Comme promis ... avant de partir.
Dans la grande (mouais, c'est juste parce que ça le fait bien, comme ça) série des Réveillons, je vous ai déjà décrit l'ordinaire extra de mes veillées de Noël en famille élargie.
Dans la foulée, la semaine qui suit, il y a le réveillon de la Saint Sylvestre.
Ca, c'est une autre histoire.
Depuis la nuit des temps, dans ma famille, on va passer Noël chez mère-grand avec les tontons et leur famille (depuis qu'ils l'ont, leur famille) (ah oui, sauf l'année où mon petit frère était vraiment tout petit, on l'avait passé à Mérignac, Noël, et c'était mère-grand qui était venue à nous) (avec les tontons sans famille) (oui parce que mon frère, genre, déjà, il est né un 27 décembre, donc ce Noël-là, c'est sûr que c'était à Mérignac, et celui d'après aussi, je crois bien) (ahhh, ça faisait longtemps, les parenthèses...) (Bon, j'arrête).
(ah, oui, non, y a une année, y a pas longtemps, genre 4 ans, où on a passé Noël chez la famille de mon père, dans le Sud-Ouest).
Et depuis la nuit des temps, on rentre à la maison le 30 Décembre. Et on passe à l'année suivante à Bordeaux.
J'en ai fait de toutes sortes, de ces réveillons de la Saint Sylvestre :
Jusqu'à mes 15 ans inclus, en 1ère, je les ai passés avec mes parents.
Au début, c'était soirée gaufres à la maison, en regardant des Zorro à la télé, ou des vieux films avec de Funès.
On a même été jusqu'à passer le compte à rebours avec les programmes de la Une ou la Deux...
Après, avec l'âge des enfants (mes frères et moi) qui augmentait, on est passé des gaufres aux petits toasts foie gras, saumon, tzatziki, pains surprise, fruits de mer (berk berk), etc..., et du salon à la salle de cinéma.
Y a pas tant de monde que ça, le 31 au soir, dans les salles obscures...
J'imagine que la plupart des gens a autre chose à faire.
Y a une année, aussi, où on a pris le bus pour aller à Bordeaux centre, devant le grand Théâtre. C'était soit pour le passage à l'an 2000, soit pour le passage au nouveau millénaire, de 2000 à 2001. On y est allés en famille... Yeah.
On y est allés en bus. C'était sympa, à l'aller, parce que les portes, une fois qu'on a été montés, sont restées coincées en position fermée, donc on était 3 pèlerins, pépères, assis... Et y avait des tas de gens qui attendaient le bus, tout le long du chemin, et à côté de nous, des jeunes plus vieux que moi, sans leurs parents, faisaient des signes de main, du genre de la reine d'Angleterre... Ces p'tits b*tards...
Bon, le retour, c'était moins drôle (ou plus drôle, selon les points de vue), hein, parce que les portes étaient pas coincées, là, donc on était un peu tous tassés les uns sur les autres, et le bus, c'est pas comme le métro, c'est beaucoup moins stable, et ça avance pas en ligne droite. C'était donc un joyeux bordel. Plus trop joyeux, d'ailleurs, parce que ça calme bien...
Et puis, quand j'ai été en Terminale, j'ai eu le droit de sortir chez les copains, un peu, de temps en temps, à l'occasion.
Le réveillon était une de ces occasions.
J'étais invitée chez un mec de ma classe, avec des gens de ma classe. Pour la plupart, on se connaissait déjà depuis plusieurs années, on avait été au collège ensemble. Et puis y en avait des nouveaux, des rigolos, des br*nleurs. Et puis y en avait un dont j'étais secrètement amoureuse. Mais qui a passé la soirée couché sur le canapé à parler dans l'oreille d'une fille. Ma grande copine de cette année-là, d'ailleurs.
C'était donc mon premier réveillon avec des copains, ma première nuit blanche...
L'année suivante, le mec dont j'étais secrètement amoureuse (Mike) m'a proposé une soirée chez un ami d'un ami à lui. Les parents ont bien voulu, parce qu'ils pensaient que je connaissait ce mec (l'ami de l'ami de Mike). Mike, j'étais sortie avec lui (mon premier !) et il m'avait jetée sans raison, mais on était restés amis, de manière un peu provocatrice de chaque côté.
Ce soir-là, il y avait sa copine, avec qui je m'étais bidonnée tout le début de soirée, (je préfère sympathiser avec les nanas plutôt que d'essayer de leur piquer les mecs... c'est tellement plus drôle !), y a eu le milieu de soirée avec le compte à rebours et le champagne, et j'avais passé la fin de soirée à rouler des pelles à un mec dans une bagnole.
Et c'est cette nuit-là que j'ai fait mes premières grosses bêtises.
Un peu surréaliste, d'ailleurs.
Surréaliste, mais sympathique.
Ce mec, je le connaissais pas, et je l'ai jamais revu, comme il se doit (...).
Mike était plutôt vert. Il pensait que je serais blasée de voir sa copine, et en fait, je me suis payé sa tronche avec elle, et au final c'était lui qui était blasé de me voir avec ce mec... Non mais !
Cette année-là, j'étais à la Fac, je m'emmerdais royalement, j'avais pas d'amis.
Le réveillon, ça a été au cinéma avec la famille. C'était l'époque, la grande époque du Seigneur des Anneaux. D'ailleurs, va falloir que je me les regarde à nouveau, un de ces jours. Ca commence à dater, mine de rien.
Là, je faisais rien. Je déprimais profondément.
J'attendais avec impatience mon entrée à l'école, qui allait se faire en février.
J'étais pas inscrite à la Fac, je rêvais de Mike à nouveau, et à partir du moment où on est ressortis ensemble, j'en ai plus rien eu à cirer. J'allais à la piscine faire des longueurs 2 fois par semaine, et je matais les militaires qui venaient s'y entrainer (...).
Le réveillon a été une autre séance de ciné en famille, p'tet' bien que c'est l'année où on est allés voir Blueberry (berk) et où j'ai croisé ma copine de la danse, qui sortait d'une séance avec ses parents, elle aussi...
C'est l'année, le réveillon que j'ai passé à l'école, avec des potes de potes qu'étaient un peu mes potes, mais qui le sont un peu plus aujourd'hui, pour certains. Ils avaient réservé le foyer, on avait fait des toasts, sorti les appareils à raclette, les cotillons et les sifflets, les chapeaux pointus et les flûtes en plastique.
Réveillon joyeux.
Celui-ci, c'était peut-être le pire de tous.
Le chef d'une amie, que je croisais moi aussi dans mon boulot, me faisait des gros sous-entendus depuis un mois, et moi j'y répondais. Il m'avait proposé un ciné pour ce soir-là, et j'avais accepté. Et puis, la date fatidique approchant, j'avais de moins en moins envie d'y aller, de plus en plus pas envie d'y aller, et j'étais coincée chez mère-grand, sans connexion internet et donc sans moyen d'annuler.
Je suis rentrée chez moi le 28, et je l'ai contacté tout de suite. Il m'a dit qu'il pouvait pas faire le réveillon avec moi, j'ai dit tant mieux, moi non plus. L'honneur était sauf, j'allais pas me taper le chef de ma copine pour le jeter 2 jours plus tard.
Mais du coup, je me retrouvais sans plan, les copains étaient tous à droite et à gauche dans leurs hometowns, et moi toute seule à Paris.
Le 31, je suis donc allée chez Picard, acheter des tas de petites cochonneries, au Vidéoclub, louer quelques films, et j'ai passé la soirée comme ça.
Je sais même plus, mais peut-être bien que, par esprit de contradiction, je me suis couchée avant minuit.
De toute manière, j'allais pas bien, je me faisais du mauvais sang pour mon mémoire de fin d'études dont je devais faire une présentation à blanc le 4 Janvier, et qui n'était fini ni à l'écrit, ni à l'oral.
C'était pas une bonne année.
D'un autre côté, je peux pas faire pire.
Pour l'instant, j'ai encore rien de prévu.
Sauf que je travaille. La journée, j'veux dire.
Oui, parce que, même si personne va aller s'amuser à prendre son coucou pour aller faire quelques heures de vol et se cailler les miches par -10°C à 600 m d'altitude ce jour-là, il faut une continuité de service. Donc je suis déjà contente de pouvoir prendre la semaine du 24 au 28, je fais pas chier mon monde et je vais bosser le 31. On sera 2 au boulot ce jour-là, ça risque d'être hyper-productif.
Le soir, donc, rien de prévu, mais je suis pas seule dans ce cas.
Ma copine dont j'ai failli me taper le chef sera sans doute là aussi.
Josette, de la soirée étudiante du week-end dernier, sera là aussi, sans rien de prévu pour l'instant.
Et puis un copain-collègue-copain m'a dit "si vous avez rien de prévu, et nous si, on vous prêtera notre soirée".
Donc, ça peut se passer comme l'an dernier.
Mais ça se passera sûrement différemment.
J'espère...
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Et vous, vos réveillons, ils sont galères, sympas, en famille, entre amis, en couple ?