aWa's world

Les hommes et moi, y a du neuf !

Alors voilà.

Dans la série des mecs profiteurs, j'ai découvert une nouvelle espèce.
Et j'avoue que je suis une nouvelle fois déçue par la gente masculine.

Je vous ai raconté, pendant mes vacances aux Canaries, j'ai rencontré un brasilian guy.
2 jours avant de partir.
Et ce brasilian guy s'est montré adorable, vraiment.

Mais moi, à force d'être naïve et de me faire avoir, et bien à un moment donné, j'ai perdu cette naïveté.
Je prends du recul. Je me méfie. Je ne crois plus ce qu'on me dit sans avoir dans un coin de ma tête un doute. Le doute qu'on me raconte des salades, dans le seul but d'obtenir quelque chose, quoi que ce soit.

Jusqu'à présent, ce que ces gars cherchaient en me baratinant, c'était une nuit de folles galip*ttes, ou à défaut d'une nuit, nous dirons une séance (oui, il y en a qui partent après la séance, carrément) de gymnastique.

Je suis confrontée à quelque chose de nouveau.
Rassurez-vous, vous ne savez pas encore de quoi il s'agit (boh, peut-être que vous vous en doutez déjà, après tout), mais je tiens à préciser que mon avis sur la question est tout fait. Aucun doute quant à mon attitude à tenir face à cette chose.

Dimanche soir, mon brasilian guy se connecte sur Msn, et commence à parler.
A ma question si ça va, il répond "mieux".
Alors "Pourquoi?".
Parce que les flics vont lui envoyer une injonction de quitter le territoire espagnol, d'après ce que j'ai compris, parce qu'il n'est pas européen, et ça fait déjà un petit bout de temps qu'il est aux Canaries.

Et donc mon brasilian guy me dit : Chica, je cherche une fille pour me marier. En gros, pour avoir des papiers.
Mariage Blanc.

Et mon brasilian guy me demande : Chica, tu veux te marier avec moi ?
C'est cela, oui.
J'ai 22 ans, je vais me marier, comme ça, du jour au lendemain, avec un brésilien, aussi gentil soit-il...

...                 

Tilt !

C'est donc pour ça qu'il était si gentil avec moi ?!
A tous les coups, il le savait clairement quand il m'a rencontrée, et il s'est dit qu'il allait tenter sa chance.

Et bien non, ça marchera pas coco.
T'as pas de bol, ça fait environ six mois (Hum.. Bob?) que j'ai décidé de plus me faire avoir.
Que j'ai décidé de ne rien attendre d'un coup d'un soir.
Que j'ai décidé de faire comme les mecs.
Moi aussi, je prends ce qu'on me donne, sans rien donner en retour de plus que ce que je reçois.
Je me prends plus la tête.
T'es là, tant mieux, t'es pas là, tant pis.
C'est tout.

C'est pas de moi que tu obtiendras tes papiers.

Et même si c'était pas pour ça, et que t'avais vraiment craqué pour moi (mais maintenant j'ai comme un doute énorme), et ben on le saura jamais.

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Partiiir !

Bon, ben les gens, ça fait déjà presque un mois que je suis reviendue de Las Islas Canarias.
Déjà.

sunset in heaven
Le 22 Octobre 2007 à 19:11
Somewhere in the sky, between Madrid and Paris...

Une petite photo aujourd'hui. On est pas mercredi, on est pas dimanche non plus, mais j'ai perdu le rythme, là.
Trop de choses passionnantes à vous raconter.

Mais aujourd'hui, pas de roman. Donc, pour vous dire que je suis toujours là et que je ne vous abandonne pas : petite photo !

Si, je voulais quand même vous dire un truc : j'ai commencé à racheter des choses, qui sont dans ma trousse de toilette qui est dans mon sac de voyage qui est quelque part sur la Lune (puisqu'il n'est apparemment plus sur Terre) :

- Crème de jour, crème de nuit, démaquillant, crème après soleil (je m'hydrate le corps avec, ça prolonge le bronzage, j'me dis), baume à lèvres : total, un peu plus de 50€ en parapharmacie.
- Crayon à paupières, eye liner, mascara, déo : un peu moins de 80€.
Bah oui, c'est cher. Mais je peux pas prendre des premiers prix, parce que j'ai les yeux fragiles. (moi = pauvre petite chose)

Cet après-midi, excursion à Haussman - Galeries Lafayette, profiter de mon -15% sans trop me ruiner, et aussi, passage chez un revendeur Panasonic, pour commander des chargeurs d'appareil photo. 69€ l'unité.

Grrr.
Allez, tous en coeur avec moi :
MERCI AIR EUROPA   !

Bon, et puis, après toutes ces dépenses, le temps arrive où je vais me relancer dans le challenge Zéro Dépense...
Je vous en parle bientôt !

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Bob, le retour (ou : un indien dans la ville)

(Et oui, à croire que je suis pas capable de faire court... Mais fallait que je vous raconte ça !) 

Ce week-end, donc, et depuis jeudi soir, j'ai hébergé Bob.
Bob que j'avais rencontré à Hossegor (voir quelques articles plus tôt).

A vrai dire, j'avais quelques appréhensions, puisque Bob, j'avais même pas passé 12 heures avec lui.
Dont le quart à dormir, et en plus, bourrée.

Bob s'est pointé chez moi jeudi soir, même que j'ai raté Prison Break. Comment je vais faire, maintenant, pour suivre ? Déjà que j'ai manqué aussi pendant que j'étais en vacances aux Canaries. Vous croyez que ça vaut le coup de continuer ? 

A 19h, j'ai reçu un sms, "J'arrive dans le métro (Tour Eiffel), je t'appelle quand je suis dans le bus". OK.
A 20h, toujours rien. Alors que normalement, depuis la tour Eiffel jusqu'à chez moi, ça suffit amplement, une heure.
A 20h45, j'envoie un sms : "Ca va, tu t'en sors?".
C'est vrai, peut-être que Bob est perdu dans le métro. Après tout, moi, maintenant j'ai l'habitude, mais quand on connait pas, ça doit être un peu dépaysant, le métro.

A 21h15, enfin, Bob m'a envoyé le message pour dire qu'il était dans le bus.
Je suis allée à sa rencontre dans ma rue, et le voilà chez moi.

Bon, un peu difficile, au début, parce que Bob est quand même moins craquant que dans mes souvenirs alcoolisés, et Bob a des yeux bleus qui te regardent dans les yeux. Et comme tout le monde, ben moi, quand chui un peu gênée, j'ai du mal à regarder les gens dans les yeux. Ca me gêne encore plus, quoi.

Ca mis à part, Bob est fort sympathique (m'a apporté une boîte de Ferrero Rocher), très reconnaissant que je consente à l'héberger (T'as de la chance que je sois gentille, j'lui ai dit), me suit dans la cuisine quand je fais à bouffer (mais laisse-moi, heu, je sais pas quoi te dire), et propose de faire la vaisselle (Ok, tu la feras demain).

L'utilisation de 2 télécommandes pour allumer la télé lui fait un peu peur, mais Bob s'habitue vite, et dès le lendemain, il deviendra un pro de la zapette.
Dès le réveil. Moi, ça, j'ai un peu de mal. Avant d'allumer la télé, il faut que je fasse quelque chose de ma journée. Dans le pire des cas (malade et scotchée à la maison), au moins manger et me doucher.

Et Bob dort sur le canapé.

Le vendredi, je me suis levée, pour aller bosser, comme un vendredi. Mais dès 2008, cette notion changera, pour devenir : comme un vendredi sur deux.

Avec mon frère à la maison, dans le canapé, je pouvais passer, repasser, allumer la lumière, faire la vaisselle (oui, des fois, le matin, ça me prend), marcher avec mes bottes qui font du bruit, y avait pas de souci.
Mon frère dort comme un loir.
Ou un furet. L'autre jour, chez Truf*faut, j'ai vu un furet qui dormait dans une cage en verre, et je me suis marrée toute seule. Sur le dos, un peu tordu mais l'air tout à fait confortable, vu d'en haut on voyait sa petite gueule et on avait l'impression qu'il dormait la bouche ouverte. Paisible, serein, l'air d'un coq en pâte... On aurait dit mon frère qui dort.

Bref. Tout ça pour dire que j'étais tranquille.
Mais Bob, à mon premier passage vers le pipi-room, il a ouvert les yeux et il a parlé :
"Bonjour, bien dormi?"
- moi :"Heu...(encore à moitié dans le pâté, en général, je ne parle pas avant d'être dans la voiture, où là, je hurle) oui, et toi?"
- Bob :"Oui, mais tu peux faire du bruit, hein, te dérange pas pour moi"

Ouais ouais, c'est ça. Du coup, puisqu'il était réveillé, j'ai été obligée d'allumer la doucher avant de m'installer sur le trône... Oui, chui assez pudique, en vrai, j'aime pas trop qu'on entende mes plof'...

Ensuite, après une demi-heure de hurlage en voiture contre des abrutis-qui-ne-savent-pas-conduire-et-où-est-ce-qu'ils-ont-eu-leur-permis-hein-dans-un-paquet-bonux-?, j'ai passé la journée au boulot, où j'ai flippé la moitié du temps qu'il aille sur mon ordi et qu'il trouve ma bulle...
J'en sais rien, au final. En tous cas il m'en a pas parlé.
Mais il est allé sur l'ordi, parce que après, j'ai fait la fouine (j'adoôore) et j'ai maté l'historique... Bah, rien de croustillant.

Le soir, en rentrant, je m'attendais à le trouver là, mais j'ai pas été vraiment surprise quand j'ai trouvé l'appart vide.
Alors j'ai vaqué à mes occupations : petit passage d'entretien à l'institut de beauté, achat d'une baguette à la boulangerie, vidage méthodique du frigo: mangeage du reste d'omelette de la veille, confection d'un sandwich aux rillettes, mageage dudit sandwich...

Et puis à 21h, je me suis installée devant la Starac (tiens, faudra que je vous en parle, de ça), et j'ai regardé, jusqu'à ce que l'heure de Shameless arrive (hahaa, Shameless, trop déjanté ce truc), heure à laquelle j'ai donc zappé. Et puis quand même, parce qu'il était 21h45, j'ai envoyé un message à Bob : "Ca va, tu survis à ta journée lâché dans la jungle parisienne?".

Bob s'est pointé à 22h30, mais bon, il fait comme il veut, hein, il est grand, majeur et vacciné. Et puis moi ça me dérangeait pas d'être toute seule.
Donc voilà, Bob se pointe. Et comme tous les gens que j'invite chez moi, il ramène un truc à bouffer que j'ai déjà en stock. En l'occurence, des oeufs (alors que j'en ai acheté 24 la semaine dernière) et une bouteille de rosé (alors que chez moi, ça s'appelle aussi Le Bar).

Fin de soirée télé, et à 1h30, je suis allée me coucher.

dodo
Le 9 Juillet 2005 à 20:25
Le Porge Océan

Le samedi, après une séance de zapette frénétique (non, j'exagère, il a regardé une émission sur les voitures) (Turbo?), on est partis à midi et demie pour les Galeries Lafayette, parce que Bob voulait s'acheter des fringues. Midi et demie, parce que je me suis dit qu'il y aurait moins de monde qu'en pleine aprèm.
En effet, y avait beaucoup moins de monde, et même en général beaucoup moins que d'habitude.

Bob aux Galeries Lafayette Haussman.
Moment de grande anthologie.

Bon, vu le style de Bob, je l'ai amené d'abord au sous-sol, Lafayette VO. On a traversé le magasin jusqu'à la cafèt, puisqu'il voulait prendre un café, et il avait faim alors il pris un pain au lait aussi. 2h après le pti déj'. Soit. Un mec, c'est avant tout un ventre.
Après le café, il a voulu fumer une clope, alors on est sortis, puis on est re-rentrés.
Le vigile à l'entrée m'a décoché un grand sourire amusé.

Ensuite, Bob a regardé les fringues. Moi, je m'étais dit que c'était pas mon jour de shopping, puisque j'ai -15% cette semaine, mais pas valable samedi dernier. Donc shopping de mec.

Quand je dis "Bob a regardé les fringues", c'est beaucoup dire.
Il se promenait dans l'allée, sans s'aventurer dans les rayons, et il regardait à droite, puis à gauche, en disant "P'tain y en a partout, je sais pas quoi choisir"...
Bob, avant de choisir, il faut t'approcher des rayons, écarter les fringues pour mieux les voir, et même, t'as l'autorisation de les toucher, de les essayer, pour voir ce qui te plait.

Pendant que j'étais au téléphone (oui parce que ça commençait à bien faire, commençais à m'ennuyer moi), il a fini par s'aventurer un peu entre les haies d'habits suspendus, seul, l'air timide, méfiant, regardant ces monceaux d'habits qui risquaient de lui tomber dessus à tout instant d'inattention...
Il a fini par tomber en arrêt devant un blouson en jean qui ressemblait à peu de choses près à celui qu'il portait.

Au final, on est sortis de cet espace VO avec 4 affiches à coller sur les murs de son appart.

Puis Bob m'a dit qu'il cherchait plutôt un manteau ou une veste pour aller bosser. Un truc qui soit convenable, pas sport, mais pas trop sérieux ou "papa" non plus.

Alors on est montés au 3ème (ou 4ème) étage, où c'était indiqué "Manteaux". On a donc évité les étages de fringues pour nana où c'est habituellement la frénésie. A cet étage-là, c'était le coin manteaux de ski, gants, bonnets et fringues de sport. Plutôt calme, c'est pas encore trop la saison de ski.

Bob n'a pas trouvé de manteau, mais un bonnet qu'il voulait trimballer partout après. (Boh, allez, chui un peu méchante, là)
Moi aussi j'ai vu un bonnet trop terrible, on verra si je craque ou pas jeudi (oui, jeudi je prends l'aprèm, j'ai des trucs à faire...). Et si je craque, j'vous mettrai une photo, parce qu'il est quand même trop terrible.

Et puis, Bob a commencé à montrer des signes d'épuisement (au bout de 10 minutes parmi les manteaux et bonnets). Apparemment, y avait trop de monde. Ah bon.
C'était pourtant étonnamment calme pour un samedi aprèm.

Et puis, Bob avait faim. 1h même pas après le pain au lait. Soit. Un mec, avant tout, c'est définitivement un ventre.
Il voulait absolument pas prendre un sandwich, mais m'inviter au resto. Sauf que moi, pas faim. Et absolument pas envie d'aller au resto. Surtout à Haussman.

Mais bon, Bob étant là pour quelques jours à peine, et puis parce que je suis vraiment trop gentille, je l'ai laissé m'inviter au resto. Coup de chance, comme il était 15h, le service resto n'était plus assuré. Seulement la brasserie. Donc moins long qu'un resto, et moins consistant. Ouf.
Après la bouffe, Bob répétait (message caché?) que tout ce qui le tentait, là, c'était rentrer faire la sieste.
Mais j'ai réussi à le persuader d'aller faire un tour aux Lafayette Homme.

Là, même cinéma qu'à Lafayette VO. Pas d'initiative d'incursion dans les rayons. Bob se cantonnait à l'allée centrale. J'ai fini par moi-même aller chercher les manteaux sur les cintres, rayon Esprit.
Et là, Bob s'est lâché : il a essayé une veste ! Puis 2. Bon, fallait quand même que ce soit moi qui aille la chercher sur le portant. Mais au moins, y avait de l'action.

Au bout de dix minutes d'essayage (pour 2 vestes, l'une, puis l'autre, puis l'une encore, puis l'autre...), Bob a demandé au vendeur (sur mon bon conseil) de lui en mettre un de côté avant qu'il fasse le tour de l'étage pour voir si autre chose lui plaisait.

Le tour de l'étage a été vite fait. Très vite fait. Je soupçonne fortement Bob de s'être désintéressé du reste, parce qu'il avait trouvé quelque chose. Au bout de 10 minutes, on était de retour au rayon Esprit, où Bob a fait marrer les vendeurs en re-essayant les 2 vestes. Puis il s'est décidé. Yeeeaaaah !

Bob a acheté une veste.

Et puis on a repris le métro, on est rentrés chez moi, j'ai passé des coups de fil pour organiser au pied levé une petite sortie dans un bar en ville, le Shiwawa, on aime bien.
Bob m'a fait boire encore du rosé, puis de la bière, avant de partir. Mais il m'en faut plus que ça pour avoir un coup dans le nez.

Sortie en ville, j'ai retrouvé les coupains, ça faisait plus d'un mois ! Bob a discuté avec eux, c'était cool, il était pas tout seul dans son coin, et puis retour à la maison, un peu plus alcoolisé qu'à l'aller, mais correct encore.
Mais quand même pas mal alcoolisé. Qu'une seule envie : dodo...

Et là, Bob a voulu regarder Apocalypto.
Ah, désolée, Bob, si tu veux, regarde-le, mais moi, j'en peux p'u, moi direction dodo... Il a insisté mais non.
Moi = mamie

Bilan du samedi, d'après Bob : "P'tain y a des gens partout ici, j'en ai jamais vu autant"
That's Paris, mate, et encore, ça allait...

Le dimanche, Bob avait eu initialement comme idée d'aller faire un tour sur les Champs Elysées. Oui, c'était la première fois qu'il venait à la capitale, alors il fallait qu'il visite. Après la tour Eiffel et les Galeries Lafayette, les Champs Elysées.
Sauf que, je pense que vraiment, les gens lui ont fait peur, et pendant le repas, il a commencé à dire "On pourrait regarder Apocalypto et ensuite aller aux Champs".
Non, Bob, il est midi, si on regarde le film, on en a jusqu'à 14.30, le temps d'aller aux Champs, il sera 15.30, et on aura à peine le temps de se balader avant de rentrer pour aller à l'aéroport.

"Bob, si t'as pas envie d'aller sur les Champs, dis-le tout de suite, fais pas comme mon frère, à laisser trainer les choses, et au dernier moment dire que t'as pas envie. Dis-le maintenant"
Bob : "Ouais, en fait tsé quoi, on va rester là tranquillement à mater Apocalypto, comme ça je me repose avant de retourner au boulot demain"

Donc voilà. Apocalypto, puis zapette, une émission super hyper instructive sur les rencontres sur internet, puis zapette, vidéo gag, mouhahaha, à se tordre (humourr), puis... ooh, il est 18h, il faut y aller ! Direction l'aéroport, y wouala, Bob est envolé.

Bilan du séjour à Paris de Bob : "Ouah, tsé quoi, j'pourrai jamais habiter ici, y a trop de monde, et puis tsé quoi, chui trop content de retourner chez moi, avec l'océan à côté, je vais aller surfer le week-end prochain..."
C'est ça, vazy Bob, retourne le couteau dans la plaie...

waves
Le 11 Mai 2007 à 10:40
Hossegor

Mon bilan à moi : bon, c'est tourné d'un air ironique, hein, mais c'était pour les besoins de la narration. C'était sympa comme week-end. Tout est vrai dans ce que j'ai raconté, mais c'était sympa quand même.

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On est amis... quand ça t'arrange

Préface : Bon, les gens, je suis désolée, encore une interminable histoire de je-vous-raconte-ma-vie. Je sais pas si vous aurez le courage de tout lire, et je sais même pas si ça en vaut la peine...
Je vais essayer de faire des choses plus courtes, à l'avenir.
 

L'histoire

Il y a 6 mois environ, en Mai, avec ma copine Louise (celle des vacances à Lacanau), on s'est fait deux jours à Hossegor.

Moi, je venais de Bordeaux chez mes parents où j'étais en vacances, et elle, elle venait de Paris en train. Je suis allée la chercher le soir à la gare de Bayonne, à 23h et des poussières.
On a posé ses affaires à l'Hôtel de la Plage (vue sur la mer), où j'avais réservé, et puis on est sorties.
Pas bien loin, puisqu'il y a des bar juste en bas, sur la place. 

Ca a été une grande soirée. Du n'importe quoi, du déjanté, du délire, comme rarement ça l'est, et comme on en garde des souvenirs excellents.

On a commencé dans un petit bar à bière, où on a bu un coup, puis deux. Les gens visiblement se connaissaient tous, et on était un peu les deux seules pas du coin. A la fois, c'était pas trop étonnant, vu que c'était un jeudi soir, même pas pendant les vacances scolaires.
Y avait des gens déjà bien imbibés. Un mec qui se prenait pour Steven Spielberg avec 30 ans de moins (je sais pas quel âge il a, Spielberg. 50 ans?), des gens qui vivaient leur vie sans nous prêter attention, et d'autres qui nous jetaient des petits coups d'oeil bizarres de temps en temps, l'air de dire : vous êtes qui, vous, vous êtes pas d'ici...  

A 2 heures, le bar allait fermer, alors on a voulu aller payer.
Oui, parce que là-bas, tu payes pas dès qu'on t'amène ta pinte. Les gens ont confiance. Tu paies à la fin. Pas comme à Paris, où y a intérêt à avoir pas mal de monnaie pour la donner au fur et à mesure, en petites coupures (yeah, la rime !).
Donc, on est allée au bar pour payer, mais le patron nous a dit de rester, parce qu'il payait sa tournée.

Et là, par contre, j'avais jamais vu ça.
Mais c'est sympa. Le Patron qui paye sa tournée.
Et il nous a dit qu'ils allaient tous en boîte, après, dans la boîte du coin de la rue.

C'est bien, quand tu dors à l'Hôtel de la Plage à Hossegor, parce qu'il y a les bars sur la même place que l'hôtel, et la boîte 30 mètres plus loin, au bout de la rue.
Pas de problème de limitation de l'alcoolisation du cerveau, rapport à un éventuel trajet en voiture.
2 minutes à pied suffisent.

Avec Louise, on est d'abord remontées à la chambre pour se vider la vessie, parce que 1L et demi de bière, à un moment donné, ça veut sortir.
Et puis on est allées à la boîte.

wave

Sur le chemin, on a trouvé le moyen de se faire accoster par un mec qui nous a demandé si on était jumelles, alors on a dit oui. Et il nous a demandé s'il pouvait aller à la boîte avec nous, parce que tout seul, il était pas sûr de rentrer. Alors on a dit oui.

Et pour nous remercier, il nous a payé des coups à boire.
Par contre, il était un peu soûlant, et j'arrêtais pas de me payer sa tronche. Jusqu'au moment où il a dit à Louise : "Elle est méchante, ta copine" (oui, il avait fini par se rendre compte qu'on était pas jumelles).
Et oui, de Louise et moi, la méchante, c'est moi.

Et puis il a disparu, et on s'est fait offrir à boire par un autre gars, qui ressemblait à mon premier mec, et qui me plaisait bien. Je l'ai dit à Louise.
Et ce mec avait un pote plutôt pénible, qui voulait absolument me faire danser, alors que moi, je danse pas. A un moment, il m'a entraînée avec tellement de force que je pouvais vraiment pas m'échapper, et on a dansé 10 secondes, et je me suis retournée, et j'ai vu Louise qui embrassait l'autre. Celui qui me plaisait.

Blasée.
J'étais blasée. (mais maintenant, je m'en fous, j'veux dire, j'lui en veux pas, hein, chui pas comme ça...)
Et puis le boulet de la danse m'a gentiment coincée contre un mur et a essayé de m'embrasser. Il était tellement bourré qu'il y arrivait jamais, car je tournais la tête, et il tombait toujours sur la joue. Comme j'étais vraiment blasée, j'ai fini par me laisser faire. 
15 secondes, le temps de me dire qu'il était vraiment trop bourré, et je me suis échappée vers le bar où j'ai re-demandé à boire.

Et là, j'ai commencé à discuter avec un autre mec, et on a parlé, parlé, parlé, jusqu'à ce qu'une fille vienne me voir en me demandant "C'est toi aWa ?" - "Heuu, oui" - "Y a ta copine qu'est aux toilettes, elle se sent pas bien"...
Rhooo, aux toilettes, Louise était penchée sur la cuvette, l'air pas dans son assiette. (Yeah, another rime !)

Alors je l'ai raccompagnée à l'hôtel. Le mec qu'elle avait choppé et le boulet de la danse nous ont poursuivies jusqu'à la chambre, et nous m'empêchaient de fermer la porte (parce que Louise était pas en état de faire quoi que ce soit, encore moins de les empêcher d'entrer) mais quand j'ai pris ma voix de méchante, ils se sont barrés.

Et j'ai abandonné Louise, mes tongs (qui s'étaient cassées dans la boîte), et j'y suis retournée. Pieds nus. Parce que, c'est pas tout ça, mais j'avais une conversation en cours, moi ! 
A l'entrée, le videur m'a rendu le verre que je lui avais laissé en sortant (sympa, le videur), et j'ai retrouvé le blondinet, et on a continué la conversation. Pieds nus.

Je devais être pas mal sous le charme, parce que je crois me souvenir qu'il a réussi à me faire danser, et puis à 4h, il a bien fallu sortir. 
Et là, ça a été la bataille. Lui, il voulait que j'aille dormir chez lui, qu'il serait "sage", et moi, je lui disais que s'il était "sage", alors on pouvait tout aussi bien dormir à l'hôtel avec Louise.
Et puis j'ai tout fait pour le dissuader : je lui ai dit que j'avais embrassé le boulet de la danse plus tôt dans la soirée, je lui ai dit de bien regarder comment j'étais habillée (très confortablement, mais pas du tout sexy), je lui ai roté à la gueule (claaasse), je lui ai dit que de toute manière, il tirerait pas son coup.  

Mais rien à faire, il s'en foutait. Et moi, au bout d'une heure, j'ai fini par céder. Encore.
On est donc allés dormir chez lui.
En voiture.
C'est bien, quand tu dors à l'Hôtel de la Plage à Hossegor, parce qu'il y a la boîte 30 mètres plus loin, au bout de la rue. Pas de problème de limitation de l'alcoolisation du cerveau, rapport à un éventuel trajet en voiture...

Chez lui, ça a été assez sage, dans l'ensemble.
Le lendemain matin, alors que moi, je demandais rien (mais alors rien du tout), il a voulu prendre mon numéro de téléphone, il m'a dit qu'il pouvait se déplacer assez facilement avec son boulot, et s'arranger pour être à Bordeaux quand moi j'y descendrais, pour qu'on se revoie, qu'on se fasse un resto.
Il avait tellement l'air d'y croire, d'avoir envie, que du coup, j'y ai cru.

Retour à Bordeaux, retour à Paris, retour au Bboulot.
2 ou 3 sms plus loin, je lui ai dit que je serai à Bordeaux tel week-end, et là, plus de nouvelles.

Plus aucune nouvelle.
D'accord, j'ai compris...
Mais bon, coco, c'était pas la peine de me faire tout un cinéma. On aurait pu passer une nuit ensemble, et se quitter le lendemain normalement, en sachant qu'on se reverrait pas. C'était vraiment pas la peine de monter des bobards pareils. Et puis c'est pas correct, pas honnête. Et puis j'avais rien demandé au départ, moi ! Bref.
Je lui ai envoyé un email pour lui en faire la remarque, et c'est tout.

Chui pas du genre boulet.
Juste, j'aime quand les choses sont claires.
Juste, j'emmerde un peu les gens lâches et pas honnêtes jusqu'à ce qu'ils aient le courage de le dire, et puis c'est tout.
Donc, un email pour bien souligner la chose, et nada mas.

Nada mas.

big wave

Maintenant

Et y a 2 mois, out of the blue, un email m'arrive :

"Salut, c'est Bob, désolé de pas avoir gardé contact, j'avais beaucoup de boulot, et je m'étais remis avec mon ex. Mais si jamais tu passes sur Bordeaux, dis-le moi, on pourrait se faire un petit resto si tu veux, ça me ferait plaisir. Désolé encore de pas t'avoir répondu

Alors moi, j'dis, ça peut toujours être sympa de se faire payer un resto, hein. Je lui réponds donc que déjà, je suis très étonnée d'avoir de ses nouvelles, et que c'est pas avant un bout de temps que je retournerai à Bordeaux, parce que je vais d'abord partir en vacances, et ensuite, je verrai, s'il a la patience d'attendre.

A mon retour de vacances, on s'est brièvement parlé sur msn, et il m'annonce qu'il va venir à Paris pour son boulot.
Très bien, on décide donc de se faire un resto à Paris.

Et y a 15 jours, il m'envoie un texto en disant qu'avec son boulot, il est logé à Paris jusqu'au mercredi, mais il aimerait bien rester plus longtemps, et il me demande s'il peut dormir chez moi.

Alors, peut-être qu'entre Louise et moi, la méchante, c'est moi, mais c'est relatif. Parce que je suis quand même plutôt gentille, en général.
Donc, je lui dis oui, il peut venir chez moi. C'est possible, je peux l'héberger. (titre de l'article)

*instant d'intense réflexion*

Je sais pas dans quel état d'esprit il va se pointer chez moi, mais ce qui est sûr, c'est que moi, je suis plus dans le même état d'esprit qu'à Hossegor.
J'espère qu'il ne s'attend pas à un accueil ultra chaleureux. Parce que j'aime pas trop qu'on se paie ma tête, et c'est quand même un peu l'impression que j'avais eue, à l'"époque".
Mais j'ai pris beaucoup de recul par rapport à cette soirée.

Donc je vais être normale, quoi.

Je vous raconterai, vous vous doutez.
Mais ça sera plus court, parce que j'ai planté un décor très détaillé (z'avez vu, hein, j'ai le souci du détail)...

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Welcome baaack ... in this f*cking real world !

  • J'ai pas mon sac de voyage.

Il est quelque part entre Lanzarote et Paris, peut-être à Madrid, peut-être ailleurs. Personne sait. Il faut que j'envoie un fax en Espagne a Air Eur*pa (merci à toi au passage) avec la liste de tout ce qu'il y avait dedans. Easy. C'est pas comme si j'avais 19kg de fringues, chargeurs, chaussure, produits de beauté/toilette, souvenirs, sac de couchage, serviette de plage, bouquins... Easy, j'vous dis...

  • Il fait graaave froid ici.

C'est nul, mais c'est nul ! et c'est peut-être aussi la conséquence du troisième point.

  • Je suis malaaaaade.

Je sens que j'ai de la fièvre, j'ai les yeux brillants. Et puis j'ai l'impression d'avoir un cou de toro à cause de ces chers ganglions. Et je sens aussi que dès demain matin je ne pourrai plus déglutir cause atroce mal de gorge.
Et j'ai un rdv chez le doc' seulement demain 18h. Donc demain : boulot.
Je pense que ça serait justifié que j'y aille pas et que j'attende, mourrante, toute l'aprèm dans la salle d'attente du doc', mais les chefs n'étaient pas là aujourd'hui, et je veux qu'ils voient que je suis rentrée de vacances et réellement malade. Sinon ils croiraient que c'est du cinéma our prolonger les vacances peut-être, et comme j'en chie grave, je veux qu'ils pensent pas ça.

 

P*tain mais qu'est-ce que je fous là ! J'aurais du rester là-bas, dans les bras de mon brésilien...

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Hélas non...

Hélas non, je ne suis pas encore partie. Demain à midi, fin du boulot, et vendredi matin, take-off.

Les avions, c'était juste la photo du mercredi. Elle est pas terrible, je sais, mais si je vous mets une photo terrible à chaque fois, vous allez être blasés, au bout d'un moment.

Ca n'aurait pourtant pas été une mauvaise chose (que je sois déjà partie, suivez, enfin !), parce que ce matin, j'ai trouvé le moyen de m'engueuler méchamment avec Dédé, mon collègue. Je crois que j'ai perdu (du moins avec lui) mon immunité de petite-dernière-arrivée-au-service.

Résultat (de l'engueulade): je culpabilise, je suis hyper-sensible, et si quelqu'un me demande "Ca va?" , et bien je me mets à pleurer.
Bon, pas comme une gamine, en poussant des vagissements exaspérants, hein. Je pleure dignement, moa. Juste les larmes qui coulent et les yeux explosés. Et en plus comme ils sont verts (mes yeux), et ben quand je pleure et qu'ils sont rouges (le blanc des yeux), c'est hyper flagrant. Et puis quand je pleure j'ai les paupières qui gonflent.
Donc c'est pas discret du tout. C'est même terriblement la loose.

Et c'est pénible, c'est tout le temps la même chose : j'arrive à me contenir, et il suffit que quelqu'un arrive vers moi et me demande ça (parce que visiblement, ça va pas) pour que je craque.

Bilan : il est temps que les vacances arrivent.

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Prison Break

prison break

Et ouais, Prison Break, ça a repris, et le jeudi soir, j'y suis plus pour rien.
Je suis scotchée à la télé.

Prison Break et moi ? Comment ça a commencé ?

Bien avant la plupart des gens, il faut le dire. Là où j'ai fait mes études, on était logés dans des résidences reliées par réseau informatique. Comme ça, on pouvait mettre en commun les photos des soirées, la gazette de l'école, ... et d'autres choses.
C'est là que j'ai découvert Michael Scoffield, Lincoln Burrows et tous les autres.
J'ai regardé le premier épisode. En VOSTF. Puis j'ai vu le suivant, et le suivant, toujours en VO avec les sous-titres, anglais ou français je sais plus, mais ça aide. Parce que, autant Desperate Housewives, c'est facile à comprendre sans rien, autant Prison Break, c'est galère.

Et bien sûr, c'est une fois que j'ai été définitivement envoûtée par l'air sombre de Michael, et que je voulais absolument connaître la suite, que les sous-titres ont disparu. A plus. Fini. Over, les subtitles.
Mais c'était trop tard, il me fallait la suite. Alors j'ai regardé sans les sous-titres. Je pigeais pas tous les détails du premier coup, mais à force, je me suis faite à leur accent, leur manière de parler, et leur baragouinage était plus clair.
On s'habitue.

Et j'ai quitté l'école et son réseau informatique, et je me suis retrouvée ici, à Paris, avec ma petite connexion internet à 512k. Pas beaucoup, mais ça me suffit. Bien sûr, avec ça, vous imaginez bien que j'ai même pas envie de télécharger quoi que ce soit ! C'est pas la peine d'y penser. 20 minutes de download pour une chanson de .. 2 minutes et 49 secondes ? Allez, j'exagère, mais un épisode de 45 minutes, il faut oublier. Et puis de toute manière, la question ne se pose pas, parce que c'est maaaaal.

Donc me voilà condamnée à devoir attendre le passage de la série à la télé française.
Enfin, ça a recommencé. Yess ! Bonheuur... Le jeudi soir, je décroche le téléphone.

Par contre, les voix françaises, elles sont trop moches. Ca sonne totalement faux... Mais je VEUX connaître la suite !

Allez, j'vous laisse, je crois qu'il y a un truc bien, ce soir à la télé.

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Compte - Rendu

Chui contente.
Pour un truc bête, encore.

Vous savez pas, les gens (mais vous vous doutez peut-être), ça fait pas longtemps que je travaille.
Ca fait un an que je suis là où je suis, mais je ne suis titulaire que depuis février. Oui, c'est vrai, ça fait déjà 8 mois.
Mais c'est pas beaucoup, comparé à tous les autres qui bossent dans ce service depuis la nuit des temps...

Et donc, comme je suis la dernière arrivée (et je suis la seule fille), j'ai un statut assez intéressant. Celui de la petite dernière.
Donc les gens sont encore gentils avec moi (alors qu'ils ne le sont pas forcément avec tout le monde).

J'ai déjà assisté à des réunions, des réunions rigolotes avec des gens qui se gueulent dessus, et où moi, j'me marrais parce que j'étais là juste pour écouter. Des réunions chiantes comme les matches de foot de Bordeaux à une certaine époque, où les gens parlent d'une voix monotone d'un sujet sans intérêt. Des réunions flippantes avec les grands chefs, et d'autant plus flippantes qu'on ne me prévient qu'un quart d'heure avant que ça commence.

Mais l'avantage du statut de petite dernière, c'est que pour l'instant, on ne me balance pas toute seule dans une réunion. Y a toujours mon collègue avec moi, celui avec qui je bosse en parallèle.

Lundi aprèm (vous savez, le lundi pourri plein de réunions), j'avais une réunion, avec mon collègue Dédé, au sujet d'une usine mal placée qui va émettre des vapeurs (d'eau, je vous rassure, c'est pas dangereux, pas toxique, juste chiant) qui vont gêner la circulation aérienne à cet endroit.
Cette réunion, elle était très bien. Comme j'aimerais qu'elles le soient toutes.
Déjà, elle était à 30 minutes du boulot. Donc une heure de route aller-retour, prise sur le temps de travail, bien sûr.
Et puis ça a duré une heure chrono, pas plus. Pas le temps de s'ennuyer, ni de se demander ce qu'on fout là.
Et surtout, c'était intéressant. Au niveau de l'information qui nous était délivrée, mais aussi au niveau de la problématique posée et des réponses à y apporter. On en a bien discuté, avec Dédé, et il m'a chargée de faire le Compte-Rendu.

Mon premier compte-rendu de réunion. J'ai attaqué ce matin, j'ai fait un bon petit résumé, bien articulé, bien mis en page, et j'ai même fait un montage avec un fond cartographique sur lequel j'ai fait apparaître les trajectoires des aéronefs à cet endroit. J'étais toute fière de moi, mais en même temps, j'hésitais avant de cliquer sur "envoyer". C'est vrai, c'est mon premier CR, je savais pas trop si c'était bien ou pas.

Et j'ai cliqué.
Avec le chef en copie du mail, le sous-chef et le sous-sous-chef (oui, c'est très hiérarchisé dans mon service). Et une demi-heure après, réponse du chef : "Merci aWa, bon CR".

Je vous avais prévenus.
C'est bête, mais ça fait plaisir.

 

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Riz-ra bien qui riz-ra le dernier?

Pas les menthos en tous cas. Parce que c'est pas demain la veille que j'en rachèterai !

Par contre, le riz... quelle merveilleuse découverte !
Si on met de côté le fait que le capuchon du poivre (ce traître), m'a laché juste au moment où je relevais mon riz-tomates, on peut dire que non seulement, c'est bon, mais en plus, ça plâtre effectivement plutôt pas mal les intestins. Le riz, pas le poivre.
Parce que j'ai beau avoir l'habitude du poivre et des trucs épicés, ça m'a quand même bien arraché la gueule, hier soir, quand j'ai essayé de manger mon petit plat. Première bouchée : le poivre m'a emporté la bouche, j'me suis dit, ça va passer. Deuxième, troisième, bouche toujours en feu, et la température qui montait de plus en plus. Quatrième bouchée. Cinquième bouchée : grosse bouffée de chaleur, je me suis précipitée à la cuisine sur le riz cuit mais pas préparé qui restait, et j'en ai avalé autant que je pouvais d'un seul coup. Ouf ... !

Après ça, la vie annexe a continué jusqu'à ce que je me couche, et ce matin, elle était mourrante.
Elle est morte un peu avant midi.

Mais le tour en avion a été annulé, de toute manière, cause pas d'avion (c'est balot, hein, pour un tour en avion, de pas avoir d'avion).
En l'occurence, ça m'arrangeait, même si la vie annexe est morte, j'avais pas envie de tenter le diable...

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Merci Bordeaux !

Voilà, le moment est venu où je dois vous parler de Bordeaux. En foot.

Bah oui, en foot, parce que hier soir, c'était PSG-Bordeaux. Et c'était bien. Hihih, ben oui, parce que les Bordelais ont gagné. Ca fait 3 matches de Bordeaux que je vois à Paris, et 3 victoires. En championnat l'an dernier et hier, et en finale de la Coupe de la Ligue.

Quand j'étais à Bordeaux, j'étais abonnée au stade. Ho, ça va, hein, j'étais pas avec les fous à sauter et à crier pendant tout le match, sans regarder rien.
Non, moi j'étais un peu sur le côté, avec les papis et les familles... Mais on était pépères, et puis on voyait bien le jeu. Pas comme là, la tribune Auteuil :

auteuil

Bref, peu importe. Tout ça pour vous dire que je vais au foot pour le foot (et que je connais les règles!), et pas pour faire la supportrice à deux balles, et que je m'intéresse pas juste à l'équipe quand elle gagne, mais que je les suis régulièrement depuis... 7 ans.
7 ans ! Ca fait un bail ... 
Je les ai vus gagner, perdre, faire des matches chiants, mais chiants ...! Il y a eu des matches pendant la canicule, en pleine après-midi, et d'autres en plein hiver, par -7°C, avec la couverture polaire sur les genoux et 6 couches de T-shirts et de pulls (sans compter le manteau et le bonnet). Il y a eu des matches de coupe d'Europe, et des matches amicaux. Des stades remplis à craquer et d'autres à moitié vides...

Et maintenant que je suis plus chez les parents, que je suis plus là à tous les coups, ils se mettent à bien jouer. Grrr... Pas grave, m'en fous, le principal, c'est qu'ils se portent bien !

Donc, hier soir, le match.
C'était d'autant plus délicieux que tous les parisiens faisaient la gueule...
Bon, attention, je suis pas du genre à faire des démonstrations bruyantes, à narguer les mecs énervés, et à jubiler alors qu'ils sont tous blasés de perdre. J'applaudis pas l'équipe adverse, faut pas être hypocrite non plus. Si quelqu'un m'observe, il saura que je suis bordelaise, mais je le crie pas sur les toits.

PSG - FCGB : 0 - 2

Hier soir, j'étais contente, parce qu'ils ont gagné.
Mais j'étais peinée aussi, parce qu'ils se sont bien fait siffler, et insulter copieusement.
J'aime pas siffler. Pourquoi ne pas encourager son équipe, plutôt que de pourrir l'adversaire avec toute la mauvaise foi possible ? Et puis ça doit être fatiguant, d'avoir à chaque match (enfin, une fois sur deux, quand ils jouent à l'extérieur) une bande de loosers qui les sifflent à chaque fois qu'ils ont la balle.

A chaque fois, ça me déçoit.
Mais à chaque fois, j'y retourne, parce que de cette soirée, je garde la victoire. C'est bête, mais ça me fout le sourire.

victoire

C'est beau, une équipe qui gagne... 


Photos :

Le 23 Septembre 2007 entre 18 et 19h
Parc des Princes, Paris

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