aWa's world

Week-end inattendu

Je vais donc vous raconter mon week-end.
Surprenant. Le week-end.
Je ne m'attendais pas du tout à en passer un de ce genre !

Pour commencer, vendredi matin, en faisant mon sac, j'ai pris une tenue convenable (genre : pas jean large et Doc' Marteens) (je sais pas comment ça s'écrit et j'ai la flemme d'aller jusqu'à mon meuble à chaussures pour vérifier) pour le dimanche, où on fêterait l'anniversaire de mon frère.

J'ai pris ça :

kanabeach

Sauf que ...
Arrivée au boulot, je me suis rendue compte que j'avais oublié de prendre mes ballerines.
Donc j'avais que mes Doc' marron.
Qui, on est d'accord, ne vont pas (du tout) avec ce sarouel noir et gris.

J'ai réfléchi, vite fait bien fait, il me faut 30 minutes pour rentrer chez moi, 30 autres pour retourner au boulot, et ce, quand tout va bien, or y a toujours un sens où ça bouchonne. Quand tu fais l'aller-retour à au moins une demi-journée d'écart, ça va, mais le retour dans la foulée de l'aller, c'est sûr que je me tape les bouchons, donc c'est même pas envisageable que je rentre chez moi récupérer ces ballerines.

Donc le midi, je suis allée au centre commercial d'à côté du boulot, et je me suis acheté des ballerines.
:)

Non, c'est pas une blague.
Sauf que les ballerines en question, je les avais déjà repérées, et elles ressemblent pas à celles que j'avais déjà.
Elles m'appelaient, les ballerines...  
C'était la bonne excuse pour craquer !

Je vous les présenterai dans un prochain post, consacré aux chaussures :)

Le vendredi aprèm, j'ai quitté le boulot juste une heure avant le décollage, et tout s'est parfaitement enchaîné : la voiture au parking, l'enregistrement à la borne automatique, le passage au filtre sûreté, l'embarquement, ... Sans aucun temps mort ! A l'arrivée, mon père m'attendait.

2h15 après avoir quitté le boulot à Paris, j'étais chez moi à Bordeaux.
Si c'est pas de l'efficacité, ça !

Mais bon, vous vous en foutez royalement, je suppose, du chronométrage de mes retours au bercail !

Le vendredi soir fut normal.
Maman a mal commencé, en rentrant du boulot en grognant et de mauvaise humeur, mais j'ai trouvé la parade : quand y en a un qui fait une connerie pour laquelle elle risque de s'énerver, je pars en fou rire, et tout le monde finit en rigolant.

Genre :

Papa demande à Mark d'attraper une petite cuillère dans le tiroir qui est derrière lui.
Mark se retourne, ouvre le tiroir, attrape la cuillère, et pendant ce temps, Papa lui met son doigt tendu tout près de la joue, si bien que lorsque Mark se retournera avec la cuillère, il va se prendre le doigt de Papa dans la joue. 
Sauf que Mark est resté un bon moment retourné, parce qu'il n'y avait plus de petite cuillère, et il a cherché dans les autres tiroirs.
Donc Papa est resté un bon moment avec le doigt tendu, et Maman commençait à prendre l'air énervé, mais moi ça me faisait trop rire, de le voir en train de faire un bide comme ça, donc c'est parti en rigolade...

Autre :

Papa (toujours lui) va chercher les yaourts dans le frigo (toujours lui qui fait la connerie, hein, pas toujours lui qui va chercher les yaourts) (il est pas exploité à ce point ...)
Donc Papa va chercher les yaourts, il en attrape un tas, l'approche de la table et PAF! y a un yaourt qui tombe par terre !
Maman râle, Papa râle, le yaourt n'a pas explosé, le carrelage est propre, ils râlent pour le principe.
Papa n'a pas fini de sortir les yaourts.
Il en attrape un deuxième tas, l'approche de la table et PAF! y a un yaourt qui tombe par terre !
Et non, ceci n'est pas un copié-collé-par erreur de la phrase au-dessus, Papa a bel et bien fait tomber un autre yaourt.
Cette fois-ci, Papa râle avant Maman, mais Maman râle un peu plus fort, et moi j'explose de rire...
Et Papa et Maman sourient.

(j'en rigole encore rien que d'y penser, à tous ces yaourts qui tombaient...)

Mon papa

 

Sinon, le truc étrange, de ce week-end, c'est que mes frères étaient pas là.
On a été tous les 5 seulement le vendredi soir.
Parce que le samedi matin, Mark est parti en Italie avec son collège, pour 6 jours.
Et Matt bossait. Le samedi.

Ce jour-là, donc, j'étais seule avec Papa et Maman.
Après avoir fait la grasse mat' (enfin!), je me suis levée pour m'entendre demander, non pas l'attendu "qu'est-ce que tu veux pour ton anniversaire ?" (ça serait pour plus tard...) mais le non moins redouté "qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui?"...
Ben je sais pas moi, je viens ici pour vous voir, vous faites quoi d'habitude le samedi ?
D'habitude le samedi, ils vont voir les matches de foot de Mark, à l'autre bout du département.

Et Maman, qui n'avait visiblement pas envie d'aller faire les courses, a ouvert le programme de cinéma pour retrouver l'adresse d'un resto.
Non, je ne me suis pas trompée. L'adresse était bien dans le programme de cinéma.
Un cinéma super bien, d'ailleurs, l'Utopia, où ils passent des tas de films d'auteur. C'est là que j'ai pris le virus.
Et donc dans la gazette de l'Utopia, y a des bonnes adresses.
Genre resto danois que Maman aurait bien testé.

Sauf que ...
A la page d'avant l'adresse du resto, Maman est tombée sur une annonce de l'Opéra National de Bordeaux, pour une journée portes ouvertes le Samedi 12 Avril 2008 (comme de par hasard !), avec des ateliers et des temps forts consacrés à la danse.

Ni une, ni deux, on a pris nos tickets de tram', et une heure après, on était assis dans le Grand Théâtre et on assistait à une classe du Ballet.

Que de souvenirs remués pendant cette petite heure !
Les danseurs faisaient les mêmes exercices que je faisais il y a quelques années.
10 niveaux au-dessus de ce qu'on était, bien sûr...
Mais les pas étaient les mêmes, la musique sonnait les mêmes rythmes...
Et les souvenirs reviennent, les jambes auraient envie de se mettre à danser avec eux...
Pfiouuu !

Suite à ça, on est allés manger une salade au resto de l'Utopia (oui, ils font aussi resto, même que c'est vachement bon), et on est retournés à l'Opéra pour faire la queue pour avoir des places pour la répétition publique du deuxième acte de Gisèle.

ONB 

On a attendu une bonne heure, mais c'est passé vite, parce que juste devant nous, y avait la prof de jazz avec qui je me suis cassé le coude.
Elle m'a pas reconnu tout de suite, mais après, on a discuté, elle m'a demandé où j'en étais, ce que je faisais, etc...
Et puis à un moment, elle me dit :
"Ah, mais toi, c'était la période de aWa Mabulle !
- Heu, oui, c'est moi"
:)
C'était rigolo...

Et puis juste à côté y avait une jeune femme qui a cru me reconnaître, elle pensait avoir été au lycée à la même période que moi.
Alors, oui, le lycée, c'était le même, sauf qu'elle, elle a 32 ans, moi 23, et au moment où j'étais à ce lycée, elle était à Paris.
Elle me prenait pour carrément plus vieille ! Ca faisait longtemps que ça m'était pas arrivé...

Et enfin, pour faire passer le temps, rien de tel que d'échanger des (fausses) amabilités avec des mamies qui te passent devant l'air de rien.
Et qui, quand tu leur fais remarquer, te prennent pour une conne en disant "Ah, désolée, j'avais pas vu", mais ne bougent pas pour autant.
(et puis, avait pas vu mon oeil, elles avaient très bien vu les 50 mètres de queue derrière nous !)

Quand je pense qu'on dit que les jeunes sont mal élevés !
On oublie trop souvent de parler des vieux !

 

On a donc assisté à cette répétition, et ça m'a donné envie de retourner voir des ballets.
Moi qui pensais que le classique ne me plaisait plus tant que ça, moi qui pensais préférer le contemporain ou le moderne, 10 minutes ont suffi à la danse pour me prendre aux tripes...

giselle

Pour finir ce week-end en beauté, hier, on est allés en délégation (Papa, Maman, Matt, Mamie, Mère-grand, son copain, et moi) au resto, on s'est bien gavés, on est rentrés pour comater une demi-heure sur le canap', et chacun est rentré chez soi...

Moi, j'ai mangé une trilogie de fois gras, suivie d'une entrecôte à la plancha, et le reste de crème de l'île flottante de Maman...

Pour un week-end que j'avais pas envie de passer, ma foi ce fut plutôt sympa !
:)

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Pas glam ...

Bonjour les gens !

Je profite d'être désoeuvrée, chez moi, en ce lundi, pour vous poster un petit article en live.

Je reviens de chez le médecin, qui m'a arrêtée pour la journée.

Ne vous inquiétez pas, rien de grave.
Juste un petit trouble passager.
Vous savez, quand on a envie de faire pipi tout le temps.
Donc on va aux toilettes.
Et puis là, rien ... Ah, si : une, deux, trois petites lames de rasoir qui sortent !
Alors on se dit, ça sert à rien que j'y aille, je fais rien, et en plus j'ai mal.
Et c'est à ce moment-là qu'on se fait pipi dessus, en général, parce que cette fois-ci, ben y avait quelque chose...

Bon, le pipi-dessus, c'était pas aujourd'hui, hein, c'était lors de la première expérimentation de la cystite.
J'ai bien retenu la leçon.

Donc voilà, le docteur m'a arrêté toute la journée, alors que je voulais juste mon médoc pour plus faire du pipi-qui-brûle.

Me voilà chez moi, j'ai fait toute la vaisselle du repas créole de jeudi dernier (bah oui, jeudi à minuit, c'était même pas la peine d'y penser, et vendredi matin non plus, et ensuite j'étais à Bordeaux).
J'ai même nettoyé l'évier, j'ai fait et étendu une lessive, je me suis fait un pavé de truite pour le repas la truite était périmée depuis 4 jours, j'ai failli vomir en la sentant ...

Et je me retrouve un peu sans savoir trop quoi faire.
J'aurais bien envie d'aller jusqu'au vidéoclub louer quelques séries, vu le programme hautement intellectuel des chaînes télé le lundi aprèm...
En même temps, j'aurais bien de la paperasse à classer.
Mais c'est pas trop motivant, comme programme.

Donc je crois que je vais préparer quelques articles pour vos petits noeils !

Bonne aprèm !

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Nouvel envol

Et oui, à peine 5 jours après mon retour de Gwada, je reprends l'avion.

Vers Bordeaux, cette fois-ci, ne nous emballons pas.

Donc, c'est parti pour un week-end en famille.

Qui dit week-end en famille dit engagement à 90% minimum dans les activités de la maisonnée, acte de présence permanent, ordinateur squatté par les frangins ou autre ordinateur vieux comme Erode (peut-être pas quand même mais il s'en approche tout doucement...),
et donc si vous avez tout bien suivi et que vous faites la somme de tout ça, vous pouvez en déduire que ce week-end, va falloir vous passer de publications sur mon blog !

En plus, j'ai passé une semaine de folie, me suis pas arrêtée :
dimanche : des lessives
lundi : de la cuisine
mardi : cours d'italien
mercredi : pliage des lessives, et Dr House, et même les deux en même temps
jeudi : tentative de repas créole chez moi.
Retour du taf à 17.30, ménage et rangement intensifs jusqu'à 18.15, heure à laquelle Claire est arrivée, et on a commencé à cuisiner. A 19.30, Louise est arrivée, on a continué à cuisiner et on a commencé à regarder les photos de Gwada en buvant l'apéro (jus de goyave, ça va, allez pas dire après que je suis alcolo!) (hein Chris-PDMB), et à 20.30, Josette est arrivée et on a mis les plats au four. Elles sont parties à 23.30.
J'ai dit "tentative", parce que c'était pas vraiment une réussite, niveau gustatif. Non, en fait c'était pas mauvais, c'était juste trop copieux et trop bourratif...

Donc voilà, semaine de folie = pas le temps de préparer des articles, week-end en famille = pas le temps d'écrire et pas la possibilité de poster...

Pfiouuu, comment j'ai pas envie d'y aller, chez les parents, en plus !
Ben ouais, le climat a l'air assez tendu en ce moment.
Mercredi soir, j'ai appelé ma mère, et ben, quand j'ai raccroché au bout des 10 minutes, j'ai gueulé toute seule chez moi, que ça faisait plaisir de l'avoir au téléphone, si c'était pour l'entendre gueuler, la prochaine fois, elle pourrait se brosser pour m'avoir au bout du fil !

Extraits :

Biiip biiiip
"Allo
- Salut maman c'est moi
- Ah, salut
- Ca va ?
- Ben oui, ça va, tout va bien, ton père est parti il y a 2 heures et demie au foot pour un rendez-vous de 10 minutes avec l'entraîneur de Mark, et il n'est toujours pas revenu, donc tout va bien (ton irrité)
- Ah ... (vous voulez répondre quoi à ça ... ?) Sinon, moi j'arrive à 17.15, vendredi, et dimanche j'ai pris un v...
- Oui, ton père m'a dit (j'avais eu mon père au téléphone la veille)
- Ah ok ... [blanc] ... Sinon j'ai appris que mamie s'est cassé le poignet ?
- Ah bon t'es au courant. Pffff, ton père est allé la voir l'autre jour, pour remplir de la paperasse. Et en fait ils ont fait les papiers en vitesse et ils sont sortis. 
- Bah ils les ont fait quand même les papiers donc c'est bon ?!
- Oui, mais ils sont allés se balader. Enfin, il se rend pas compte, à cet âge-là on va pas faire des kilomètres dehors quand il pleut ! Et voilà, elle a glissé, elle est tombée.
- Ah bon, c'est avec papa qu'elle s'est cassé le poignet ?
- Il est inconscient, elle a 76 ans quand même, c'est pas possible ! La faire sortir par ce temps-là...
- Oui, mais bon, je suppose que Papa l'a pas poussée à sortir, elle devait être demandeuse (ma mamie, elle se tape des balades de 2 h par jour minimum, tous les jours, toute seule, et depuis toujours)
- [blablabla - vociférations, comme depuis le début de la conversation d'ailleurs - mon père est inconscient, mon père ne se rend pas compte, mon père ... blablabla]
- Bon et sinon à la maison tout va bien ? (arrive un moment où je me répète, à défaut de trouver un sujet qui accroche)
- Oui, ben je t'ai dit, hein ! Ah, tiens, on dirait que je les entends, ils rentrent enfin, on va pouvoir se mettre à table, c'est pas trop tôt (toujours sur cet insupportable ton irrité)
- Bon, ben écoute, je te laisse manger, bonne soirée, à vendredi, et salut (là, j'en avais marre de l'entendre râler/pourrir mon père/ma grand-mère, alors j'ai switché en mode ton sec/débit rapide, un peu comme elle, et j'ai raccroché).

J'ai graaaaaaave envie d'aller à la maison ce week-end !
En plus y aura mère-grand aussi, qu'est dans le coin avec son copain (mère-grand n'est pas mamie, c'est la maman de maman alors que mamie est la maman de papa), et ils vont venir à la maison pour l'anniversaire de Matt-le-branleur.

Autre extrait :

(toujours ton irrité)
- Ta grand-mère va venir dimanche, on fera l'anniversaire de Matt ce jour-là, hein.
- Ah bon ?
- Ben oui, on va pas le faire lundi, je travaille moi !
- Ah ben oui...
- Pfff, et ton frère qui dit rien, si ça continue on va se retrouver à manger du steak haché et des haricots verts pour son anniversaire !
- Bah ça pourrait être marrant, pour une fois
- Ah ah, non, ça serait pas marrant du tout, tu rigoles ou quoi - bla bla bla

Ca risque d'être animé ce week-end, à base de dialogue de sourds et de tirage de tronche (respectivement : mère-grand et maman, et papa et maman) (parce que mère-grand a tendance à prendre papa pour un imbécile heureux, par moments) (et en plus si mamie vient, y aura tirage de tronche entre mamie et mère-grand, qui ne peuvent pas se sentir) (d'ailleurs mamie ne viendra pas, elle trouvera un prétexte).

Youhouuuu !
Trop hâte d'y être !

En plus je vais avoir droit à "Tu veux quoi pour ton anniversaire ?"
Bon, alors j'ai trouvé un parfum.
Mais ça fait qu'un truc.
Et y a les parents PLUS mère-grand qui vont me poser la question.
Donc faut que je trouve une autre idée.
J'ai bien vu un sac Mandarina Duck super joli.
Ou des chaussures Minelli.
Mais bon.
On verra.
Parce que le pire, ça serait encore de se taper les magasins un samedi après-midi avec maman et mère-grand ...

Bon allez, j'vous laisse, moi, j'ai un avion à prendre !
Bon week-end, et à lundi pour de nouvelles aventures !

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Paris, tu me fais peur ... ?

Hier soir, comme je vous le disais, je suis allée au cours d'italien.
Même si j'étais pas en état.
Parce que vu le nombre de cours que j'ai déjà loupés, je veux même pas calculer à combien ça me revient de l'heure et demie, mais je sais que c'est cher.

Donc, fatiguée ou pas, quand je suis à Paris, j'y vais.

J'adore l'italien.
Je trouve que c'est une langue magnifique à écouter.

Quand j'avais 10 ans, mon oncle et sa copine m'ont emmenée en Italie, 3 semaines pendant l'été.
Et là, je me suis dit : je veux parler italien.
J'ai attendu patiemment le lycée pour le prendre en 3ème langue vivante.
Arrivée là, ma mère m'a convaincue de ne pas le faire afin de rester dans une classe à vocation scientifique, pour me laisser toutes les chances de poursuivre les études que je voulais (pour en arriver là où je suis) (enfin presque).

Mais moi, je voulais apprendre l'italien.
Alors j'ai passé des heures et des heures au CDI, à fouiner dans les livres, à étudier toute seule.
Et puis j'ai lâché l'affaire, parce que toute seule et sans parler, ça me menait pas bien loin.

Et y a pas longtemps, je suis arrivée à Paris.
A Paris, tout est possible.
Mon salaire aidant, j'ai pu m'inscrire à des cours d'italien.

J'étais bien motivée.
Et vaut mieux, parce que je mets 1 heure pour y aller, dans le meilleur des cas.
Et idem pour en revenir.

Et hier soir, c'était pas le meilleur des cas.
A l'aller, pas de problème. Reprise de contact en douceur avec les sous-terrains bondés et odorants de Paris.

Le retour fut une autre affaire.
J'ai une correspondance.
Les 2 stations sur la première ligne, tout allait bien.
J'arrive à la correspondance, je me rends sur le quai, et là, les chiffres indiquant le temps d'attente pour le prochain métro clignotent. Hmmm, mais que se passe-t-il ?

La réponse 2 minutes plus tard, annoncée au haut-parleur : "Mesdames et messieurs, en raison d'un grave accident passager à la station Gare du Nord, le trafic est interrompu sur la ligne 4 entre Barbès et Réaumur".
Avec le bol que j'ai, j'étais pile entre les deux, en plein là où ça marchait pas.

J'ai attendu 5 minutes, je me suis dit que ça pouvait pas rester bloqué bien longtemps.
Au bout de 5 minutes, même annonce, suivie de "les voyageurs sont invités à utiliser d'autres moyens de transport".

Près de moi, y avait une fille qui regardait son mini-plan de métro.
Je lui ai demandé si je pouvais y jeter un coup d'oeil, et elle me l'a gracieusement prêté.
Au bout de 30 secondes, je lui ai rendu en me disant que j'allais attendre, j'avais la flemme.

Et la voilà qui me demande où je vais : ben, Porte d'Orléans.
Et elle me répond qu'elle s'arrête à Alesia, juste avant, et elle me propose de me montrer un autre chemin en passant par tel métro, et tel autre, et elle me dit qu'à deux filles, c'est plus sûr que d'être toute seule...

Visiblement, elle me prend pour une fille qui débarque à Paris, qui connait pas le métro, et elle a peur soit de se faire aggresser, soit que je me fasse aggresser, mais à priori, je vois pas pourquoi, parce que je suis pas habillée en pouf, parce que je mesure une tête de plus qu'elle, et qu'est-ce qu'elle pourrait en avoir à faire, que je me fasse aggresser ?!

Ca doit être une fille sympa, tout simplement.
Alors je joue le jeu, j'endosse le rôle de la fille pas d'ici, un peu paumée dans cette ville, et je la suis.

Elle est effectivement sympa, elle cherche à discuter, mais c'est pas une pipelette non plus.
Elle a grandi en banlieue, c'est une fille d'ici, qui bosse dur dans un truc pas hyper gratifiant.
Mais elle ne s'en plaint pas.
Elle a pas l'air commode, elle a l'accent de la banlieue.

Mais elle s'intéresse à moi, on discute, je m'invente à moitié une vie pas ici.
(voilà, vous allez me prendre encore plus pour une tarée, mais j'aime bien, des fois, jouer un rôle, quand c'est avec des gens que je ne connais pas et que je ne reverrai pas)

C'est une fille ouverte, qui s'intéresse aux gens sans en faire trop, et ça fait plaisir, de rencontrer quelqu'un comme ça.
Surtout maintenant.
Et même si c'est juste pour une demi-heure de métro.

paletuvier
Le 22 Mars 2008 à 15:18
Le Helleux - Guadeloupe

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Retour sur Terre

Ah t'étais encore sur ton petit nuage ?
Attends, je me charge de toi rapidos !

Ce matin, le réveil sonne.
Ca va, je me suis couchée avec le soleil hier soir, donc je tiens la forme.

2 oeufs au plat pour le ti dej' (bah oui, on prend des habitudes en vacances), un yaourt, une douche, et je décolle.

Je sors de chez moi, et j'hallucine : les voitures sont blanches, il a neigé cette nuit !
Heureusement que j'ai mis un collant-qui-tient-chaud sous mon jean !

on my way
Le 7 Avril 2008 à 19:00
On my way to work

Je vais au taf, pas de bouchons.
Jusque-là, tout va bien.

J'arrive au taf, le chef est parti en vacances pour deux semaines.
Tout va bien.

J'arrive dans mon nouveau bureau.
Oui, parce que pendant mes vacances, y avait changement d'étage de mon service.
M'attend une pile monstre de cartons.
Me souvenais plus que j'en avais autant didonc !

Et mon collègue de bureau, fraîchement papa (...), me fait un résumé rapide des événements récents.
Et m'annonce que le chef a émis le souhait que moi, je change de bureau, et que j'aille partager l'espace de mon collègue-que-je-fais-le-même-boulot-que-lui.

Grrrr...
Il aurait pas pu décider ça avant que les 25 cartons soient dans le mauvais bureau ?!?
Mais tout va bien, rien ne m'atteint, je souris, je me dis, tant pis, au moins, j'aurai vue sur les pistes et je verrai les avions décoller, atterrir, et je pourrai prendre des photos...
Positive !

La pose du midi, je la passe à Carrouf, à acheter de quoi regarnir mon frigo.
Oui, parce que mon frigo était vide depuis un bout de temps non négligeable.
Vous vous souvenez, avant que je parte, je me nourrissais de chocolat, de sardines et de pâtes...

Et le voyage en Gwada, ça m'a graaaave redonné envie de cuisiner, de manger des choses bonnes.
J'ai acheté entre autres 2 kilos de fraises pour 5 euros !
On est en avril, c'est le printemps, c'est la saison.

fraises
Le 7 Avril 2008 à 19:00
In the kitchen !

J'ai commencé à les préparer pour mettre au congélo...
Y en a à peine les 2/3 là. 

Et puis ce soir, pour manger, me suis fait des lasagnes au thon, tomates, aubergines et petits légumes...
Re-miam !

lasagnes
Le 7 Avril 2008 à 20:07

Bonne soirée !
En ce qui me concerne, vais pas tarder à aller au lit, et comme demain soir j'ai italien, je vous dis à mercredi !

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I'm 23, and I'm happy.

Même si là, je suis avec des oiseaux de paradis,
et même si les roses, c'est pas trop mon trip ...

happy birthday
Le 1er Mars 2008 à 16:43
Chez papi

Cette année, je suis contente : j'ai une bonne excuse pour pas répondre au téléphone. Je suis pas en France et ça coûte cher.
Cette année, personne ne me dira Bon Anniversaire en face.

Ca va faire des vacances.

Sûrement que je vais être bizarre, un peu, aujourd'hui.
Mais je vais surtout être tranquille.
Pas à me demander à quel moment l'attention des gens va se tourner vers moi.
Moment redouté...
Là où je suis, personne ne le sait.

I'm 23,
I'm alone,
I'm happy.

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Devine ...

 ... combien de temps il faut pour manger une poule en chocolat (et pas une petite) ... ?

30 heures.
Et encore, si elle a tenu tout ça, c'est parce qu'elle était dans la voiture, et que dans la voiture, j'y suis que :
- une demi-heure le matin (et là, juste après le brossage de dents, j'ai envie de rien manger),
- une heure le midi,
- et une demi-heure le soir (la plus meurtrière, pour les poules).

La poule a donc vécu du lundi midi au mardi 17 heures 30.
Après, ena plus.

Et là, tu te demandes pourquoi j'ai une poule de Pâques dans ma voiture.
Ben là, je te réponds que j'ai passé le week-end (enfin, 24 23 heures chrono) chez papi.

Et chez papi, y a sa femme, qui m'a refilé 3 bocaux d'asperges, parce que chez papi y a un potager et qu'ils s'en vont jamais de chez eux parce que tu comprends, les tomates, ou les asperges, ou je-sais-pas-quoi, faut s'en occuper (sans oublier les chats) (mais c'est une autre histoire...).
Elle m'a aussi refilé la poule en chocolat, et des Ferrero Rocher à tous les goûts : noisette, amande, coco, fraise. Même que j'aime pas ça. Alors je me suis empressée de les refiler offrir à Claire, chez qui je suis allée goûter dimanche en rentrant.

Et puis comme j'étais dans le coin, j'ai aussi vu la soeur de papi (demi-soeur en fait, le demi étant source de nombreuses disputes familiales entre elle, papi et leur mère) (mais c'est une autre histoire) (et pas des moindres).

Et la soeur de papi, elle est totalement craaaaazy ! Un truc de ouf.
Elle a pas trop l'habitude de nous voir (la famille), et quand on lui rend visite, elle est trop trop heureuse, elle nous serre fort dans ses bras, elle appuie ses joues un truc de ouf quand elle fait la bise (là, heureusement que les dents de sagesse, c'était fini ...).
Trop exubérante...

Et elle, elle m'a refilé des chouquettes (même que je cours pas après et donc je les ai sorties au goûter chez Claire) et une espèce de gâteau...
Je sais même pas comment ça s'appelle. On dirait que c'est fait à base de pains au raisins collés les uns aux autres.
Le truc bien lourd, quoi.
C'est pas que je fais un régime, hein (même si c'est pas tout ça mais dans 2 semaines je serai en maillot, exposée à tous les regards), je fais pas de régime (moi incapable de faire un régime) (cf la durée de vie poule en chocolat), mais trop, c'est trop.

Déjà un pain au raisins, niveau crème-à-l'intérieur-qui-pèse-sur-ton-estomac-alors-que-tu-raffoles-pas-du-truc, je me contenterais d'une moitié...
Mais un gâteau-pains-au-raisins...
J'vous raconte pas comment j'ai pas envie de le bouffer.
Limite je suis rassasiée-écoeurée rien qu'à le voir dans mon frigo...

Bref.

J'ai quand même réussi à lui faire garder son calendrier de dauphins, qu'elle voulait me refiler m'offrir "parce que je me souviens que tu aimes les dauphins"...
Heuuu. Comment te dire ... ?
Après les arguments sans succès comme "j'en ai déjà un" , "mais après, t'en auras pas, toi, de calendrier", et une fausse capitulation, le vainqueur fut, après un temps d'hésitation de sa part :
"Garde-le, tu penseras à moi en le regardant, d'accord ?".

Nan, sinon, c'était bien, chez papi.
J'ai repris 2 des 3 kilos que j'avais perdus suite à cuite+opération, mais c'était bien...

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Bagages...

Bonjour, les gens.

Je reprends le rythme des articles programmés la veille au soir.
Voyez, je pense à vous.
Surtout face au programme télé d'hier soir.

Bon, oui, j'avoue, à côté de "le monde est petit" (je trouve que le titre en dit assez, le nom de l'acteur principal aussi...) et de "les vécés étaient fermés de l'intérieur" (avec Coluche et Jean Rochefort, pourtant le titre ne m'a pas inspirée), oui, à côté de ces grands moments de cinéma, y avait bien "La Mort aux Trousses".

Mais je pense que j'étais pas d'humeur.
Pour que je voie un monument de cinéma, il faut que j'en aie envie, vraiment.
Sinon, je vais pas le savourer à sa juste valeur, et il va m'emmerder.
Donc valait mieux pas, c'était pas le moment.

                                                                    --  --  --

Je suis sûre que tu connais la formule : "Pourquoi remettre à demain ce que tu peux faire aujourd'hui ?".
Et en général, quand tu l'entends, lecteur, c'est un moment où tu penses très fort dans ta tête "Pourquoi faire aujourd'hui ce que tu peux remettre à demain ?!".

De la même manière, il peut arriver de se dire "Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain ... ?".
Et bien, là, j'ai envie de te répondre "Pourquoi remettre à demain ce que je peux faire aujourd'hui !?"

(Tu suis toujours ? Bé fais un effort !) 

C'est pourquoi, hier soir, entre la vaisselle et le rangeage des tas de mon salon,
en mâchonnant du saucisson, et en écoutant de la bonne musique qui fait bouger et met du sourire dans la tête
(Sizzla - Love is the Way 
j'ai commencé à faire mon sac de voyage.

Pour les vacances.
Dans 2 semaines, oui.
Moi j'dis, il n'est jamais trop tôt.
Surtout que si je m'y mets pas maintenant, je ferai ça en panique la veille au soir.
Voire le matin même.
Comme ça m'arrive fréquemment.

Sauf que là, j'ai pas envie.
J'ai pas envie que ces vacances commencent dans le stress, parce que je me serai speedée à faire les bagages à toute vitesse, et j'aurai toujours le doute d'avoir oublié quelque chose.

Non, j'ai pas envie.

Ces vacances, ça fait 5 ans que je les attends.
5 ans que je suis pas allée dans une île tropicale.
11 ans que je suis pas allée en Guadeloupe.
Et la Guadeloupe, c'est pas la première île où je sois allée, mais c'est là que je me suis dit qu'un jour, j'y vivrai.
Ca fait 11 ans, j'ai voyagé depuis, et je le pense toujours.
On verra bien si je le pense encore après ces vacances.

Donc hier, c'est dans la joie et l'allégresse que j'ai commencé à faire mes bagages.

Je venais juste d'acheter ce qui me manquait : une trousse de toilette.

Oui, une trousse de toilette, puisque la précédente en titre avait péri dans l'événement inexpliqué du bagage perdu par Air Europa. (J'en suis toujours perplexe, bien que résignée et remboursée...)
Alors depuis, pour un week-end chez les parents ou une semaine chez mère-grand (ou l'inverse), le trousse de substitution prenait la forme d'une vulgaire poche plastique. Du genre de celles qu'ils ne donnent plus chez Carrouf.

Mais là, j'me suis dit, allez, tu vas pas aller en Gwada avec ta brosse à dents dans un sac plastique.
C'est pas une vie de brosse à dents, ça !
Il faut que tout le monde profite du voyage.

J'ai donc acheté une belle trousse de toilette pour ma brosse à dents. Elle est vert pomme et étanche, comme ça si ma brosse à dents a le mal du pays, ses larmes ne tremperont pas mes jolies robes (j'ai pas de robe) (j'ai résisté à l'appel de la robe) jupes.
A vrai dire, j'ai toujours plus de craintes pour le gel douche ou le shampooing que pour la brosse à dents.

Passons.

J'ai donc commencé mes bagages.

Les bagages, ça commence un peu sur un coup de tête.
Tu vois quelque chose qui traîne au milieu du chemin (la trousse de toilette) et tu te dis "Ca, ça traîne au milieu du chemin", mais tu te dis aussi que ça serait stupide de la ranger, puisque c'est bientôt les vacances.

Ca serait bien mieux si ça traînait du côté de ta chambre, où trône déjà le sac de voyage.
Dans lequel il y a déjà un masque, un tuba et un sac à viande.
Donc tu déplaces la trousse de toilette à côté du sac de voyage.

Et puis, tu sais plus trop comment, tes pas te mènent à la salle de bain, et tu commences à rassembler des choses.
Genre, des choses à mettre dans ta trousse de toilette pour partir en vacances...

Les bagages, ça commence comme ça.
On sait pas trop pourquoi...

Dans ma trousse de toilette, il y a maintenant plusieurs choses.

Une brosse à dents toute neuve (j'en ai toujours en stock) histoire de bien m'écorcher les gencives. Déjà qu'avec les dents de sagesse et la brosse à poils souples, j'avais perdu l'habitude...
Mais bon, y aura du rhum pour désinfecter.
Hem.

Y a aussi un tube de dentifrice tout neuf. Parce que l'actuel commence à être tout vieux.
Un gel douche tout neuf. Parce que je compte bien me doucher. Et pas qu'une fois en 3 semaines.
Un shampooing tout neuf. Parce que j'ai beaucoup de cheveux.
Des pansements. Parce qu'on sait jamais.
Un vaporisateur de crème solaire indice 40, en attendant d'y ajouter un tube (crème plus épaisse) d'indice 50.
Un tube de gommage Hei Poa à base de sable du lagon, de bambou et de papaye. Parce que je le vaux bien.
3 tampons, histoire de voir venir au cas où, bien que les dates des vacances aient été calculées précisément de manière à ce que je n'aie rien à voir venir, n'est-ce pas Soeuranne...
Et puis une lime à ongles.

Alors là, je vous arrête tout de suite, parce que je vous entends déjà ricaner, bouh, une lime à ongles, qu'est-ce qu'on s'en tape !
On s'en tape pas du tout, les gens, mais alors pas du tout !
C'est pas super désagréable quand t'as un ongle qui raccroche ?!
Moi, je déteste.
Je me lime pas les ongles pour faire joli, sauf au boulot quand j'ai vraiment rien d'autre à foutre.
Non, je me lime les ongles quand ils raccrochent, et que ça fait des mailles à mes pulls ou à mes collants. Oui, bon, je mets pas de collants, mais on s'en fout. Là n'est pas l'objet de la discussion du monologue.

Voilà, dans ma trousse de toilette il y a déjà ça.

Faudra que j'achète (que j'ai pas en stock) de la Biafine (j'espère bien ne pas avoir à l'utiliser mais on sait jamais, des fois on maîtrise pas tout) et de l'Homéoplasmine (là, on verra bien mosquito or not mosquito, on maîtrise pas tout non plus...).
Il me faut aussi ce tube de crème indice 50, pour le nez et les épaules.
Quoi d'autre ... ? 
Ah, je vais regarder ce qu'il faut prendre comme homéopathie si jamais je me fais piquer par une sale bestiole à laquelle je suis susceptible d'être allergique (guêpe, je ne te hais point).
Je prendrai aussi un gel après soleil Avène. Pour m'hydrater. J'adoore... C'est trop frais, et puis, ça sent les vacances...

Bon, et puis j'ai commencé à mettre quelques fringues dans mon sac aussi.
Du genre le maillot de bain. Parce que ça serait vraiment couillon de l'oublier.
Et les shorts aussi. Parce que vu la température qui tombe en flèche, je pense que je les mettrai pas avant de partir.
Les jupes, pareil.
Les tongs, idem.

Et puis, bien sûr, je fais des listes.
Pour bien savoir ce que je prends.
Pour rien oublier.
Je vais essayer que tout ça ne pèse pas plus de 14 kg. Sur 20 maxi.
Comme ça je pourrai ramener à boire et à manger.
:)

Ca me taaaaaaaaarde !

Dis quand c'est qu'on part ?

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Sagesse : tout ce que t'aurais aimé ne jamais savoir ...

Bon, voilà, hier t'as été à la visite post-opératoire...

Le dentiste t'a demandé comment ça c'était passé, l'opération.
Sûre de toi, avec un grand sourire, t'as répondu "Très bien, je me souviens de rien".

Et là, le dentiste t'a dit que t'avais pleuré "à chaudes larmes" tout le temps.

Au début, l'espace d'un instant, t'as cru qu'il se moquait de toi.
Mais non.
Du coup, ça t'a presque mis la larme à l'oeil de honte, et cet abruti, il s'en est rendu compte.

Il t'a aussi dit que c'était normal d'avoir mal, que ça pouvait durer un ou deux mois, parce qu'en effet, les dents se replaçaient petit à petit.
Cool.
Il t'a aussi dit que c'était possible que tu fasses un abcès d'ici un ou deux mois, au niveau des cicatrices des dents du bas.
Cool.

Limite, t'aurais envie que ça fasse un abcès (mais pas pendant la Gwada), comme ça tu retournerais le voir, et tu lui montrerais que tu sais aussi ne pas pleurer.
Parce que cet abruti, maintenant il s'imagine que tu pleures pour tout, alors que non.
C'est juste quand tu déprimes, ou quand t'as peur-panique parce qu'on va te toucher au visage et que tu vas pas voir.
Et puis en général, c'est quand t'es toute seule.

Heureusement qu'il est gentil, quand même, ce dentiste. Et qu'il est charmant.
Mais il aurait pu se passer de te chambrer délicatement là-dessus quand même.
T'aurais préféré pas savoir.

Parce que tu pensais que t'avais été une warrior, mais du coup, ben non.

T'as juste été une pauvre merde...

Pour la peine, dans la foulée, t'es allée aux Galeries Lafayette et t'as méchamment craqué sur les nouvelles collections.
(mais pas sur la petite robe)
(tu t'es interdit de passer à cet étage)

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Sagesse : tout ce que vous avez toujours voulu savoir...

Prévoyez votre matinée pour lire ce roman... J'ai craqué, désolée :) 

Les gens, je suis pas sure d'être bien, là.
Pas dans mon état normal.

Il est 19 :30, et je suis passée en mode « pyjama » y a une demi-heure, et le temps de tout rassembler (ordi, pain, pâté), me voilà au lit.
J'ai même pas changé l'orientation de la télé, chui sûre que je vais sombrer dans les bras de Morphée avant que 21 heures ne sonnent...

(et en plus y a ma bulle qui marche pas, me voilà réduite à taper sur word) (ça craint) (j'espère quand même que je pourrai poster avant de dormir)

 

Moi j'dis, c'est pas possible, ça.
Ca devrait pas être permis.
De se faire enlever les dents de sagesse. (et ma bulle qui marche pas)

 

Au début, encore, c'est de la rigolade.
Les dents de sagesse.
D'abord, ça te fait même pas mal.

Et puis, le dentiste, il te fait flipper un peu, en te racontant des histoires de découpage de dents à l'intérieur même de ta bouche, même que sur le moment, t'as cru que t'allais lui gerber dessus, au dentiste.
Tu flippes encore un peu plus quand il t'envoie chez un autre dentiste parce que ton cas, c'est pas easy easy, et lui, il fait pas.

Ensuite, tu te résignes, même si tu flippes, à prendre rendez-vous.

Pour une « extraction ».

(ça y est chui en overdose de pâté) (pâté de foie gras sioulplaît) (on se soigne comme on peut)

Et puis à force d'en parler autour de toi, tu te rends compte que y a des tas de gens qui sont déjà passés par là (les dents, pas le pâté).
Et qui sont toujours vivants.
Et sans séquelles apparentes graves.

Alors tu flippes un peu moins.

Limite ça t'énerve juste, de devoir le faire, parce que tu sais que tu vas avoir un arrêt de travail de 5 jours (donc tu choisis de te faire opérer un lundi matin, et pas un jeudi aprèm...), et que pour une fois que t'as du boulot, bah zut alors !
Et puis surtout, ça tombe vachement mal : une coupure quasiment pile au milieu entre tes vacances de Noël et tes vacances en Gwada.

Bon, là où ça t'énerve un peu aussi, c'est quand ta mère décide de débarquer chez toi pour t'écouter respirer la nuit.
Mais bon, si ça peut lui faire plaisir...

 

Et puis, le jour J approche, on est à J-3, et le stress revient.

Heureusement que tu te prends une grosse cuite et que tu vois pas J-2 passer.
Et puis, à J-1, ta mère est là, et il faut l'occuper.

Le grand matin arrive.
Toute la nuit, t'as rêvé que tu mangeais.
Alors qu'il faut pas.

Tu te retrouves en voiture à 7h15, tu t'es jamais levée aussi tôt depuis que tu bosses.
Sauf pour partir en vacances.

Tu laisses ta mère conduire, et tu te réjouis intérieurement, parce qu'elle conduit pas du tout comme il faut. Elle conduit comme à Bordeaux. Pas comme à Paris.

 

Et puis tu te retrouves dans la salle d'attente, avec plein de gens, qui sont appelés les uns après les autres.
Ils partent. Ils ne reviennent pas...

Y deux gamins, aussi. Un qui tourne en rond, tourne en rond. L'autre qui se couche par terre, arrache des feuilles à la fausse plante, et qui se plaint parce qu'on vient pas le chercher assez vite. L'est fou, lui...

Et puis y a ta mère, assise à côté de toi, qui te raconte comment elle s'est fait enlever des dents, de sagesse ou pas, dévitaliser des dents, crever des abcès dans la mâchoire par un boucher et qu'elle a passé 2 semaines avec un bec de lièvre.

Et là, t'as envie de lui dire de se taire.

Et tu lui dis.

Alors elle prend un air pincé, et elle ferme sa gueule.

 

Enfin, alors qu'il y a presque plus personne dans la salle d'attente, on t'appelle.
Une infirmière te guide jusqu'à la chambre, l'avant dernière du couloir à gauche.
Y a une jeune, déjà dedans, avec son copain.

Toi, t'es avec ta môman. Nananèèreuh.
C'est tellement mieux, d'être avec ta maman. Elle sait dire des choses qui te réconfortent.
Elle te parle de ses expériences avec ses dents.

L'infirmière te dit de te déshabiller et d'enfiler cette blouse blanche.

Tu paniques un peu, là. Surtout que...
Tu sais pas trop comment lui faire comprendre, parce que y a toujours le copain de la fille d'à côté. C'est pas que t'es pudique, mais bon. Tes potes, ils savent tout, mais un inconnu, ...

Devant ton air un peu ahuri, elle te demande « Vous êtes indisposée ? » (c'est joliment dit... nan ?). Ouf...

Elle t'amène le nécessaire, et tu te déguises en malade.
Elle te met même un bracelet blanc avec ton nom et ta date de naissance dessus.

Juste quand tu viens de finir de t'habiller, y a un infirmier qui débarque, et qui appelle ta colocataire de galère.
Et ensuite, t'attends.
Au bout d'une demi-heure, c'est ton tour.

 

Déjà, il vient te chercher avec un lit à roulette.
Alors que t'arrives encore à marcher, même si le stress te fait un peu les jambes en coton...

Première épreuve : grimper sur le lit à roulettes.
C'est galère. Parce que ça roule.
Bon, t'es pas manche, alors t'y arrives quand même.

Ensuite, tu te couches, il t'enveloppe dans un linceul drap blanc, et c'est parti pour la balade dans les couloirs de l'hôpital !

Comme t'es grande, t'avais les pieds qui dépassaient du lit à roulettes, donc t'as du replier les jambes, pour pas lui chatouiller le petit oiseau avec tes orteils. Et t'as un peu l'impression d'avoir l'air débile.
Et puis, le mec qui pousse le lit, ben il est face à toi, donc tu sais pas trop si faut parler, ou pas, et tu sais pas trop où regarder.

En plus, t'es pas face à la route.
Tu vois pas où tu vas.
C'est pas cool.

 

Ensuite, il t'abandonne 5 bonnes minutes dans un bout de couloir, près d'une armoire roulante pleine de flacons et de bandages.
Y a un autre lit à roulettes avec quelqu'un qui bouge pas et qui a les yeux fermés.
Tu te demandes si il est vivant ou pas.
Tu te dis que s'il était mort, il aurait un drap sur le visage. Mais tu sais pas.
Parce qu'en plus, t'as plus tes lunettes. Donc tu sais pas.

Y a plein de gens en blouse qui passent et qui te sourient, comme on sourirait à un gamin.
Ils essaient de pas avoir pitié, peut-être.

Et puis au bout du bout de couloir, y a une porte qui s'ouvre de temps en temps, et tu vois un mec en blouse penché sur une table, avec une lumière bien vive qui l'éclaire.
Un peu comme chez le dentiste, la lumière.

Tu te dis que dans un quart d'heure, tu seras sûrement sur la table. Mais le mec en blouse, il se retourne à chaque fois que la porte s'ouvre. L'a pas l'air très concentré çuilà. T'espères que tu passeras pas avec lui

 

Mais le mec qui pousse les lits à roulette revient te pousser un peu plus loin.
Il te propose de te mettre du côté du couloir où y a le soleil, mais là, le soleil, t'en as juste rien à foutre. Au final, il te met pas au soleil.

En face de toi, au bout de ce petit couloir, y a une autre porte, ouverte celle-là.
Dans la pièce, y a un mec en blouse, avec un masque, qui secoue des flacons, déballe des seringues, fait des mélanges.

Tu te dis qu'il a l'air de s'éclater.

 

Et tout d'un coup, le mec te regarde, et il demande derrière lui « Qui c'est qu'a bloqué la porte là ?! » et il enlève le bout de scotch qui maintenait la porte ouverte.
Elle se ferme.
Mais ça change rien, y a un hublot plutôt large, et tu le vois toujours qui s'éclate avec ses flacons.
Sauf que tu vois plus ses jambes.
Trop dommage.

Peut-être qu'il est complexé des jambes.

 

Pour te changer les idées, tu regardes le plafond.

Ah, tiens, voilà une blouse qui passe à côté de toi.
Il téléphone.
Il parle de travaux, que la colonne en plâtre, faut pas la faire démolir, mais que les autres, oui.

Cool.

Cet abruti, il ressemble à ton dentiste.
Et il fait les 100 pas dans le couloir, donc il passe à côté de toi toutes les 15 secondes.
Parce que le couloir est petit.

Mais c'est bizarre, t'as vraiment l'impression de pas exister.

Et puis le mec qui joue avec les flacons l'appelle, et lui dit que c'est prêt.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Tout d'un coup, le mec aux flacons est à côté de toi.
Il te parle super vite, il devrait pas, tu t'étais à moitié endormie et t'as du mal à calculer ce qu'il te dit.
C'est l'anesthésiste. Ah, ok.
Il regarde ton dossier, il reparle un peu vite, et il s'en va.

Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Il se repointe 3 minutes après, et là, tu sens que les réjouissances vont commencer.
Il a un flacon de bétadine, il t'en badigeonne sur le bras après t'avoir à moitié maté les seins déshabillée en sortant ton bras de la blouse.

Et puis il te fout la perf.
Même pas mal.
Et t'as même pas lâché ta larme. T'as failli mais tu l'as pas fait.
T'es une warrior, ma grande.

Et puis il dit « Hop, zavez vu, j'ai enlevé l'aiguille ».
Et toi, tu te dis qu'il te prend pour une conne, parce que t'as toujours un truc dans le bras.
Si c'est pas une aiguille, c'est quoi ? un scoubidou !?

Il te dit de replier le bras, et il se casse.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Le revoilà, qui t'annonce, une seringue à la main : « Voilà un ptit cocktail préparatoire, ça risque de tourner un peu, c'est pas grave », et il t'injecte le truc dans la perf.
Toi, ça te fait marrer, un peu, dans ta tête, parce que niveau cocktails, t'as eu ta dose y a 2 jours. Plus que ta dose, même. Et tu sais que ça te fait pas « tourner un peu »...

Et puis t'as envie de rire, là. Oh, et juste après, envie de pleurer. Rire. Pl...

 

T'es réveillée en sursaut parce qu'ils poussent ton lit à roulette dans la salle où l'anesthésiste jouait avec les flacons. Ils te demandent de changer de lit.
Tu galères un peu, parce que tu dormais. Et puis une translation d'une table roulante sur une autre, quand t'as une blouse courte et que t'es à poil dessous et que en plus t'as un truc dans le bras... On va dire que c'est pas easy.

Mais bon...

Ah, et puis y a ton dentiste, tiens.
Il te dit bonjour, il te parle mais tu sais plus ce qu'il t'a dit, à part qu'il te filera un rendez-vous pour dans 10 jours, visite de routine post-op.

 

Et puis...

T'as l'impression qu'il y a un truc qu'a été aspergé sur ton bras. Genre qu'ils ont loupé l'entrée de la perf.

Tu grognes lamentablement à une ou deux reprises.
Quand on te met un truc pour bloquer ta bouche en mode ouvert.
Quand on le change de côté.
Quand t'entends une scie circulaire près de ton oreille.

Et tout d'un coup, tu te réveilles en sursaut, et tu dis « J'ai dormi ? ». Il te semble que le dentiste te dit que t'as somnolé.

Et tu replonges.
Avant, tu penses quand même à demander quand le rendez-vous de routine post-op sera.

Et tu te réveilles à nouveau, le dentiste à côté de toi te parle. Il te parle des médocs que tu vas devoir prendre, du chaud et du froid, et toi, tu lui demandes pour le rendez-vous post-op (idée fixe). Il te dit que c'est réglé. Il te demande si t'es toute seule, et tu réponds que t'es avec ta mère.
Il dit qu'il va essayer de la trouver.

Sûrement qu'il a remarqué que t'es encore totalement shootée.

D'ailleurs, tu replonges.

Quand tu te réveilles la fois suivante, t'as les idées plus claires.
T'es dans une salle où y a plein d'autres gens.
Des gens comme toi, sur des lits à roulette. Dans le coltar.
D'autres en blouse.

Tiens, ils t'ont foutu des tuyaux dans les narines.
Et des patches sur la poitrine. Bande de voyous.
Et un goutte-à-goutte dans la perfusion. Même que comme t'as le bras plié, ça marche pas. 
Toutes les 10 minutes, y a un truc autour de ton bras qui gonfle, qui gonfle, qui serre ton bras, et puis ça dégonfle doucement. Un truc pour mesurer la tension, peut-être.
D'ailleurs, t'as jamais compris coment ça marchait, ces trucs-là !
Et puis t'as aussi un bloc de glace sous le menton.
Alors tu le mets bien devant ta bouche, et avec ton souffle rauque, tu te fais un peu marrer (shh...shhh... Anakin, je suis ton père).

Y a une infirmière qui s'approche, qui check tes trucs dans le nez, sur la poitrine, au bout du doigt, qui check l'écran au-dessus de sa tête.
Ah, tiens, y a une courbe qui est plate
C'est ton coeur. :)
Les patches marchent pas.
Tu demandes ce que c'est le goutte-à-goutte. De l'eau salée. Ah...
Cool, de l'eau de la mer...

Et puis elle te laisse, va voir d'autres gens.
Y a un gamin à côté de toi qui dit qu'il a envie de vomir.
Et il vomit du sang.
Elles lui disent que c'est normal.

Y a un vieux qu'arrive sur un lit à roulettes, et qui tousse tout le temps. Et en même temps qu'il tousse, il pète.
C'est sympa comme tout.
En temps normal, ça t'aurait donné envie de vomir.
Comme quoi on est pas en temps normal, parce que tu t'en fous un peu.
T'essaies juste de déterminer si c'est vraiment des bruits de pet.

Et toi, tu commences à en avoir marre d'être là, alors tu lèves la tête, tu regardes à droite, à gauche, l'écran au-dessus de ta tête. Ah, y a l'heure dessus. 10h42. Tu demandes depuis combien de temps t'es là.
Presque trois quarts d'heure. Tout ça ?!

Ensuite, tu demandes au gamin à côté de toi ce qu'il a. Mais tu te souviens plus, parce que, même si tu faisais genre t'es réveillée, t'étais encore bien shootée.

Enfin, y a un promeneur de lit à roulettes qui vient te chercher.
D'abord, ils te débranchent, le nez, les patches, et c'est reparti pour un voyage dans les couloirs de l'hôpital !
Qu'est-ce que tu t'amuses...

Quand tu reconnais le couloir de ta chambre, tu dis, "C'est l'avant-dernière à gauche". Le mec te répond "Vous êtes bien réveillée, didonc!".
Mais c'est que du bluff. T'as juste le sens de l'orientation.

Arrivée à la chambre, une infirmière prend le relai, te couche sous le drap, et te dit de te reposer.
Sauf que toi, ben t'es bien réveillée, maintenant que t'as bougé.
Dès qu'elle a tourné le dos, tu te lèves et t'attrappes le Mp3 qui est dans ton sac qui est dans l'armoire qui est à côté du lit.
Sauf que tu galères un peu, parce que t'as toujours la perf avec le goutte à goutte d'eau salée...
Mais t'es une warrior, donc t'y arrives.

Et puis tu te recouches, et tu siestes. Parce qu'en fait, t'étais pas si bien réveillée que ça.
Jusqu'à l'arrivée de ta mère, tu siestes.
Quand tu ouvres les yeux et que tu la vois, tu décides de continuer un peu la sieste.

Et puis t'as droit aux consignes post-op en double, parce que ta coloc de galère, comme elle était partie avant toi, elle est revenue avant toi, et elle va partir avant toi.
Donc l'infirmière lui explique tout bien.
Et après, c'est ton tour. Et comme ta mère est là, tu t'en fous un peu. Tu te dis qu'avec sa mémoire d'éléphant, elle se souviendra de tout ça.

Ensuite, t'as l'autorisation de te lever, de te rhabiller, et d'aller faire un tour dans le couloir. Histoire de voir si t'es vraiment une warrior ou pas.
A la salle de bains, tu te rends compte que t'as les lèvres marrons, c'est crade. Soit c'est du sang, soit de la bétadine. Et puis c'est pas facile à enlever.
Dans le couloir, t'as un peu l'impression d'être bourrée.
Mais tu préfères cette impression là à celle de 2 jours avant.

Et puis t'as le droit de rentrer chez toi.
Comme ta mère arrête pas de te demander si ça va, en voiture, tu finis par lui dire que oui, ça va, jusqu'au moment où ça ira plus et qu'il faudra qu'elle s'arrête viiite pour que tu puisses vomir.
Elle te regarde d'un air bizarre, et puis elle se tait.

Les deux jours qui suivent, tu peux juste espérer avoir deux heures seule. Grand max.
Pendant que ta mère va t'acheter des compotes.

T'en profites pour te lever du canapé, bouger dans ton appart', parce que sinon, elle t'empêche. Le plus qu'elle peut. Et quand tu finis par plus rien faire et la laisser se démerder, ben c'est là que comme de par hasard, elle casse à moitié ton blender, et qu'elle te réclame toutes les 5 minutes.

 

A part ça, tout va bien.
T'es juste gonflée du côté gauche, mais ça te fait même pas mal.
Jusque là, c'est presque que de la rigolade, les dents de sagesse.
En plus, après avoir été shootée aux anesthésiants, t'es shootée aux anti-douleur et aux antibiotiques (mais c'est pas systématique). Même que comme t'as quasiment pas mal, tu prends presque pas d'anti-douleur.

Et puis au fil des jours, ton côté gonflé dégonfle et devient bleu, puis vert, puis jaune.
On dirait que tu t'es pris une droite. Ca te fait marrer, les gens, des inconnus, te regardent d'un air bizarre. Sont inhabituellement attentifs et prévenants. Et t'en profites.

Et ton côté pas gonflé commence à te faire mal, un petit peu, puis un peu plus, puis encore un peu plus. Jusqu'à tourner à la migraine généralisée du côté droit de la tête.
Ca, ça arrive comme de par hasard quand le traitement anti-douleur et biotique prend fin.

 

Et bien moi, j'en suis là.
C'est pas très drôle.

J'en suis même au point où j'ai un peu de mal à supporter la musique. Le bruit en général.
Au concert, ça allait. A part que j'avais le côté droit de la mâchoire qui vibrait avec les basses.
Mais c'était supportable.
En sortant du concert, j'avais l'impression que mes dents en bas à droite dansaient dans ma bouche. Qu'elles allaient toutes tomber les unes après les autres.

Mais là...

Déjà, dimanche soir, impossible de m'endormir.
J'ai du dormir à peine 4 heures cette nuit-là.
Mal.

Lundi, au boulot, en arrivant, j'ai eu trop de mal à monter les escaliers. Je suis arrivée en haut, envie de vomir, toute fébrile. Help !
Du coup, j'ai échappé à la réunion de service.
Les chefs étaient gentils avec moi.
Cool.
Et en rentrant... J'étais trop crevée. Incroyable.
(bon, niveau repères dans le temps, pour une meilleure compréhension, sachez que j'ai commencé à écrire ça hier soir et que j'ai fini ce matin)

Me suis couchée avec les poules.
Et à 3h du mat', j'étais réveilllée par un puissant mal de mâchoire.
Là, j'me suis dit, ça va pas le faire. Alors j'me suis levée et j'ai pris un cacheton.
Et j'ai réussi à me rendormir. Du coup, ce matin, chui moins à la rue qu'hier...

 

Donc les dents de sagesse, c'est de la rigolade.
Sauf quand tu crois que c'est fini.
Là, ça rigole plus.
C'est là que tout commence.

 

Ah, j'voulais rétablir la vérité sur un autre point, aussi :
Tout le monde te dit : tu perds 5 kilos, avec tes dents de sagesse.

Moi, j'veux te dire : C'est faux.

J'ai perdu 3 kilos.

Les 2 premiers, à cause de la cuite où j'ai vomi mes boyaux.
Le troisième, oui, ok, à cause grâce aux dents de sagesse.

Conclusion : plus de cuites, c'est bon pour la ligne !   :)

PS : Merci à toi d'avoir lu jusque là. Pour la peine, si tu veux, je peux t'organiser une session de perdage de 2 kilos express. J'ai la recette qui tue ton foie:)

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