aWa's world

Gwada - day 4

Vendredi 21 Mars 2008.

4ème réveil en Guadeloupe.

Mal dormi.
C'est sûrement le ti-punch qui est mal passé.

Ce jour-là, pas mis le réveil, mais on n'a pas traînassé au bungalow pour autant.

Au programme : aller en Basse-Terre (partie Ouest du papillon Guadeloupéen pour les ingnares ;) ), faire la balade du saut de la Lézarde, et voir la cascade aux Ecrevisses, pique-niquer quelque part, et faire le parcours de la maison de la forêt.

C'est moi qui guidais avec la carte, je crois, et comme je suis super douée, on a passé la route du Saut de la Lézarde sans s'en rendre compte, et on est arrivés à la cascade aux Ecrevisses.

Qu'à cela ne tienne, c'est donc celle-là qu'on a découverte en premier.

cascade aux écrevisses 
Le 21 Mars 2008 à 08:40
Cascade aux Ecrevisses - Route de la Traversée - Basse-Terre

Claire et Chien Chaud étaient un peu déçus, le chemin est ultra-balisé (même accessible aux personnes en fauteuil roulant, c'est dire si c'est balisé!), alors qu'ils s'attendaient à quelque chose de plus sauvage.

Moi, ça m'allait.
Disons, que ça serait un peu plus loin du parking, mettons un quart d'heure de marche au lieu de 3 minutes, et y aurait un peu moins de monde, ça serait encore mieux.

Mais on avait déjà un début de forêt tropicale autour de nous, et au-dessus de nos têtes, qui nous cachait le soleil...

tropical forest 
09:00

Ensuite, direction : le Saut de la Lézarde.

Le guide disait :
"une somptueuse cascade nichée (donc c'est une descente, le saut est au fond) au coeur d'un environnement tropical impressionnant bla bla bla attention le sentier n'est pas toujours très bien entretenu"
et l'autre guide confirmait un terrain assez glissant.

Glissant ... ?
Naaaan ... !

                 dirty shoes 

Tu parles que c'était glissant !
Claire et Chien Chaud étaient ravis, moi, beaucoup moins.

Les chaussures pourries ?
M'en tape !

C'est juste qu'à chaque pas, fallait bien s'assurer qu'en changeant le poids du corps de pied, j'allais pas glisser tout d'un coup en grand écart.

Et puis le second guide annonçait "une balade d'1h aller-retour", et ben, la demi-heure aller est passée très très lentement... 

Enfin, on est arrivés en bas, au Saut de la Lézarde.

saut de la lézarde

Sur la fin, j'en avais tellement marre que j'avais pris un des "raccourcis", c'est-à-dire qu'au lieu de suivre le "sentier" (ou serpent de gadoue gigantesque), j'étais descendue à-pic, par l'un des petits chemins verticaux aménagés dans les racines des arbres.
Sauf que...
Sur la fin, y avait plus de racine.
Y avait plus que à-pic.

...

J'étais là, bloquée, comme une couillonne, avec ma jambe désespérément tendue vers le sol, à 10 bons centimètres de la première couche de gadoue...
J'ai fini par sauter, en priant pour pas glisser à l'arrivée...

Ouf...
:)

Et puis, au Saut, y avait pas que nous, y avait d'autres gens (sacrilège, qui a osé ?!), alors Claire et Chien Chaud ont voulu s'éloigner un peu pour pique-niquer tranquillou.
(M'enfin, c'est pas comme si c'était blindé, non plus... Allez quoi...)

Alors on est allés plus loin.
(Encore plus loin)

Il a fallu traverser le cours d'eau.

Pas bien profond, mais bien sûr tapissé de pierres bien glissantes.
Alors j'ai enlevé mes chaussures, et je les ai laissées là-bas, sur le bord.
Et j'ai enlevé mon pantalon, que j'ai mis autour de mon cou pour pas le mouiller, et j'ai traversé.

J'avais le style, j'peux vous dire !

my shoes ! 
Mes chaussures, là-bas, de l'autre côté.

Une fois de l'autre côté, j'en pouvais plus.
Claquée.

On a mangé, sans trop parler.

Calme.
Ca oui, c'était calme, on était que tous les trois.
Personne d'autre.

Et puis, pendant que les deux autres allaient voir ce qu'il y avait après le virage du cours d'eau, je suis restée , assise sur mon caillou, les jambes en coton.

Je déteste les descentes.
Ca, je le savais déjà.

Nouvelle chose : je déteste les descentes boueuses.
Et encore pire : je déteste descendre des chemins boueux en compagnie de gens sportifs.
Parce que comme j'aime pas faire le boulet, je me force (l'air de rien, hein) à accélérer mon rythme, et je finis par réaliser un exploit sportif (à mon niveau) et après j'ai envie de mourir sur place.

Donc j'étais là, sur mon caillou.

Et j'me suis dis, j'vais pas rester là, tant qu'à faire, je peux encore ramper jusqu'à mon appareil photo, je vais shooter un peu la life autour de moi.

Fallait pas être bien haut pour voir cette bestiole, mais j'avais pas envie pour autant de trop ramper dans ses parages :
longue comme "mon ongle de petit doigt fois 2"
(je ne me ronge pas les ongles)
(et l'onge de petit doigt est généralement bien portant, puisqu'il sert uniquement à récurer le fond de mon nez)
(joke)
(de mauvais goût, je vous l'accorde)
(je suis d'humeur déjantée, ce soir)
(mais j'arrive à bien le cacher, ça va)
...

                         bébête 

Oui, donc, la petite bête, elle m'a fait penser à un truc de film d'horreur, où les bêtes se glissent sous ta peau, comme ça, bzzzzt, ça y est, et ensuite ça te bouffe de l'intérieur, ça te pond des oeufs partout, tu grouilles de l'intérieur, berk, stooooop, je vais faire des cauchemars cette nuit...

Arg.

Donc je me suis relevée et je suis allée voir plus loin si elle y était pas...

                 lost 

Claire et Chien Chaud quelque-part au-delà du virage, j'étais seule au monde, libre de me mettre à quatre pattes pour photographier le ras de paquerettes...

Y avait cette petite plage de graviers.

caillouX 

Qui faisait mal aux pieds.

Et plus loin cette fougère.
Que j'ai galéré à prendre nette, tellement je tremblais de fatigue des muscles.

                          fougère 

Claire et Chien Chaud au loin, qui me laissent, toute seule. Seule. Seule.
(comme le hareng saur, saur, saur) (ok, je saur sors)
(mais avant, que ceux qui ne connaissent pas cette poésie lèvent la main, main, main)

                          lost

Et puis, je me retrouve toute petite, petite, petite,
Face à cette feuille morte, morte, morte.
Super grande, gr... (ok, j'arrête).

Là, sur la photo, vous voyez, mes pieds font la gueule.
Ils ont mal.
(saloperie de gravier)

my feet 

Et puis, y avait plein de trucs par terre.
Des espèces de mini-boudins noirs, que au début j'ai cru que c'était des vers ou des chenilles, des bestioles, quoi, et après, quand j'ai vu que j'étais encerclée ... 
(hou hou, ce soir c'est psychose à la maison)
(j'vous promets, pourtant j'ai pas regardé de film d'horreur depuis super longtemps)
(j'en ai jamais regardé en fait je crois)
(ah, si, peut-être les Visiteurs)
(ou Jurrasic Park)
(je sais plus)
(mais en tous cas ça fait longtemps)
(haaaan, les gremlins aussi)
(bref)
quand j'ai vu que j'étais encerclée de mini-boudins noirs, je suis revenue à la raison, et je me suis dit : non, c'est végétal.

compo nature

Et puis, après avoir passé un certain temps à photographier tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) à 3 centimètres du sol (et plus haut), Claire et Chien Chaud sont enfin revenus, et ils ont décidé d'aller faire un plouf dans la cascade.

Ben, ok, mais toujours sans moi, moi pas en état, sauf si vous voulez que je moribonde (veut rien dire? m'en fous !) sur place.
A la place, j'ai pris un peu d'avance.

Et j'ai pris quasiment tous les raccourcis verticaux dans les racines.
Sauf celui que j'avais pris en descendant, bien sûr, parce qu'il était réellement impraticable à la montée.
Trop de hauteur sans racine.
Alors, je sais, chui une warrior, mais bon, tout guerrier a droit à son instant de repos, hein.

Le jour où j'irai habiter en Gwada, je me ferai le parcours 2 fois par semaine, et j'aurai un corps de folie.
Des cuisses musclées (grâce à la descente), et des fesses et des bras de folie (grâce à la montée-escalade par les chemins verticaux). Et les abdos aussi.

Mais bon, comme là, c'était ma première fois, je tremblais de fatigue, j'en pouvais plus, et j'ai eu mal pendant 3 bons jours après ça.
Je marchais comme une éclopée et je descendais les escaliers comme une femme enceinte.
Allez savoir pourquoi, il me semble que c'est l'impression que ça a donné à Claire.

Arrivée à la voiture, je me suis d'office foutue à l'arrière, moi pauvre larve exténuée.

Du coup, la visite de la maison de la Forêt (= visite de la forêt tropicale parsemée d'indication sur la végétation), on a fait soft.
Sur plusieurs circuits possibles, on a pris le plus court.
En plus, il commençait à faire un peu sombre...

bridge 

Passé le pont, on entrait dans le vif du sujet...

Enjoy !

De la végétation partout, qui poussait sur la moindre surface libre...

           everywhere 

De petites étoiles rouges, tombées d'on ne sait où,
Des fleurs jaunes dont j'ai oublié le nom, à la sève toxique
De la mousse, partout.

floral 

Des feuilles grandes comme toi,
et Claire qui joue à cache-cache...

big big leaf 

Des fougères grandes commes jamais les nôtres ne le seront en métropole.

            fougère 

Deux feuilles immenses surplombant le cours d'eau.

two of a kind

Des ficus magiques,
immenses,
débordant de vie.

ficus 

Des troncs énormes et torturés,
autour desquels venaient s'enrouler d'épaisses lianes.

                    lianes 

Des fougères,
encore,
toujours,
partout.

fougères

Et ma préférée,
dans toutes les couleurs,
après la puie...

after the rain

Après cet émerveillement végétal (c'est nuuul, bouuh, t'es pas poète ma grande), on s'est rentrés, je sais plus par quel chemin, je devais agoniser à l'arrière.

On a mangé un délicieux ananas, comme dessert du soir.
Tout est délicieux, de toute façon.

                       ananas

Tout est délicieux, sauf les bananes plantain pas mûres et pas assez cuites.
Ca sent les pieds, et ça accroche sur la langue, c'est atroce.
Et quand on tente de rattraper ça en les faisant flamber à la poêle avec du rhum, c'est toujours aussi atroce...

Notre piscine, éclairée le soir...
J'y ai pas mis un pied, dans celle-là !

swimmin' pool

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A 600 kilomètres et quelques années de là ...

Bonjour, les gens.

Aujourd'hui, un article un peu en vrac, un peu comme moi.

Dans ma vraie vie, récemment, il s'est passé quelques choses.
Des choses anecdotiques et rigolotes.
Et des choses plus importantes et moins bidonnantes.

La semaine dernière, c'était l'anniversaire de Gui, un copain, et il nous a invités à un apéritif dinatoire chez lui.

Y avait Louise, Claire, Chien Chaud, La Loutre, et il devait y avoir aussi, d'après Gui, "un pote à lui et sa copine".
On a commencé la soirée en grignotant et sirotant (mon 33cl de bière - Foster, pourtant... - j'ai mis 2 heures et demie à le boire) (une page de ma vie s'est tournée) ( :( ).
Et en regardant le match de foot à la télé.

Et puis ça a sonné, Gui est allé ouvrir, et là, qui j'ai pas vu arriver...
Son pote, oui, bien sûr, son pote.
Celui de la première soirée à l'école, où, à un moment donné, je me suis retrouvée avec sa langue dans ma bouche.
Et après, il était allé draguer Fixou (remember, Fixou !) et que moi, j'avais chopé Gui pour le rendre jaloux, le pote.

Sauf que ça avait pas du tout marché, alors tant pis.
Avec Gui, on était rentrés à ma chambre (à 5 minutes à pied, c'était bien, l'école...), mais on était pas en train de s'embrasser depuis 2 minutes là-dedans qu'il s'est enfui. Me laissant comme une conne.
Du coup, je suis retournée à la soirée, pour continuer à faire la fête, et ça les a tous fait marrer, les autres, de me voir re-débarquer, alors qu'ils pensaient que...

J'ai appris plus tard que Gui était parti vomir.

Tant mieux, en fait, parce que c'était à peine au bout d'un mois d'école, on était dans la même promo, on se connaissait pas encore bien, et puis c'était suffisamment gênant comme ça...

Donc le pote.
En plus, moi, le lendemain, je me souvenais de rien.
Enfin, si, je me souvenais de Gui.

Mais ils m'ont raconté, le pote, que je l'avais embrassé, etc...
Naaan, c'est des conneries ça.
Photos à l'appui.
C'est bon, là, je vous crois.

Bref.
Le pote débarque ce soir-là de la semaine dernière chez Gui.
Pfiouuu, j'ai eu un coup au coeur (de stress) en le voyant, je m'y attendais pas.

Mais bon, visiblement, il se souvenait absolument pas de moi, puisqu'il m'a fait la bise en disant "Moi c'est Pote, enchanté".

Ouf...

Et puis sa copine, qui suivait.

Deuxième coup au coeur.

"Salut, moi c'est aWa
- Salut, moi Marie

- Je te connais, non, tu serais pas de Mérignac par hasard ?
- Si, oui, je te connais aussi, tu faisais du solfège avec Michou Dupont, non ?
- Oui, c'est ça, j'ai fait du solfège et de la flûte à bec.
- De la flute à bec ? Moi aussi, avec Céline Oursin ?
- Ouais, carrément... quel souvenir ! J'étais toujours à la basse avec des partoches de merde, pendant les auditions, et y avait le petit Georges qui jouait à une vitesse phénoménale, avec ses 3 têtes de moins que moi...
- Ouais, moi aussi j'ai fini avec les ténors et les basses... Et Georges il a été 6 ans dans ma classe !"

Voilà.

C'est pas bizarre, ça ?

Bon, le pote, oui, c'est pas un hasard, c'est le pote de Gui.
Mais elle, c'est un sacré hasard, qu'on se retrouve là !

 

Ca, c'était l'anecdotique rigolo.
Le moins bidonnant plus important, c'est pour bientôt.

Ne l'attendez pas avec trop d'impatience, ça risque d'être long et pénible.

Mais en attendant, heureusement qu'il y a des trucs rigolos, bien qu'anecdotiques, pour se changer les idées.
En plus, ce soir-là, Van der Saar a arrêté un tir au but, et j'étais contente, parce que je l'aime bien.
:)

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Ice

Ce dimanche, c'est photo.

Parce que je suis chez mon oncle en train de garder mon cousin le terrible, et donc même si j'ai des tas de trucs à dire, j'ai pas le temps.

Et puis parce que d'abord, au début, c'était comme ça ici, y avait la photo du dimanche.

Je trouve ça bien, je crois que je vais reprendre le rythme.

Les deux rendez-vous fixes de la semaine :
Mercredi = Gwada
Dimanche = photo...

Enjoy !

ice
Le 24 Janvier 2008 à 19:10
At home

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I lost your bracelet today ....

Non, ceci n'est pas le titre d'une chanson.

Il y a deux jours, je suis rentrée du boulot, et j'ai trouvé mon ordinateur allumé (d'habitude il se met en veille tout seul) avec une fenêtre msn activée...

C'était Rob.

Rob, je sais pas si je vous en ai déjà parlé.
Rob, il est adorable. Il est hollandais.

Je l'ai rencontré l'été 2005, en même temps que McDreamy ex-McDreamy.

Je le trouvais charmant, un de mes potes de Lacanau bourré, qui le connaissait, est allé lui dire (merci) (mais bon quand même, ça se fait pas hein) (je me cachais après), et puis plus tard, à une soirée où je n'étais pas, il a demandé mon numéro de téléphone à ex-McDreamy qui lui a donné.

A partir de là, c'est allé assez vite, on a du être ensemble 2 jours après.

Rob, par rapport aux autres aventures que j'ai pu avoir à Lacanau, est une exception.
Bon, d'abord, il est hollandais, et c'est le seul.
Mais le plus important, c'est que lui, dès le premier soir, il est resté dormir dans ma tente.

Non, non, arrêtez vos ricanements, j'ai dit dormir. Pour de vrai.
Pas de cochonneries.
Et puis dormir jusqu'au petit matin, aussi.
C'est pas le genre du chacal qui tire son coup et qui rentre dormir chez lui après (si, si, c'est du vécu).

Avec Rob, on a passé une super semaine, à bosser chacun de notre côté la journée, et on se retrouvait le soir, on sortait, avec ses potes, avec les miens, on faisait des balades en skate, on se promenait main dans la main.

Et puis, à la fin de cette semaine, je suis partie.
Je suis retournée à Toulouse, parce que les cours reprenaient.
Des cours que je ne pouvais pas me permettre de rater.

Mais le week-end suivant, je suis retournée à Lacanau.
On a passé un super moment, encore.

Et Rob m'a offert un bracelet, en disant quelque chose du genre
"That way, you'll always remember me".
Et je lui ai offert un bracelet.
En lui disant un cliché du même style.

Je l'ai porté un temps au poignet, et puis il devenait trop lâche, le bracelet, alors je l'ai enlevé.
A l'école, il était sur ma porte de chambre.

Et puis je suis partie de l'école, et maintenant, il est accroché à mes clés de voiture.
Je l'ai toujours.

Et en rentrant du boulot, j'ai vu que Rob m'avait parlé, sur msn, pendant la journée :

Rob dit :
aWa ?

Rob dit :
I lost your bracelet today.... :(

Rob dit :
we had swimclass and i put it on the side of pool

Rob dit :
when i came out of the water it was gone....

Rob dit :
I lost it before but I always found it back

Rob dit :
but i don't think I will this time

Rob dit :
:(

Ca m'a fait plaisir, de savoir qu'il l'avait gardé.
Ca m'a touchée, qu'il soit déçu de l'avoir perdu.

Rob, il m'a énervée, l'année suivante, quand il a eu une autre copine et qu'il m'évitait.
Rob, il m'a énervée, à dire qu'on se verrait à tel moment, et il y était jamais.

Mais, Rob, la chose qui me revient en premier quand je pense à lui, c'est cette semaine terrible qu'on a passée ensemble.

Il est adorable.

Rob, c'est l'un de mes meilleurs souvenirs.

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Taaaag culinaire

Aye.

J'ai été taggée, à deux reprises, par Isis et Chris (alias PDMB).
Enfin, un tag par chacune, quoi.

Le thème du tag qui court, en ce moment, c'est la bouffe.

Aye.

Il fut un temps (pas si lointain) où j'aurais pu y répondre facilement.
Mais là, j'ai du mal à me lancer.
Beaucoup de mal.

En ce moment, je suis pas inspirée bouffe.
Mais alors pas du tout.

Je mange des cochonneries, je me goinfre, le jour d'après je me starve (je me famine quoi), mais sans le vouloir.
C'est juste parce que chui pas inspirée bouffe.
J'ai rien dans mes placards, ou alors si, j'ai des trucs, mais ça me fait pas envie.
Quand j'ai faim, je tombe sur ce que j'ai à portée de main, et je gloutonne. Je gloutonne, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Ou que je fasse une overdose gustative.

Genre les rillettes.
Tu fais facilement overdose de rillettes.
Les crêpes, aussi, j'en ai fait l'autre jour.
Overdose de crêpes.
Ah, oui, juste tout à l'heure (bien sûr pas tout à l'heure tout à l'heure, hein, je parle de tout à l'heure du moment où j'écris, parce que vous savez que j'écris un peu avant, la plupart du temps, pour que vous ayez de la lecture aux moments où moi, je trime) oui, donc tout à l'heure, overdose de menthos.
Pas ceux qui font des trous aux intestins (remember, Chris...).

Vous voyez, que du bon pour la santé, hein.
Les fruits ? Les légumes ?
Hem.
A part les 3 grappes de raisin de Lanzarote, ça doit bien faire 3 semaines que j'en ai pas mangé un seul...

Shaaaaaaaame on me !

Mais bon, toute pleine de bonne volonté, j'ai fait les courses ce midi, et j'ai acheté des tomates, un concombre, de la fêta (de quoi se faire une bonne salade grecque, j'espère que ça va me redonner l'envie !) (de manger bien, hein...), et puis j'ai acheté aussi des fraises et quelques pêches déjà abîmées...

On verra.

Donc voilà, tout ça pour vous dire, ça va être dur pour moi de répondre à ce tag, mais je tente.
Mais j'vous aurai prévenus, ça va pas être du haut niveau, et peut-être que je serai amenée à changer une ou deux règles...

 

Le principe du tag :

- mettre le règlement sur mon blog
- répondre aux 6 questions suivantes
- tagger 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
- avertir directement sur leur blog les personnes taggées
(parce que je me la joue flemmasse et puis le tag a déjà fait tout le tour de la blogo, chui sûre...)

Les questions :


1- Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout

En fait, niveau goût, je supporte beaucoup de choses.
Ce qui me bloque, c'est plutôt la consistance.
En particulier les trucs visqueux genre la viande gélatineuse, le cervelet (hmmm, souvenirs de jeunesse chez mère-grand...), et autres du même style.

Ah ouais, quand même, y a un truc que je trouve qui sent trop (mais vraiment trop) mauvais, c'est les tripes, et les andouillettes.
J'ai vraiment beaucoup de mal avec l'odeur.
Et j'ai goûté une fois l'andouillette, j'voulais me passer la langue à la javel après...

 

2- Mes 3 aliments favoris

Alors là, c'est assez difficile, parce que j'aime beaucoup de choses.
Je ne me sens pas capable d'arrêter mon choix sur 3 aliments.

En plus, je fonctionne à l'overdose.

Par exemple, en ce moment, j'ai envie de vous dire, mes 3 aliments favoris sont les fraises, les pêches jaunes et le lait concentré.
Bon, c'est parce que j'ai envie de manger ça en ce moment.

Mais à une autre période de l'année, j'aurais tout aussi bien pu vous dire : le foie gras, les patates sautées, et les carottes rapées.
Sauf qu'à force d'en manger, j'ai fait overdose, du coup ils sont retournés en bas de la liste des aliments.

Pendant ce temps, je mange d'autres choses, qui vont aussi finir en overdose (cela dit, les fraises et les pêches, ça m'étonnerait, je ne m'en lasse pas...), et retomber au fond de la liste, et faire remonter par le même effet, petit à petit, le foie gras et compagnie.

Vous pigez le concept ?
C'est pas évident à expliquer, mon fonctionnement, mais je crois que ce truc de liste, ça l'exprime assez bien, au fond. Même si je n'ai pas vraiment de liste.

Je fonctionne à l'envie, et je suis volatile...

 

3- Ma recette favorite

Pareil que pour la question précédente !

 

4- Ma boisson de prédilection

Non, Chris, ce n'est pas de l'alcool.

Parce que l'alcool, au bout de quelques verres, et quelques autres (et des fois moins qu'on aurait pensé...), qui font forcément un de trop, et bien tu vomis.
Ou pas.

Mais même si tu vomis pas, tu souffres.
Mal au ventre, mal à la tête.
Envie de s'endormir pour toujours.

Et ben moi, la dernière fois, elle m'a sacrément passé l'envie !

Donc, qu'est-ce que je peux siroter comme du petit lait ... ?
Un bon cocktail de fruits (comme celui-ci par exemple, entre mille autres réalisables)!

 

5- Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait

Je ... donne ma langue au chat ...

Non, en fait, j'aimerais bien arriver à faire une tarte au citron meringuée.
Présentable.

J'ai déjà essayé 2 fois.
Ce fut un désastre les 2 fois. Avec une petite amélioration quand même, mais le citron dégoulinait et la meringue ne tenait pas sur le citron...
A part ça, c'était pas mauvais, hein, c'était juste pas présentable.

 

6- Mon meilleur souvenir culinaire 

Je dirais, un resto à Guidel Plage, à la fin de l'été dernier, où je me suis tellement régalée que ça a fait passer la pilule du concert que j'étais en train de rater.
On était là-bas avec des copains rencontrés pendant les vacances, et on fêtait l'anniversaire de l'un d'eux.
Je ne me souviens plus trop de tout ce que j'ai mangé, peut-être du foie gras en entrée, sûrement une entrecôte avec une sauce sublime, et le dessert, je ne me souviens pas.

Mais je m'étais vraiment régalée, et en plus, on s'était carrément marrés...

                                                                    --     --     --

Voilà pour ce tag, et comme je suis sûre qu'il a déjà fait tout le tour de la blogosphère, je ne taggerai que Fixou et Bibsa, qui, il me semble, n'ont encore rien publié à ce sujet....

Les filles, à vos fourchettes !

 

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Gwada - day 3

Bonjour, les gens.

Alors voilà, j'ai décidé que la suite (enfin, à partir du troisième jour, quoi...) (non j'ai pas honte) (non chui pas toujours à la traîne) (le preuve : vacances à Lanzarote) (oui, bon, me suis étonnée moi-même...) (bref) des vacances en Guadeloupe, j'allais vous les publier par-ci, par là, puisqu'il est maintenant clairement trop tard pour vous les publier comme les vacances à Lanzarote.

Je trouve que ça aurait vraiment été mieux d'avoir un article par jour, et aussitôt à mon retour, mais c'est vraiment long à préparer...
Parce que j'ai tout un tas de photos (voyez, pour J3, rien que pour J3, j'en avais environ 80, alors que c'est pas le jour où j'ai le plus mitraillé...)
(ouais, ça craint du boudin, comme dirait Chris)
(enfin chaipa si elle le dit mais je l'imagine bien dire ça)
(tu voulais des parenthèses, Head ? en voilà ;) !)

Oui, je disais donc, j'ai tout un tas de photos, il faut que je les trie, et que je les passe un peu à Photoshop, ne serait-ce que pour y poser mon seing (c'est bizarre écrit comme ça mais je crois que c'est la bonne orthographe...)
(et non, pour les petits vicieux, ce n'est pas mon sein que je pose sur Photoshop)
(d'abord j'en ai deux)
(na!)
.

Donc tout ça, ça prend beaucoup de temps.
Surtout que (hélas) (ou pas) je n'ai pas que ça à faire, je bosse fais acte de présence au boulot moua (nan j'rigole).

Et si je me fixais, une fois par semaine, tous les mercredis ? C'est un bon objectif, nan ... ?
Et puis c'est régulier, et ça me laisse le temps de les préparer... Good !

Bref.

Voyons plutôt la suite :

Day 3.

Jeudi 20 Mars 2008.

Au programme de ce jour, il y avait pour commencer réveil à 4 heures et demie.
Ouch.
C'est pô des vacances, ça !

Nan, mais là, si on voulait voir le lever de soleil à la Pointe des Châteaux, on avait pas trop le choix.

petit matin
Le 20 Mars 2008 à 05h47
Pointe des Châteaux - Guadeloupe

Alors on s'est vaillamment levés, on a failli se recoucher en voyant le ciel couvert, mais non.
On est des warriors, on s'est dit que comme ça, on avait pas mis le réveil pour rien.

Même que si on s'était pas levés, on aurait pas vu une étoile filante de foliiiiiiie comme vous en avez jamais vu une pareille.

Genre, Chien Chaud dit "Oh, une étoile filante".
En général, ça s'arrête là.
Parce que le temps que les autres lèvent la tête, elle s'est déjà éteinte. 

Mais là, non.
Non seulement elle a continué pendant encore 3 bonnes secondes, mais en plus elle était tellement brillante que y avait pas besoin de la chercher dans le ciel.
Tu lèves la tête, tu la vois.
Easy.

light
05:54 - Pointe des Châteaux

On a pris la voiture, on a roulé, droit vers l'Est, tout droit, jusqu'au bout de Grande Terre, jusqu'à la Pointe des Châteaux.

Quand on est arrivés, les premières lueurs de l'aube pointaient déjà le bout de leur nez à travers les nuages.

Dans le jour naissant, on se serait crus ailleurs.
Dans une photo, dans un tableau, où les brumes de l'océan rejoignent les côtes.

 

the dog
06:05 - Pointe des Châteaux

Dès notre descente de voiture, on a été suivis par un espion en tenue camouflage.
Du début à la fin, il était sur nos talons, nous jetant des regards implorants quand on a déballé le petit déjeuner...  

Petit à petit, le jour se levait, et derrière le ciel nuageux, le soleil était là.

after breakfast
06:18 - Pointe des Châteaux

Et nous, on était tout poisseux, avec le vent du large qui nous frappait de plein fouet, le vent chargé d'embruns, le vent que j'aime tant.

Le vent de l'océan.
Quand t'y as goûté, tu peux plus l'oublier.

rocks
06:22 - Pointe des Châteaux

Avec l'alerte rouge, avis de tempête qui vous avait tant inquiétés, il y avait d'énormes vagues, qui frappaient les rochers de la pointe.

Il paraît que la veille au soir, à cet endroit, des tas de locaux venaient voir ça.
Des creux annoncés jusqu'à 6 ou 7 mètres de hauteur.

Mais les creux sont calculés par des balises, au large, donc les vagues qui arrivent sur la côte sont en général moins hautes.

waves in the bay
06:18 - Pointe des Châteaux

On en a quand même vu qui faisaient bien 4 mètres... 

J'adore ce spectacle.

Pendant que Claire et Chien Chaud grimpaient jusqu'à la croix qu'on voit 2 ou 3 photos plus haut, je suis restée là, assise sur un banc, avec le chien pas loin.
A regarder les vagues. 

big big
06:36 - Pointe des Châteaux

A essayer de chopper THE moment, où sur la photo on se rendra bien compte que les vagues ce jour-là, c'était pas de la gnognotte. (gnognotte :) c'est rigolo) (bon ok c'est nuuul)

Mais c'est pas facile, de la faire, cette photo.

big vagounette 
06:35 - Pointe des Châteaux

Pas facile, non.
Du tas que j'ai shooté, j'ai retenu ces quelques photos.
Je les aime bien.

De la houle.
De l'écume.
Encore ce sentiment de puissance.
Et le vent que je ne peux pas vous montrer, mais qui ajoutait au tout.

breaking news
06:35 - Pointe des Châteaux

Et puis, arrivé à un certain point dans le ciel, le soleil a trouvé un passage entre les nuages, pour montrer son nez.
Photo suivante prise en mode crépuscule.
(chui petite joueuse, oui, j'utilise les modes de mon appareil. A la fois, moi, j'ai pas un réflexe, hein)

Mais moi, je la trouve bien, cette photo.
Na !

last
06:53 - Pointe des Châteaux

Et puis, quand Claire et Chien Chaud sont redescendus de leur promontoire, on est allés à Saint François, au marché, histoire d'acheter un peu à manger.

C'est là, en arrivant, que mes tongs ont rendu l'âme dans une grille d'évacuation.
Alors j'ai fait le marché pieds nus, ce qui nous a attiré l'attention d'un monsieur, qui tenait un étalage, avec sa femme.
Très gentils, ils nous ont demandé depuis combien de temps on était là, si on s'habituait à la chaleur (heuuu, on a les pulls, là, nan ? ouais, on avait les pulls parce qu'avec le vent, à la Pointe, ça caillait)...

Du coup, on a fait le tour du marché et on est revenus à leur étalage, pour y acheter les fruits et légumes.
Ananas, tomates, concombres, et autres.
On a aussi fait dans l'expérimental : on a acheté des bananes plantain, et la dame nous a expliqué comment les cuisiner.

Pierre&vacances
07:52 - Saint François - Village Pierre et Vacances

Et puis on est passés par le port, d'où l'on a une belle vue sur la pointe du village Pierre et Vacances.
Et où on a acheté des cartes postales, le journal, et de nouvelles tongs pour moi.
:) que j'ai aux pieds au moment où j'écris ceci.

En passant devant une boulangerie, on s'est achetés un complément de petit déjeuner, et on est repartis vers l'Est, en s'arrêtant avant la Pointe, à l'anse à la Gourde, où la plage est d'habitude magnifique.
Enfin, moi je trouve ça très beau comme ça, mais sans l'alerte rouge, ça donne ça : clic

Chien Chaud, en pleine méditation :

anse à la gourde
08:45 - Anse à la Gourde

On a mangé là, en regardant les vagues.

Y avait des jeunes qui campaient, dans les buissons en bord de plage, qui ont commencé à déménager, parce que les vagues menaçaient, à chaque série, de venir tremper leurs affaires.
Pour arriver à la plage, il fallait passer par le parking, un peu en cuvette, qui était déjà inondé de 10 bons centimètres !

On y était :

feet
08:48 - Anse à la Gourde

Un des jeunes, qui portait la télé
(oui, quand ils vont camper, c'est avec la télé (et pas un pauvre poste, nan, plutôt un truc du genre qui défonce le plafond de leur twingo quand c'est posé dessus) (ce qu'on a vu) (énooorme :) )
et avec le sound system, le groupe électrogène, la cuisinière, etc...)
(un vrai déménagement !)

Donc ce jeune nous a dit un truc qui nous a marqués à vie.
A la question de Claire, du genre : "Vous êtes obligés de déménager le campement, à cause des vagues ?"
Réponse :
"Ouais, on va aller de l'ot' côté, parce que là, y a two de vagues.
Là, c'est l'Atlantique, mais de l'ot' côté, c'est pas paweil, c'est l'Océan"

Heuuuu...
Arrivés dans notre Micra 4x4, on a mouru de rire tous les 3...
Le mec était to-ta-le-ment déchiwé !
Nan, de l'ot' côté, c'est pas l'Océan, c'est la Mer des Antilles !
L'Océan, c'est l'Atlantique !

crabs
08:57 - Anse à la Gourde

Claire a pris des petits crabes en photo, que j'avais même pas vus tant ils se fondaient bien dans les feuilles mortes !

Ils me font trop marrer, ces crabes. La tronche qu'ils ont ! On dirait qu'ils sont pas contents...

crab
08:57 - Anse à la Gourde

Allez hop, après la Pointe, le marché, et les vagues de l'anse à la Gourde (où Claire a d'ailleurs failli se faire mouiller les fesse, mais je veillais au grain ;) ), on a repris la route, direction la distillerie Damoiseau !

En arrivant sur le parking, un moulin était là pour nous accueillir, à bras ouverts.
(ouais, c'est nuuuul, et alors !?)

moulin
11:30 - Distillerie Damoiseau

                                 Damoiseau, nous voilà !

                 damoiseau
                 11:48 - Distillerie Damoiseau

Mouais, enfin...
Les voilà...

Parce que moi, sitôt entrée par l'encadrure jaune dans l'usine, j'ai failli vomir, alors je me suis empressée de ressortir.
Oui, la cuite d'un mois et demi plus tôt n'était pas encore bien digérée, et l'odeur forte de la canne écrasée a ramené tout ça à la surface plus rapidement qu'il ne faut de temps pour l'écrire !

distillerie 
11:46 - Distillerie Damoiseau

Alors je les ai attendus dehors, et c'était pas du temps perdu, parce que cette usine, je la trouve sympa comme tout !

Un mélange de vieux métaux rouillés ou sales, je sais pas trop, avec des couleurs bien vives par-ci par-là, moi, j'aime !

          distillerie
          11:48 - Distillerie Damoiseau

Et ça, c'est l'emblème de Damoiseau : deux bonshommes qui portent un baril de rhum.
Qui le volent, en fait.

rum
11:48 - Distillerie Damoiseau

Sur les murs extérieurs, tout un tas de fresques.

Celle-là, esthétiquement, je la trouve très belle.
Emouvante, presque.
Cliquez dessus pour l'avoir en modèle agrandi. 

damoiseau
11:49 - Distillerie Damoiseau

Et celle-ci, je me suis bien marrée en la lisant !

Idem, cliquez dessus pour avoir le grand format, pour pouvoir lire et sourire ;)

bd rum 
11:50 - Distillerie Damoiseau

Allez, une dernière photo pour la route, d'un mur peint :

paint wall
11:52 - Distillerie Damoiseau

Et zou ! Galinette, nous voilà à nouveau sur la route, pour aller au Moule, tout près de la distillerie.

On a mangé là-bas, une bonne assiette crudités-accras-boudins, en ce qui me concerne.
Et je ne sais plus qui me disait que, pour me souvenir de tout ça, j'avais pris des notes...
Oui, j'ai pris des notes.
Mais en fait, pour l'instant, je ne m'en suis pas servie pour vous raconter tout ça.

Les photos sont autant de déclencheurs, qui me rapportent les souvenirs, mais pas limités à l'instant même de la prise de vue.
Les photos sont ma mémoire.
Sans appareil, je ne suis que peu de choses (bon j'exagère quand même, hein, Alzeimer j'y suis pas encore ...)
Elles me rapportent beaucoup de choses, le contexte, les événements, les causes et les suites...

moule
14:04 - Le Moule

Après manger, au Moule, on a fait un petit tour.
Ici aussi, les vagues de l'Atlantique se déchaînaient, jusqu'à arroser le parking.

Mais de l'ot' côté, c'est pas paweil... :)

Cette affiche nous a bien fait rire, aussi :
Eux, au moins, ils sont honnêtes.
Ils se simplifient pas la tâche, mais ils sont pas passés au "tout à 2€"...

                    pas cher !
                    14:05 - Le Moule

Et puis, une photo d'une case, sur le front de mer.

case
14:05 - Le Moule

Avec un nouveau tour en Micra 4x4, on est revenus à Sainte Anne, et on s'est fait une fin d'après-midi à la plage de la Caravelle. Qui est la plage du Club Med.

caravelle
15:31 - Plage de la Caravelle

Ah, y a moins de vagues, là, hein, c'est pas paweil !
;)

Y avait ce drôle d'oiseau, qui tournait en rond, en suivant un parcours bien défini.
Toujours le même.

birdy
16:14 - plage de la Caravelle

Sur la plage de la Caravelle, y a des tas de cocotiers, c'est super joli.

Mais y a aussi des tas de gens qui n'auront sûrement connu de la Guadeloupe que cette plage !
C'est triste à dire, mais je pense qu'il y a moyen, oui, que des gens viennent en vacances là et passent tout le temps au Club et à la plage du Club.
En faisant peut-être une ou deux excursions.
Bien touristiques.

cocotiers 
17:12 - Plage de la Caravelle

Bon, en l'occurence, des gens, y en avait pas tant que ça, parce qu'on est arrivés pendant une averse, et ils sont tous partis.

On a pu squatter la plage tranquille, bouquiner.

Y avait quand même des vagues, hein, faut pas croire, et à chaque vaguelette plus forte que les autres, je sursautais, j'étais déconcentrée de mon bouquin... Pas tranquille, héhé...
Alors j'ai fini par me mettre sur le transat à côté : pas de risque de me faire mouiller (ouais parce qu'après la baignade, me suis rhabillée, faisait pas chaud-chaud)

 

Avec tous les cocotiers qu'il y a sur cette plage, y avait matière à faire des photos...
... et je ne m'en suis pas privée !

Quelques exemplaires :

palm
17:13 - la Caravelle

Remember : jamais faire la sieste sous un cocotier...

coco 
17:14 - la Caravelle

Un transat, pommé sur la petite digue.
Chien Chaud est allé nous y faire un petit défilé, et y a sa photo-souvenir-à-mettre-en-fond-d'écran-au-boulot.
Le petit batard il voulait faire enrager ses collègues :) héhé

belle vie 
17:28 - la Caravelle (mon fond d'écran actuel au boulot, c'est pas la super-classe, ça ?) ;)

Feuilles de cocotier, again.

palm
17:14 - la Caravelle

Et puis, on a fini par rentrer, et Chien Chaud nous a amoureusement préparé un ti-punch avec le rhum acheté à la distillerie.

Sauf que.
J'ai eu troooop de mal à le boire !
C'était atroce, en plus, le Damoiseau, il a un goût particulier, une odeur forte.
J'aime pas.
J'ai fini par le finir cul-sec en me bouchant intérieurement le nez...
(et que je ne vous entende pas rigoler...)

Nan, Chris, je crois que mon rapport à l'alcool ne sera plus jamais le même, pas la peine de continuer à me chambrer !
;)
Enfin, du moins en ce qui concerne le rhum.
Dommage, c'était mon alcool favori... :(

cheeeeers
18:38 - au bungalow

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Ben quoi ?!

Non, je poste pas aujourd'hui, et alors ?

Z'avez de mauvais z'habitudes, vous, hein !
Aujourd'hui, je bosse.
Comme hier.
Comme demain.

Je poste pas.

me at...  1? 2? 3?

Et si ça vous pose un problème ...
C'est pareil !

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Lanzarote - je t'aime, moi non plus

Pour ceux qui ne le savent pas, Lanzarote, c’est une île espagnole, une île des Canaries, au large du Maroc.

     canarias in the world

     Lanzarote aux Canaries :

     lanzarote

Lanzarote

J’aime beaucoup cette île.
Ses paysages.

Plusieurs fois par jour, au volant de ma voiture, je découvrais une nouvelle vue, et je pensais « This is just f*ckin’ beautiful ! ».

Ce que j’aime à Lanzarote, ce sont les lignes droites, les routes sans fin au milieu d’un paysage désertique.
C’est le bleu du ciel, la terre rouge qui se reflète sur les nuages, le sol noir et l’eau bleue.
C’est l’impression d’être seule, au milieu de nulle part. Impuissante. A la merci de tout.
Seule au milieu de rien, et l’instant d’après, seule au milieu de tout.
Puis à nouveau seule au milieu de rien du tout.

C’est ça que j’aime.
J’ai toujours dit que j’avais pas envie d’aller aux Etats-Unis, mais en fait, je pense que ça me plairait : rien, tout, rien encore…

Mais Lanzarote, je crois que j’en ai fait le tour.
J’en ai beaucoup vu, peut-être même trop vu.
J’ai vu le mauvais côté de l’île.
Les touristes, la sur-consommation.

J’y retournerai, sûrement une dernière fois, comme prévu à l’automne.

Mais je retournerai là où j’étais la première fois, à Famara.
Au milieu de rien.
Famara la non-touristique.
Je louerai un appartement, et je me ferai une cure de rien, de silence, de repos, de mer.

Lanzarote une dernière fois, pour l’instant du moins, puis je partirai à la découverte d’autres pays, d’autres lieux.

J’ai envie d’aller en Ecosse, en Italie, au Portugal.
J’ai envie d’aller à Bali, au Costa Rica, en Argentine.

J’ai envie de découvrir d’autres choses.
Mais j’aimerais bien que ce soit aussi avec des amis…

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Lanzarote - days 7 & 8

Jeudi 15 Mai 2008.

Grosse journée glandouille, mais des fois, ça fait du bien.

Le matin, j’ai bouquiné des « heat » (= voici anglais) et ça aussi, c’est bien instructif.
Vous connaissez, vous, Jodie Marsh ? Ben, visiblement, elle a sa place (voire plusieurs places) hebdomadaire dans heat !

J’ai décollé avant midi, quand même, et je suis allées visiter les Montanas del Fuego.

vulcan 
Le 15 Mai 2008 à 13:13
Montanas del Fuego - Lanzarote

En fait, j’avais déjà traversé le parc nacional, mais en plus, y a un circuit spécial, qui se fait en autocar obligatoirement, avec explications en différentes langues.
Le bon truc de touriste, quoi.
Mais bon, j’étais quand même curieuse de voir de plus près ces volcans, moi !

        volcano
        14:08 - Volcans du Parc Nacional de Timanfaya

Ca a duré une bonne demi-heure, on a vu pas mal de truc et été expliqué pas mal de choses.
C’est un bon truc de touristes, mais y avait pas le choix.

Après ça, je suis remontée vers le Nord en passant par la route de la Geria, le long de laquelle il y a des tas de vignes qui poussent abritées par des murets de pierres volcanique en demi-lune.

vignes
15:08 - ruta de la Geria

Je me souviens, en octobre, avec les 3 frenchies, on l’avait faite, cette route, mais au soleil couchant.
Ca éclairait les murets sur un côté seulement, faisant ressortir les arcs de cercle flamboyants. C’était magnifique.

Je voulais le refaire, là, mais ça s’y est pas prêté. J’ai repoussé, repoussé, et le dernier soir, j’avais autre chose à faire.
Bon, ben ça fait un truc à faire pour la prochaine fois…

vignes
15:15 - vignes - la Geria

Cela dit, de jour, c’est beau aussi, hein.
C’est juste différent, pas magique comme je m’en souvenais.

Après ça, je suis rentrée à l’hôtel, il était quoi, à peine 15 heures, et j’étais déjà claquée, à cause de la séance de crise de la veille au soir.
Ouais, ça craint, quand je fais une grosse crise de larmes (je parle pas de chiqué, hein, je parle de vrai chagrin) ben ça me fatigue, un truc de ouf.
J’avais encore les yeux tout gonflés de la veille.
Même avec un coup de maquillage, je me trouvais encore la tronche bizarre.

Donc à l’hôtel.
J’ai fini ma lecture des heat.

Et puis, j’avais dit à BG que j’irais lui dire au-revoir, il avait demandé à quelle heure, j’avais dit 9h, et il a dit que si je voulais, je pouvais venir avant, alors du coup je lui avais dit 6-7 heures.

J’arrive là-bas à 18h30, personne. Bon, il m’avait dit qu’il irait peut-être à la plage, ok.

famara
20:24 - Famara playa

Du coup je vais garer ma voiture le long de la plage, je bouquine, et quand je retente de l’appeler une demi-heure plus tard (parce que lui n’a pas de forfait, vachement pratique…) il répond enfin, et me dit qu’il est à la plage au bout du Risco de Famara, chez un ami.

famara
20:21 - playa de Famara - dans ma voiture, la vue à gauche

Ok, je lui dis prends ton temps, j’ai un bouquin, je suis à la plage, tout va bien.

El Risco de Famara
20:23 - playa de Famara - dans ma voiture, la vue à droite

Et puis 2 heures plus tard, je retente, pas deréponse, je vais voir chez lui, toujours pas là. Je me re-gare devant la plage, et j’appelle une dernière fois, il répond et me dit qu’il était en train de surfer, et qu’il arrive d’ici 15 minutes. Ok, dans ce cas j’attends encore 15 minutes…  J’assiste au coucher de soleil.

sunset
21:25 - sunset on Famara

Et je vais finir d’attendre devant chez lui.

Au final j’ai attendu 3 heures.
Mais je suis contente, parce que ça m’a fait sortir de chez moi, et puis c’était vachement bien, cette séance de lecture devant la plage, avec le bruit des vagues, quelques surfeurs à l’eau, et personne (ou très peu) d’autre. Très reposant, ressourçant, presque.

Au final, quand il est arrivé, on a discuté un peu, on s’est dit à bientôt, je lui ai filé mes restes de bouffe, parce qu’il a rien dans son frigo et qu’il achète rien parce qu’il a pas de thunes et qu’il les garde pour partir à Barcelone… Il était tout content.

Donc voilà, à bientôt BG.

De retour à l’hôtel, j’ai fait mes bagages.
Je suis sûre que j’en ai encore pour 15 kilos en cabine.
Et avec 3 bouteilles de vin local (pour la fête des pères, j’ai jamais d’idée, là c’est tout trouvé, pour papa œnologue du jeudi soir !) mon sac soute pèse à peine 14 kilos… Héhé.

 

Vendredi 16 Mai 2008.

Et me voilà à l’aéroport.
De Madrid Barajas.
J’ai bon espoir que mon sac arrive en même temps que moi à Orly ce soir.
Je croise les doigts.

Ce matin, tout s’est parfaitement déroulé. Rendre les clés de l’hôtel, rendre la voiture, prendre l’avion. Pas plus de photos d’avion pour vous, parce que sur le premier vol, ça a été sieste, et pour le deuxième, je vois bien la même chose…

Normalement, j’arrive ce soir à 20h30, ça me fait penser qu’il faut que j’appelle La Loutre pour qu’il vienne me chercher… S’il peut !

Voilà, la fin de ces vacances à Lanzarote !

Edit : j'ai récupéré mon sac normalement ! Yeah !

Bon dimanche, les gens !

        sunset
        21:25 - sunset on Famara

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Lanzarote - days 5 & 6

Bonsoir les gens !
Bon, tout ça arrive après mon retour parce que le seul poste au cyber café dont le lecteur de cartes mémoire marchait, ben, c’est la souris qui marchait plus…

Bref... 

Mardi 13 Mai 2008.

Comme prévu, j’ai pas fait la moitié de ce que j’avais dit…

J’ai shoppé 2 sacs super mignons et pas chers dans les magasins en bas de chez moi, et vers 14 heures seulement je suis partie pour la première étape : Jameos del Agua.

Sur le chemin, j’ai retrouvé l’eau plus-que-turquoise :

turquoise
Le 13 Mai 2008 à 15 :29
Entre Punta Mujeres et Orzola

Mais bien sûr y avait plein de monde alors j’ai pas eu envie d’y aller faire trempette…

Un autre endroit sur le chemin, un peu plus loin, où l’eau était d’une couleur indécente :

indécent...
15 :32 - entre Punta Mujeres et Orzola

Alors, Jameos del Agua, je sais pas ce que ça veut dire, mais c’est une caverne dans la lave aménagée en salle de concert et restaurant, et au milieu, il y a un lac avec des tas de minuscules crabes qui, apparemment, vivent normalement à des profondeurs abyssales.

scorpio
15 :47 – Jameos del Agua

Là-dedans, y a une sonorité de fou, c’est tout paisible, et à la sortie, y a une piscine d’un bleu… Ca me feriat presque peur si on me disait d’y aller tellement ça a l’air pur et profond…

jameos del agua
16:04 – Jameos del Agua

Après, chui partie vers le parc tropical, mais une fois arrivée devant, j’ai plus eu envie d’y aller, alors je suis repartie, en prenant une petite route de lacets, avec un point de vue sublime, entre les cutlures en paliers, le bleu de la mer et le village blanc au fond.

paliers
17 :17 – sur la route entre Tabayesco et Arrieta

Je suis rentrée, j’ai fait des courses, et je suis allée me faire une heure de lecture au bord de la piscine, sur un transat.

C’est super, parce qu’à cette heure-là (entre 18 et 19 heures), il fait encore chaud au soleil (quand y a pas de vent, et ce jour-là, y en avait beaucoup moins que d’habitude) mais y a plus personne autour de la piscine.

Bah oui, c’est quand même vachement plus intelligent de s’exposer entre midi et 16 heures, quand le soleil est au plus haut… A ces heures-là, c’est blindé de homars, les abords de la piscine.
Et puis ils sont étalés à qui mieux mieux, la couleur de leur peau variant du rose pâle pour les premiers arrivés au rouge vif pour ceux qui sont déjà là depuis quelques jours. Et les nanas seins nus, bien sûr. Et aussi rouges que le reste.

Ca me fait halluciner.
Mais ça me rassure aussi.
J’me dis, c’est bon, avec eux, le cancer de la peau qui me faisait flipper y a 3 jours, c’est pas moi qui l’aurai. Ou alors c’est vraiment pas juste.
J’ai du m’en prendre 1 fois dans ma vie, un coup de soleil comme ça. Et eux, en plus, ils se protègent pas, même quand ils l’ont déjà, ils continuent de se coller en plein cagnard.

Ils sont carrément inconscients…

Et voilà, fin de ce mardi (journée glandouille, plus ou moins, hein…).

 

Mercredi 14 Mai 2008.

Waouh, je sais pas ce qui m’arrive, à 8 heures, j’étais réveillée (peut-être à cause des femmes de ménage qui braillent dans le couloir) (ça me rappelle le boulot, c’est pareil sauf qu’elles sont portugaises et ici espagnoles) (qu’est-ce qu’elles foutent dans le couloir à cette heure, d’abord ?).

Bref, tant mieux, pour une fois, je vais pas faire la larve au lit.
J’ai des tas de trucs à faire aujourd’hui.

D’abord, le super-sud de l’île, je l’ai jamais vu.
Et puis y a la côte Ouest du Sud de l’île qui a l’air superbe, avec des falaises et tout, et ça on plus, je l’ai jamais fait !

Alors j’y fonce.
Et en plus, là, j’aurai peut-être le temps d’aller me faire ce tour dans les Montanas del Fuego, plus éventuellement une plage à Puerto del Carmen, et enfin le fameux retour par les vignes dans le soleil couchant…

J’en rêve…

Cette nuit, j’ai mis la batterie de l’appareil photo à recharger, je suis prête, je vous laisse !

---

En effet, cette journée a été une bonne journée de route.

J’ai décollé de l’hôtel à 10 heures et demie ( !), et j’ai foncé dans le sud, à Yaiza, d’où part une route qui longe la côte, et qui, d’après la carte, vaut le détour.

lago verde
Le 14 Mai 2008 à 12 :02
El Golfo - Lanzarote

Ca commence à El Golfo, un petit village, dont la plage de sable noir abrite, au pied de falaises de lave, une lagune d’eau verte.
El Lago Verde :

lago verde
12 :08 – Lago Verde

Quand un rayon de soleil pointe le bout de son nez, c’est superbe.

blanc sur noir
12 :11 – playa de El Golfo

En continuant sur cette route, on arrive à Los Hervideros.
Ce sont des falaises de lave formées d’une telle manière qu’elles ne semblent pas naturelles, et contre lesquelles les vagues viennent frapper.

los hervideros
13 :15 – Los Hervideros

Là, les vagues n’étaient pas très grosses, donc c’était pas super impressionnant, mais apparemment, quand la houle est forte, ça envoie du gros.
En plus, y a des cavernes qui se rejoignent juste là, et on entend l’eau qui y rentre et qui y fait des remous…  juste en-dessous de nous !

On a quand même eu droit à une série un peu plus forte que les précédentes, et oui, effectivement, ça devient vite impressionnant…

big wave comin'
13 :39 – Los Hervideros

Toujours en continuant sur cette route, je suis arrivée devant les Salines de Janubio, encore en pleine activité.
J’aime beaucoup ce paysage :

salinas
14 :03 – Las Salinas de Janubio

Ensuite, j’ai rejoint l’extrême sud de l’île, la Punta del Papagayo.
Je me suis arrêtée ¾ d’heure à la playa Mujeres, le temps d’avoir un peu chaud, et du sable plein les cheveux et pas que… Y avait du vent, normal, comme ailleurs, sauf que là, le sable est super fin, donc au moindre coup de vent, y avait mini-tempête de sable, et tu t’en ramassais de partout…

Cela dit, quand il n’y a pas de vent, ça doit être super agréable.
Mise à part l’absence d’ombre, c’est une belle plage de sable blond et fin, avec de l’eau turquoise… et de l’autre côté, oon voit Fuerteventura.

playa
15 :21 – playa Mujeres

J’ai repris la route, en passant par une autre itinéraire « vert » (= qui vaut le détour).

Dans le rétroviseur, j’avais une vue de folie, si bien que je me suis arrêtée pour prendre une photo…

fuerteventura 
15 :39 – En face, Fuerteventura.

Sur le chemin, au milieu des volcans, là encore, de beaux paysages.

land
15 :58

Encore et toujours...

land
16 :07

Je suis passée par Puerto del Carmen, la station touristique, mais j’ai même pas eu envie d’aller à la plage, je suis repartie au bout d’une demi-heure à peine…

Et je suis rentrée à l’hôtel.

Là, j’ai passé un début de soirée tranquille, à regarder la télé et bouquiner, jusqu’à ce que BG m’envoie un message :  « donde estas linda ? llama me por favor »

Impossible de ne pas répondre à ça.
L’ignorance cruelle, c’est pas mon truc.

Alors je l’ai appelé, il voulait que j’aille le voir, alors j’ai dit ok, mais que je dormais pas là-bas.
Ca l’a fait marrer au début, il a pas compris. Il croyait que c’était à cause du matelas.

J’y suis donc allée.
En arrivant, il était adorable comme d’habitude.
Pourquoi, pourquoi est-ce qu’il est adorable, lui, hein ? Le seul avec qui ça peut pas marcher ?

S’est ensuivie une séance de largage d’une bonne heure pendant laquelle j’ai pas arrêté de pleurer comme une bécasse (en plus, je crois que j’étais bien fatiguée par la journée, ça a pas du aider…).
Ben oui, c’est moi qui largue et c’est moi qui pleure, parce que je trouve ça affreux.

Et puis c’était super difficile à expliquer, le pourquoi du comment, dans un espalien approximatif (de espagnol-italien), avec BG en plus qui prenait l’air soucieux, qui était toujours aussi adorable.

Comment lui expliquer que déjà, niveau linguistique, ça peut pas passer ?
On peut pas parler de tout, on a des difficultés à se comprendre dès qu’on sort des sentiers battus.
Ca je lui ai pas dit, il m’aurait répondu qu’il peut apprendre le français…

Ensuite, moi, quand je sais que c’est du provisoire, dès que je m’en rends compte, ça peut plus durer.
Et là, après la joie des retrouvailles, j’me suis dit : mais qu’est-ce que tu fais avec lui ? Il habite loin, il parle pas français, ça peut pas durer. Donc niet.
C’est juste une histoire de vacances, on en est conscients tous les deux ? Oui mais quand même, je me sens pas honnête, même juste pour les vacances.

Et puis il m’avait dit qu’il avait quitté son boulot, et qu’à la fin du mois il partirait pour Barcelone ou l’Angleterre, et là, il me dit : si tu veux, je peux venir en France.
Heuuuuuu, non !
Ensuite, va lui expliquer qu’en ce moment, tu préfères être toute seule, que tu es imprévisible, que t’as pas envie de le faire venir en France pour lui dire au bout de 2 semaines que tu veux plus être avec lui.

Va lui expliquer que t’es pas un cadeau, que pour faire du mal aux gens y a pas pire que toi en ce moment.

Le pire dans tout ça, c’est que j’ai l’impression qu’il tient à moi. Ou alors il est bon acteur.
Mais il avait l’air peiné.
Il a fini par comprendre, quand même, que j’allais pas rester dormir.

Je déteste faire ça, je déteste larguer, mais je déteste encore plus laisser couler lâchement les choses. Mais je me déteste de faire du mal aux gens.

J’ai dit que je reviendrais le lendemain soir pour lui dire au-revoir.

Pfiouuu.
Ma vie s’est transformée en les feux de l’amour en l’espace de quelques jours, ça craint !
C’est bien mieux quand il ne se passe rien, finalement…

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