 ans de sevrage
- it sucks a lot
- j'ai bu au moins 2 litres d'eau
- exactement un 4ème roi et une bière
- j'ai beaucoup pissé
- je suis rentrée chez moi à 4 heures du mat'
- j'ai perdu 1,5 kg en 12 heures, rien qu'en buvant et en pissant
- je viens de passer à peu près 3 heures à écrire ce post
- et je pense que vous avez du passer un bon bout de temps à la lire
- désolée pour le craquage
- c'est parce que je le vaux bien
- Head, tu aimes les parenthèses, mais est-ce que tu aimes aussi les tirets ?
- faudra me dire ce que tu préfères.

 

Bon week-end les gens !

:)

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Ma vie, mon blog.

Le grand sujet qui court, aujourd'hui 30 avril, c'est : "Qu'est-ce que mon blog a changé dans ma vie ?".

Je ne sais pas trop.

Il y a bientôt un an, je me suis lancée dans ce truc, sans trop savoir quoi raconter.
Je crois que j'avais aussi envie d'un endroit pour mettre certaines de mes photos.

Petit à petit, ce qui était au début un grand désert a vu arriver des lecteurs, occasionnels, puis réguliers.
Puis de plus en plus.
(N'exagérons rien non plus, hein, la plupart arrivent ici par le biais de requêtes gougle plus ou moins avouables...)
Maintenant, j'ai l'impression de faire partie d'un petit bain moussant virtuel.

Et c'est sympa, j'aime bien.
Vous lire et être lue en retour.

Le fait d'avoir un blog, ça me permet d'écrire.
Et de partager.
Avant, comme beaucoup de filles, j'avais un journal intime.
Et puis, quand j'ai quitté le lycée, je n'ai plus rien trouvé à y écrire. Mais souvent, je me disais, il faut que je recommence à le remplir, il faut que je laisse ma trace.

Voilà, c'est ça.
Laisser ma trace.

Le blog me permet de continuer à le faire.
Oui, c'est une trace virtuelle, mais le virtuel, c'est l'avenir.
Ou pas.

Il faut que je laisse ma trace quelque part, parce que j'ai peur.
Peur du futur, peur de la mort, de la fin, du trou noir, de l'oubli.
En écrivant, je laisse la preuve que j'ai vécu.
(c'est prétentieux de dire ça, vous trouvez pas ... ?)
Même si ce que j'écris est souvent très loin d'être spirituel, même si ce que j'écris sera oublié lorsque je disparaîtrai, et peut-être même avant...
Ca me rassure.

Mon blog, je pense, m'a aussi donné une certaine confiance en moi.
C'est difficile à dire, difficile à expliquer.
J'ai longtemps été le vilain petit canard.
Et puis je me suis débarrassée de ce plumage, mais je ne suis pas devenue pour autant un cygne superbe.
Nan.
De ce vilain petit canard, je garde, entre autres choses, le manque de confiance en moi.
Mais depuis deux ou trois ans, les choses changent.

Et je pense que l'écriture participe à ce changement.
Même si ce n'est pas de la poésie, même si c'est souvent sans intérêt, ça me fait du bien d'écrire.
Et puis, y a des gens qui trouvent ça rigolo.
Ca fait plaisir.

Sinon, depuis que je tiens ce blog, je passe beaucoup moins de temps devant la télé, beaucoup plus devant l'ordinateur, et j'ai beaucoup moins l'impression de m'ennuyer.
Ce que je vis, même les choses les plus anodines, peuvent être racontées, d'une manière ou d'une autre, et ainsi ne sont pas vécues en vain. Même si c'est seulement pour avoir été écrites.

Parce que ça aussi, ça me fait peur : vivre pour rien, ne rien faire de ma vie, que ma vie soit comme les autres, une au milieu de tant, fondue dans la masse. Sans but.

Ca, ça me fait peur, mais c'est inévitable.
Et c'est pas mon blog qui m'aidera.

Bref.
Oublions ces questions existentielles dangereuses pour le moral.

Mon blog m'a aussi permis de reprendre conscience de ma passion pour la photographie.
Même si, là encore, ça reste à mon (petit) niveau, c'est un plaisir pour moi de sortir l'appareil, prendre des photos, et, depuis peu, les retoucher. Et les partager avec vous.

Sinon, j'ai toujours soif.
Et j'ai pris 2 kilos en 36 heures.
Véridique.
Et puis j'arrête pas de somnoler. Chui à l'Ouest, quoi.
Donc j'aime toujours autant les médocs.

Et sinon, rapport à mon blog, et aux vôtres, franchement, je suis bien contente de lire vos petites histoires, aux quatre coins de la planète, jour après jour.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin !

Les gens, je lève mon verre (d'eau) (non, Chris, tu ne feras aucune allusion à mon rapport à l'alcool) :
A nous !

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J'aime pas ...

Non, c'est confirmé, j'aime pas les médicaments.

Mais bon, des fois, faut bien avouer qu'on a pas trop le choix.
Que c'est plus raisonnable d'aller voir le docteur.
Et d'avaler sans se poser (trop) de questions ce qu'il nous prescrit.

Par exemple, .
J'vous ai parlé, rapidement, l'autre jour, de chicot-fantôme, le truc qui fait un peu mal à l'ancienne place de chicot-qui-pousse-pas-droit.

Chicot-man m'a prescrit des médicaments.
J'ai attaqué hier soir, après avoir bien lu les notices, comme d'hab.

eeek
Le 29 Avril 2008 à 18:58
Home

Et ben moi j'vous dis, les notices, elles donnent pas envie d'avaler la plaquette pour se défoncer gentiment !
Parmi les effets indésirables susceptibles de se produire, nous avons en magasin :
rougeurs se généralisant à tout le corps avec pustules, fièvre, inflammation de la langue avec sensation de bouche sèche (I've got that), perte d'appétit (I don't have this), maux de ventre, diarrhées, vertiges, troubles de la vision, j'en passe (et des meilleurs!)...
En plus, ces charmants comprimés sont à prendre matin, midi et soir au milieu des repas.

Sauf que moi, d'habitude,
le matin, j'avale vite fait un bol de céréales,
et le soir, j'avale vite fait un bol de céréales
(c'est mal je sais)
(en général c'est plusieurs bols d'ailleurs)
(oui, je sais, c'est guère mieux)
(mais c'est pas toujours le cas)
(des fois, je cuisine).

Donc là, exit le pauvre bol de céréales.

Surtout que j'en ai plus. De céréales.
J'ai plus rien pour ti'déjeuner.
Ca craint.
Parce que les comprimés, c'est au milieu du repas.
Et comme j'ai pas envie de me choper un ulcère à l'estomac, quand on me dit au milieu du repas, je mange bien gras et/ou bien consistant, et pas qu'un peu...

Donc ce matin, j'ai vaillament attaqué la journée avec un bol de lentilles et 2 cow-qui-rit.
Mmmmmh !
En plus j'ai l'impression d'avoir soif tout le temps.
Et faim tout le temps.
Plus je mange, plus j'ai faim.

Nan, vraiment, j'aime pas les médicaments.
Mais je les prends, parce que j'ai pas envie que chicot-fantôme s'infecte dans 10 jours à Lanzarote...

 

J'aime pas la pluie d'hiver non plus.
Tu sais, Headbanging, le truc qui était hier chez toi, et qui est aujourd'hui chez moi.

Nan, ça j'aime pas.
C'est froid, c'est mouillé (si si j'vous jure).
C'est nul.
Le seul point positif, c'est que je peux sortir mon beau parapluie rouge.

after the rain
Le 29 Avril 2008 à 13:40
Au boulot (je sais c'est pas sérieux)

 

Par contre, j'aime bien faire peur aux gens.

Tout à l'heure, à Carrouf, j'ai fait peur à un mec avec mes yeux.

Il s'écartait bovinement (comprendre bien lentement et sans réfléchir) de la caisse où il venait de payer, et son chariot qu'il poussait sans réel but allait couper ma route, que je traçais en ligne droite.
Bien droite.

Oui, quand tu as un sac de courses dans une main (poids indéfini) et un pack de 6 bouteilles d'eau dans l'autre (poids : 9kg), avec un parapluie quelque part par là, et ben moi j'peux te dire que tu traces droit.
Le plus court chemin d'un point à l'autre, c'est la droite.

Et lui, avec son chariot, il allait me couper la route.

Mais mon regard l'a fait réfléchir un peu, assez rapidement d'ailleurs, et il a arrêté son chariot, avant que je ne sois obligée de courber ma trajectoire...
Et je l'ai senti me regarder passer d'un air un peu médusé...

Un fois que je l'ai eu dépassé, mon air déterminé/courroucé a pu laisser place au large sourire d'amusement qui menaçait de me faire perdre toute crédibilité depuis quelques secondes...


Dans la catégorie : mon sourire, ce traître, un truc qui m'en a arraché un bien grand et involontaire, au taf tout à l'heure, c'est quand le grand chef est venu dans le bureau de mon chef avec qui je discutais de boulot (ben oui quoi), et quand il a shooté dans la poubelle. Involontairement.
Ca, c'était marrant. 
En plus après il est devenu tout rouge.
:)

Pfff, on s'amuse d'un rien...

J'ai réussi, entre 2 dossiers, à dégainer l'appareil photo assez vite pour chopper l'arrivée d'un des Boeing 747 de Corsair à l'atterrissage, mais c'était un peu à l'arrache, alors pardonnez le cadrage pas terrible...
Celui-là, c'est le SEA.
Vous pouvez voir l'immat' sur le fuselage, à l'arrière.
Y a aussi le SEX, et le SUN...
;)

FHSEA
Le 29 Avril 2008 à 13:44
Au boulot (oui je sais c'est pas sérieux)

 

Bon, ben voilà.
C'est tout pour ce soir.
Bonne soirée !

PS : J'ai soif.
Ca, c'est pas drôle

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