aWa's world

Dawn in the sky

Parce que ça faisait longtemps que vous aviez pas eu droit à une petite photo...

dawn
Le 12 Octobre 2007 à 08:03
Somewhere in the sky

Pour info, et pour ceux qui se poseraient la question, parce qu'ils étaient , et que ça s'est confirmé , j'ai obtenu un dédommagement de mon assurance d'un peu plus de 1000€.
Après, je sais pas trop comment ça marche, si l'assurance réclame tous les sous à la compagnie aérienne, ou pas...
J'espère que ça se passe comme ça (qu'ils crachent le fric, ces crétins, ces bandits, ces marins d'eau douce !) (mille sabords !) ...

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Sagesse : tout ce que vous avez toujours voulu savoir...

Prévoyez votre matinée pour lire ce roman... J'ai craqué, désolée :) 

Les gens, je suis pas sure d'être bien, là.
Pas dans mon état normal.

Il est 19 :30, et je suis passée en mode « pyjama » y a une demi-heure, et le temps de tout rassembler (ordi, pain, pâté), me voilà au lit.
J'ai même pas changé l'orientation de la télé, chui sûre que je vais sombrer dans les bras de Morphée avant que 21 heures ne sonnent...

(et en plus y a ma bulle qui marche pas, me voilà réduite à taper sur word) (ça craint) (j'espère quand même que je pourrai poster avant de dormir)

 

Moi j'dis, c'est pas possible, ça.
Ca devrait pas être permis.
De se faire enlever les dents de sagesse. (et ma bulle qui marche pas)

 

Au début, encore, c'est de la rigolade.
Les dents de sagesse.
D'abord, ça te fait même pas mal.

Et puis, le dentiste, il te fait flipper un peu, en te racontant des histoires de découpage de dents à l'intérieur même de ta bouche, même que sur le moment, t'as cru que t'allais lui gerber dessus, au dentiste.
Tu flippes encore un peu plus quand il t'envoie chez un autre dentiste parce que ton cas, c'est pas easy easy, et lui, il fait pas.

Ensuite, tu te résignes, même si tu flippes, à prendre rendez-vous.

Pour une « extraction ».

(ça y est chui en overdose de pâté) (pâté de foie gras sioulplaît) (on se soigne comme on peut)

Et puis à force d'en parler autour de toi, tu te rends compte que y a des tas de gens qui sont déjà passés par là (les dents, pas le pâté).
Et qui sont toujours vivants.
Et sans séquelles apparentes graves.

Alors tu flippes un peu moins.

Limite ça t'énerve juste, de devoir le faire, parce que tu sais que tu vas avoir un arrêt de travail de 5 jours (donc tu choisis de te faire opérer un lundi matin, et pas un jeudi aprèm...), et que pour une fois que t'as du boulot, bah zut alors !
Et puis surtout, ça tombe vachement mal : une coupure quasiment pile au milieu entre tes vacances de Noël et tes vacances en Gwada.

Bon, là où ça t'énerve un peu aussi, c'est quand ta mère décide de débarquer chez toi pour t'écouter respirer la nuit.
Mais bon, si ça peut lui faire plaisir...

 

Et puis, le jour J approche, on est à J-3, et le stress revient.

Heureusement que tu te prends une grosse cuite et que tu vois pas J-2 passer.
Et puis, à J-1, ta mère est là, et il faut l'occuper.

Le grand matin arrive.
Toute la nuit, t'as rêvé que tu mangeais.
Alors qu'il faut pas.

Tu te retrouves en voiture à 7h15, tu t'es jamais levée aussi tôt depuis que tu bosses.
Sauf pour partir en vacances.

Tu laisses ta mère conduire, et tu te réjouis intérieurement, parce qu'elle conduit pas du tout comme il faut. Elle conduit comme à Bordeaux. Pas comme à Paris.

 

Et puis tu te retrouves dans la salle d'attente, avec plein de gens, qui sont appelés les uns après les autres.
Ils partent. Ils ne reviennent pas...

Y deux gamins, aussi. Un qui tourne en rond, tourne en rond. L'autre qui se couche par terre, arrache des feuilles à la fausse plante, et qui se plaint parce qu'on vient pas le chercher assez vite. L'est fou, lui...

Et puis y a ta mère, assise à côté de toi, qui te raconte comment elle s'est fait enlever des dents, de sagesse ou pas, dévitaliser des dents, crever des abcès dans la mâchoire par un boucher et qu'elle a passé 2 semaines avec un bec de lièvre.

Et là, t'as envie de lui dire de se taire.

Et tu lui dis.

Alors elle prend un air pincé, et elle ferme sa gueule.

 

Enfin, alors qu'il y a presque plus personne dans la salle d'attente, on t'appelle.
Une infirmière te guide jusqu'à la chambre, l'avant dernière du couloir à gauche.
Y a une jeune, déjà dedans, avec son copain.

Toi, t'es avec ta môman. Nananèèreuh.
C'est tellement mieux, d'être avec ta maman. Elle sait dire des choses qui te réconfortent.
Elle te parle de ses expériences avec ses dents.

L'infirmière te dit de te déshabiller et d'enfiler cette blouse blanche.

Tu paniques un peu, là. Surtout que...
Tu sais pas trop comment lui faire comprendre, parce que y a toujours le copain de la fille d'à côté. C'est pas que t'es pudique, mais bon. Tes potes, ils savent tout, mais un inconnu, ...

Devant ton air un peu ahuri, elle te demande « Vous êtes indisposée ? » (c'est joliment dit... nan ?). Ouf...

Elle t'amène le nécessaire, et tu te déguises en malade.
Elle te met même un bracelet blanc avec ton nom et ta date de naissance dessus.

Juste quand tu viens de finir de t'habiller, y a un infirmier qui débarque, et qui appelle ta colocataire de galère.
Et ensuite, t'attends.
Au bout d'une demi-heure, c'est ton tour.

 

Déjà, il vient te chercher avec un lit à roulette.
Alors que t'arrives encore à marcher, même si le stress te fait un peu les jambes en coton...

Première épreuve : grimper sur le lit à roulettes.
C'est galère. Parce que ça roule.
Bon, t'es pas manche, alors t'y arrives quand même.

Ensuite, tu te couches, il t'enveloppe dans un linceul drap blanc, et c'est parti pour la balade dans les couloirs de l'hôpital !

Comme t'es grande, t'avais les pieds qui dépassaient du lit à roulettes, donc t'as du replier les jambes, pour pas lui chatouiller le petit oiseau avec tes orteils. Et t'as un peu l'impression d'avoir l'air débile.
Et puis, le mec qui pousse le lit, ben il est face à toi, donc tu sais pas trop si faut parler, ou pas, et tu sais pas trop où regarder.

En plus, t'es pas face à la route.
Tu vois pas où tu vas.
C'est pas cool.

 

Ensuite, il t'abandonne 5 bonnes minutes dans un bout de couloir, près d'une armoire roulante pleine de flacons et de bandages.
Y a un autre lit à roulettes avec quelqu'un qui bouge pas et qui a les yeux fermés.
Tu te demandes si il est vivant ou pas.
Tu te dis que s'il était mort, il aurait un drap sur le visage. Mais tu sais pas.
Parce qu'en plus, t'as plus tes lunettes. Donc tu sais pas.

Y a plein de gens en blouse qui passent et qui te sourient, comme on sourirait à un gamin.
Ils essaient de pas avoir pitié, peut-être.

Et puis au bout du bout de couloir, y a une porte qui s'ouvre de temps en temps, et tu vois un mec en blouse penché sur une table, avec une lumière bien vive qui l'éclaire.
Un peu comme chez le dentiste, la lumière.

Tu te dis que dans un quart d'heure, tu seras sûrement sur la table. Mais le mec en blouse, il se retourne à chaque fois que la porte s'ouvre. L'a pas l'air très concentré çuilà. T'espères que tu passeras pas avec lui

 

Mais le mec qui pousse les lits à roulette revient te pousser un peu plus loin.
Il te propose de te mettre du côté du couloir où y a le soleil, mais là, le soleil, t'en as juste rien à foutre. Au final, il te met pas au soleil.

En face de toi, au bout de ce petit couloir, y a une autre porte, ouverte celle-là.
Dans la pièce, y a un mec en blouse, avec un masque, qui secoue des flacons, déballe des seringues, fait des mélanges.

Tu te dis qu'il a l'air de s'éclater.

 

Et tout d'un coup, le mec te regarde, et il demande derrière lui « Qui c'est qu'a bloqué la porte là ?! » et il enlève le bout de scotch qui maintenait la porte ouverte.
Elle se ferme.
Mais ça change rien, y a un hublot plutôt large, et tu le vois toujours qui s'éclate avec ses flacons.
Sauf que tu vois plus ses jambes.
Trop dommage.

Peut-être qu'il est complexé des jambes.

 

Pour te changer les idées, tu regardes le plafond.

Ah, tiens, voilà une blouse qui passe à côté de toi.
Il téléphone.
Il parle de travaux, que la colonne en plâtre, faut pas la faire démolir, mais que les autres, oui.

Cool.

Cet abruti, il ressemble à ton dentiste.
Et il fait les 100 pas dans le couloir, donc il passe à côté de toi toutes les 15 secondes.
Parce que le couloir est petit.

Mais c'est bizarre, t'as vraiment l'impression de pas exister.

Et puis le mec qui joue avec les flacons l'appelle, et lui dit que c'est prêt.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Tout d'un coup, le mec aux flacons est à côté de toi.
Il te parle super vite, il devrait pas, tu t'étais à moitié endormie et t'as du mal à calculer ce qu'il te dit.
C'est l'anesthésiste. Ah, ok.
Il regarde ton dossier, il reparle un peu vite, et il s'en va.

Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Il se repointe 3 minutes après, et là, tu sens que les réjouissances vont commencer.
Il a un flacon de bétadine, il t'en badigeonne sur le bras après t'avoir à moitié maté les seins déshabillée en sortant ton bras de la blouse.

Et puis il te fout la perf.
Même pas mal.
Et t'as même pas lâché ta larme. T'as failli mais tu l'as pas fait.
T'es une warrior, ma grande.

Et puis il dit « Hop, zavez vu, j'ai enlevé l'aiguille ».
Et toi, tu te dis qu'il te prend pour une conne, parce que t'as toujours un truc dans le bras.
Si c'est pas une aiguille, c'est quoi ? un scoubidou !?

Il te dit de replier le bras, et il se casse.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Le revoilà, qui t'annonce, une seringue à la main : « Voilà un ptit cocktail préparatoire, ça risque de tourner un peu, c'est pas grave », et il t'injecte le truc dans la perf.
Toi, ça te fait marrer, un peu, dans ta tête, parce que niveau cocktails, t'as eu ta dose y a 2 jours. Plus que ta dose, même. Et tu sais que ça te fait pas « tourner un peu »...

Et puis t'as envie de rire, là. Oh, et juste après, envie de pleurer. Rire. Pl...

 

T'es réveillée en sursaut parce qu'ils poussent ton lit à roulette dans la salle où l'anesthésiste jouait avec les flacons. Ils te demandent de changer de lit.
Tu galères un peu, parce que tu dormais. Et puis une translation d'une table roulante sur une autre, quand t'as une blouse courte et que t'es à poil dessous et que en plus t'as un truc dans le bras... On va dire que c'est pas easy.

Mais bon...

Ah, et puis y a ton dentiste, tiens.
Il te dit bonjour, il te parle mais tu sais plus ce qu'il t'a dit, à part qu'il te filera un rendez-vous pour dans 10 jours, visite de routine post-op.

 

Et puis...

T'as l'impression qu'il y a un truc qu'a été aspergé sur ton bras. Genre qu'ils ont loupé l'entrée de la perf.

Tu grognes lamentablement à une ou deux reprises.
Quand on te met un truc pour bloquer ta bouche en mode ouvert.
Quand on le change de côté.
Quand t'entends une scie circulaire près de ton oreille.

Et tout d'un coup, tu te réveilles en sursaut, et tu dis « J'ai dormi ? ». Il te semble que le dentiste te dit que t'as somnolé.

Et tu replonges.
Avant, tu penses quand même à demander quand le rendez-vous de routine post-op sera.

Et tu te réveilles à nouveau, le dentiste à côté de toi te parle. Il te parle des médocs que tu vas devoir prendre, du chaud et du froid, et toi, tu lui demandes pour le rendez-vous post-op (idée fixe). Il te dit que c'est réglé. Il te demande si t'es toute seule, et tu réponds que t'es avec ta mère.
Il dit qu'il va essayer de la trouver.

Sûrement qu'il a remarqué que t'es encore totalement shootée.

D'ailleurs, tu replonges.

Quand tu te réveilles la fois suivante, t'as les idées plus claires.
T'es dans une salle où y a plein d'autres gens.
Des gens comme toi, sur des lits à roulette. Dans le coltar.
D'autres en blouse.

Tiens, ils t'ont foutu des tuyaux dans les narines.
Et des patches sur la poitrine. Bande de voyous.
Et un goutte-à-goutte dans la perfusion. Même que comme t'as le bras plié, ça marche pas. 
Toutes les 10 minutes, y a un truc autour de ton bras qui gonfle, qui gonfle, qui serre ton bras, et puis ça dégonfle doucement. Un truc pour mesurer la tension, peut-être.
D'ailleurs, t'as jamais compris coment ça marchait, ces trucs-là !
Et puis t'as aussi un bloc de glace sous le menton.
Alors tu le mets bien devant ta bouche, et avec ton souffle rauque, tu te fais un peu marrer (shh...shhh... Anakin, je suis ton père).

Y a une infirmière qui s'approche, qui check tes trucs dans le nez, sur la poitrine, au bout du doigt, qui check l'écran au-dessus de sa tête.
Ah, tiens, y a une courbe qui est plate
C'est ton coeur. :)
Les patches marchent pas.
Tu demandes ce que c'est le goutte-à-goutte. De l'eau salée. Ah...
Cool, de l'eau de la mer...

Et puis elle te laisse, va voir d'autres gens.
Y a un gamin à côté de toi qui dit qu'il a envie de vomir.
Et il vomit du sang.
Elles lui disent que c'est normal.

Y a un vieux qu'arrive sur un lit à roulettes, et qui tousse tout le temps. Et en même temps qu'il tousse, il pète.
C'est sympa comme tout.
En temps normal, ça t'aurait donné envie de vomir.
Comme quoi on est pas en temps normal, parce que tu t'en fous un peu.
T'essaies juste de déterminer si c'est vraiment des bruits de pet.

Et toi, tu commences à en avoir marre d'être là, alors tu lèves la tête, tu regardes à droite, à gauche, l'écran au-dessus de ta tête. Ah, y a l'heure dessus. 10h42. Tu demandes depuis combien de temps t'es là.
Presque trois quarts d'heure. Tout ça ?!

Ensuite, tu demandes au gamin à côté de toi ce qu'il a. Mais tu te souviens plus, parce que, même si tu faisais genre t'es réveillée, t'étais encore bien shootée.

Enfin, y a un promeneur de lit à roulettes qui vient te chercher.
D'abord, ils te débranchent, le nez, les patches, et c'est reparti pour un voyage dans les couloirs de l'hôpital !
Qu'est-ce que tu t'amuses...

Quand tu reconnais le couloir de ta chambre, tu dis, "C'est l'avant-dernière à gauche". Le mec te répond "Vous êtes bien réveillée, didonc!".
Mais c'est que du bluff. T'as juste le sens de l'orientation.

Arrivée à la chambre, une infirmière prend le relai, te couche sous le drap, et te dit de te reposer.
Sauf que toi, ben t'es bien réveillée, maintenant que t'as bougé.
Dès qu'elle a tourné le dos, tu te lèves et t'attrappes le Mp3 qui est dans ton sac qui est dans l'armoire qui est à côté du lit.
Sauf que tu galères un peu, parce que t'as toujours la perf avec le goutte à goutte d'eau salée...
Mais t'es une warrior, donc t'y arrives.

Et puis tu te recouches, et tu siestes. Parce qu'en fait, t'étais pas si bien réveillée que ça.
Jusqu'à l'arrivée de ta mère, tu siestes.
Quand tu ouvres les yeux et que tu la vois, tu décides de continuer un peu la sieste.

Et puis t'as droit aux consignes post-op en double, parce que ta coloc de galère, comme elle était partie avant toi, elle est revenue avant toi, et elle va partir avant toi.
Donc l'infirmière lui explique tout bien.
Et après, c'est ton tour. Et comme ta mère est là, tu t'en fous un peu. Tu te dis qu'avec sa mémoire d'éléphant, elle se souviendra de tout ça.

Ensuite, t'as l'autorisation de te lever, de te rhabiller, et d'aller faire un tour dans le couloir. Histoire de voir si t'es vraiment une warrior ou pas.
A la salle de bains, tu te rends compte que t'as les lèvres marrons, c'est crade. Soit c'est du sang, soit de la bétadine. Et puis c'est pas facile à enlever.
Dans le couloir, t'as un peu l'impression d'être bourrée.
Mais tu préfères cette impression là à celle de 2 jours avant.

Et puis t'as le droit de rentrer chez toi.
Comme ta mère arrête pas de te demander si ça va, en voiture, tu finis par lui dire que oui, ça va, jusqu'au moment où ça ira plus et qu'il faudra qu'elle s'arrête viiite pour que tu puisses vomir.
Elle te regarde d'un air bizarre, et puis elle se tait.

Les deux jours qui suivent, tu peux juste espérer avoir deux heures seule. Grand max.
Pendant que ta mère va t'acheter des compotes.

T'en profites pour te lever du canapé, bouger dans ton appart', parce que sinon, elle t'empêche. Le plus qu'elle peut. Et quand tu finis par plus rien faire et la laisser se démerder, ben c'est là que comme de par hasard, elle casse à moitié ton blender, et qu'elle te réclame toutes les 5 minutes.

 

A part ça, tout va bien.
T'es juste gonflée du côté gauche, mais ça te fait même pas mal.
Jusque là, c'est presque que de la rigolade, les dents de sagesse.
En plus, après avoir été shootée aux anesthésiants, t'es shootée aux anti-douleur et aux antibiotiques (mais c'est pas systématique). Même que comme t'as quasiment pas mal, tu prends presque pas d'anti-douleur.

Et puis au fil des jours, ton côté gonflé dégonfle et devient bleu, puis vert, puis jaune.
On dirait que tu t'es pris une droite. Ca te fait marrer, les gens, des inconnus, te regardent d'un air bizarre. Sont inhabituellement attentifs et prévenants. Et t'en profites.

Et ton côté pas gonflé commence à te faire mal, un petit peu, puis un peu plus, puis encore un peu plus. Jusqu'à tourner à la migraine généralisée du côté droit de la tête.
Ca, ça arrive comme de par hasard quand le traitement anti-douleur et biotique prend fin.

 

Et bien moi, j'en suis là.
C'est pas très drôle.

J'en suis même au point où j'ai un peu de mal à supporter la musique. Le bruit en général.
Au concert, ça allait. A part que j'avais le côté droit de la mâchoire qui vibrait avec les basses.
Mais c'était supportable.
En sortant du concert, j'avais l'impression que mes dents en bas à droite dansaient dans ma bouche. Qu'elles allaient toutes tomber les unes après les autres.

Mais là...

Déjà, dimanche soir, impossible de m'endormir.
J'ai du dormir à peine 4 heures cette nuit-là.
Mal.

Lundi, au boulot, en arrivant, j'ai eu trop de mal à monter les escaliers. Je suis arrivée en haut, envie de vomir, toute fébrile. Help !
Du coup, j'ai échappé à la réunion de service.
Les chefs étaient gentils avec moi.
Cool.
Et en rentrant... J'étais trop crevée. Incroyable.
(bon, niveau repères dans le temps, pour une meilleure compréhension, sachez que j'ai commencé à écrire ça hier soir et que j'ai fini ce matin)

Me suis couchée avec les poules.
Et à 3h du mat', j'étais réveilllée par un puissant mal de mâchoire.
Là, j'me suis dit, ça va pas le faire. Alors j'me suis levée et j'ai pris un cacheton.
Et j'ai réussi à me rendormir. Du coup, ce matin, chui moins à la rue qu'hier...

 

Donc les dents de sagesse, c'est de la rigolade.
Sauf quand tu crois que c'est fini.
Là, ça rigole plus.
C'est là que tout commence.

 

Ah, j'voulais rétablir la vérité sur un autre point, aussi :
Tout le monde te dit : tu perds 5 kilos, avec tes dents de sagesse.

Moi, j'veux te dire : C'est faux.

J'ai perdu 3 kilos.

Les 2 premiers, à cause de la cuite où j'ai vomi mes boyaux.
Le troisième, oui, ok, à cause grâce aux dents de sagesse.

Conclusion : plus de cuites, c'est bon pour la ligne !   :)

PS : Merci à toi d'avoir lu jusque là. Pour la peine, si tu veux, je peux t'organiser une session de perdage de 2 kilos express. J'ai la recette qui tue ton foie:)

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Chuuut ... Ecoute le silence !

Back home !

Silence, musique, repos...

Pour ceux qui me suivent régulièrement (les autres, c'est maaaal), vous aurez compris à force de me l'entendre dire (et de regarder le programme des 15 ans à venir) (parce que vous êtes passionnés de ma vie autant que de la Starac) (que d'ailleurs je suis vachement déçue que ce soit ce petit m*rdeux de Quentin qui ait gagné) (heureusement que je l'ai pas regardé, tiens !)...

Où j'en étais ... ?!

Ah oui, donc, vous l'avez compris, ce week-end, je suis allée chez Papa et Maman, à Bordeaux.
Chez papa et maman, y a aussi mes deux frères. Matt le branleur et Mark le pas branleur.

J'aime bien, rentrer de temps en temps le week-end.

Mais pas trop souvent.
De temps en temps quoi.

Genre là, c'était pas forcément une bonne idée, parce que maman, je l'avais déjà vue 4 jours la semaine dernière, quand je me suis fait opérer.
Et si vous vous souvenez bien, c'était bien qu'elle parte, au bout des 4 jours.

Donc ma capacité à supporter tout-ce-qui-faisait-qu'on-se-foutait-tout-le-temps-sur-la-gueule quand j'était 24/24, 7/7 à la maison, et bien cette capacité, elle était entamée, et avait pas eu le temps de se reconstituer.

Mais ça faisait un mois que j'avais mon billet de train, y avait plus à tergiverser...

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En vrac, les trucs qui m'énervent quand je rentre chez les parents :

Parce que hier à midi, c'était presque la totale :

- Maman me sert une aiguillette de canard, s'apprête à m'en servir une seconde, alors qu'une demi-heure avant, je lui ai dit qu'à la vitesse où je mange, c'est même pas la peine que je mange une entrée.
Mais j'ai quand même eu droit à un pamplemousse.
Que j'ai mis deux fois plus de temps que les autres à manger. Donc je lui dis « bah non, une seule (aiguillette, suivez !), ça sera amplement suffisant ». Donc elle s'arrête mais elle tire un peu la tronche.
Oui, Maman a tendance à me sur-nourrir. Elle dit de sa mère, mais elle, à moindre échelle, elle est pareille. Elle essaie même de me fourguer des trucs à remporter, quand je repars. Genre un tupperware, dans le train, comme si j'avais que ça à ramener chez moi !

- sujet de conversation du repas : le placement de Mark (numéro 10) sur le terrain de foot lors du match de l'après-midi. Mark allait jouer avec l'équipe A de son club pour la deuxième fois ! Papa est le coach personnel-de-la-maison de Mark. Avant, ça discute stratégie, placement, endurance, anecdotes. Après, ça refait le match. Ca, c'est pour le soir, au repas. Vivement le soir ! (ouf, j'y étais pas...)(oui parce qu'ils ont perdu 7 à 2, donc y a du avoir un sacré re-boostage psychologique...)

- autre sujet : Matt, qui n'est pas là (il bosse) donc on (papa et maman) en profite pour lui casser du sucre sur le dos (nan, là, je suis mauvaise langue, même quand il est là, il en prend plein la gueule) (mais c'est parce qu'il le vaut bien) (c'est d'ailleurs parce qu'il était pas là que c'était pas la totale totale, mais juste presque la totale...).
Donc là, il s'agit de Matt qui doit aller à la banque pour se chercher un chéquier, mais comme il bosse le samedi, il peut pas, et quand il bosse pas le samedi, il dort jusqu'à midi, donc il peut pas non plus.
Et ils ont besoin du chéquier parce qu'avec y a des RIB, et ils ont besoin des RIB parce que Matt a changé de forfait téléphone : de 16, il passe à 35€. Or le forfait à 16 €, c'était Papa qui payait, mais là, comme ils sont pas d'accord avec le changement de budget, et que Matt bosse, ben c'est Matt qui va se payer son forfait.
Donc faut un RIB. Pour changer le compte à prélever.

                                                                                --  --  --

- remarques diverses, par-ci par-là :

Maman à Papa, en regardant son sweat-shirt : Mais t'as vu dans quel état c'est ça ? Y a des taches partout.
Papa à Maman, très spontané : Oui, je sais, c'est pour ça que je l'ai mis.
Comme il s'aperçoit du mini-silence interloqué, et de moi qui pouffe de rire : oui, parce qu'avec le pamplemousse, j'allais pas mettre un truc propre...

plus tard :

Maman à moi, en parlant de Papa, alors que Papa est là : Tu comprends ce qu'il dit, là ? Moi je comprends pas de quoi il parle.

                                                                                --  --  --

Autre truc qui m'énerve : comment un truc simple, cool et sympa, devient compliqué, voire insurmontable, et peut même provoquer des tensions graves dans la famille...

Hier soir, je devais aller à un concert.
Ils (les parents) le savaient parfaitement puisque c'est pour ça que je rentrais à la maison ce week-end là précisément.

Chronologie :

- 36 heures avant, ils commencent à me demander où c'est.
Galerie Tatry, je crois que c'est cours du Médoc.

- 24 heures avant, ils me redemandent où c'est, et l'adresse.
Ben, c'est toujours cours du Médoc, je regarderai le numéro tout à l'heure, sur internet.

- 14 heures avant, ils me disent de regarder le numéro de l'adresse, pour savoir si j'y vais en voiture ou en tram.
Ok, mais là y a pas le feu, et puis y a Mark qui joue à l'ordi.

- 10 heures avant, ils me demandent à nouveau à quel numéro du cours du Médoc c'est.
Numéro 170.

- 4 heures avant, ils me disent que ça tombe bien, y a un arrêt de tram pas très loin. Pas très près mais pas très loin non plus.
Ok. Donc, c'est vendu, on dirait que j'y vais en tram.
Mais, heu, juste comme ça, le tram, il s'arrête à quelle heure ? 1 heure... Ah... Ca fait tôt.
Mais bon, soit. (je ne suis pas une chieuse)

- 2 heures avant (le début, donc 1 heure avant le départ), on rentre à la maison, après avoir passé l'aprèm au stade, à voir Mark jouer (ou pas) avec l'équipe A (et perdre 7 à 2) (oui, mais à la mi-temps, ils gagnaient, c'est ce qui compte) (en tous cas, le 11, quelle tête à claques) (j'aimerais pas être sa mère) (hé, oh, hors-jeu, là!) (mais non c'était pas dans son camp, y a hors-jeu!)...
Donc une heure avant le départ, on rentre à la maison et Papa rentre la voiture dans le garage.
Soit. En plus, il me dit que c'est galère pour se garer là-bas, faut tourner un peu pour trouver une place.
(A la fois, c'est pas comme si j'avais pas l'habitude, nan ? Pas comme si je faisais ça tous les soirs en rentrant du boulot ?)
Et on goûte.
Soit.
Goûtons.

- 40 minutes avant le départ (on a changé de référentiel temps, désolée pour le caffouillage), Maman me demande si des blinis au saumon, pour le repas, ça me va. - Oui, mais un seul. - Et elle dit qu'elle part à Monop' de ce pas parce qu'elle en a que 2. De blinis. Et qu'on est 5. Ou 4 (Mathieu bosse) (et même si Mathieu a fini de bosser, on sait pas si il sera là pour le repas) (Maman le vit bien) (mieux qu'avant, du moins)...

- 20 minutes avant le départ, Papa est sur mon épaule pendant que je regarde sur l'ordi-où-Marc-ne-joue-pas-à-Fifa (parce qu'il est carrément pas assez puissant) le trajet en tram.
Je ne supporte pas qu'on soit sur mon dos comme ça. Surtout que si vous avez bien suivi la chronologie, depuis l'débuuuut ils sont sur mon dos avec ce concert, que limite, j'ai même plus envie d'y aller.
Et Papa, parce qu'il est à l'Ouest (oui, avec un grand O) (ou que c'est un mec, je sais pas trop), il s'en rend compte seulement quand je commence à parler d'une voix chevrottante.
Et il me demande pourquoi, cette voix chevrottante.

Mais parceuqueuuuuh !
Pasque je pars dans 20 minutes et que Maman est toujours pas rentrée et que je vais pas bouffer en 15 secondes chrono pour me taper un mal de bide pendant le concert ! (c'est comme les voyages en train et en avion, les concerts)
Pasque on va y aller en tram mais ça va être galère parce qu'il faut que j'aille récupérer Vir à son campus en voiture d'abord, et en plus il faut qu'elle tire des sous, mais à la Banque P seulement !
Pasque pasque pasque !

(et pasque j'en ai marre que vous décidiez pour moi, et pasque vous me gonflez, merde, comment je fais quand je suis toute seule à Paris et que je dois aller à un endroit nouveau, hein ? Et pourtant, je le fais, j'y arriiive, ouiii, siii, j'te jure, je PEUX le faire !)
Mais ça, ça se dit pas.

Au final, j'y suis allée en voiture (yes!), sans avoir mangé (yes!), on a mis 30 minutes chrono pour y aller, et on a trouvé une place à 15 mètres de l'entrée. Même que jme posais des question sur le statut de place de la place, parce qu'il y en avait 4 de libres à la fois, et ça paraissait louche, vu les rumeurs de galère-pour-se-garer qui circulaient...

Voilà !

Non mais !
(Bon, c'est pas comme si Papa avait "cédé" à ma voix chevrottante, hein...)

(Bon, ça y est j'ai fini de me plaindre pour ce soir...)

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Sleep through the static

Bonjour, les gens.

Je vous l'ai annoncé il y a un petit moment maintenant, mais vous commencez à avoir l'habitude, je suis toujours en retard, et je tiens rarement les délais.
Des fois, je laisse même trainer juste histoire de pas être dans les temps...

Donc je vous avais dit que je vous parlerai du petit tas de CD que j'ai achetés, l'autre jour...

Voilà voilà...
 

Je sais pas vous, mais moi, quand je vais à Virgen, ou à la Frac, j'aime bien traîner super longtemps dans les rayons de musique.
Bon, si y a pas des boulets dans tous les coins, bien sûr.
J'essaie d'y aller pendant les heures creuses.
Comme à la piscine, vous savez. Entre midi et deux, y a moins de monde.
Là, faut viser entre onze heures et midi et demi.

Donc, j'aime bien regarder tout, écouter des tas de choses, découvrir, reconnaître.

Je découvre des groupes pas très connus, comme ça. Et j'aime bien, aussi, avoir autre chose dans ma tête que ce qu'on entend partout.

Par contre, rares sont les fois où j'achète sans écouter.
Même si y a un tube qui me plaît, j'écoute quand même un peu de chaque chanson de l'album, histoire d'être sûre que je vais pas le laisser dans un coin.

Mais l'autre jour, y a un CD que j'ai acheté sans l'écouter.
C'était pas la peine.
Y en a, on sait depuis le début qu'on va aimer.

Le nouvel album de Jack Johnson, je l'attendais.
Lundi, quand j'ai reçu un email de pub de la Frac, et quand j'ai vu qu'ils le proposaient à la vente, j'me suis dit, ça y est, il est enfin sorti.
Et je le veux.

C'est donc pour lui que je suis allée au Virgen le plus proche.
Et depuis, j'ai un peu de mal à le sortir de mon autoradio, pour laisser un peu de place aux autres acquisitions de ce jour-là.

Par rapport aux précédents albums, je le trouve différent.
Je l'aime autant, je retrouve la même musique que j'apprécie énormément. Mais j'ai l'impression que les sentiments exprimés sont différents. Plus de mélancolie. Je sais pas. Difficile à dire.
Peut-être aussi que c'est juste moi qui le perçois comme ça.

Choisir un morceau à mettre ici n'a pas été chose facile.
Mais petit à petit, à force d'écouter, on écoute d'une oreille nouvelle, ou on s'habitue, on apprend à aimer des chansons qui n'étaient pas les favorites au départ.


J'ai choisi celle-ci :

 

          Go on

          

          In my rear view
          I watch you 
          Watching the twilight
          Behind the telephone lines 
          With nothing to prove 
          Or to assume 
          Just thinking that your thoughts 
          Are different than mine

          In my rear view
          I watch you
          And I gave you your life 
          But you give me mine
          I see you slowly swim away
          As the light is leaving town 
          To a place that I can't be
          But there's no apologies 

          Just go on 
          Just go on
          There's still so many things
          I want to say to you
          But go on
          Just go on
          We're bound by blood that's moving
          From the moment that we start
          From the moment that we start

          I see your perfect little eyes
          Watch the shadows of the clouds
          On the surface of the ocean 
          Out the window of the plane 
          I get nervous when I fly
          I'm used to walking with my feet
          Turbulence is like a sigh 
          That I can't help but over think

          What is the purpose of my life
          If it doesn't have to do 
          With learning to let it go 
          Live vicariously through you
          You could do the same
          It's the least you could do
          Because it's a lonely little chain
          If you don't add to it

          So go on
          Just go on
          There's still so many things
          I wanna say to you
          But go on
          Just go on
          We're bound by blood and love
          From the moment that we start

          Just go on
          Just go on
          There's still so many things
          I want to say to you
          Just go on
          Just go on
          We're bound by blood that's moving
          From the moment that we start
          From the moment that we start

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Le p'tit déj' des champions

... qui viennent de perdre des dents ...

Un grand jus de fruits frais avec orange et citron pressés, mangue, kiwi, banane, ananas, framboises et mûres.
Le tout bien mixé.
Avec ça, on a le quota de fruits pour la journée.
Le quota de vitamines.
Et mine de rien, ça remplit l'estomac.
Bah ouais, 1/2 litre de jus à la consistance limite compote liquide, ça cale pas mal. 

jus

A servir dans le verre "Soleil".
Parce qu'on se refait pas.
Faut ce qu'il faut.

Avec ça, un bol de lait, un yaourt, une compote, un faux fromage qui rit, 2 petites madeleines un peu galère à manger, parce que je peux pas ouvrir la bouche en grand. Donc je m'en fous partout.

Et surtout, j'ai trouvé l'astuce pour prendre mon carburant.
Un peu de junk food quand même !

Après avoir raclé tout le chocolat décollable (sans m'en coller plein les ongles) (voir photo, en bas) des 2 Délichoc qui me restaient, et l'avoir fait fondre dans ma bouche, j'ai eu la brillante idée qu'en les cassant en petits morceaux, ils fondraient sous le palais.
Et ça a marché !

Heureusement, parce que je commençais à devenir nerveuse...
Trop de nourriture saine, je suppose que ça me perturbe.

miam

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Sacré Coeur !

Hahaaaa !

Je vois d'ici ceux qui se sont laissés piéger.
Et non, c'est pas un article sur la Saint Valentin.

F*ck la Saint Valentin !

Moi, ce soir, vous voulez savoir ce que je fais ?

Je prends le train.
De 19h30 à 22h40, je serai dans le TGV Paris-Bordeaux.
J'espère qu'il y aura personne, qu'ils seront tous à leurs petites soirées gnan-gnan... (désolée, hein...)
Comme ça je pourrai m'étaler sur les sièges.
J'aime bien.

sacré coeur
Le 26 Janvier à 18:49
Paris - Sacré Coeur

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Total mess

Les gens, l'heure est grave.

Très grave.

Je pense à un cocktail, genre ... un ti punch ... et tout ce qui me vient, c'est un haut-le-corps.
J'essaie de penser à une autre boisson alcoolisée.
Même réaction.
4 jours plus tard.

Les gens, j'envisage de me mettre off-alcool pendant un bout de temps.
Jusqu'à nouvel ordre.

Bon, je vais me chercher mon cocktail de fruits frais, ma compote et ma purée - jambon mixé (oui, les repas se suivent et se ressemblent en ce moment) (et oui, je mange à 16h30, et alors?), et je viens vous expliquer pourquoi.
Oui, parce que je vous vois vous étonner, pour certains, de cette décision.
D'arrêter l'alcool.
Moi.
Et pour d'autres, je vous vois ricaner.
Oh, pas la peine de vous cacher, hein. Je le sais.
Je sais tout. Je vois tout.

                                                                        --  --  --

Tout a commencé vendredi

Vendredi, c'était RTT.

Le matin, je suis allée au sport, puisque le vendredi c'est le jour de Coach-trop(puissance 10)-mignon, qui te fait faire plein d'étirements à la fin de la séance. Et même qu'il t'aide pour les étirements.
Il est là, il t'étire, il est avec toi. Tout près.
Je m'égare...

J'en étais donc à la séance de sport de ce vendredi matin.
Y a toujours le léger dilemme : je me défonce et je suis toute suante ou je me défonce pas et je fais la chochotte ?
Allez, je me défonce. Pour faire bonne impression.
Et plus tu te défonces, plus t'as droit à des étirements :) .

Ensuite, j'ai rejoint Fixou à Montparnasse, pour un petit resto.
Ca faisait longtemps qu'on s'était pas vues, et on a papoté, ragoté, tout ça tout ça.
On a pris rendez-vous pour nos vacances d'été.
Et puis on s'est baladées un petit peu, de Montparnasse au Louvre à pieds, profitant du soleil d'hiver.

PYRAMIDE
Le 8 Février 2008 à 14:19
Paris

Sur la place du Palais Royal, on a vu Kamel Ouali, à quelques mètres de nous, et comme des petites nanas commençaient à devenir hystériques en le reconnaissant, on a abrégé la conversation, et on s'est séparées.
Fixou, vers les Galeries Lafayette, et moi, vers Beaubourg et le coiffeur.

J'ai donc marché jusqu'à Beaubourg, une bonne balade. Mais plus rien ne me fait peur.
J'ai passé 3 heures là-bas, à me faire chouchouter par des pros, à enregistrer dans ma petite tête les trucs et astuces qu'ils me filaient pour des coiffures sympas.
A la fin, le coiffeur m'a prise en photo.
Et puis je suis partie.

Au bout de 200 mètres, je me suis aperçue que j'avais oublié la poche avec le shampooing et le masque que je venais de leur acheter.
Donc demi-tour.
Ca, c'est moi. Des fois j'oublie des trucs...

beaubourg
Le 8 Février 2008 à 18:12
Paris

                                                                        --  --  -- 

Ensuite, ça a été un peu la course. Rentrer chez moi, trouver comment m'habiller pour le soir même : sortie en boîte, soirée organisée par des rugbymen. Boîte = chic, mais rugby = attention aux dégâts.

J'ai fini par me décider, et puis, juste de temps de manger un steak haché, et c'est repartii !
Je devais rejoindre Louise chez Gui, un pote. Qui habite à République. Plutôt dans le nord de Paris. Alors que moi, j'habite dans le Sud, et la soirée, c'était dans le Sud-Ouest.
Bref.
Je fais pas ma chieuse.

J'y vais.
Arrivée devant le digicode de Gui, je sèche. Moi pas avoir le code.
Et comme j'avais fini mon forfait en l'appelant 5 minutes plus tôt pour savoir son adresse, je me suis retrouvée comme une conne devant sa porte.

Au bout de 5 minutes à attendre là, au milieu des odeurs douteuses de pipi de chat (ou pas), j'ai décidé de bouger. Aller chercher un bar. Pour pas attendre comme une conne.
Sauf que je me suis dirigée vers le métro, mais qu'apparemment, les bars, il y en a, mais pas par là.

J'ai fini par m'assoir sur un banc en attendant qu'ils s'inquiètent, qu'au bout d'une demi-heure, je sois toujours pas chez lui.
Ils ont fini par m'appeler, et ils m'ont rejointe. Et on a filé à la soirée.
Donc si on résume ce début de soirée, je suis allée du sud au nord de Paris en métro, pour ne pas rester au nord et repartir au Sud-Ouest directement. Ou presque.

Passons.
Je ne suis pas une chieuse.

                                                                        --  --  -- 

On arrive donc à Boulogne, et on part vers la boîte. A pieds. Sauf qu'au bout de 20 minutes de marche sur talons hauts (moi), Gui qui avait le plan s'aperçoit qu'on est sur la bonne rue, oui, mais qu'on est partis du mauvais côté.
Halte. Demi tour, droite !
On a fini par arriver à la boîte.
Et on a retrouvé des potes qui étaient déjà là.

Fallait juste lâcher 20€ à l'entrée, et après, c'était open bar.
Moi, vu que je me faisais opérer 3 jours plus tard, et que l'aspirine, c'était absolutely forbidden, j'avais décidé de pas trop boire.
Mais fallait quand même rentabiliser la soirée.

Avec Louise, on a considéré que pour rentabiliser les 20 €, fallait boire 4 verres.
Ok. C'est parti !

La dernière chose dont je me souvienne, c'est d'avoir 2 verres de rhum orange (le 4ème et le 5ème) dans les mains, et de les boire cul-sec.

Après, plus rien.

L'image suivante, je suis dans le caniveau.

loques

 

 

Enfin, assise sur le trottoir, avec Louise à côté de moi, et on est toutes les deux en train de vomir nos entrailles.
Avec les garçons, Gui et Chien Chaud, qui nous tiennent les cheveux.
Et qui nous prennent en photo. Avec mon appareil que j'ai toujours avec moi.

 

 

Là où j'ai à peu près recouvré mes esprits, c'est quand je me suis rendue compte que j'avais perdu mes lunettes.
Chien Chaud est allé les chercher et les a trouvées (pfffiouuu) dans le caniveau, un peu plus loin, là où on avait fait la première étape régurgitation à la sortie.

Je me souviens vaguement (très vaguement) de Gui et Chien Chaud qui essayaient d'arrêter un taxi pour nous.
Ya une bonne âme qui a accepté de nous embarquer. C'est Louise qui a donné mon adresse, qui a demandé au taxi de s'arrêter et qui a ouvert la porte quand j'ai eu envie de vomir, devant le Picard près de chez moi. Même que je disais "Ah mais je reconnais ici, on est bientôt arrivés!" ...

Je sais que j'ai réussi à déplier le canapé pour Louise (je sais pas comment mais je l'ai fait), et puis... plus rien.

                                                                        --  --  --

Le lendemain matin midi, on a émergé.
Pour mieux replonger.

Vers 15 heures, Louise a décidé de bouger, et elle est rentrée chez elle. En bus. Bon courage.

Et moi, pendant ce temps-là, j'essayais de me réhydrater.
Sauf que pour une gorgée avalée, j'allais aussitôt la vomir.
Et puis c'était bien de l'eau, hein, qui sortait. Je crois que y avait plus rien d'autre.

Alors je suis allée me recoucher, en pensant que pourquoi, hein, pourquoi justement alors que j'ai pas le droit aux médocs, hein, pourquoi c'est là que je me prends la cuite du siècle hein ?!
L'humeur du moment : Je veux rester dans mon lit sans bouger et m'endormiiiir pour toujouuuuurs...

                                                                           --  --  -- 

Je me suis levée vers 18 heures.
Et là, je me suis dit : là, c'est grave. Là, j'ai un problème.

Ma mère arrive dans 2 heures, mon appart' is a total mess, et moi aussi.
Mais alors, total total total mess.

Je me serais volontiers recouchée, mais si maman avait débarqué au milieu du bordel innommable qu'il y avait, elle aurait pas eu pitié de moi.
Et encore moins pitié, puisqu'elle aurait su que j'ai pris une cuite la veille.
Mais elle savait pas à quel point c'était une grosse cuite.

Valait mieux pas qu'elle le sache.
Elle fait partie des 3 plus terribles de ma vie. Cuites.
Des trois qui m'ont fait rendre mes entrailles au caniveau. Berk

Donc je me suis bougé un peu le popotin, mais pas trop histoire que mon estomac le supporte.
Je me suis fait cuire des pâtes mais impossible d'avaler quoi que ce soit.
Le principal, c'est qu'à 20h30, quand ma mère s'est pointée, l'appart' était à peu près présentable.
Et moi aussi.
A peu près...

Elle tirait un peu la gueule parce que j'avais l'air d'halluciner qu'elle ait faim, et j'avais rien préparé...
Ce premier soir avec elle a été un peu bizarre, parce que moi, au-delà de la pensée "Pas vomir", j'étais un peu à court d'idées de conversation. Et elle, elle était un peu énervée de me voir à l'ouest.
Moi, j'voulais juste du silence et du noir et dormir...

Voilà, maintenant que j'ai fini d'écrire cet article, j'ai également fini de m'arracher toutes les petites peaux mortes de la bouche. Parce que c'est pas tout ça, mais un cuite, ça dessèche, et une opération, ça dessèche aussi.

Et c'est décidé, j'arrête l'alcool, jusqu'à nouvel ordre.
Je suis même pas sûre que dans un mois en Gwada, je m'en serai remise...
(pour les Ti Punch...)

                                                                        --  --  --

Bibsa, je t'absous pour tes commentaires de l'autre jour.
Tu vois, je pense que sur ce coup-là, j'étais bien pire que toi :)
Non, j'ai pas honte.
Oui, j'assume.
Mais j'arrête l'alcool.
Pour l'instant.

:)

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Bande de taggeurs !

Bon, ben voilà, suffit que je sois totalement à l'ouest (sens figuré, hélas) pendant quelques jours pour que je me fasse attaquer par une bande de taggeurs curieux.

Allez, j'vais pas faire ma râleuse, j'aime bien.
Enfin, c'est toujours un peu prise de tête, hein.

Trouver un truc à dire, un peu intéressant, mais qui n'en dévoile pas trop quand même.
Et sans trop copier sur les autres.

Parce que là, maintenant que j'arrive en courant pour rattraper le train qui se cavale, tout le monde a déjà fait son post de taggé, tout le monde a déjà raconté ses petites manies, et moi je vais avoir l'impression de répéter ce qui a déjà été dit.

Ou alors je vais vraiment passer pour une folle.
Parce que je voulais vous faire un article à ce sujet.
Que je suis un peu folle je pense.
Ou du moins qu'un passage chez un psy ne me ferait pas de mal.
Mais, si ça ne vous dérange pas, je suis sur mon divan canapé chez moi (pas en cuir, hein, pas trop en demander pour un premier canap'), et je raconte ma vie à vous via mon blog. Ok ?

Ca coûte moins cher.
Awa préfère garder ses sioux pour partir au soleil.

Venons-en au fait :

Le principe de cette patate chaude :
- mettre le lien des personnes qui vous ont taguée
- mettre le règlement sur votre blog, voilà, là, je le fais.
- mentionner 6 choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
- taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien :
- avertir immédiatement sur leur blog les personnes taguées

                                                                       --  --  --

Les affreux taggeurs sont Mademoiselle V., qui n'a pas respecté les règles du jeu puisqu'elle a omis de m'en avertir. C'est maaaaal, Mam'V. C'est maaaaaal. Ou alors, c'est rusé, pour vérifier que je vais bien la lire.
Mais oui, Mam'V, t'inquiète pas, je suis silencieuse, mais je suis là. Je lis tout. Je sais tout. Je t'observe en silence. Non, je ne suis pas une psychopathe.
J'ai juste pas tout le temps le temps de laisser un petit commentaire.

Et la deuxième (ou première, faudrait que je vérifie les dates de partion des articles) (confirmé), c'est Bulledesavon, que je lis depuis pas très longtemps, mais dont j'aime bien les photos, les écrits et la musique.

                                                                       --  --  --

Les 6 choses sur moi-même sont :
(vous viendrez toujours me lire après, promis ?)

- Aller en réunion me fait flipper comme une ouf. Même si je n'ai aucun rôle à y tenir. Même si on est 50 dans la salle et que je ne suis qu'une parmi 50. Va savoir pourquoi.

- Quand je me couche (pour dormir, hein), il faut que rien ne me touche la gorge. Genre, si la couette me touche la gorge, je vais me sentir oppressée. Mais si elle est sur mon menton, y a pas de problème.

- Je n'aime pas être au mileu ou au devant d'une salle, d'une place, d'un endroit. Je préfère me tenir sur les côtés.
En réunion, sur une table allongée, je serai soit au bout si c'est possible, soit sur le bout d'un côté, de manière à avoir tout le monde dans mon champ de vision.
Au cinéma, je préfère être au fond de la salle. Si la salle est très peu remplie, je pourrai me placer au milieu d'une rangée. Sinon, c'est au bout de la rangée.
Dans le meme genre, je n'aime pas tourner le dos à la porte.

- Je déteste prendre le métro quand il est blindé. Si j'y suis depuis le début, assise, ou sur un coté (encore), ça va. Si j'attends le métro, qu'il arrive et que les gens y sont déjà tassés comme des sardines, ça va pas. J'attends le suivant, en espérant qu'il y ait moins de monde.

- J'aime pas manger avant de partir en voyage. Aucun rapport avec mon tour de taille. C'est juste avant de partir. En voiture, m'en fous, je me gave, au contraire, ça me tient éveillée. Toujours un paquet de chocobons au cas où j'ai un petit coup de mou.
Mais pour un voyage en train ou en avion, je préfère être à jeun. Je sais pas pourquoi, là non plus.

- Et puis, je sèche un peu là. Qu'est ce que je pourrais vous dire d'autre.
Allez : quand je croise dans la rue des gens malades (ou pas) qui éternuent ou toussent sans mettre la main devant la bouche, je peux pas m'empêcher de retenir ma respiration, d'être dégoûtée, et d'avancer le plus loin possible pour que ma prochaine respiration se fasse dans un endroit où l'air n'est pas plein de leurs microbes.

Voilà.
Après ça, vous allez me trouver un peu cinglée je suppose.
Tout ça est assez irrationnel.
Mais tout ça est aussi moi.

                                                                       --  --  --

Hin hin, voici venu le moment de faire des victimes dans la blogosphère...
Maintenant que tout le monde y est déjà passé, je sens que je vais avoir du mal.

Commençons pas Bibsa, il me semble que jusqu'ici, tu as été épargnée...

De même, Headbanging, je ne crois pas t'avoir vue taggée, ni à droite ni à gauche, mais sûrement que je me plante.

Akr, je sais pas si ce genre de trucs, les patates chaudes, t'aimes ou t'aimes pas, mais j'me risque à te tagger. Si tu veux pas, tant pis :)
Moi j'aime bien les patates chaudes avec des petits oignons et des lardons, mais en ce moment, c'est plutôt purée froide avec jambon mixé. 

Elise, je me doute que tu as autre chose à faire en ce début de semaine, mais pour vendredi, quand la motiv' sera en baisse, tu pourrais nous faire un ti bout de patate, nan ?

Emma ? Je me demande bien pourquoi tu n'aurais pas encore été taggée, mais je tente ma chance ... Et puis, qui sait, peut-être que ça te relancera ... ?

Et pour pas faire comme tout le monde, je vais harceler Fixou.
Fixou, qui n'a pas de blog.
Fixou, si tu passes par là, c'est l'occaz.
Je te file un sujet en or pour débuter un blog.
Une petite occaz' pour te présenter.
Et après, tu verras, ça vient tout seul :)

Chères victimes, je vais de ce pas vous prévenir !

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Dilemme...

Voilà le problème :

J'ai comme qui dirait un gros mal de gorge qui se profile à l'horizon.
Genre début d'angine.
Genre qui peut être calmé par un bon lait chaud au miel.

Or je me suis comme qui dirait fait opérer des dents de sagesse hier matin.
Et on m'a bien recommandé de ne manger que froid, ou au pire, température ambiante.

Help !

Bon, je crois que je vais m'avaler une cuillerée de miel, et que je vais aller chercher le litre de glace menthe-chocolat qu'il y a dans le congélo...

Et pendant que je déguste (sens propre, figuré, ... ?) (les deux ?), je vais tenter de vous pondre l'article de vos rêves sur mes péripéties des quelques jours qui viennent de s'écouler.

(Sauf si y a un truc passionnant à la télé, mais j'en doute...)

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Pas doués

J'ai juste un gros bleu sur la joue gauche, même pas mal (na!), mais ma mère sur le dos depuis 48 heures.

Depuis qu'on est rentrées de l'hosto, elle arrête pas de me devancer, comme si je pouvais pas aller me chercher une compote toute seule dans le frigo, ou m'allumer la télé. Je précise : mon appart' fait 34m².
Elle est sortie 3/4 d'heure (grand max), le temps d'aller à Monoprix acheter des yaourts, au vidéoclub louer un film, et à la poste me récupérer mes places pour Jack Johnson en recommandé (ça, c'est cool, j'avoue, j'en ai bien profité...).

Et ce soir, à 23h, alors que je suis claquée (et elle aussi), elle enlève mes affaires de mon lit (alors que ma chambre c'est sacré) comme si j'avais les 2 bras dans le plâtre (surtout que vu qu'elle est là, y avait juste 3 fringues, pas comme d'hab où c'est un monceau de fringues + bouquins + unidentified thgs).
Alors je lui dis de pas s'embêter avec ça.

2 minutes après, elle me demande si demain, je veux qu'elle fasse une lessive de draps ou de fringues.
Je lui dis que je comptais faire ça jeudi, juste avant de partir en week-end, pour que ça sèche pendant que je suis pas là.
Et elle me répond de pas dire de pas l'embêter avec ça, et là, j'me suis mise à pleurer.
Parce que trop, c'est trop.
Craquage.
Je lui dis que je préfère faire ça quand je serai toute seule.

Pour pas qu'elle se vexe, je reviens (de pas bien loin vu la taille de l'appart) 15 secondes plus tard, et je lui dis que j'ai pas l'habitude, d'avoir quelqu'un aux petits soins pour moi tout le temps. Toujours voix chevrottante.
Et là elle me coupe et elle me dit
"Allez, tu ferais mieux d'aller te préparer pour la nuit, parce que la fatigue, ..."

Ptain merde, j'essaie de lui faire passer un message, elle fait essprès de pas comprendre ou bien ?
J'essaie de te dire merci, maman, un merci plus fort que le petit merci léger que je balance sur le quai d'une gare.

Ca me tue.
Je chiale comme une conne, là.
Je profite de cet instant pour vous écrire ça sur le vif. Un peu plus, j'aurais pas pu, elle voulait que je dorme la porte ouverte.
J'étouffe.

Tout ça pour dire que dans la famille, on est pas doués pour dire les choses.
Et que j'étouffe.

PS : Si je vous dis que là, tout de suite, 8 minutes et 43 secondes après lui avoir dit bonne nuit et fermé ma porte, elle m'appelle, me demande si ça va, pourquoi j'éteins pas la lumière, et qu'il faut que je me repose... Vous y croyez ?
Merci, maman, mais j'étouffe vraiment.

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