aWa's world

Mon grand blond à la chaussure noire

Bonjour, les gens.

Aujourd'hui, pas de Gwada, I'm so sorry, mais j'ai vraiment pas eu le temps.

Vous êtes déçus, je sais.
A la place, vous allez quand même avoir de quoi lire un peu.
Bah oui, j'allais pas vous laisser sans rien quand même.

:)

Sinon, comment ça va bien ?

Moi, ça va.
Bien.

Ca va parce que, déjà, il fait beau, pas besoin de mettre des chaussettes avec des chaussures, aujourd'hui.
(On en profite avant le froid qui revient dès demain...)
Et puis ça va parce que je vais vous parler de mon grand blond à la chaussure noire.
Déjà, il me met un peu des étoiles dans les yeux.

Stoooop, no comment ! Je sais, je suis tarée.

Je vous ai déjà parlé de mon grand blond.
Mais ça fait longtemps, vous vous en souvenez sûrement pas.
A part les allusions plus récentes à l'occasion de compétitions diverses, je vous en avais parlé (rapidement)

Et j'ai relu tout l'article.
Quelle folie c'était, ce jour-là !
Et donc, ça m'a mise de bonne humeur, de relire ce petit roman, ces petites péripéties...
Des jours comme ça, ça fait quand même de sacrés souvenirs !

Bref.
Revenons à nos moutons notre grand blond.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de lire le roman de cette journée aux Canaries, je vais faire un résumé ici.
Le résumé de l'histoire de comment je connais le grand blond.

Vous allez rire.
Vous allez pleurer.
Vous allez me prendre pour une tarée.
Vous allez avoir peur.
Peur de moi, peur pour moi...

Suspense...

 

L'histoire commence l'été dernier (souviens-toi...), à Lacanau.
Le lendemain d'une grosse cuite.

A ma décharge, les vacances à Lacanau sont propices aux grosses cuites.
D'ailleurs, même quand c'est pas les vacances à Lacanau, c'est quand même propice aux grosses cuites.

Peut-être que Lacanau tout simplement est propice aux grosses cuites...
Y a des endroits, comme ça, on sait pas trop pourquoi...


Bref.

Ce jour-là, donc, après avoir dormi très très peu (mais vraiment très très peu), et avoir eu une journée parmi les plus chargées de mes vacances
(faire la conversation à une copine de promo venue là me voir avec son mec pendant 2 heures,
puis écouter ma mère, venue à l'improviste, se plaindre de mon frère-le-branleur pendant 3/4 d'heure, parce qu'elle lui avait laissé à bouffer dans le frigo pour la semaine et quand elle était rentrée à l'improviste 2 jours plus tard, il avait déjà bouffé toute la viande…),

ce jour-là, donc, on est partis prendre l'apéro, comme d'hab, au stand Foster.


Vu l'état de mon foie à ce moment-là (saturé), j'avais décidé de pas trop boire (genre, une pinte maxi), et d'aller me coucher tôt.
Sauf que les autres, ils ont commencé à boire comme des trous.

Alors au début, j'me disais, tant pis.
En plus, ce soir-là, l'ambiance était un peu différente de d'habitude.
D'habitude, pendant le Lacanau Pro, le soir, y a un concert sur le podium, dans une atmosphère de douce (ou pas) (en général pas, d'ailleurs) euphorie.

Sauf que là, c'était la projection d'un film, narrated by Russel Crow, sur les Bra Boys.
Donc, pendant que les autres sifflaient des bières en se tapant sur l'épaule et en racontant des couenneries, moi je sirotais tranquillement en regardant le film, comme beaucoup d'autres gens.

C'est à ce moment-là que j'ai remarqué, juste quelques mètres devant moi, un mec particulièrement charmant.
J'étais même un peu plus scotchée sur lui que sur l'écran, à vrai dire.
Il était de dos.
(Quoi, vous avez jamais craqué sur un mec de dos, vous ?!)

C'était un grand blond, avec des chaussures noires.
Je m'en souviens, de ces chaussures, ça m'avait marqué, parce qu'à Lacanau, y a personne en chaussures. Tout le monde se trimballe en tongs.

Et puis, à la fin du film, il est parti avec ses potes, et ensuite, nous, on est allés dans un bar. Et là, je l'ai aperçu à nouveau, au balcon. J'ai voulu aller lui parler (soyons fou) mais le temps que j'arrive où il se trouvait... plus personne.

Après, avec les copains, on est allés en boîte. Et là, juste à l'entrée, je l'ai croisé qui partait.
Croisé, tout près.
Trop craquant.
J'étais folle...

Fin des vacances. 

Rentrée à Paris, je regardais mes photos, quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.
C'était un surfeur.
Je savais pas.

grand blond coming out of the wave
Le 15 Août 2007 à 15:00
Si c'était pas prédestiné pour moi ça !
Pardon : Lacanau Océan - This is mon grand blond on the left !

Par contre, je savais qu'il était Australien, donc j'ai cherché sur Gogueul Image, à partir de la liste des 500 surfeurs de son championnat, susceptibles de participer à cette compétition à Lacanau
(tu prends les noms de tous les australiens, les uns après les autres (et dieu sait qu'il y en a un paquet) tu copie-colles dans Gougle Image, et tu vois si tu reconnais le mec)
(oui, faut vraiment avoir rien d'autre à foutre)
(ou être tarée)
(on est d'accord)

Vous imaginez bien que j'ai pas trouvé.
C'est ce qui s'appelle : chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et c'est pas easy easy.
En plus, à l'époque, je connaissais pas les sites où tu peux suivre les compètes en direct laïve sur le net, et qui récapitulent les résultats, avec les couleurs de maillot et tout et tout.
C'aurait été vachement plus simple, quand même…

Puis à l'automne, je me suis décidée à venir aux Canaries, en caressant le secret espoir de le voir ici...

                                                                     ---

Les Canaries.
Gran Canaria, 2 jours entiers passés à shooter sur la plage.
Il m'était totalement sorti de l'esprit.

Puis Lanzarote.
Une semaine à vadrouiller avec les frenchies rencontrés sur place, quelques moments passés à regarder la compétition, trop loin, pas terrible.

Et puis le dernier soir, cette soirée de folie organisée sur la place du village pommé où je logeais…
 
J'étais en train de discuter avec Minnie, une des colocs, au milieu de plein de su'feu's alcoolisés, et soudain...

J'ai vu passer le grand blond à la chaussure noire.

Je l'ai vu passer, et j'ai arrêté de parler.
Scotchée.
Hallucinée.
Il était avec 2 potes, visiblement, et ils sont allés se prendre un verre, puis 5 minutes plus tard, ils sont retournés plus loin, de là d'où ils venaient, dans la foule.
(Entre-temps, j'vous rassure, j'avais recommencé à discuter, hein…)

Et puis, une demi-heure plus tard, ils sont repassés prendre à boire.

Là, j'ai commencé à me dire que je pourrais éventuellement aller lui parler, un peu, l'air de rien...
Mais j'avais une terrible envie de faire pipi, cause la bière, bien sûr.
Et donc je suis rentrée au surfcamp, à 5 minutes de là. Et je suis revenue, mais il n'était plus là, plus près des stands à boire.

Et puis la soirée a continué, plus ou moins sagement…
Plutôt moins que plus, d'ailleurs, ce qui m'a fait oublier le grand blond, au profit d'un petit brun.

Fin des vacances.

Rentrée à Paris, je regardais mes photos (oui, ceci est un copié-collé), quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.

grand blond surfing
Le 14 Octobre 2007 à 13:53
El Confital - Las Palmas de Gran Canaria - El Grand Blond surfing en quarts de finale !


Hahaaaaa
, là, j'allais enfin savoir son nom, parce que dans la série où il était, j'avais shooté un petit français, Marco.

D'ailleurs, j'avais même plus shooté le français que le grand blond, parce que j'avais reconnu son nom, à Marco, plus il est de chez moi (ou presque), allez, je shoote mon compatriote un peu plus attentivement que les autres.
Les autres, dont les noms ne m'évoquaient absolument rien…
Et puis, quand ils sont dans l'eau, on voit pas trop leur tronche, ils regardent plus souvent le large que la plage.

Donc, les photos que j'ai de mon grand blond, elles sont pas terrib' terrib'.

Mais bon, ça m'a quand même permis de trouver son nom…

Joie, bonheur et folie douce.

Je connaissais enfin le nom de mon grand blond, d'où il venait, il a même un site internet, il est aussi craquant en vrai qu'en photo, ou l'inverse…
Et il a juste mon âge.

Ptain, moi j'lui donnais bien 3 ans de plus !

Bref.
Peu importe.
Ca enlève rien au fait qu'il soit craquant comme tout.
J'espère juste que c'est pas un sale petit con…
Passons.

A partir de là, chaque semaine, ou presque, quand j'y pensais quoi, je faisais ma petite recherche Gogueul pour savoir les news de mon grand blond sur les derniers jours.
(Je te passe les commentaires désobligeants, lecteur, je suis folle, je le sais, mais ça t'autorise pas à te payer ma tronche comme je suis persuadée que tu es en train de le faire…)
(mais à la fois je te comprends, y a de quoi...)
(je suis en train de te faire un bon gros dossier sur moi, là...)

C'est pas souvent qu'il y en a.
Des news du grand blond.

Mais un jour…
Juste avant Nowel…

Diiing, y a une vidéo sur Youtube qui vient d'être mise en ligne, de mon grand blond !
Alors, bien sûr, je m'empresse de la regarder.

Elle est terrible.
Et puis lui aussi.
Je craaaque.

*soupire*
*a la tête dans les nuages*
*puisque c'est comme ça, regarde encore la vidéo, tiens, ça faisait longtemps*

Voyons, qui a posté ça ?
Hmmm, un pseudo à base de 4 lettres et 1 chiffre : GB4XX.
Qui c'est celui-là… ? D'où il sort une vidéo de mon grand blond ?!

*mode curieuse/fouine/jalouse*

Deux jours et 40 visionnages de la vidéo plus tard (… no comment please), ma tête a fait un gros tilt dans mon cerveau. Ou l'inverse.

GB = Grand Blond !!!
Mais c'est bien sûr !

Après quelques tergiversations dans mon esprit tout excité par cette grande découverte, j'ai fini par m'inscrire également sur Youtube, pour contacter mon grand blond…

(et pis en plus, j'en ai profité pour mettre ma vidéo des Canaries, moi aussi, mais plus tard…)

Et oui, les gens, que voulez-vous, on est fou ou on ne l'est pas.
Héhé.
Moi, je le suis.
Tarée.
Et j'en tiens une sacrée couche, j'peux vous assurer.

Et le pire (ou pas ?) c'est que j'assume.
Mais alors, j'assume totalement.
L'air de rien, bien entendu

Bref.

J'ai donc envoyé un message à mon grand blond.
Le 28 Décembre.
Après avoir piaffé d'impatience pendant une semaine chez mère-grand, qui, comme toute grand-mère qui se respecte, ne sait pas ce qu'est une connexion internet.

Le message.
En substance, ça donnait à peu près ça :
(en fait, très exactement, puisque j'ai retrouvé l'email en question…)
(et oui, tarée jusqu'au bout…)

"Hey
I don't know if you're Grand Blond or not...
I'd say you are.
Anyway, nice video.

I suppose you've already got plenty of photos of you surfin', but if ever you want more, I took some at El Confital, Canarias, in October.
I'm no pro, and the photos are not like pro's, but they're not that bad either !
Just ask if you want them.

Have a good Christmas and Nyear's time
...and sorry for my english !"

(bah oui, on sait jamais, mieux vaut prévenir d'éventuelles erreurs que passer pour une conne...)


Et la réponse…
Le 28 Décembre également !
Même que j'ai halluciné !
A peine le décalage horaire comme délai, c'est pas beau ça ?
Un mec qui répond du tac au tac, c'est un mec bien, ça…

"hey aWa,
It is Grand Blond, mate if you want to send them my e mail is
grandblond@blabla.com
Thanks heaps and your english is great!!"

[Hem, pas tout compris sur l'instant, ai eu recours au dico, mais ça avait l'air plutôt positif dans l'ensemble ;) ] 

Du coup, je lui ai envoyé les photos des Canaries, sauf qu'elles étaient pas si bien que ça, alors je me sentais quand même un peu merdeuse
Je lui ai dit aussi que j'avais retrouvé des photos de lui prises à Lacanau, mais qu'elles étaient vraiment pas terribles, et il a voulu que je lui envoie quand même.

Par contre, j'étais un peu sur le cul, parce que je savais pas que c'était possible de faire des fautes en anglais… quand c'est ta langue maternelle, je veux dire (lui).
Et que ça saute aux yeux de quelqu'un dont ça l'est pas, la langue maternelle (moi).

Genre :
"I totally understand that you focused on Marco rather then me cause if it was here in Australia the same thing would of happened."
(en réponse à moi qui m'excuse des photos pas si bien que ça, parce que je shootais plus le Marco)

Là, niveau erreurs, je dois avouer que je suis clouée.
Mais bon, peu importe, au final.

Pour finir, dans l'échange de mails, je disais entre autres choses un truc genre :
"yeah, man, je pensais que t'avais déjà des tas de photos de toi qui surfe, mais si tu veux, next time que tu viens en France, je peux être ta photographe attitrée (joke!) ;) "

Et là, plus de réponse.
Alors que les échanges précédents, la réponse arrivait dans la demi-journée…

Là, désespoir et déception (ou l'inverse), j'me dis, il a pas capté la blague, il a eu peur de moi
(à juste titre, mais bon, j'essayais quand même de rester réservée)…

Tout est fini.

2 jours passent, je fais un mauvais réveillon (pas seulement à cause de lui, hein), je déprime pour cette nouvelle année à venir, je me couche à 2 heures du mat après être passée dans 2 soirées différentes, et m'être dit que c'était limite mieux toute seule l'année précédente.

Le 1er Janvier au matin arrive.
Je me réveille, comme d'habitude.
J'ai froid, je relève mon col, comme d'habitude.
Je regarde mes mails, comme d'habituuuuuuuuuuuuudeuuh !
Coupez, y a un truc qui cloche !

Shock, Ohmigod !

Un message de mon grand blond en ce premier matin de l'année !
Un message dans lequel il répond, entre autres choses, et très "casually"
(moi pas trouver l'équivalent français)
(hé ouais, Head, on a la classe ou pas, moi je pense en anglais, je lis en anglais, je mange anglais, naaan, faut pas pousser quand même… ;) )

Donc cette petite phrase au milieu des autres :

"Yeah be sure to introduce yourself to me in August"

Joie, bonheur et folie douce, remettez les gaz, on est repartis pour un tour.
T'inquiète, mon grand, que je vais trouver moyen de m'introducer discrètement to you, en Auguste !

C'est lamentable, non ?
Ca vous fait marrer, pas vrai ?

Bah, allez, faut bien rêver, non, et ben mon grand blond, c'est mon trip à moi.
Na !

J'ai passé 6 mois à fantasmer sur lui en l'ayant vu seulement une demi heure de dos, et quelques secondes de face.
Et ça fait 6 mois que je fantasme sur lui avec quelques emails banals (banaux ? ça me rappelle les Aristochats, ça, tiens, il me semble bien qu'il y a un passage ou ils parlent d' "un chat totalement banal"… Aaah, souvenirs…).

Bon, ben voilà.
Je crois que vous en savez autant que moi (ou presque) à propos de mon grand blond.


Autant vous dire que j'étais plutôt énervée
(et c'est rien de le dire)
(enfin, j'me suis retenue sur le moment, mais dans la voiture, après, ça a pété graaave)
(sens figuré, Chris, enfin, tu me prends pour qui...)

quand mon collègue ce cher non-George Clooney a dit qu'il voulait cet été LA semaine du Lacanau Pro
(enfin, lui il sait pas qu'il y a le Lacanau Pro, cette semaine-là)
(il va garder ses enfants)
(20 et 23 ans)
(autant te dire que oui, c'est suuuur, ils vont être ultra-dépendants de papa, à cet âge-là, faut absoluent qu'il soit là pour eux)
(rhaaaa, que veux-tu, quand chui énervée, je peux faire preuve de toute la mauvaise foi du monde)
.

Plus exactement, il sait pas, c'est son ex-femme qui sait, mais dans le doute, il prend les deux semaines, celle-là et celle d'avant
(j'me plains pas, encore, c'est pas celle d'après)
(pendant laquelle y a compète à Hossegor)
...

Donc Grand Blond, mon gars, t'as intérêt à aller loin dans la compète, parce que je pourrai arriver que le jeudi, moi !

(Et vous imaginez bien qu'il me taaaarde ce jeudi 14 Août...)
(Dans 2 mois déjà, ça se rapproche !! )

Si chui pas une fille stupide, avec ça…


Mouaaaah, allez, faites pas vos innocentes, chui sûuuuure que vous avez un truc du même style à cacher...

PS : Grand Blond, j'espère que jamais tu tomberas sur cet article, et que si jamais tu y tombes, par le plus grand des hasard, j'espère que tu ne parles pas français, et que tu te contenteras de cliquer ailleurs, sans chercher à en savoir plus...

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Pique-nique à la maison

Nous voilà déjà dimanche soir.

Déjà.
Bon, je ne me plains pas, j'ai quand même réussi à glandouiller un petit peu, aujourd'hui.

Mais, pour satisfaire la curiosité des uns (et des autres ?), je vais revenir à hier, pour le pique-nique anniversaire de Louise.


Samedi, il est 9h30, je me réveille.
Naaaan, veux pas me lever, veux pas y aller, j'ai la fleeeeemmme !

Allez ma grande, Louise, c'est ta coupine, même que t'en as pas beaucoup des comme ça, qui passent l'année scolaire.
Alors tu te bouges, plus vite que ça, tu te lèves et tu te prépares.

T'as un cake au thon à faire.

Ok.
Bon, d'abord, tu traines un peu sur The Wide Web Mondial, comme tous les matins.
Bah oui, faut bien voir ce qui se passe dans le monde sur les blogs des coupains.

Et puis, allez, il est 10 heures et demie, tu vas le faire, ce cake, comme ça tu seras tranquille.

Le cahier de recettes.
Section "trucs salés".

Et là, t'hallucines, y a pas la recette, dans le cahier.
Le cahier où t'as pourtant les recettes de première nécessité : gâteau au chocolat, truffes, brownies, cake salé, soupe à l'oignon y croûtons, planteur, gâteau au yaourt, bouchées au thon...

C'est quand même pas possible, c'est pourtant une des recettes du top Ten.
Et puis t'en as bouffé, l'an dernier, tu te souviens, t'en faisais d'avance, tu mettais au congélo, et ensuite tu le mangeais le midi au boulot !

Rhaaaa, bon, bah tu pourrais faire un cake salé, à la place, mais t'as pas les dés de jambon.

Bon, ben ma grande, t'as plus qu'à appeler Môman !
Enfin, d'abord, tu te dis que tu va appeler mère-grand, ça lui fera plaisir, et puis tu sais qu'elle l'a, la recette, vu que t'en as mangé le week-end dernier.

Sauf que mère-grand, c'est vrai, depuis qu'elle a son petit copain et qu'il est à la retraite, ils arrêtent plus de courir à droite et à gauche.

Donc ça répond pas.

Tant pis, du coup tu vas appeler Môman.
Mais bon, t'appelles rarement Môman le samedi matin à 10h30, alors t'espère déjà qu'ils sont tous levés et/ou pas encore en vadrouille (mouais, douteux... cela dit, on sait jamais), et ensuite qu'elle va pas flipper en t'entendant.

Déjà tu tombes sur Pôpa.
C'est rare que ce soit lui qui réponde au téléphone.
Chez moi, d'habitude, Pôpa il est puni dans le cagibi sous l'escalier.

Bon, du coup, t'as pas trop le temps de papoter, alors tu l'expédies un peu, en lui expliquant la situation d'urgence.

Il te passe Môman :
"Allo, tu sais, ce midi, j'ai ce pique-nique pour l'anniversaire de Louise, et je dois faire un cake au thon, mais j'ai pas la recette ...
- Ah, ben justement, moi je l'ai sous les yeux, j'en fais un pour ce soir"

(Rhaaa, cette transmission de pensée, j'vous jure !
Ma môman et moi, on est comme ça !
Un jour, j'étais à l'autre bout du monde à Lanzarote, j'ai eu une envie de crêpes, comme ça, va savoir pourquoi.
Et le lendemain, ma Môman, elle m'envoie un texto en me disant qu'hier soir, elle a oublié parce qu'elle faisait des crêpes..
.)

Sauf que Môman, elle rajoute :
"Mais, tu vas pas avoir le temps de le faire pour midi ?!
- Ben, heuuu, c'est à 13 heures
- Ah, parce qu'il faut 40 minutes pour que ça cuise et ensuite ça refroidit assez longtemps hein !"

Heureusement, pour préparer la pâte, t'as juste à touiller tous les ingrédients, en 5 minutes, c'est fait.
Juste le temps de chauffer le four...

Et puis, tu te prépares, et tu pars, direction chez Louise.

Bien sûr, sur le chemin, et dès le début, tu prends la mauvaise route.
Limite acte manqué, on dirait.
C'était couru d'avance, t'as beau connaître le chemin, t'oublies systématiquement de tourner au bon endroit.

Mais quand même, tu gères bien, ton sens de l'orientation dans la banlieue s'améliore, parce que t'arrives avec à peine 3 minutes de retard.
Pourtant, t'étais pas partie bien tôt (comme d'habitude, j'ai envie de dire...).

Bref.
Te voilà chez Louise, ils t'attendent en bas avec Claire et Gui.

Hop, en voiture tout le monde, direction chez une copine à Louise, qui a proposé de faire le pique-nique chez elle, vu les conditions atmosphériques pas propices.

Et en arrivant, dans cette petite maison, t'as un peu l'impression d'être plongée dans un bain de vie.
Louise qui retrouve ses copines d'école en rigolant,
ses copines qui se chamaillent en faisant frire des beignets,
tout le monde qui papote à qui mieux mieux,
et en plus de tout, y a une petite fille de 2 ans, une petite métisse adorable, la fille de l'amie chez qui on est.

Une bonne ambiance, un peu réservée (juste un peu) au début, puisque Gui, Claire et moi, on ne connaît pas les autres, mais la conversation s'anime vite fait, et ça rigole bien.

Un peu de musique, beaucoup de piaillements (2 gars seulement dans le lot, les proportions sont inversées!), beaucoup de choses délicieuses à manger, ...

Comme dit Louise, c'est comme une famille, et ça se sent.
C'est des filles qui se prennent pas la tête, ça fait du bien.

Moi qui avais des appréhensions, on peut dire que ça s'est vite envolé.
De toute façon, t'as pas le choix.
Avec elles, t'es emportée par le flot, t'as même pas le temps de réfléchir...

Sinon, pour la remise des prix cadeaux, Claire avait eu le temps de tourner un peu dans les magasins, et elle a trouvé un sac super mignon.

Et puis, toute cette histoire, ma foi, ça s'est terminé à 18 heures 30...
La demi-journée y est passée, mais sans regrets !

 

Bon, sinon, aujourd'hui (dimanche), comme prévu, pas de surprise :

 - vaisselle (j'ai enfin réussi à écluser les cadavres qui traînaient depuis 3 semaines) (je sais c'est pas très sérieux tout ça...)

 - lessive (il était temps j'ai plus de chaussettes) (m'enfin, moi j'dis, c'est quand même un scandale qu'il faille encore mettre des chaussettes en plein mois de juin !)

 - glandouillage au lit ce matin, et cette après-midi (bah oui, au lit, ça renforce l'impression de glandouiller) (des fois j'aime bien), j'ai bouquiné un peu

 - et à midi, séance ciné.

Et là, j'ai envie de m'arrêter un peu sur ce point : au ciné, je suis allée voir Sex and the City.

Jamais je n'ai suivi la série, j'ai du tomber une ou deux fois sur des épisodes à la télé, mais je n'ai jamais accroché.
Pourtant, dieu sait que je suis sérivore...

Et donc le film.
J'étais curieuse de voir ce que c'était.
Mouais.
Je comprends moyennement tout le foin qui a été fait autour.

Et en plus, Carrie Bradshaw, moi, je la trouve pas belle.
Bon, d'accord, de loin, ça va.

Mais alors quand ils font le gros plan sur son visage, aye !
Chacun ses goûts, elle n'est pas du mien !

Et puis, oui, ok, elle a des tenues super à la mode, mais bon, c'est pas forcément trop mon truc non plus, toutes ces fringues super fashion. En plus, pour que ça lui aille, et tout lui va, c'est qu'elle est super bien foutue.

Mais, être super bien foutue pour que tout m'aille comme ça, thanks, but no, thanks.

Vous avez vu quand elle va au lit en petite culotte ?
Vous avez vu ses jambes ?
Ben moi, je préfère être dans le bon milieu de mon IMC, et me trouver de la cellulite sur les cuisses et des lignes sur le ventre quand je me lève à cause de mes bourrelets du bidon, plutôt que d'être foutue comme elle, sans un pet de graisse, avec tous les muscles apparents.

Je trouve ça moche.

The End.

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Cry me a river

Photo du dimanche...
Un petit retour à l'été dernier (souviens-toi) ...

sand
Le 9 Août 2007 à 18:56
Lacanau Océan

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En vrac

 

Vendredi, fin de semaine, soirée chargée, je laisse juste un petit mot avant d'y aller : 

 

- Au boulot, cette semaine, les journées étaient loooongues, très looooongues.
Mais c'est fini, la semaine.
Oui, mais ça reprend lundi.


- Ca fait maintenant 2 fois que P'tit Nouveau du boulot me propose un ciné.
Heureusement, à chaque fois, j'ai une excuse valable.

Par contre, ça risque de pas être toujours le cas, s'il s'obstine, et il va falloir que je me prépare à ne pas répondre bêtement "rien" quand il me demande ce que je fais ce soir.
En plus, il voulait aller voir Iron Man ou Indiana Jones.

Sans commentaire.

 

- Aujourd'hui, à Paris, la météo affiche 11°C pour le matin, 15°C pour l'après-midi, avec un ciel couvert et des averses. Et dans 15 jours, on sera au solstice d'été.

 Aujourd'hui, à Sydney, la météo affiche 12°C pour le matin, 16°C pour l'après-midi, avec un ciel mitigé et des averses. Et dans 15 jours, ils seront au solstice d'hiver.

 

Cherchez l'erreur.

 

- En ce moment, le matin, je mange un bol de céréales, dans la journée au boulot je mange un paquet de gâteaux (délichoc ou finger), et le soir je mange un bol de céréales.
Sauf là, vendredi, 17 heures, je viens d'avaler un bol de spagghettis carbonara, pas assez cuits et pas assez égouttés. Mais pas mauvais.

 

- Mercredi à midi, quand ma mère est rentrée du boulot, elle a trouvé par terre dans l'entrée le tee-shirt de mon frère Mark, 14 ans et gringalet, imbibé de sang.
Et mon frère nulle part.

 

Cherchez l'erreur.

 

- Mon collègue non-George Clooney, 50 ans et gringalet, des verrues sur les doigts et des chaussures italiennes aux pieds, occupe ses journées de boulot à :
faire des bruits bizarres avec sa bouche,
aller boire le café avec les copains du bout du couloir,
marmonner dans sa barbe en travaillant,
interpeller les secrétaires depuis son bureau,
faire des blagues au téléphone…
Et accessoirement, il passe régulièrement des coups de fils doux à une inconnue qui rigole aux éclats (je l'entends) à ses blagues bidons. Pitoyable, ce que les amoureux peuvent être bêtes.
Non-George s'est trouvé une copine.

Sans commentaire.

 

- J'aime bien regarder les avions atterrir par la fenêtre de mon bureau.
Je guette le moment précis où les roues du train d'atterrissage touchent la piste, j'aime bien voir le petit nuage qui se forme à cet instant.

 

Bon, je prends mon manteau, mes tickets de métro, mon appareil photo.
Et je sors.

 

J'ai rendez-vous à 19 heures au Sacré Coeur, d'ici là, je vais essayer de trouver quelque chose à offrir à Louise.

Bonne soirée, les gens.

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Respire un bon coup ... et plonge !

Plonge, la tête la première, dans ma vie qui s'emballe tout d'un coup.

Depuis le week-end dernier, en fait.

Je pensais avoir un week-end à peu près peinard, partir le vendredi pour midi chez mère-grand, et revenir le dimanche pour midi chez moi, ce qui m'aurait laissé le temps de souffler un peu.
En fait de ça, mère-grand s'est soudainement souvenue qu'on était initialement convenues que je viendrais le jeudi soir. (z'avez vu cette phrase de ouf ?!)
Donc j'y suis allée le jeudi soir, en sortant du boulot.
Et puis le dimanche à midi, j'ai été invitée à manger chez mon oncle-le-benjamin, celui qui a 4 filles adorables.
Je pouvais pas refuser.

Donc je suis partie de chez moi le jeudi matin, et rentrée le dimanche soir.
Et j'ai repris le boulot lundi.
Sans répit.

Non, sans répit, parce que ce week-end chez mère-grand ne peut pas être considéré comme du repos, et je vous en parlerai sûrement plus tard.
Bientôt.
Laissez-moi d'abord le temps de trouver un week-end pour glandouiller convenablement chez moi.

                                                         -      -      -

Cette semaine, sans répit non plus.

Il y a une dizaine de jours, on a subi une réunion démontage-de-gueule remontage-de-bretelles, au service, tellement limite, niveau ambiance néfaste, que mon chef direct chef A a demandé par un courrier très officiel un entretien avec le chef du service, pour s'entretenir avec lui des pressions morales que l'on subissait de sa part.
Entretien qui s'est très bien passé, mais dont il ressort, entre autres choses, que les horaires devraient être un peu plus respectés.

Donc au lieu du 9-12h, puis 13.30-17h approximatif que je faisais (des fois plus, suivant les réunions-occasions-boulots divers, mais souvent ça quand même), je dois maintenant me mettre sur un rythme : 08.45 – 17.45, avec 50 minutes de pause pour le repas.

Oui, je vous entends tout de suite me répondre, que c'est normal, blabla les 35 heures, blabla...
Enfin, oui, bien sûr vous avez raison, mais le boulot, je le faisais, même avec mes horaires d'avant.
Maintenant, faut juste que je trouve de quoi combler des temps morts supplémentaires, c'est tout.

Et quand je partais à 17 heures, j'étais chez moi vers 17h30, et en plus, c'est facile de trouver une place à ce moment-là.
Maintenant, je pars à 17h30 ou 45, en même temps que tout le monde rentre chez soi, bien entendu, et quand j'arrive près de chez moi, y a tous les parents qui viennent chercher leurs gosses à l'école d'à côté, qui ont piqué toutes les places libres des alentours (je ne parle même pas des gros blaireaux garés en double file le plus près possible de l'école, hein, vous savez, ceux qui ne sont pas capables de faire 100 mètres à pied) (si tu es dans ce cas, lecteur, excuse moi, mais je trouve ça particulièrement exaspérant) (c'est vrai, pourquoi il y aurait les autres [ceux qui s'emmerdent à trouver une place correcte, qui ne gêne pas la circulation] d'un côté, et toi [tout permis] de l'autre, hein, moi j'te demande ?!)…

Donc je me pose chez moi, il est 18 h15.

Et là, autant vous dire que la journée est finie.
Le temps d'aller voir mes mails, de bouffer un peu, de faire un tour sur quelques blogs, il est déjà l'heure des infos, il faudrait que je fasse une lessive, la vaisselle, à manger, que je range, mais je n'ai le temps ni l'envie pour rien de tout ça.

Alors je traine un peu plus sur internet, je mange seulement un bol de céréales, voire rien du tout, et puis je me retrouve à me coucher sans avoir vu la journée passer.
Ah, si, pardon, au boulot, la journée, je l'ai bien vue passer.

C'est pas une vie, ça.

Et en plus, des fois, y a des trucs à faire le soir.
Genre des invitations à sortir.
Sacrilège

Alors ma politique, en général, c'est : pas de sorties en semaine.
Parce que c'est déjà assez dur comme ça, une journée au boulot, sans en plus devoir lutter pour garder les yeux ouverts.

Mais bon, l'invitation que j'ai reçue pour hier soir, difficile de refuser : un copain qui fête son anniversaire, et en plus sa promotion.
Sachant qu'avant, il était dans mon service, et s'est quasiment fait virer par les chefs.
Et là, il se retrouve lui-même chef d'un organisme, et sera amené, en tant que tel, à faire des réunions avec mes chefs, d'égal à égal… Ils vont bien avoir les boooules, j'espère
;)
Héhé.

Donc en rentrant hier, je me suis tout de suite mis à cuisiner quelques cochonneries au chocolat, que je sais qu'il affectionne tout particulièrement, et puis quand ça a été fini, j'y suis allée.
A une heure de métro.
Là-bas, j'ai retrouvé 2 quasi-copains de l'école, qui travaillent dans les satellites de mon service, et on a parlé ragots de boulot pendant 3 bonnes heures.
Plutôt réjouissant.
J'adooooore les ragots
:)

Je ne suis pas restée sobre (applaudissez-moi), depuis bien longtemps (4 mois !) je n'avais pas réussi à boire d'alcool, et bien ça  y est, j'ai repris hier. (Ca fait un peu genre : bonjour, je m'appelle aWa, ça fait 4 mois que je n'ai pas touché à l'alcool… mais inversé ;) )
Doucement quand même, hein, je n'étais pas ivre, simplement joyeusement contente, tout ce qu'il y a de moins excessif.
Contrairement à d'autres (hinhiiin).

Du coup, les ragots-boulot n'en étaient que plus délicieux.
En plus, un des quasi-copains-collègue m'a raccompagnée chez moi en voiture, m'évitant le stress de louper le dernier métro.

Soirée sympa, rigolote.
J'y retournerai.

Mais si possible pas en semaine.
Parce qu'aujourd'hui, j'étais quand même assez crevée, au boulot.
Et puis, cuite ou pas, quand je dors moins de 6 heures, j'ai le désagréable effet "pâteuse et mal de tronche"…

 

Bref, ma semaine de folie se poursuit demain soir.
Avec 2 soirées en une.
Et puis Louise qui fête son anniversaire samedi, en faisant un pique-nique.
Quelle idée ?!
Louise, si tu me lis, je suis désolée, je suis d'une mauvais foi incroyable quand je suis fatiguée, mais tu le sais déjà.

Au départ, ça devait être une petite soirée samedi soir.
Ce qui m'aurait laissé le temps (là, tu prends bien conscience que le temps est une denrée rare, en ce moment, chez aWa) de vadrouiller en ville, pour trouver un truc rigolo à offrir.

Parce que j'ai pas encore eu le temps (toujours lui, le temps...).
Et quand on a pas d'idée, ben, il en faut, du temps pour regarder les vitrines, et laisser l'inspiration venir.

En plus, j'avais pris un rendez-vous le samedi après-midi.

Et tout d'un coup, Louise, tu décides de faire un pique-nique (je vous en déjà parlé, des pique-niques, ça me gonfle) (sauf quand c'est à la plage, bien sûr) samedi à midi.
Sachant que le samedi, midi est plutôt à 14 heures.
Et je suppose que ça va pas durer une heure chrono.
Donc j'ai du déplacer mon rendez-vous de l'après-midi…
Ca va, j'ai pu le déplacer au vendredi soir.

Et juste après, Josette me propose une soirée chez elle.
Ben j'irai après.
Va être mortel ce vendredi didonc !
Et je vais être défoncée, samedi, parce que les soirées chez Josette, c'est plutôt fort en alcool.

Y avait qu'à la voir hier soir, debout sur le banc en train de sauter sur la musique, les yeux vitreux…
Enfin, moins pire que son collègue, qui n'était même plus capable de tenir debout sans vaciller, ni de tenir une conversation, et donc même pas capable d'appeler un taxi pour rentrer chez lui…

Bref.

Revenons à samedi.

Louise, il faut que je te dise : un pique-nique à midi, c'est nuuuul !
C'est nul, parce que tu es ma copine, donc je peux pas louper ça !
C'est nul, parce que ça coupe, ça casse, ça te tue une journée.
Le matin, tu fais à bouffer.
De 14 à 17 heures, tu bouffes et tu blablates, et ensuite, c'est le soir.
Je pourrai même pas aller lécher les vitrines pour trouver un truc sympa à t'offrir de bon cœur. Je vais devoir faire ça en quatrième vitesse, je ne sais même pas quand, je ne pense même pas que j'aurai le temps…

Enfin bon.
Tu le sais, quand je suis fatiguée, je me contrarie d'un rien.
Je suis susceptible, de mauvaise humeur et de mauvaise foi.

Je suis sûre que ça sera sympa ce pique-nique.
Et j'espère qu'il fera beau.

Et puis, il me restera toujours dimanche, pour le repos de la guerrière.
Dimanche : vaisselle, lessive, rangement, ménage… cinéma ?
Joli programme...

 

Mais il s'enfuit où, comme ça, le temps … ?

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Gwada - day 5

Guadeloupe.

Mars 2008.
Le 22

Journée coooool.
Pour compenser de la veille.

Au petit déjeuner, on scotche sur les sucriers, qui viennent sans se soucier de nous, se gaver du sucre qu'on a mis dans cette coconut...

sucriers
08:00 - petit déjeuner au bungalow

Ces goinfres, ils en foutent partout.
Gare aux jeans et chaussures pleins de boue qui sèchent dessous !

Allez les gens, on décolle les yeux, on s'appuie sur la table pour se soulever de la chaise (cause courbatures dues aux acrobaties de la veille) (pour ceux qui seraient passés à travers) (pas moi en tous cas), et on se prépare pour bouger.

Un petit tour au marché de Saint François pour commencer la journée, pour acheter de quoi manger à midi, et c'est parti pour l'anse à la Barque, tranquille et mignonne comme tout si l'on en croit les guides.

Mais les guides ont du se tromper.

Tranquille, ça, oui.
Quasiment pas un chat.

Mignonne, ça dépend des paramètres que l'on prend en compte.

anse à la barque
11:07 - Anse à la Barque

Si on s'arrête à la couleur et à la température de l'eau, je suis d'accord.
Enfin, j'ai pas trempé mes pieds, mais vu le peu de profondeur, je mise sur un bon 32°C...

Mais si on regarde un peu plus près, la plage, c'est pas tout à fait ça : une bande de petites caillasses comme vous voyez en bas à droite de la photo, 2 mètre de large sur une dizaine de long, c'est pas top.

Et pas d'ombre, en plus.
Alors que c'est bien le premier jour où on a un ciel bleu, sans aucun nuage.  
Et qu'on compte passer la journée à la plage.

Alors pas d'ombre, no way.

Pendant que j'attendais sous un arbre (oui, maintenant, je me laisse plus embarquer comme ça, non mais...) (je deviens méfiante) Claire part en reconnaissance, voir si y a pas une plage sympa au bout du petit chemin (faire pipi surtout, oui).
Et Chien Chaud la suit.

Heuuuu Chien Chaud ! Come back !
Elle a dit qu'elle allait faire pipi, il faut la laisser tranquille !

Bon ok.
Je suis toute seule.
Again.
Again, Chien Chaud suit Claire. Qui va faire pipi.
Soit.
M'en fous, mais ils ont intérêt à revenir vite, parce que fait chaud, là.

(En plus le truc je sais pas si je vous ai dit, c'est que Claire et Chien Chaud sont sortis ensemble pendant plus d'un an, et puis ça s'est fini.
Pour Claire, c'est clair, si j'ose dire, mais pour Chien Chaud, visiblement, y a encore un peu de travail à faire...)

Ah, les revoilà qui reviennent par l'eau.
Houlalà, y a l'air d'avoir des oursins partout là-bas !

Mais bon, apparemment, ils arrivent à passer à travers.

Ils me rejoignent, on se regarde :
Bon, on essaie de trouver autre chose, hein ?

bougainvillers
11:18 - bougainvillés - je sais pas comment ça s'écrit et je suis une vilaine flemmarde 

On se re-tape le chemin au bout duquel on a garé la voiture.
Fait chaud.

Puis on arrive à la voiture où on largue nos sacs de quinze tonnes contenant le pique-nique et l'eau, et on s'affale sur les sièges.

A la quête de la prochaine plage potable. 

On arrive au Helleux.
Déjà, y a des surfeu's sur le pa'king.
(yes, +1) (nan, j'rigole) (mais y a des vagues, c'est cool)

Là, y a une plage de galets, du sable, tout ça en plein soleil, et au bord, de l'ombre.
Sauvés.

Bon, à l'ombre, c'est pas top, on est sur une espèce de sable poussiéreux, on voit pas la mer, en plus y a des trous dans l'ombre.
La preuve :
l'avocat, il est sous les arbres, à l'ombre quoi.
Et mon dos, il est dans la tache de soleil entre les feuilles, à côté.

Même qu'à midi, je peux vous assurer que ça tape bien.

Au passage, notez la taille de l'avocat.
Non, ce ne sont pas des petites cuillères naines, c'est un avocat géant.

avocado
12:20 - pique-nique à la plage du Helleux

Voyez, quand je vous dis qu'il y a des trous dans l'ombre !

Oui, en plus y a des feuilles mortes par terre, les arbres sous lesquels on est, on sait pas trop si c'est des arbres à acide ou pas, alors du coup, j'ose pas trop aller là où c'est vraiment bien ombragé (et vraiment bien sous les feuilles potentiellement à acide).

Parce que là-bas, y a des arbres, les mancenillers, qui ressemblent à des pommiers, paraît-il (m'enfin, quand t'as pas vu de pommier depuis celui du jardin de petite mamie qui a vendu sa maison y a 10 ans, t'es bien avancée moi j'dis...) .
Et ces arbres-là, ils produisent de l'acide qui coule par goutte des feuilles, et même que ça brûle beaucoup, et surtout faut pas te mettre dessous quand il pleut parce que l'arbre ruisselle de l'acide...

Rassurant non ?

Notez le pique-nique hautement diététique...
Au moins on avait des tomates du jardin, des vraies, des bonnes !

piknik
12:22 - pique-nique à la plage du Helleux

Et puis, dans la foulée, j'ai attaqué sur une petite sieste digestive à base de lecture et de bronzage par tâches à travers les arbres, pendant que Chien Chaud allait se baigner.

Et puis Claire est partie "en reconnaissance" par un chemin où des gens passaient, juste à côté de nous.

Et je suis restée seule.
Again.
J'le vis bien.

(Non, sans blague, j'vous dis ça comme ça, pour le comique de situation répétitive, mais ça m'a pas dérangé plus que ça) (Sauf à la longue, quand t'as chaud et envie d'aller te baigner, t'en as marre d'être toute seule pour garder les affaires) (ça oui, j'avoue)

Et puis Chien Chaud est revenu de la baignade, et a demandé où était Claire.
- Elle est partie se balader.

Next thing I knew, Chien Chaud n'était plus là.  

C'est là que j'ai commencé à avoir chaud, à force, et puis marre de lire aussi, à force, et puis je voyais pas la mer, et puis je devais rester là pour surveiller nos affaires, parce qu'il y avait des gens qui passaient, et puis aussi des jeunes à l'air pas trop tendre, avec des coup-coup (ou machette pour les non-initiés), qui me demandaient l'heure avant d'aller couper du bois dans le taillis derrière moi...

Que faire quand un jeune à l'air féroce, accompagné d'un loup chien et d'une machette te demande l'heure, alors que tu es seule et en maillot de bain ?
Tu te retournes tranquillement vers ton sac, en lui disant "oui, pad'pwoblem" avec un grand sourire, tu regardes ta montre, et tu réponds twanquill'ment l'heure qu'il est, en lui demandant s'ils coupent du bois pour faire du feu ce soir.
Question conne, on est d'accord, puisque ça semble évident, mais il faut se montrer sociable.

Bon allez j'arrête de raconter des couenneries.

Finalement, Claire et Chien Chaud sont revenus, me disant que là-bas, au bout du chemin, y avait une super plage avec personne dessus, avec des arbres, du sable, et même la mer.
Naaan.
Et alors, il est , le piège ?

Ben, y a un endroit, pour y aller, faut traverser un champ et y a des vaches dedans.
Ben, ça va, j'ai déjà vu des vaches.
Oui, mais après, y a un endroit où faut descendre dans les rochers un peu à pic.
Ah.
Et, c'est faisable ?
Oui, oui, au pire on t'aidera pour porter ton sac.
Bon, ok, je vous suis.

Bon, le champ de vaches, y en a que deux, tu passes le dos bien droit, sans te retourner et en serrant les fesses, l'oreille aux aguets d'une éventuelle galopade en ta direction.
Ca va, au moins t'es pas habillée en rouge.
Mais bon, les vaches antillaises, elles sont pas très énervées...

Et puis ensuite, l'à-pic dans les rochers...
D'la blague j'vous dis !
Quoi ?!
Y a pas de boue ? Ca glisse pas ?
Mais c'est pas drôle, c'est trop facile !
Scandale !
Rendez-moi mon argent !
En plus y a une corde exprès pour s'aider !
Pfff, ils se moquent de moi, j'te jure !

Bon, heu, j'avais quand même un peu les jambes qui tremblaient, à cause des exploits de la veille, mais c'était franchement faisable.

Et au bout, la récompense :
Une plage, avec, en effet, du sable et de l'eau...

plaga - à gauche
15:15 - plage cachée du Helleux

Bonheur !
:)

Je suis vite allée faire trempette parce que moi aussi j'avais envie de faire pipi et moi je gardais les affaire, j'étais pas allée me balader dans la nature parce que faisait chaud...
:)

C'est marrant, souvent, quand on arrivait à la plage, on se foutait tous les trois à l'eau, à distance raisonnable les uns des autres, jusqu'à la taille, et puis on marchait, et puis après une minute on pouvait enfin se regrouper, la larmiche de soulagement à l'oeil...
Bah arrêtez vos regards choqués, vous faites jamais pipi dans le mer vous ?!

in the water
14h - plage cachée du Helleux

Attention aux oursins cachés dans les rochers !
Et vive l'appareil photo qui va dans l'eau ;)

On voyait des petits poissons, mais c'est Chien Chaud qui est resté dans l'eau pour prendre les photos.
Au bout d'un quart d'heure et quelques longueurs, je caillais déjà à cause du vent qui soufflait. 

fish
14h - Chien Chaud chasse le poisson à la plage cachée du Helleux

Et puis... session photos !

L'eau était d'un bleu...

blue lagoon
15:15 - plage cachée du Helleux

Ces arbres-là, sous lesquels on s'abrite du soleil, je les connais.
Ca, c'est pas des mancenilliers.

Palétuviers peut-être ... ?

palétuviers
15:20 - plage cachée du Helleux


Et à travers, oui, on voit la mer...

through the trees
15:26 - plage cachée du Helleux

J'oubliais le dessert !
Un melon face au lagon ?

(ok, je sors)

Sans blague, il était super bon...
;) 

(et je précise, c'est la même petite cuillère que tout à l'heure dans l'avocat...)
(tu vois, je ne mens pas !)
(ok, j'arrête les rimes, c'est bidon...)
(tiens ça faisait longtemps que j'avais pas dit "c'est bidon")
(ça me rappelle mon frère)
(oui, donc, la Guadeloupe... : )

melon !
15:34 - plage cachée du Helleux

Session shooting avec notre modèle Bernie l'Hermat', revêtu de sa plus belle coquille pour l'occasion...

C'est pas d'la gnognotte (décidément, j'accroche bien avec la gnognotte), les bernies guadeloupéens !

Du moins, c'est trèèèèès loin du souvenir que je gardais des bernies bretons de quand j'avais 5 ans (ces minus...) (je parle pour les bernies, hein, Head, pas pour toi) (encore que, est-ce que t'es bretonne toi ?) (Nantes, c'est pas breton ça, si ?) (oui, bon, chui une brelle en départements français) (quoi, la Bretagne, c'est pas un département ?)...  

bernie
15:45 - Bernie l'Hermat' à la plage cachée du Helleux

Mes pieds, également, parce que j'y étais, et puis faut bien vous montrer l'avancement du bonzage thong-style (encore que, là, c'est plutôt sand-style...)

             mes pieds
             15:47 - plage cachée du Helleux

Et oui, une fois sèche, j'ai remis ma jupe, pour ceux qui s'étonnent de pas voir mes jambes adrianesques.
Parce qu'avec le zeph' qui soufflait, j'vous assure qu'il faisait pas chaud !

(quoi chui frileuse ? tsssst, t'occupe, j'te dis que ça caillait, crois-moi !) 

coco
15:50 - plage cachée du Helleux

Remember : do NEVER make la sieste under the coconut tree ! Very Important Danger !

(non mais, à force de te le rememberer, tu crois que ça va te rentrer dans le cerveau ? tu me diras merci, quand tu siesteras sur une plage bordée de coconut trees, et que tu seras réveillé par le bong! d'une coconut qui tombe, mais pas sur ta tête, juste plus loin...)

 


Et puis, parce que j'aime bien avoir l'air conne, à quatre pattes par terre, voici une petite sélection "à ras du sol"...

sea of sand 
15:56 - plage cachée du Helleux

Du sable, du vrai...
qui vient se coller à tes joues tartinées de crème solaire, dès le premier coup de vent.

Je te parle même pas du dos, des jambes, des cheveux...
Mais c'est quand même les joues le plus gênant, quand tu croises plein de monde, et qu'en arrivant à la voiture, tu te vois dans le rétroviseur avec ce joli duvet sableux...
Mmmhhh, jolie barbe, mam'zelle !

algues sèches
15:57 - plage cachée du Helleux

Quelques algues sur la plage.
Quand elles sont sèches, ça va.

Mais j'aime pas trop quand elles sont mouillées, toutes en tas, et qu'il faut marcher dessus : pffft, pffft, je me demande toujours si y a pas une bestiole là-dessous... 
(oui, quoi, non, j'aime pas les bestioles, au cas où t'aurais pas remarqué !)

épineux
15:58 - plage cachée du Helleux

Toujours au ras du sol, le "je ne sais pas ce que c'est" qui pique sans doute.

Enfin, moi j'di ça, j'dis rien, c'est juste l'impression que ça me donne en le voyant...

          coco
          15:59 - plage cachée du Helleux

Et non, ceci n'est pas une mèche de ma chevelure magnifique.

Aaah, je sais, vous êtes un peu déçus, là.
Sorry.

Non, c'est une chevelure de coconut.
Enfin je crois...

          corail
          15:59 - plage cachée du Helleux

Des petits bouts de corail (enfin je crois) un peu partout sur la plage...

Et l'eau, toujours aussi bleue :

panorama
16:01 - plage cachée du Helleux

Et quand même, parce que j'y étais ... mes pieds dans l'eau

Ah, oui, là on voit mes gambettes.
Et là vous constatez qu'elles ne sont pas adrianesques.
Le mythe tombe à l'eau.

Héhé, je sais, encore une blague pourrie.
Il faut que j'arrête.
(De me déprécier, pas de faire des blagues pourries)

Limite si j'étais un mec, c'est quasi certain que j'aurais hérité des jambes arquées de papa.
Mais bon, je ne suis pas un mec, et puis, c'est pas avec le rembourrage que j'ai dessus qu'on va voir que les os sont arqués, hein...   ;)

Bref.

les pieds dans l'eau
16:07 - plage cachée du Helleux

La plage, à droite.
C'était vraiment beau, et puis vraiment tranquille, aussi.

Au loin, là-bas, y avait une grande famille qui fêtait Pâques en camping, mais ils restaient surtout là-bas, sauf les enfants qui se baladaient sur la plage.

Mais on était vraiment peinards.

plage - à droite
17:00 - plage cachée du Helleux

Allez, on rentre au bungalow quand on a notre dose de vent, on se dé-sable, on s'étale une petite couche de biafine pour le principe, et ...

... rendez-vous mercredi prochain pour la journée suivante !
Au programme : flower power, road trip et boum à la plage ...

(avec ça, si vous attendez pas mercredi prochain avec impatience... héhéhé le teasing de la mort qui tue héhéhé)
(méfiez-vous de moi, moi j'dis !)

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Un rayon de soleil

... ce matin-là devant ma fenêtre.

Vachement intime, non ?
Heureusement que les voisins gardent toujours leurs volets fermés...

Voilà, cette photo, parce que j'ai de plus en plus de choses à dire et de moins en moins de temps pour le faire, et c'est pas prêt de s'"arranger"...

Bonne journée !

windows
Le 18 Mars 2008 à 08:45
At home

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Flowers, by ...

red
Le 18 Mars 2008 à 08:45
At Home

Deux photos de tulipes
(je sais, dans la publicité pour le parfum c'est pas des tulipes)
(enfin je crois pas)
pour ce dimanche.

Je suis chez mère-grand, je reviens dans la journée... 
Et vous, vous avez fait quoi de beau, ce week-end ?
Respiré l'air pur de la campagne, pris un bain de foule en ville ou de mer à la plage ?
Dites-moi, un peu...

        red
        Le 18 Mars 2008 à 08:45
        Home

         C'est beau, le rouge, non ?
         Moi j'aime bien, le rouge.

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Horoscope


Parce que je trouve ça toujours fort instructif, de lire les horoscopes, j’ai décidé de faire une nouvelle sorte d’articles.

Comme vous le savez (ou pas) je reçois chaque mois Marie France, que je lis plus ou moins attentivement. Ce mois-ci, vu le temps que j’ai passé à l’aéroport, c’était plutôt plus que moins.
Je suis même allée jusqu’à lire l’horoscope, et, même si je n’y crois absolument pas, j’aime bien faire le parallèle avec ma vie réelle.

Sauf qu’en général, on le lit toujours à l’avance, l’horoscope.
Et à la fin du mois, on ne s’en souvient plus.
Mais je suis curieuse, de voir ce que ça donne en pratique (ou ce n’est qu’un prétexte de plus pour un article sans intérêt…).

Et donc, dorénavant, chaque fin de mois / début de mois suivant, je ferai un bilan du mois passé, comparé à ce qui m’était « prédit », et j’annoncerai le programme du mois suivant.

 

Concrètement :

On commence ce mois-ci avec ce que l'on me prédit pour Juin :

Thème : Passion.
Ca commence bien.

« Vie privée : célibataire, vous pourriez bien être en pleine ébullition sentimentale.
(Je vous passe ce qui ne me concerne pas, à savoir ici ce qui concerne les couples)
Donc attention, les gens, ce mois-ci, chaudasse en vue.
Un bon mois affectif pour le signe.
Cool, je vais me faire plein de nouveaux potes. Je me demande bien où et comment, vu ma vie sociale actuellement sous-développée.
A blâmer : mon chef qui me casse le moral, mon esprit qui cherche un moyen de me renvoyer abroad and far far away as soon as possible and for as long as possible, et la série The L Word dont je suis gravement accro.

Vie professionnelle : vous êtes en train d’apprendre quelque chose qui vous plaît énormément …
Oui, je suis en train de découvrir de plus près les mécanismes du congé sans solde et de la mise en disponibilité.

… en regardant les autres faire,
Oui, en lisant des blogs de gens qui ont tout quitté et en voyant tous mes collègues se renseigner sur les mutations possibles, poussés par l’ambiance de folie qui règne au service. Comme je n’ai pas encore l’ancienneté pour la mut’, je me renseigne pour les autres possibilités…
et vous vous investissez à fond, pleine de passion et d’énergie.
Oui, enfin, bon, j’ai décidé de mettre beaucoup plus d’argent de côté pour pouvoir me barrer avec une bonne réserve, maintenant que j’ai un but… On verra à la fin du mois si je m’y suis investie vraiment…
Vous tenez le coup sur un gros projet.
Très gros…

Forme : bonne.
Cool, j’attends un changement, alors.
Vous dormez comme un bébé
Ca, ça commence bien, parce que je me couche de plus en plus tôt, je me réveille au milieu de la nuit pour le biberon, et au petit matin…
 et mangez comme quatre sans prendre un gramme.
Oui, manger comme 4, en ce moment je fais. Par contre je prends des grammes…
Un bel équilibre.
Si tu le dis…
 » 


Rendez-vous dans un mois pour le bilan ?

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En réunion

Lundi, ce lundi que j'appréhendais tant, j'ai passé la journée en réunion.

Pour simplifier, sachez que le service auquel j'appartiens est constitué d'une multitude de petites entités, chacune ayant un chef.
Et au-dessus de tout ça, il y a le chef de service et son adjoint.

Moi, j'appartiens à une des petites entités, mais la nôtre est particulière : on est chargés de dossiers concernant toutes les autres entités, alors qu'elles, n'ont à s'occuper que d'elles.
Compris ?
C'est pas évident, je sais, mais je fais de mon mieux.

J'appellerai mon chef direct (de mon entité): chef A.

Le matin, j'avais une réunion hors-service, à laquelle chef A m'avait demandé d'aller, pour accompagner les chefs X et Y des entités concernées par cette réunion.
Si vous suivez bien, je n'étais pas concernée directement par la réunion, j'y allais plus par souci d'information.

Et le redouté chef de service avait fortement approuvé la chose.
Très bien.

Donc, me voilà partie à cette réunion, pour un brainstorming sur quelque chose que je ne connaissais absolument pas.
Vois le stress que j'avais.
Si on me demande quelque chose, je dis quoi, moi ? Je bluffe ? Je me tourne vers chef X ou chef Y pour qu'ils répondent à ma place, en essayant de pas trop avoir l'air conne ?

En fait, ça a été.
Après une entrée dans la salle, sans se présenter (moi je fais comme les chefs, hein, eux ils se présentent pas, je présume donc qu'ils sont connus, donc je me présente pas non plus) (je me réfugie dans leur ombre) (lâchement) (oui, lâchement), on s'est assis et la réunion a pas tardé à commencer.

Au début, bon, ça allait, on a eu un rapide historique du produit, sans qu'il nous soit présenté, donc si tu connais absolument pas le truc, ben tu connais toujours pas le truc…

Tout le monde écoutait religieusement.

Et puis on est passés aux questions, et là, ça a commencé à être rigolo.
Y en a qui ont demandé à quelle heure ça allait finir, parce qu'ils avaient un avion à prendre dans l'après-midi.
Y en a qui, visiblement, étaient comme moi, étonnés d'être invités à un brainstorming sur quelque chose qu'ils ne connaissaient pas.
Y en a qui ont demandé à quelle heure on mangeait.

En plus, visiblement, l'organisateur de la réunion voyait durer ça toute la journée, alors qu'on pensait, nous, naïvement, que ça serait la matinée seulement.
(Yess ! Je vais pas pouvoir assister à la réunion de service de l'après-midi…)

Donc voilà, c'est parti pour ce brainstorming, ou passage en revue exhaustif des problèmes susceptibles de se poser sur ce truc que je ne connaissais pas, et de leurs conséquences.

Genre, pour vous montrer, avec un radio-réveil.
Les problèmes susceptibles de se poser :

- l'affichage digital ne marche plus, mais on s'en rend compte (les conséquences)
- l'affichage digital ne marche plus, mais on s'en rend pas compte (les conséquences)

- le son ne marche plus, mais on s'en rend compte (les conséquences)
- le son ne marche plus, mais on s'en rend pas compte (les conséquences)

- l'alarme se désactive intempestivement, mais on s'en rend compte (les conséquences)
- l'alarme se désactive intempestivement, mais on s'en rend pas compte (les conséquences)
même chose avec l'alimentation électrique, une heure faussée, la radio qui déconne, et tout un tas de dérèglements ou pannes intempestifs, hypothétiques, et farfelus.

Et bla, bla, bla...
Et vous imaginez bien que l'outil en question n'est pas aussi simple qu'un radio-réveil…

Alors, j'écoutais ça, sans rien dire, puisque j'avais rien à dire, puisque X et Y sont concernés, et moi, juste là à titre d'information.

Du coup, en écoutant, en m'informant, j'ai bien eu le temps de regarder les gens.

Vous le savez, j'adooooore regarder danser les gens.

Bien sûr, je ne connaissais personne, à part X et Y, et il n'y avait pas eu de tour de table.
Donc en plus de regarder les gens, le but du jeu était de découvrir qui ils étaient, et d'où ils venaient, à travers ce qu'ils disaient.

Et bien, à ma grande surprise, ils étaient d'un peu partout en France !

Sinon, dans la salle, on était 12.
Sur les 12, il y avait 9 personnes de plus de 50 ans (à vue d'oeil, et d'oreille) (oui, j'écoute les conversations, et alors ?!).
Sur les 12, on était 2 femmes (toujours à vue d'oeil).

Après le repas, on était plus que 9.
Et puis on est retournés à 11.

Sur les 11, on était 9 à avoir des lunettes.
Il y avait 6 moustaches.
Je vous rassure tout de suite, je n’ai pas de moustache.

Il y avait aussi 2 cravates, 6 chemises à manches longues, 3 à manches courtes, un polo Lacoste, et un t-shirt aux couleurs du Brésil.
Cherchez l'erreur.
Non, ce n'est pas moi qui portais le t-shirt jaune.

Et puis, en regardant un peu plus attentivement tout le monde, j'ai poussé le jeu un peu plus loin.
Donner un surnom.

Sur les 10 papis présents, ils avaient tous un type différent.

Il y avait :
- Rugby Papi, 1m90, 100 kg, l’accent du sud et la blague facile,
- Josiane Balasko, non, ce n'est pas moi,
- Very Handsome Papi, en chemise et cravate, bien bâti, on ne le croirait presque pas à 2 ans de la retraite,
- Funny Papi, en polo lacoste beige et informe, à manches longues (atroce, les polos à manches longues),
- Pear-Shaped Papi, ou bouteille d’or*ngina, comme vous voulez, et qui cherche toujours un collègue pour blaguer,
- RedSkin Papi, tellement qu’on dirait qu’il a pris un énoooorme coup de soleil,
- Papi Bougon, qui dit rien et qui rigole ironiquement de temps en temps,
- Papi Fantôme, qui n’est pas là après le repas
- le dernier, pas  vraiment descriptible. Genre, scribe égyptien. Sans le type égyptien. Genre scribe, quoi. Me demandez pas plus de précisions, je pourrais pas vous expliquer.

Sinon, à un moment, je sais plus trop pourquoi, peut-être en me demandant à quoi je servais (à rien…), j’ai failli partir en fou rire.

Alors j’ai essayé de me concentrer sur du concret.
Par exemple, les 6 moustaches, là.

Est-ce que ça prend du temps à entretenir, des moustaches pareilles ?
C’est vrai, quoi, doit falloir les tailler, poil après poil, pour qu’ils soient tous à la même taille…
Nan ?

Quoi ?
Rhoo, bon, on s'occupe comme on peut, hein...


Sinon, deux phrases marrantes choppées au vol pendant cette réunion :

« Il avait cassé sa planche de surf, le mec, pour sortir une procédure pareille ?! »
(Au début, j’ai halluciné, j’me suis dit, mais qui parle de surf dans cette réunion d’avionneux ? Et puis j’ai réfléchi : Ah, oui, il vient de Brest, lui… Du coup j’ai imaginé un peu sa vie…)

Et la seconde, glissée à voix basse au voisin, en rigolant (à moitié) :

« Ce qu’on fait là, j’appelle ça enc*ler les mouches »

Alors, à votre avis, qui a dit ça ?
Bien sûr, c’est un des Papis sus-mentionnés.

 

PS : Ce week-end (depuis hier soir, en fait), je suis chez mère-grand, très très loin de toute civilisation (et connection internet), donc je vous laisse faire des pronostics sur l'enc*leur de mouches, vous n'aurez la réponse que dimanche soir, à mon retour.

PS2 : Croisez les doigts, faites qu'il pleuve samedi, j'ai pas envie de faire la descente de la "S'moie" (dixit mère-grand) en canoë...

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