(Et oui, à croire que je suis pas capable de faire court... Mais fallait que je vous raconte ça !)
Ce week-end, donc, et depuis jeudi soir, j'ai hébergé Bob.
Bob que j'avais rencontré à Hossegor (voir quelques articles plus tôt).
A vrai dire, j'avais quelques appréhensions, puisque Bob, j'avais même pas passé 12 heures avec lui.
Dont le quart à dormir, et en plus, bourrée.
Bob s'est pointé chez moi jeudi soir, même que j'ai raté Prison Break. Comment je vais faire, maintenant, pour suivre ? Déjà que j'ai manqué aussi pendant que j'étais en vacances aux Canaries. Vous croyez que ça vaut le coup de continuer ?
A 19h, j'ai reçu un sms, "J'arrive dans le métro (Tour Eiffel), je t'appelle quand je suis dans le bus". OK.
A 20h, toujours rien. Alors que normalement, depuis la tour Eiffel jusqu'à chez moi, ça suffit amplement, une heure.
A 20h45, j'envoie un sms : "Ca va, tu t'en sors?".
C'est vrai, peut-être que Bob est perdu dans le métro. Après tout, moi, maintenant j'ai l'habitude, mais quand on connait pas, ça doit être un peu dépaysant, le métro.
A 21h15, enfin, Bob m'a envoyé le message pour dire qu'il était dans le bus.
Je suis allée à sa rencontre dans ma rue, et le voilà chez moi.
Bon, un peu difficile, au début, parce que Bob est quand même moins craquant que dans mes souvenirs alcoolisés, et Bob a des yeux bleus qui te regardent dans les yeux. Et comme tout le monde, ben moi, quand chui un peu gênée, j'ai du mal à regarder les gens dans les yeux. Ca me gêne encore plus, quoi.
Ca mis à part, Bob est fort sympathique (m'a apporté une boîte de Ferrero Rocher), très reconnaissant que je consente à l'héberger (T'as de la chance que je sois gentille, j'lui ai dit), me suit dans la cuisine quand je fais à bouffer (mais laisse-moi, heu, je sais pas quoi te dire), et propose de faire la vaisselle (Ok, tu la feras demain).
L'utilisation de 2 télécommandes pour allumer la télé lui fait un peu peur, mais Bob s'habitue vite, et dès le lendemain, il deviendra un pro de la zapette.
Dès le réveil. Moi, ça, j'ai un peu de mal. Avant d'allumer la télé, il faut que je fasse quelque chose de ma journée. Dans le pire des cas (malade et scotchée à la maison), au moins manger et me doucher.
Et Bob dort sur le canapé.
Le vendredi, je me suis levée, pour aller bosser, comme un vendredi. Mais dès 2008, cette notion changera, pour devenir : comme un vendredi sur deux.
Avec mon frère à la maison, dans le canapé, je pouvais passer, repasser, allumer la lumière, faire la vaisselle (oui, des fois, le matin, ça me prend), marcher avec mes bottes qui font du bruit, y avait pas de souci.
Mon frère dort comme un loir.
Ou un furet. L'autre jour, chez Truf*faut, j'ai vu un furet qui dormait dans une cage en verre, et je me suis marrée toute seule. Sur le dos, un peu tordu mais l'air tout à fait confortable, vu d'en haut on voyait sa petite gueule et on avait l'impression qu'il dormait la bouche ouverte. Paisible, serein, l'air d'un coq en pâte... On aurait dit mon frère qui dort.
Bref. Tout ça pour dire que j'étais tranquille.
Mais Bob, à mon premier passage vers le pipi-room, il a ouvert les yeux et il a parlé :
"Bonjour, bien dormi?"
- moi :"Heu...(encore à moitié dans le pâté, en général, je ne parle pas avant d'être dans la voiture, où là, je hurle) oui, et toi?"
- Bob :"Oui, mais tu peux faire du bruit, hein, te dérange pas pour moi"
Ouais ouais, c'est ça. Du coup, puisqu'il était réveillé, j'ai été obligée d'allumer la doucher avant de m'installer sur le trône... Oui, chui assez pudique, en vrai, j'aime pas trop qu'on entende mes plof'...
Ensuite, après une demi-heure de hurlage en voiture contre des abrutis-qui-ne-savent-pas-conduire-et-où-est-ce-qu'ils-ont-eu-leur-permis-hein-dans-un-paquet-bonux-?, j'ai passé la journée au boulot, où j'ai flippé la moitié du temps qu'il aille sur mon ordi et qu'il trouve ma bulle...
J'en sais rien, au final. En tous cas il m'en a pas parlé.
Mais il est allé sur l'ordi, parce que après, j'ai fait la fouine (j'adoôore) et j'ai maté l'historique... Bah, rien de croustillant.
Le soir, en rentrant, je m'attendais à le trouver là, mais j'ai pas été vraiment surprise quand j'ai trouvé l'appart vide.
Alors j'ai vaqué à mes occupations : petit passage d'entretien à l'institut de beauté, achat d'une baguette à la boulangerie, vidage méthodique du frigo: mangeage du reste d'omelette de la veille, confection d'un sandwich aux rillettes, mageage dudit sandwich...
Et puis à 21h, je me suis installée devant la Starac (tiens, faudra que je vous en parle, de ça), et j'ai regardé, jusqu'à ce que l'heure de Shameless arrive (hahaa, Shameless, trop déjanté ce truc), heure à laquelle j'ai donc zappé. Et puis quand même, parce qu'il était 21h45, j'ai envoyé un message à Bob : "Ca va, tu survis à ta journée lâché dans la jungle parisienne?".
Bob s'est pointé à 22h30, mais bon, il fait comme il veut, hein, il est grand, majeur et vacciné. Et puis moi ça me dérangeait pas d'être toute seule.
Donc voilà, Bob se pointe. Et comme tous les gens que j'invite chez moi, il ramène un truc à bouffer que j'ai déjà en stock. En l'occurence, des oeufs (alors que j'en ai acheté 24 la semaine dernière) et une bouteille de rosé (alors que chez moi, ça s'appelle aussi Le Bar).
Fin de soirée télé, et à 1h30, je suis allée me coucher.

Le 9 Juillet 2005 à 20:25
Le Porge Océan
Le samedi, après une séance de zapette frénétique (non, j'exagère, il a regardé une émission sur les voitures) (Turbo?), on est partis à midi et demie pour les Galeries Lafayette, parce que Bob voulait s'acheter des fringues. Midi et demie, parce que je me suis dit qu'il y aurait moins de monde qu'en pleine aprèm.
En effet, y avait beaucoup moins de monde, et même en général beaucoup moins que d'habitude.
Bob aux Galeries Lafayette Haussman.
Moment de grande anthologie.
Bon, vu le style de Bob, je l'ai amené d'abord au sous-sol, Lafayette VO. On a traversé le magasin jusqu'à la cafèt, puisqu'il voulait prendre un café, et il avait faim alors il pris un pain au lait aussi. 2h après le pti déj'. Soit. Un mec, c'est avant tout un ventre.
Après le café, il a voulu fumer une clope, alors on est sortis, puis on est re-rentrés.
Le vigile à l'entrée m'a décoché un grand sourire amusé.
Ensuite, Bob a regardé les fringues. Moi, je m'étais dit que c'était pas mon jour de shopping, puisque j'ai -15% cette semaine, mais pas valable samedi dernier. Donc shopping de mec.
Quand je dis "Bob a regardé les fringues", c'est beaucoup dire.
Il se promenait dans l'allée, sans s'aventurer dans les rayons, et il regardait à droite, puis à gauche, en disant "P'tain y en a partout, je sais pas quoi choisir"...
Bob, avant de choisir, il faut t'approcher des rayons, écarter les fringues pour mieux les voir, et même, t'as l'autorisation de les toucher, de les essayer, pour voir ce qui te plait.
Pendant que j'étais au téléphone (oui parce que ça commençait à bien faire, commençais à m'ennuyer moi), il a fini par s'aventurer un peu entre les haies d'habits suspendus, seul, l'air timide, méfiant, regardant ces monceaux d'habits qui risquaient de lui tomber dessus à tout instant d'inattention...
Il a fini par tomber en arrêt devant un blouson en jean qui ressemblait à peu de choses près à celui qu'il portait.
Au final, on est sortis de cet espace VO avec 4 affiches à coller sur les murs de son appart.
Puis Bob m'a dit qu'il cherchait plutôt un manteau ou une veste pour aller bosser. Un truc qui soit convenable, pas sport, mais pas trop sérieux ou "papa" non plus.
Alors on est montés au 3ème (ou 4ème) étage, où c'était indiqué "Manteaux". On a donc évité les étages de fringues pour nana où c'est habituellement la frénésie. A cet étage-là, c'était le coin manteaux de ski, gants, bonnets et fringues de sport. Plutôt calme, c'est pas encore trop la saison de ski.
Bob n'a pas trouvé de manteau, mais un bonnet qu'il voulait trimballer partout après. (Boh, allez, chui un peu méchante, là)
Moi aussi j'ai vu un bonnet trop terrible, on verra si je craque ou pas jeudi (oui, jeudi je prends l'aprèm, j'ai des trucs à faire...). Et si je craque, j'vous mettrai une photo, parce qu'il est quand même trop terrible.
Et puis, Bob a commencé à montrer des signes d'épuisement (au bout de 10 minutes parmi les manteaux et bonnets). Apparemment, y avait trop de monde. Ah bon.
C'était pourtant étonnamment calme pour un samedi aprèm.
Et puis, Bob avait faim. 1h même pas après le pain au lait. Soit. Un mec, avant tout, c'est définitivement un ventre.
Il voulait absolument pas prendre un sandwich, mais m'inviter au resto. Sauf que moi, pas faim. Et absolument pas envie d'aller au resto. Surtout à Haussman.
Mais bon, Bob étant là pour quelques jours à peine, et puis parce que je suis vraiment trop gentille, je l'ai laissé m'inviter au resto. Coup de chance, comme il était 15h, le service resto n'était plus assuré. Seulement la brasserie. Donc moins long qu'un resto, et moins consistant. Ouf.
Après la bouffe, Bob répétait (message caché?) que tout ce qui le tentait, là, c'était rentrer faire la sieste.
Mais j'ai réussi à le persuader d'aller faire un tour aux Lafayette Homme.
Là, même cinéma qu'à Lafayette VO. Pas d'initiative d'incursion dans les rayons. Bob se cantonnait à l'allée centrale. J'ai fini par moi-même aller chercher les manteaux sur les cintres, rayon Esprit.
Et là, Bob s'est lâché : il a essayé une veste ! Puis 2. Bon, fallait quand même que ce soit moi qui aille la chercher sur le portant. Mais au moins, y avait de l'action.
Au bout de dix minutes d'essayage (pour 2 vestes, l'une, puis l'autre, puis l'une encore, puis l'autre...), Bob a demandé au vendeur (sur mon bon conseil) de lui en mettre un de côté avant qu'il fasse le tour de l'étage pour voir si autre chose lui plaisait.
Le tour de l'étage a été vite fait. Très vite fait. Je soupçonne fortement Bob de s'être désintéressé du reste, parce qu'il avait trouvé quelque chose. Au bout de 10 minutes, on était de retour au rayon Esprit, où Bob a fait marrer les vendeurs en re-essayant les 2 vestes. Puis il s'est décidé. Yeeeaaaah !
Bob a acheté une veste.
Et puis on a repris le métro, on est rentrés chez moi, j'ai passé des coups de fil pour organiser au pied levé une petite sortie dans un bar en ville, le Shiwawa, on aime bien.
Bob m'a fait boire encore du rosé, puis de la bière, avant de partir. Mais il m'en faut plus que ça pour avoir un coup dans le nez.
Sortie en ville, j'ai retrouvé les coupains, ça faisait plus d'un mois ! Bob a discuté avec eux, c'était cool, il était pas tout seul dans son coin, et puis retour à la maison, un peu plus alcoolisé qu'à l'aller, mais correct encore.
Mais quand même pas mal alcoolisé. Qu'une seule envie : dodo...
Et là, Bob a voulu regarder Apocalypto.
Ah, désolée, Bob, si tu veux, regarde-le, mais moi, j'en peux p'u, moi direction dodo... Il a insisté mais non.
Moi = mamie
Bilan du samedi, d'après Bob : "P'tain y a des gens partout ici, j'en ai jamais vu autant"
That's Paris, mate, et encore, ça allait...
Le dimanche, Bob avait eu initialement comme idée d'aller faire un tour sur les Champs Elysées. Oui, c'était la première fois qu'il venait à la capitale, alors il fallait qu'il visite. Après la tour Eiffel et les Galeries Lafayette, les Champs Elysées.
Sauf que, je pense que vraiment, les gens lui ont fait peur, et pendant le repas, il a commencé à dire "On pourrait regarder Apocalypto et ensuite aller aux Champs".
Non, Bob, il est midi, si on regarde le film, on en a jusqu'à 14.30, le temps d'aller aux Champs, il sera 15.30, et on aura à peine le temps de se balader avant de rentrer pour aller à l'aéroport.
"Bob, si t'as pas envie d'aller sur les Champs, dis-le tout de suite, fais pas comme mon frère, à laisser trainer les choses, et au dernier moment dire que t'as pas envie. Dis-le maintenant"
Bob : "Ouais, en fait tsé quoi, on va rester là tranquillement à mater Apocalypto, comme ça je me repose avant de retourner au boulot demain"
Donc voilà. Apocalypto, puis zapette, une émission super hyper instructive sur les rencontres sur internet, puis zapette, vidéo gag, mouhahaha, à se tordre (humourr), puis... ooh, il est 18h, il faut y aller ! Direction l'aéroport, y wouala, Bob est envolé.
Bilan du séjour à Paris de Bob : "Ouah, tsé quoi, j'pourrai jamais habiter ici, y a trop de monde, et puis tsé quoi, chui trop content de retourner chez moi, avec l'océan à côté, je vais aller surfer le week-end prochain..."
C'est ça, vazy Bob, retourne le couteau dans la plaie...

Le 11 Mai 2007 à 10:40
Hossegor
Mon bilan à moi : bon, c'est tourné d'un air ironique, hein, mais c'était pour les besoins de la narration. C'était sympa comme week-end. Tout est vrai dans ce que j'ai raconté, mais c'était sympa quand même.