aWa's world

On ze crazy road again - et autres joyeusetés

Bonjour, les gens.

Ca va, vous ?

Moi, ça va bizarre.
Oui, bizarre.

Madame de Mayotte, t'étais au courant ou bien ?

Ton commentaire à mon délire sur mon grand blond.
Et ben figure-toi que t'avais vu juste.
Juste, genre presque tu connaissais le pot aux roses tant t'étais pas loin du tout du schmilblick.

Découverte de ouf que je me suis prise en pleine face.
J'm'en doutais bien un peu, mais bon, où se trouve la limite entre ma parano and the real world ?

La limite, moi j'vais te dire, elle est ténue.
Très ténue.
Sauf que là, ma parano, elle avait raison.
F*ck.

Un peu plus d'un mois après, on se refait donc à peu près la même séance qu'à day6.
Sauf que là, c'était pas Brazilian Guy (et j'ai pas pleuré).

Là, c'était en français, donc on peut penser que c'était plus facile, mais non.
Les gens, dorénavant, je me passerai de commentaires sur P'tit Nouveau du boulot.

Oui, parce qu'en plus de tout le reste, il a trouvé ma bulle.
Bonjour, P'tit Nouveau.

Les gens, sur ce, j'vais essayer de penser à quoi écrire à la place de mon méga article sur les collègues du boulot.
Qu'était presque prêt pour vendredi.
Hem.

Donc c'est pas dit que vendredi, et samedi, et même dimanche, vous ayez de quoi vous coller sous l'oeil.
Non, c'est pas dit.

Parce que je pars sur les routes de France et de Navarre, moua, ce week-end.
Ce week-end, moua, je vais me taper 800 bornes.
Aller.
Et autant retour.

Ouais, moi, ce week-end, je prends la route.
Je sais, on risque d'avoir un peu chaud, et un peu du monde, mais qu'est-ce que tu veux, t'es un warrior ou tu l'es pas.

Et moi, tu sais que je suis une warrior.

Alors en plus de me taper 1600 bornes avec 30° et plein de gens sur la route qui partent en vacances, en plus de ça, tu sais quoi ?
Je prends 4 passagers.
Dont 3 mecs.

Jusque là, tout va bien.
Sauf que ce week-end, c'est torchage de gueule au programme.
(Je dirais même plus : grooos torchage de gueule)
Avec 800 kilomètres au retour.
Donc.

Et les mecs, les lendemain de cuite, ça pue.

Quoi ?!
Et moi ?
T'es fou, moi je pue pas !

T'as des idées, des fois, j'te jure ...

Bon allez, les gens, j'vais au moins vous préparer la photo du dimanche.

(Quoi mon blog il est pas spontané ? Quoi mes articles ils sont tous programmés ?)
(Tu veux du spontané ?)
(Tu veux du croustillant alcoolisant ?)
(Reviens par ici la semaine prochaine, tu devrais être servi !)

8 commentaires - aucun rétrolien

Gwada - day 6

Dimanche 23 Mars 2008.
Aka dimanche de Pâques.

Du coup, on attaque le lapin que notre hôte nous a offert.
Il fera pas long feu, mais plus que si j'avais été toute seule dessus...

chocolate 
07:45 

Aujourd'hui, on retourne en Basse-Terre, dans la partie Ouest de l'île.

On voudrait visiter le Parc des Mamelles, puis le jardin tropical de Deshaies, et la maison du café, quelque part dans le coin aussi.
En fait, on aura pas le temps pour la maison du café.

 

On commence par le Parc des Mamelles, au bout de la route de la Traversée.
C'est en fait un circuit dans la forêt tropicale "aménagée" : il y a des fleurs partout, et de temps en temps des cages avec des animaux dedans.

Mais il abrite en premier lieu des ratons laveurs, alias racoons, qui vivent en semi-liberté. 

racoon 
10:36

Ils nous ont bien fait marrer, entre celui qui sieste comme un gros paresseux, ceux qui se chamaillent, ceux qui se roulent par terre...

On peut aussi aller faire un tour dans la canopée, grâce à un circuit de ponts suspendus (genre acrobranches mais en facile, pas besoin de s'accrocher, suffit de marcher).

Même avec mes courbatures, je n'ai aucun mal à le faire.
Easy.

     canopée 
     10:52

On a vu toutes sortes d'animaux, des tortues aux perroquets, de la fouine à la loutre, de l'iguane à la chauve-souris...
Un bon aperçu de la faune locale.


     animals
     11:00

On s'est arrêtés pour boire un coup, et on avait une vue superbe sur la côté, et plus précisément l'îlet Pigeon, qui appartient à la réserve Cousteau, un super endroit pour plonger.

point of view
11:10 


Ce que j'aime bien, aux Antilles, c'est aussi la déco.
Dans le petit bar où on s'est arrêtés, il y avait plein de trucs qui pendaient du plafond.
De jolis mobiles.

poissons volants
11:17 - parc des Mamelles


Bien sûr, on a vu une quantité impressionnante de fleurs.
Ici : alpinia, oiseau du paradis et balisier, mais je ne connais pas le nom des petites clochettes rouges.

    floral 
    12:00

Il y a également une serre dans laquelle on peut entrer, et où il y a plein de papillons.
Pas faciles à prendre en photo !

butterfly
12:58 

Et puis, quand on a eu fini cette balade, on s'est dit qu'on commençait à avoir la dalle.

Le truc, c'est qu'il était déjà tard, pour manger, et en plus c'était le dimanche de Pâques, donc on a eu un peur peur de ne rien trouver d'ouvert.

On s'est arrêtés dans le premier bled où on est passés, Pointe Noire, et nous voilà à la recherche d'un resto.

Ceux qui étaient indiqués dans les guides, tous fermés. Closed. Geschlossen.
Ben zut alors.

On est bien passés devant un truc ouvert, mais Chien Chaud a fait le difficile, il trouvait que ça avait l'air d'un boui-boui, c'était même pas devant la mer, ça l'inspirait pas...

Ouais mais bon, Chien Chaud, c'est pas comme si c'était le seul resto d'ouvert !
Et puis c'est pas toi qui nous saoule depuis qu'on est partis des Mamelles parce que t'as la dalle ?

On a fini par le raisonner, et on s'est arrêtés là pour manger.

Et ben, pour une bonne surprise, ce fut une bonne surprise !
Un accueil tout à fait sympathique, un menu à 15 euros pour apéritif avec boisson et accras, plat et dessert. 
Et le tout, super bon, en prime !

Je vous présente madame Ouassou, que j'ai dévorée parmi un assortiment d'autres bonnes choses

              eaten
              15:05 


Le repas de Claire : il me semble que ça ressemble à un carry de ouassous (ou colombo, je sais pô !)

local
15:08 


En bref, un moment inattendu et sympa, où on s'est régalés, où Claire et Chien Chaud étaient un peu pompettes cause l'apéro alcoolisé avec le ventre vide et un bon soleil de plomb (on était à l'ombre mais quand même), et d'où l'on gardera une phrase culte, qui arrivait en conclusion d'une discussion animée sur les acteurs de films iks :

" Sa vie, c'est d'avoir une grosse b*te "

Cherchez pas, quand je vous dis qu'on s'est bien marrés, faut me croire :)

En face du resto, il y avait ce mur avec des tas de mains dessus, je ne me souviens plus trop pourquoi c'était là, mais j'ai trouvé ça joli :

wall of the fame
15:49
 

On est repartis dans notre Micra 4x4, on a fait un petit tour dans Pointe Noire (surtout pour aller tirer des sous en fait mais chuuuut) et voici la rue de la banque, pendant que j'attendais (oui parce que les rues sont désertes, mais y a quand même toujours quelqu'un à la tirette) :

street
15:55 

Une fois qu'on a eu les poches pleines de billets, on est repartis sur la route toute la sainte journée.
J'étais à l'arrière, pour une fois, parce que Claire conduisait et Chien Chaud était limite malade dans les lacets de la route, alors j'ai été galante gentille, je lui ai laissé la place à l'avant.

Du coup, à l'arrière, j'ai pris des tas de (random) photos :

Un bus en mode pause :

bus
15:58 


Une case et une voiture totalement délabrées.
Mais avec des signes de vie, quand même.
Des trucs qui ont l'air à l'abandon ne le sont pas, en fait.

local
16:08 


Et puis on est arrivés à Deshaies, et là on s'est arrêtés, parce que c'était tout mignon.
Et j'ai continué les photos (plus rien ne m'arrête...).

Un petit pont tout mignon à côté du port.

           petit pont
           16:29 

Deux barques jumelles sous les cocotiers :

                twin boat
                16:30 

Des casiers à crabes (?) ou à écrevisses (?) sur la plage.

casiers
16:31 


Encore des barques sous les cocotiers, parce que les barques sous les cocotiers, ça fait bien exotique.

          boat
          16:32 


Les bâteaux du port d'Amsterdam de Deshaie.

port 
16:51


Et puis, balade dans le village, et mitraillage photo de tas de trucs, et bien sûr, de jolies maisons.

local house
16:52 

Y avait des "joyeuses fêtes" partout, au début je croyais qu'ils avaient eu la flemme de les enlever depuis Noël, mais après on s'est dit que peut-être ils les avaient remis pour Pâques ... ?

Précision : j'ai changé le numéro de téléphone pour le resto, pas la peine d'appeler, vous emmerderez quelqu'un mais vous pourrez pas réserver.


le coin des pêcheurs
16:53 


C'est Claire qui a pris cette photo, je crois, parce que je ne m'en souviens pas, mais je la trouve super jolie :

case
16:54 

Celle-là aussi :


   boat
   16:57 


Mister Pélican, en plein envol :

pélican
16:59 

Le clocher de l'église de Deshaie, rouge sur le ciel bleu, superbe...

J'ai pas mis de plan plus large parce qu'il y avait des fils électriques et plein de parasites, c'est un peu dommage, mais bon...

     church 
     17:04


Passage devant la caisse générale de Séc. Soc. :

            cgsc
            17:10 

et décryptage des horaires : le matin, on voit à peu près, mais l'après-midi... c'est un peu flou !
Laissé à l'appréciation de celui qui tient l'accueil ?

;)

Après avoir fini notre balade et discuté avec un gentil monsieur qui nous a dit
"Vous avez de jolies filles en métropole
- Ben, ici aussi il y a des jolies filles !
- Oui, oui. Vous êtes frères et soeurs ?
- Non, non, amis
- Ah, je vois..."

Mais, monsieur, tu vois quoi ?
Cela dit, il était très gentil, on a discuté un peu de la coutume d'aller camper sur les plages pour Pâques, et d'autres choses.

Quand je pense que beaucoup de gens croient les Guadeloupéens racistes, quelle erreur !
Je crois surtout que le comportement des gens envers nous est le reflet du nôtre envers eux.

Si tu te montres bête et con, si tu arrives là-bas (ou ailleurs) et que tu te comportes comme à la maison, alors que tu en es très loin, tu ne peux décemment pas espérer être accueilli à bras ouverts par les locaux !
C'est partout pareil, de toute façon.

On a vu des touristes se comporter de manière atroce, filmant les gens sans demander la permission, doublant, se comportant comme des enfants gâtés auxquels tout est dû.
Scandaleux, gerbant !

 

Bref.

Après Deshaie, on a continué la côte vers le Nord, et on s'est arrêtés à la plage de Grande Anse, au Nord-Ouest de Basse-Terre.

Là, les souvenirs sont remontés !
Je me souvenais de cette plage, je me souvenais y être allée avec mes parents, m'y être baignée avec mon frère.
Je me souvenais de cette plage qui descendait tout d'un coup dans l'eau, je me souvenais que mon père nous avait fait sortir des vagues parce qu'il avait cru voir un aileron de requin...

Ca fait bizarre, des images qui remontent tout d'un coup, comme ça.

On est restés là un petit moment, Claire et Chien Chaud préparaient une randonnée pour la Soufrière, et moi je bouquinais.

On a vu le coucher de soleil :

       sunset
       17:57 

Et le dernier avion qui arrivait de Paris, le Boeing 777 de 18 heures, un poil en retard.

B777
18:11 

Et puis, avec la nuit qui tombait rapidement, on s'est rentrés tranquillement au bungalow, avec une bonne journée de route et de découvertes dans les pattes (et des tas de photos au compteur !)...

14 commentaires - aucun rétrolien

En bref

(Attention grand niveau pour le post du jour...) 

Hier soir sur msn :
 

Patou____ dit :

          alors le boulot? la santé? les amours? les vacances? paris? et autres?

aWa____ dit :

          dans l'ordre :
          fait chier / ça roule / nada especial mais y a de l'espoir dans l'air /
          ça pue / je suis en train de bouffer des spagghettis froids sur mon pieu

 

Et en plus, j'me rends compte après-coup que j'ai oublié de répondre pour les vacances.
Parce que, non, les gens, les vacances, ça pue pas. 

 

          grey
          Le 3 Juillet 2007 à 17:36
          Somewhere on the f*ckin' road 
          Photo sans prétention aucune, ça faisait juste longtemps qu'elle était là
          Et puis j'aime bien les 3 nuages, j'pouvais pas me résoudre à la jeter...

11 commentaires - aucun rétrolien

Cake au thon

Suite aux nombreuses (?) réclamations, je m'en vais donc vous dévoiler la recette (simplissime) du cake au thon.

Si tu es invité à un pique-nique (ou si tu reçois des gens pour picorer), que tu le sais à l'avance mais que tu ne vois pas où caser 2 heures de bidouillage culinaire intensif pour ne pas arriver les mains vides (ou recevoir en robe de chambre), le cake au thon est fait pour toi.

(Toujours dans le thème thonnesque, y a aussi les bouchées au thon)
(mais je ne dévoile pas tout d'un coup)
(et puis, je n'ai pas encore vu de manifestation pousser les portes de mon blog en en réclamant la recette)

Sache que, pour faire un cake au thon, tu n'as absolument besoin d'aucun talent particulier.
Tout juste d'un saladier, d'un moule à cake et d'un four.
Si vraiment t'es pas doué, n'oublie pas de mettre le minuteur en route, et sors-toi le baladeur des oreilles.
Si, dans le pire des cas, tu es une quiche (héhé) en matière de découpage, tu joins au cake fini un couteau, et basta (coupera qui voudra).

 

Bien sûr, pour réussir le cake au thon, tu as quand même besoin des ingrédients (t'as un cake, t'as du thon ? ...) (oui, d'accord, si tu insistes, je sors), dont la liste est raisonnablement courte.

Tu prendras donc soin, avant de te mettre en cuisine pour les 7 prochaines minutes de ta vie, de te munir de :

- 100 g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 3 oeufs
- 8 cuillerées à soupe d'huile

(Là, je fais une pause et je précise que tu peux te contenter, dans un premier temps, d'avoir la bouteille d'huile à proximité)
(Tu compteras les doses au moment fatidique)
(Cela dit, si tu préfères salir 8 cuillères à soupe pour avoir ta dose toute prête, libre à toi...)

Il te faudra également :

- 10 cl de lait
(moi je compte 100 grammes, c'est facile)

- 300 g de thon
(thon d'une boite, et en miettes bien entendu, ou que tu réduiras en miettes avec tes petites mimines)
(qui sentiront donc le thon pour les prochaines 36 heures)
(quel que soit le nombre de passage à tabac savon qu'elle subiront)

- et 100 g de gruyère rapé
(là, même option qu'avec le thon, soit il est déjà rapé et c'est tant mieux pour toi, soit tu rapes toi-même le gruyère avec tes petites mimines, qui sentiront donc le thon + le gruyère (et si c'est du comté, c'est mieux, ça pue encore plus) pendant une durée indéterminée que tu ne maîtrises pas)

 

Tu as donc tous les ingrédients à portée de main (qui sentent encore pas trop mauvais, tes mains), tu disposes également (donc) d'un saladier, d'un moule à cake et d'un four.

Tu commences par faire préchauffer le four à 200°C.
(si tu en es encore au système des thermostats, démerde-toi)
(allez chui gentille, au cas où tu saurais pas, tu divises 200 par 3)

Sans traîner, tu attaques la préparation du cake :

Dans le saladier, tu mets tous les ingrédients cités ci-dessus, l'un après l'autre et dans l'ordre mentionné, en remuant bien à chaque fois :
farine,
+ levure (mélange),
+ oeufs (mélange) (attention aux grumeaux) (au pire, c'est pas bien grave),
+ huile (mélange),
+ lait (mélange),
+ thon (mélange) (n'oublie pas d'émietter le thon en le mettant dans le saladier),
+ gruyère (mélange).

Si tu veux, tu peux ajouter un peu de sel et de poivre.
Mais compte pas sur moi pour plus de précision à ce sujet.

Ta mixture est maintenant prête.

Reste à beurrer le moule, puis à le fariner.

(Tu beurres, une fois que c'est bien beurré, tu mets une cuillerée de farine et tu bouges tout ça jusqu'à ce qu'il y ait de la farine sur toutes les parois du moule)
(au passage, t'en as aussi foutu par terre dans ta cuisine, mais ça, c'est marrant, parce que tu marches dedans et après t'as les pieds qui glissent sur le parquet)
(bon, si t'as de la moquette foncée, c'est moins drôle...)


Et normalement, une fois que t'as fait tout ça, ton four sonne : il est chaud (200°C).

Tu verses donc ta mixture dans le moule beurré et fariné, et tu enfournes.
Tu dois maintenant laisser cuire pendant 40 minutes.

40 minutes pendant lesquelles tu peux (au choix) (ou alors t'es vraiment rapide) :
(bien sûr n'oublie pas de laisser traîner une oreille pour la minuterie du four)
- aller te pomponner à la salle de bain
- étendre la lessive
- passer l'aspirateur
- cuisiner autre chose
- faire la vaisselle
- te légumer devant la télé
- ou autre occupation hautement intellectuelle de ton choix.

 

Quand les 40 minutes sont écoulées, tu sors le cake du four, et tu laisses refroidir sur le rebord de la fenêtre (s'il ne pleut pas) (et s'il fait canicule ça sert à rien, autant le laisser à l'intérieur).
Au bout de quelques minutes (tu juges) (quand t'as un trou dans l'emploi du temps) tu peux démouler.

Là, commence une looongue période de refroidissement pour ton cake.
Au bout d'un moment, tu peux même le mettre au frigo.

 

De préférence, il est à manger frais.
Pour un pique-nique ou un apéro-dinatoire-buffet, c'est super.
En entrée, avec de la salade et/ou de la mayonnaise, c'est également très appréciable.


Et normalement, ça a à peu près cette tronche-là :

cake
Le 18 Juin 2008 à 21:54
Dans ma couisine

 

En résumé, pour les gens pressés (et pas très rigolos) :

Pour 1 cake au thon :

Préchauffer le four à 200°C.
Mélanger dans un saladier, en ajoutant et remuant dans l'ordre indiqué :
- 100 g de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 3 oeufs
- 8 cuillerées à soupe d'huile
- 10 cl de lait
- 300 g de thon
- 100 g de gruyère rapé
- sel, poivre.

Verser dans un moule beurré et fariné, puis enfourner pour 40 minutes à 200°C.
Après la cuisson, laisser refroidir.
Servir, de préférence, frais.

11 commentaires - aucun rétrolien

Don't breathe !

It's something so small
And so huge at the same time
A little thing that comes to you
And then leaves without looking back

You wish it stays longer
But when it does you're lost
Cause in the end you breathe
And for ever it goes ...

ladybud
Le 9 Août 2007 à 15:55
Lacanau Océan

3 commentaires - aucun rétrolien

Raté magistral

Est-ce que c'est possible, d'avoir tout fait pour arriver quelque part, et de le regretter ?

Depuis le collège, j'ai fait toutes mes études dans le but unique d'intégrer l'école où j'ai appris mon métier.

Tout est allé très vite : après le collège, le lycée en filière scientifique, puis le BAC, sans aucun faux pas. Dans la continuité de ce bon départ, j'ai fait un an de prépa scientifique, et comme je n'étais pas faite pour ça, la fac m'a vue débarquer l'année suivante. J'ai mon Deug, qui ne sert à rien.

Tout s'est parfaitement déroulé, presque trop bien, et juste au moment où je perdais toute motivation, j'ai reçu un coup de fil, m'annonçant que j'étais admise au concours, que je pouvais continuer dans la branche que je voulais.

J'ai donc passé mon dernier été à travailler à l'école de surf, savourant pour la dernière fois l'ambiance bon enfant du travail saisonnier, du travail sans lendemain, ou presque.

Et l'automne qui a suivi m'a vue déprimer profondément, me posant toutes sortes de questions existentielles.

Et puis, en février, la rentrée à l'école a balayé tout ça grâce au vent de folie douce qui a soufflé pendant les 18 mois suivant.
Après l'école, j'ai été affectée à Paris, où je suis maintenant depuis presque 2 ans.

2 ans.
2 ans de ma vie, 2 ans de plus que je n'ai pas vus passer.
2 ans, pendant lesquels j'ai sagement, docilement pris le rythme.
LE rythme.

Travailler la semaine, 2 ou 3 jours de week-end, 5 semaines de vacances par an, et même un peu plus.
Quelques amis, quelques sorties, rien d'exceptionnel.
Comme tout le monde.
Ou presque.

J'ai 23 ans, déjà plus toutes mes dents, et ma vie, c'est ça.
Un boulot stable de petit fonctionnaire bien payé.

Et je suis blasée.
Comme une gosse pourrie qui n'a jamais galéré, à qui jusqu'à présent tout a réussi.

Et je me dis : c'est pas ça, la vie.
C'est pas possible, ma vie, ça peut pas être ça.

Moi, je rêvais de voyager, de partir passer du temps à l'étranger, beaucoup de temps, je rêvais d'y étudier, d'y vivre.
Et je me retrouve, coincée dans cette vie, que beaucoup rêveraient d'avoir.

Avec un appart sympa, bien aménagé, des loisirs à volonté, ou presque, et des vacances de l'autre côté de la planète.
Avec un job dans un bureau, un patron qui nous gueule dessus comme à des gosses, et son adjoint qui lui rapporte nos faits et gestes à sa manière. Et non-George, qui des fois m'insupporte.
Et je me retrouve, en sortant d'une réunion agitée, à pleurer dans le bureau de la secrétaire.
A pleurer en disant "Pourtant, je déprime pas".

Et en disant ça, un déclic s'est fait dans ma tête.

Si, je déprime.
Non, je ne veux pas de cette vie.
Cette vie, à base de train-train et de petits extras.
Je n'en veux pas.
C'est trop facile.

Et pourtant, là, je n'ai pas d'autre choix, que celui de rester.
Parce que pendant l'école, et pendant qu'on était en stage, on était payés.
Je n'ai donc pas d'autre choix que rester, à moins de tout rembourser.
Rembourser ces années d'études que je dois à l'Etat.

Donc je reste là.
Dans mon train-train, avec ce boulot qui ne me plait qu'à moitié, dans cette ambiance qui ne me plait pas, et cette ville qui me donne envie de hurler.
Je reste là, avec ce faux sourire posé sur mes lèvres, comme si tout allait bien.
Et chaque seconde, je pense à Ailleurs.
Je rêve de partir, loin, très loin.
Partir et recommencer Ailleurs.

Recommencer quoi ? Bonne question.
Vivre de petits boulots à l'autre bout du monde, voyager, découvrir, changer.
Galérer.

La vie, c'est pas possible que ce soit aussi plat que ce que j'ai commencé.
Je pourrais avoir ce métier, dans ce bureau, pour les 40 prochaines années de ma vie, si je restais sans bouger.

Je pourrais acheter un appartement, y vivre, rencontrer quelqu'un, faire des enfants, qui grandiraient dans cette ville, acheter un appartement plus grand, et continuer, faire comme les autres.
Les autres, les gens bien, ceux qui réussissent une petite vie confortable.

Mais moi, je ne pense qu'à partir.
Les attaches me font peur.

Et puis, j'en veux pas, de toute cette facilité.
De cette vie toute tracée.

Je sais, c'est facile à dire, assise où je le suis.
Mais d'ici, j'ai l'impression que ces deux dernières années vont se répéter à l'infini.
Autant dire, que ma vie est finie.

 

Alors, bien sûr, c'est facile de le dire, que je veux partir, tout laisser là.
Laisser toute cette sécurité derrière moi.
C'est facile de dire ça lorsqu'on sait très bien que ça ne peut pas être immédiat.
Que de l'eau peut couler sous les ponts.

Peut-être que je m'y ferai, à cette vie sans surprise, sans danger.
Mais peut-être pas.

Peut-être aussi que j'ai juste besoin de grandir un peu, pour accepter, rentrer encore mieux dans le moule.
Mais peut-être pas.

Peut-être que c'est gâcher quelque chose, peut-être que c'est renier tout ce que j'ai été jusqu'à présent, de tout quitter sans retour possible.


Alors, je sais qu'il me sera bientôt possible de demander un congé sans solde.
Solution intermédiaire, entre ne rien faire et tout quitter.
Je pense attendre deux ou trois ans, faire des économies plus conséquentes que jusqu'à maintenant, et j'aimerais partir une année, voir du pays.

J'ai essayé d'en parler un peu à mes copains, mais ils ne comprennent pas.
La Loutre m'a dit "T'as qu'à te mettre à mi-temps", et a ajouté que c'était un mauvais plan de partir et quitter son poste, parce que le métier, son statut, allaient évoluer, on savait pas trop comment.
Il a rien compris.

Gui, lui, a parlé de me mettre à 80%, que c'était un bon plan parce qu'on gagne quand même 86% du salaire.
Il a rien compris.

Je n'en veux pas, de ces fausses illusions.
Moi, je veux la liberté.
Pouvoir partir, du jour au lendemain.
C'est de ça dont j'ai besoin.

Claire, je lui en ai parlé, un peu.
Je sais pas si elle comprend vraiment, mais elle a écouté.
Elle n'a rien proposé.
Elle m'a dit, si tu en as envie…

Alors maintenant, je ne leur en parle plus trop.
D'ailleurs, je n'ai plus envie de leur parler de grand-chose.
J'ai l'impression qu'on ne se comprend pas vraiment, qu'il n'ont pas écouté, qu'il n'ont pas saisi mon problème.
A part Claire, peut-être.

Pour cette année à laquelle je pense, je sais que l'Australie a mis en place un Visa particulier, qui permet aux moins de 30 ans d'y rester au maximum un an, et d'y travailler.
J'ai envie d'essayer ça.

L'Australie, c'est loin, c'est grand.
C'est à l'autre bout du monde, et ça m'apprendrait un peu plus la vie.
Les petits boulots pour vivre, les voyages pour dépenser.
Rencontrer d'autres gens, voir d'autres lieux, connaître d'autres choses.

Ca me plaît.
J'en ai envie.

Pour l'instant, depuis quelques temps, c'est ça qui me fait tenir.
Après, je verrai.

Ca sera pas facile, mais si je peux, je le ferai.

27 commentaires - aucun rétrolien

Just not possible

Nous sommes jeudi.

Un jour de semaine, un jour parmi tant d'autres, une semaine comme beaucoup d'autres aussi.
Jeudi.

Ce matin, le réveil a sonné.
06:45.

D'habitude, je me lève tout de suite.
Ce matin, je l'ai éteint 2 fois, le réveil, avant de réussir à ouvrir les yeux.
Avant d'avoir le courage de réveiller mon cerveau.
C'est mauvais signe, ça.

Ensuite, je suis partie travailler.
En voiture.
Comme d'habitude.
J'ai passé encore un quart d'heure rien qu'à remonter ma rue.
Depuis le début de la semaine, il y a beaucoup trop de monde.
Je comprends pas.

Bien sûr, je suis arrivée au boulot avec un quart d'heure de retard.
Y avait du monde sur la route.
Mais c'est pas grave, d'être en retard, je resterai juste un peu plus longtemps ce soir.

J'ai travaillé, aujourd'hui.
Mais mon esprit ne veut pas.
Il pense toujours à autre chose.

Je travaille, mais il me joue des tours.
Il me donne l'impression d'un manque, d'un oubli.
Alors je cherche, dans ma tête, sans même y penser, sans même le vouloir.
Toute la journée, mon esprit cherche quelque chose.
Qu'il ne trouve pas.

A midi, j'ai pris une heure de pause.
Je suis allée manger un sandwich sur le parking de la grande surface, à côté du boulot.
Toute seule, tranquille, dans ma voiture.
J'ai bouquiné.

Et puis je suis retournée travailler.

Et là, il est 19 heures, je viens juste de rentrer chez moi.
Chez moi.
19 heures.

Bien sûr, quand je pars tard du boulot, le soir, il y a du monde, sur la route.
Mais c'est pas grave, j'arrive juste plus tard chez moi, et ça, tout le monde s'en fout.
Ce qui compte, c'est que tu fasse ton boulot.

Et donc il est 19 heures.
Je me pose un petit moment devant l'ordinateur.
Je vais bientôt allumer la télé, pour une fois.

Regarder les infos, ce que je ne fais jamais.
Mais l'occasion est trop belle : j'arrive juste à l'heure.

Après les infos, je vais me faire à manger, il sera 21h15 quand je rallumerai la télé, je chercherai quelque chose à regarder.

Il n'y aura rien, rien d'intéressant ou rien qui me fasse envie, alors je trouverai quelque chose de simple, de pas trop intellectuel.
Quelque chose qui se prend en cours de route, et qui se lâche en cours de route.
Je me dirai, comme ça, à dix heures, j'arrête, je rattrape le sommeil qui me manque.

En fait, je regarderai jusqu'au bout, après ça je retournerai un peu devant l'ordinateur, et je me coucherai à minuit.

Demain, je serai encore fatiguée.

 

Dites-moi, dites-moi que ma vie, c'est pas ça.

7 commentaires - aucun rétrolien

Ca, c'est fait !

L'équipe de France est éliminée.
(Intelligente, elle a choisi la sortie la plus rapide : tout droit, vas-y encore tout droit, tu vois le mur en face de toi, vas-y fonce, plus vite, tout droit !)

On va enfin pouvoir être tranquilles.
Ne pas en entendre parler à chaque fois qu'on allume la radio.
Enfin si, ils vont nous saouler avec les raisons de l'échec, pourquoi, comment, scandale, mystère, boule de gomme etc... mais après, ça sera fini pour 2 ans.
Du moins, on peut l'espérer.

Faut pas croire, moi j'aime bien le foot.

Mais l'équipe de France, je peux pas.

1998, c'était bien.
2000, c'était bien.

Encore, que, je commençais déjà à en avoir ras la casquette qu'ils nous soient servis à toutes les sauces, les Bleus.
Aux pubs, dans les émissions télé, à la radio, sur les panneaux publicitaires dans la rue...
Limite tu rentrais chez toi, t'avais Titi et Rominet Trézéguet qui se tapaient un délire sur ton canapé, Laurent qui te faisait ta blanchisserie, et Zidane que te servait un McLeboeuf tout droit sorti Deschamps.

D'accord, je sors.

Je vais loin, très loin.
Puis je reviens.

En 2000, ils ont gagné, mais ça commençait à me gonfler.
Trop de Bleu, tue le Bleu.

Après, je les ai plus guère supportés.
En plus, y avait même plus Dugarry.
Et à un moment c'était même presque plus l'équipe de France, mais l'équipe des français de Lyon.
Les Bleus avaient pris la grosse tête, les Bleus ont changé, l'effectif a tourné, mais la grosse tête est restée.

Alors, moi j'dis ... à quoi bon ?!

 

L'équipe de France, tout le monde t'en fout plein les oreilles à chaque début de compétition, et l'équipe de France, à chaque compétition (ou presque) elle joue mal.
Elle se merde.
Je dirais même plus, elle se merde grave.

Cf. les émissions diverses et variées qui passent depuis hier soir 23 heures, et qui risquent de durer une semaine, voire 10 jours, avant que ça se tasse. 
(A ce propos, ça me fait bien marrer, avant la défaite finale, tout le monde encense plus ou moins les Bleus, leur trouve des excuses, dit qu'ils jouent quand même bien, qu'ils n'ont pas la réussite, mais qu'on est fier d'eux, etc...
Et juste après la défaite finale
(mais alors juuuuuste après, genre 5 minutes après la fin du match chui devant cette émission-là) les gens enfoncent l'équipe de France, soi-disant c'était évident, ce ne sont plus nos héros, bla,bla...)

 

Seule joie des matches de l'équipe de France, en ce qui me concerne : la voir perdre.
C'est méchant, c'est bête, c'est peut-être même bête et méchant, mais j'aime voir les Bleus perdre.

Parce qu'il y a le mythe, le mythe de l'équipe de France, sortie de nulle part, qui a écrasé toutes les autres équipes en 98.
Et ce mythe, aussi hallucinant que cela puisse paraître, perdure.
Enfin, jusqu'à maintenant, il tenait encore à peu près.
Du moins au sein de cette chauvine France.

Mais les équipes adverses se sont fait un plaisir d'écraser joyeusement nos chers Bleus, et elles ont si bien réussi que, à l'image des Italiens à la fin du match, on a pu voir des joueurs balancer allègrement tout leur attirail vestimentaire dans les tribunes, pour leurs supporters.

D'où ma joie de voir les Bleus perdre.
Parce que quand les Bleus perdent, les Italiens se foutent à poil.

Pardon.
Pas à poil.

A la fin du match, on a pu apercevoir sur la pelouse des joueurs se baladant en slip.

:)

Les slips, j'aime pas trop, hein.
Mais bon, là, je tolère.

Oui, les footballeurs sont bien les seuls que je supporte encore de voir en slip.

Je le supporte plutôt bien, d'ailleurs.

:)

J'me re-ferais bien une tite défaite, moi...
Pfff, et maintenant faut attendre 2 ans !

9 commentaires - aucun rétrolien

Un tour de clé de trop


Hier après-midi, je suis allée sur un des satellites dont je m'occupe pour mon travail.
(voir ici, les premiers paragraphes, pour ceux qui se grattent la tête d'un air perplexe)
J'avais une réunion avec le chef local, que je nommerai Yvan.

Quand je dis réunion, ici, c'est pas réunion en cravate avec des tas de petits personnages qui se croient importants, hein.
C'était juste un moment bloqué dans les calendriers pour que l'on discute d'un dossier.

Yvan, il est super gentil.
J'ai pas dit sympa. J'ai dit gentil. Je suppose que vous comprenez la nuance entre les deux.
Notez bien, il est sympa quand même.
Mais par-dessus tout, il est trop gentil.

Comme toute personne trop gentille, il a tendance à trop dire oui, à vouloir trop faire pour plaire, et donc il finit débordé.

Normalement, il a un adjoint.
Mais depuis plus d'un an, l'adjoint s'est barré de l'autre côté du monde du pays pour cause de pressions du service pas tolérables.
Et personne, depuis plus d'un an, ne s'est porté volontaire pour ce poste.
C'est dire la renommée de l'ambiance du service et l'envie que suscite le job…

Donc Yvan est tout seul pour faire le boulot de 2.
Déjà.
Et en plus, il dit oui à tout.
Résultat, il est vraiment débordé.
Et, cause ou conséquence de ce qui précède, je ne sais pas, mais il se noie dans un verre d'eau.

Même quand on lui pose une question qui n'appelle comme réponse qu'un "oui" ou un "non" immédiat, sans argumentation, il souffle d'un air désespéré et on a l'impression que tout devient insurmontable.

Bref.
Là n'est pas le but de cet article.

Hier, j'avais donc une réunion sans cravate avec Yvan, pour parler d'un dossier.

Pour entrer dans son bureau, il faut passer par le bureau de sa secrétaire.
Y a aussi une porte directe, mais elle est toujours fermée.
Je suppose que c'est comme ça chez la plupart des chefs, il faut toujours passer par le secrétariat pour entrer, mais y a quand même la porte directe qui permet de sortir sans repasser par la case départ ni toucher 20 000F papotage, café et statistiques.

Comme il y avait du monde sur la route, je suis arrivée un peu en retard, mais il était encore en train de manger, avec mon chef d'ailleurs, avec qui il avait eu une réunion dans la matinée, réunion qui s'était donc un peu prolongée.

Une fois que mon chef est parti, Yvan a eu besoin de quelques instants supplémentaires pour se remettre de ses émotions, boire un café et fumer 3 clopes…

Et puis, enfin, vers 16 heures, après qu'il m'ait une nouvelle fois proposé le poste d'adjoint à lui, et que j'aie une nouvelle fois avancé mon manque d'expérience et d'ancienneté pour refuser gentiment, on a pu se mettre à bosser sur notre dossier.

A 16 heures 30, la secrétaire a passé la tête par la porte pour dire qu'elle partait.
A 16 heures 45, alors qu'on avait fini, rangé les papiers et qu'on papotait un peu, quelqu'un frappe.
Yvan dit d'entrer, et le quelqu'un essaie d'ouvrir la porte.
La porte directe.
Qui est bien évidemment fermée à clé.

Alors Yvan dit de passer par l'autre porte.
Celle du secrétariat.

Sauf que la secrétaire, en partant, elle a mis un tour de clé, cette nouille.
Donc la porte du secrétariat est elle aussi fermée.

Donc Yvan est obligé d'aller ouvrir.

Celui qui voulait voir Yvan, c'est Roger.
Roger, c'est un des mecs avec qui on travaille en collaboration.

Vous savez maintenant que je m'occupe de tout un tas de petits satellites.
En fait, je m'occupe de l'information faite au public sur ces satellites, des statistiques sur le nombre de météorites qui gravitent, et de temps en temps, y a une étude un peu plus poussée à faire…

Je m'occupe des satellites, mais ils n'appartiennent pas à mon service.
Ils appartiennent à la boîte de Roger. Entre autres, c'est sa boîte qui a responsabilité pour tout ce qui concerne les travaux sur les satellites.

Donc Roger, on travaille pas mal en coordination avec lui.

Mes chefs, ils l'aiment pas des masses, parce qu'il paraît que Roger, des fois en réunion, il se met à crier et ensuite il refuse tout en bloc.
En gros, il paraît que Roger, c'est un gros goujat, duquel on ne peut rien obtenir de constructif.
Sauf que moi, pour l'instant, dans les réunions auxquelles j'ai assisté, Roger s'est toujours assez bien comporté.
C'est vrai qu'une femme, jeune de surcoît, ça doit donner envie de bien se tenir.

Cependant, jusqu'ici, Roger n'avait jamais vraiment clairement (ça fait beaucoup d'adverbes, je sais) accusé réception de ma présence à ces réunions.
Genre, un peu, I'm the Invisibeule Woumane.
Mais bon, moi, ça me va plutôt bien…

Bref.

Donc Yvan va ouvrir la porte, c'est Roger qui entre, Yvan s'excuse de la porte fermée, et, cet âne, il ajoute
"En plus, j'étais en charmante compagnie".

Bien sûr, Roger, curieux, penche la tête et me voit assise à la table de réunion.
"Aaah, mais c'est aWa !"
Ah bon, comme ça tu connais mon prénom, Roger…

Roger s'avance, Roger me serre la main, et Roger dit :
"Je vous dérange pas ?
- Ben non, on était juste en train de bosser sur la publication future
 
(avec les dossiers fermés, ça faisait pas trop crédible)
- Vous êtes sûrs que je vous dérange pas ?!"

Ben non Roger, tu n'es quand même pas en train d'insinuer que j'étais en train de faire des cochonneries avec Yvan, qui a l'âge d'être mon père ?!
Vieux Sagouin, va !

(pas qu'il n'y a pas des mecs qui ont l'âge d'être mon père avec qui je ferais pas des cochonneries, mais Yvan, non alors...) 

En plus, il faut savoir que Yvan est toujours tout rouge de la figure.
Ca rajoute au cocasse de la situation.

Roger discute avec Yvan de la peinture des satellites, pendant 10 minutes, pendant lesquelles moi et ma publication on attend, et puis Roger a fini, et s'en va.

A la porte, Roger demande, l'air faussement inoocent :
" Vous voulez que je vous renferme à clé ou bien …?"

Roger, tu sais quoi ?
T'es qu'un vieux vicieux

Mais quoi qu'en pensent mes chefs, moi je t'aime bien, parce qu'au moins on s'ennuie jamais, avec toi.

Bon, maintenant j'attends qu'arrive à mes oreilles le ragot comme quoi Yvan et moi, on entretient une liaison.
:)

19 commentaires - aucun rétrolien

Surf in El Confital

Parce que ça faisait longtemps, et puis parce que c'est dimanche, et puis pour continuer sur le thème surf (promis la semaine prochaine je change de sujet...)

Photo prise le 13 Octobre 2007 à 14:10,
sur le spot d'El Confital, près de Las Palmas de Gran Canaria...

J'ai passé toute la journée, ou presque, à la plage.

vince


Dans l'eau, Vincent Duvignac, surfeur français qui monte (si, si, tu montes, Vincent).

Au bord, Gony Zubizarreta, basque, qui avait suscité pas mal de réactions de votre part y pas longtemps... ;)
Bande de voyoutes.

vince


La photo originale (pas recadrée, quoi) ci-dessus.

Je l'aime vraiment beaucoup.
La photo.

Chaipa, premier plan flou, le Vince derrière en plein ride, le mouvement ...
C'est sûrement une de mes photos préférées.
Et puis les couleurs, aussi.

vince


Un autre recadrage de l'image.
Comme quoi dans une photo, y en a plein d'autres qui se cachent.

Mais je préfère les deux premières.
Je trouve qu'enlever Gony flou du premier plan fait perdre quelque chose à la photo.

vince


Et pour finir, l'original en noir et blanc.
Qui dégage une grande force, aussi.

J'aime vraiment beaucoup cette photo.

Je pense à la faire développer en grand.
Mais j'hésiiiiiite : en couleur, n&b, ou recadré ?

Chez moi c'est peut-être le dernier qui irait le mieux.
Vous préférez quoi, vous ?


Bon dimanche...

10 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 | Page suivante