Dimanche 23 Mars 2008.
Aka dimanche de Pâques.
Du coup, on attaque le lapin que notre hôte nous a offert.
Il fera pas long feu, mais plus que si j'avais été toute seule dessus...
07:45
Aujourd'hui, on retourne en Basse-Terre, dans la partie Ouest de l'île.
On voudrait visiter le Parc des Mamelles, puis le jardin tropical de Deshaies, et la maison du café, quelque part dans le coin aussi.
En fait, on aura pas le temps pour la maison du café.
On commence par le Parc des Mamelles, au bout de la route de la Traversée.
C'est en fait un circuit dans la forêt tropicale "aménagée" : il y a des fleurs partout, et de temps en temps des cages avec des animaux dedans.
Mais il abrite en premier lieu des ratons laveurs, alias racoons, qui vivent en semi-liberté.
10:36
Ils nous ont bien fait marrer, entre celui qui sieste comme un gros paresseux, ceux qui se chamaillent, ceux qui se roulent par terre...
On peut aussi aller faire un tour dans la canopée, grâce à un circuit de ponts suspendus (genre acrobranches mais en facile, pas besoin de s'accrocher, suffit de marcher).
Même avec mes courbatures, je n'ai aucun mal à le faire.
Easy.
10:52
On a vu toutes sortes d'animaux, des tortues aux perroquets, de la fouine à la loutre, de l'iguane à la chauve-souris...
Un bon aperçu de la faune locale.

11:00
On s'est arrêtés pour boire un coup, et on avait une vue superbe sur la côté, et plus précisément l'îlet Pigeon, qui appartient à la réserve Cousteau, un super endroit pour plonger.

11:10
Ce que j'aime bien, aux Antilles, c'est aussi la déco.
Dans le petit bar où on s'est arrêtés, il y avait plein de trucs qui pendaient du plafond.
De jolis mobiles.

11:17 - parc des Mamelles
Bien sûr, on a vu une quantité impressionnante de fleurs.
Ici : alpinia, oiseau du paradis et balisier, mais je ne connais pas le nom des petites clochettes rouges.
12:00
Il y a également une serre dans laquelle on peut entrer, et où il y a plein de papillons.
Pas faciles à prendre en photo !

12:58
Et puis, quand on a eu fini cette balade, on s'est dit qu'on commençait à avoir la dalle.
Le truc, c'est qu'il était déjà tard, pour manger, et en plus c'était le dimanche de Pâques, donc on a eu un peur peur de ne rien trouver d'ouvert.
On s'est arrêtés dans le premier bled où on est passés, Pointe Noire, et nous voilà à la recherche d'un resto.
Ceux qui étaient indiqués dans les guides, tous fermés. Closed. Geschlossen.
Ben zut alors.
On est bien passés devant un truc ouvert, mais Chien Chaud a fait le difficile, il trouvait que ça avait l'air d'un boui-boui, c'était même pas devant la mer, ça l'inspirait pas...
Ouais mais bon, Chien Chaud, c'est pas comme si c'était le seul resto d'ouvert !
Et puis c'est pas toi qui nous saoule depuis qu'on est partis des Mamelles parce que t'as la dalle ?
On a fini par le raisonner, et on s'est arrêtés là pour manger.
Et ben, pour une bonne surprise, ce fut une bonne surprise !
Un accueil tout à fait sympathique, un menu à 15 euros pour apéritif avec boisson et accras, plat et dessert.
Et le tout, super bon, en prime !
Je vous présente madame Ouassou, que j'ai dévorée parmi un assortiment d'autres bonnes choses

15:05
Le repas de Claire : il me semble que ça ressemble à un carry de ouassous (ou colombo, je sais pô !)

15:08
En bref, un moment inattendu et sympa, où on s'est régalés, où Claire et Chien Chaud étaient un peu pompettes cause l'apéro alcoolisé avec le ventre vide et un bon soleil de plomb (on était à l'ombre mais quand même), et d'où l'on gardera une phrase culte, qui arrivait en conclusion d'une discussion animée sur les acteurs de films iks :
" Sa vie, c'est d'avoir une grosse b*te "
Cherchez pas, quand je vous dis qu'on s'est bien marrés, faut me croire 
En face du resto, il y avait ce mur avec des tas de mains dessus, je ne me souviens plus trop pourquoi c'était là, mais j'ai trouvé ça joli :

15:49
On est repartis dans notre Micra 4x4, on a fait un petit tour dans Pointe Noire (surtout pour aller tirer des sous en fait mais chuuuut) et voici la rue de la banque, pendant que j'attendais (oui parce que les rues sont désertes, mais y a quand même toujours quelqu'un à la tirette) :

15:55
Une fois qu'on a eu les poches pleines de billets, on est repartis sur la route toute la sainte journée.
J'étais à l'arrière, pour une fois, parce que Claire conduisait et Chien Chaud était limite malade dans les lacets de la route, alors j'ai été galante gentille, je lui ai laissé la place à l'avant.
Du coup, à l'arrière, j'ai pris des tas de (random) photos :
Un bus en mode pause :

15:58
Une case et une voiture totalement délabrées.
Mais avec des signes de vie, quand même.
Des trucs qui ont l'air à l'abandon ne le sont pas, en fait.

16:08
Et puis on est arrivés à Deshaies, et là on s'est arrêtés, parce que c'était tout mignon.
Et j'ai continué les photos (plus rien ne m'arrête...).
Un petit pont tout mignon à côté du port.

16:29
Deux barques jumelles sous les cocotiers :

16:30
Des casiers à crabes (?) ou à écrevisses (?) sur la plage.

16:31
Encore des barques sous les cocotiers, parce que les barques sous les cocotiers, ça fait bien exotique.

16:32
Les bâteaux du port d'Amsterdam de Deshaie.
16:51
Et puis, balade dans le village, et mitraillage photo de tas de trucs, et bien sûr, de jolies maisons.

16:52
Y avait des "joyeuses fêtes" partout, au début je croyais qu'ils avaient eu la flemme de les enlever depuis Noël, mais après on s'est dit que peut-être ils les avaient remis pour Pâques ... ?
Précision : j'ai changé le numéro de téléphone pour le resto, pas la peine d'appeler, vous emmerderez quelqu'un mais vous pourrez pas réserver.

16:53
C'est Claire qui a pris cette photo, je crois, parce que je ne m'en souviens pas, mais je la trouve super jolie :

16:54
Celle-là aussi :

16:57
Mister Pélican, en plein envol :

16:59
Le clocher de l'église de Deshaie, rouge sur le ciel bleu, superbe...
J'ai pas mis de plan plus large parce qu'il y avait des fils électriques et plein de parasites, c'est un peu dommage, mais bon...
17:04
Passage devant la caisse générale de Séc. Soc. :

17:10
et décryptage des horaires : le matin, on voit à peu près, mais l'après-midi... c'est un peu flou !
Laissé à l'appréciation de celui qui tient l'accueil ?

Après avoir fini notre balade et discuté avec un gentil monsieur qui nous a dit
"Vous avez de jolies filles en métropole
- Ben, ici aussi il y a des jolies filles !
- Oui, oui. Vous êtes frères et soeurs ?
- Non, non, amis
- Ah, je vois..."
Mais, monsieur, tu vois quoi ?
Cela dit, il était très gentil, on a discuté un peu de la coutume d'aller camper sur les plages pour Pâques, et d'autres choses.
Quand je pense que beaucoup de gens croient les Guadeloupéens racistes, quelle erreur !
Je crois surtout que le comportement des gens envers nous est le reflet du nôtre envers eux.
Si tu te montres bête et con, si tu arrives là-bas (ou ailleurs) et que tu te comportes comme à la maison, alors que tu en es très loin, tu ne peux décemment pas espérer être accueilli à bras ouverts par les locaux !
C'est partout pareil, de toute façon.
On a vu des touristes se comporter de manière atroce, filmant les gens sans demander la permission, doublant, se comportant comme des enfants gâtés auxquels tout est dû.
Scandaleux, gerbant !
Bref.
Après Deshaie, on a continué la côte vers le Nord, et on s'est arrêtés à la plage de Grande Anse, au Nord-Ouest de Basse-Terre.
Là, les souvenirs sont remontés !
Je me souvenais de cette plage, je me souvenais y être allée avec mes parents, m'y être baignée avec mon frère.
Je me souvenais de cette plage qui descendait tout d'un coup dans l'eau, je me souvenais que mon père nous avait fait sortir des vagues parce qu'il avait cru voir un aileron de requin...
Ca fait bizarre, des images qui remontent tout d'un coup, comme ça.
On est restés là un petit moment, Claire et Chien Chaud préparaient une randonnée pour la Soufrière, et moi je bouquinais.
On a vu le coucher de soleil :

17:57
Et le dernier avion qui arrivait de Paris, le Boeing 777 de 18 heures, un poil en retard.

18:11
Et puis, avec la nuit qui tombait rapidement, on s'est rentrés tranquillement au bungalow, avec une bonne journée de route et de découvertes dans les pattes (et des tas de photos au compteur !)...