aWa's world

aWa en sortie

Grand moment.

Mais commençons par le commencement.

Hier, je reçois une invitation sur Facebook plus un sms de Josette, qui me propose une petite soirée chez elle.
Voyons ça de plus près (c'est là que Facebook a son utilité) : qui sera présent ?
Heuuu, je ne connais aucune tête.
Sauf Louise et sauf Pico, un mec de l'école qui est troooooop bien et qui le sait et avec qui, disons, on était proches, et un peu plus pendant une ou deux soirées.

Moi connaître personne (sauf eux), moi pas avoir envie d'y aller, parce que moi sentir venir la soirée où je vais rester debout dans mon coin, sans que personne vienne me parler.

Donc, je téléphone à Louise et elle me dit qu'elle n'y va pas.
Naaaan, ben dans ce cas, moi non plus.
Alors j'me dis, j'vais tenter de faire la morte.
Pas donner de nouvelles.

Sauf que Josette ne m'a pas oubliée, elle. Elle me téléphone, et, faible que je suis, me convainc de venir faire un tour à sa soirée.
Moi : "Oui mais alors pas tard, hein, parce que les médocs me mettent à plat, et en plus je peux pas boire."
Bon, j'avoue, la perspective de revoir Pico après tout ce temps
(2 ans bientôt que j'ai quitté l'école)
(ptain déjà!)
(haaaan la loooooose)
(déjà 2 ans que chui enterrée à Paris...)
(pfiouuu, vlà ton coup au moral de bon matin!)
 
n'était pas étrangère au fait que je cède.

Cependant, et je le sais, Pico a une copine (mouarf, si c'est comme la dernière...) (nan, j'ai rien dit) (wouah, c'est ouf comme j'ai eu du mal à trouver la parenthèse de fermeture sur le clavier).
Donc Pico a une copine.

Le rendez-vous chez Josette est vers 21 heures, donc pour une fois, je ne pars pas 5 minutes avant (sinon c'est dur de justifier que je rentre tôt) mais 45 minutes avant, afin d'être à l'heure.
Au final, je n'ai qu'un quart d'heure de retard, ce qui pour moi est plutôt être en avance sur l'horaire...
:)
(je tiens ça de mon père)
(ah, et puis, le quart d'heure bordelais, vous connaissez ?)

J'arrive là-bas, habillée exactement comme la dernière fois que je suis allée chez elle (total manque d'inspiration).
Je lui ai apporté un petit paquet avec des échantillons d'épices (c'est vachement pratique pour offrir, la prochaine fois que je vais en Gwada, au lieu d'en ramener 8, j'en prends une bonne quinzaine !).

Chez elle, il y a déjà
- 2 collègues à elle (Jean et Jules), dont 1 accompagné de sa chérie (Julia)
- le frère de Jean (Brother) et un pote à lui (Mate)
(parce que Friend je sens que ça m'aurait fait ch*er à écrire, et puis en plus, ça aurait pas été agréable à lire, parce que c'est dur à prononcer) (voyez je pense à vous).

Alors (on arrive à la partie "casse du suc' sur le dos des gens"), le Jules et la Julia, malgré un look très (très) sage, se révèlent fort sympathiques. Enfin, surtout Julia, parce qu'en cherchant bien, je suis en train de me demander si Jules m'a au moins adressé la parole une fois dans la soirée...

Le Jean, un rigolo de première. Pas forcément avantagé par le physique, comme tous les rigolos de première, mais pas disgracieux pour autant.
Et je me suis surprise, à deux ou trois reprises, à avoir des ripostes rapides à ses piques d'humour, moi qui d'habitude suis sans réponse face à une telle arme.

Yeah, j'y travaille, je peux devenir la fille-qui-répond-du-tac-au-tac-des-trucs-rigolos.
Quoique, non, en fait, je pense que ça peut être insupportable au bout d'un moment.
Peut-être que mon rôle de jolie muette, c'est pas mal non plus...
Nan ?
Ben, un mix entre les deux alors ?
J'y travaille.
(Ouuuah, j'écris de la merde ce matin !)

Donc voilà pour le Jeannot.
Son frère, Brother.

Heuuuuu.
21 ans, c'est ça ?
Oui, avec le même look que mon frère-à-moi siouplaît. Mais en pire.
Genre un poil racaillou (comme mon frère)
(quoique, depuis qu'il bosse, il est beaucoup mieux stylé mon frère)
(depuis qu'il fréquente des su'feu' aussi...)
, mais avec des mocassins (ça, c'est le "pire").

Arrrrgh, j'ai failli m'étrangler dans mon verre (d'eau) (si, Chris, j'te jure), quand j'ai vu ces affreux mocassins, avec des chaussettes de sport blanches, et le bout de jambe entre la chaussette et le pantalon tout plein de poils noirs.
Atroce.

Oui, je sais, les garçons ça a des poils sur les jambes.
Mais y a poil et poil.
Genre y a yéti et sportif de haut niveau (ou pas).

Vous avez jamais remarqué, les sportifs ils n'ont pas de poils sur les jambes !?
Nan, en fait c'est pas qu'ils en ont pas, c'est qu'à force d'être les pattes à l'air, je suppose que les poils, chaipa moi, ils deviennent plus fins, ils s'oxygènent, ils sont libres, quoi, et donc ils ont moins besoin de revendiquer leur présence.
Haaaan, voilà, moi qui veux me reconvertir en photo-reporter, j'ai trouvé THE sujet qui tue, que personne n'aura jamais fait avant : un reportage sur les poils des mollets des hommes dans le monde.
Je suis sûre qu'il y a matière à faire là-dessus !

Oui, donc voilà, trop poilu, pour moi, c'est la faute.
THE mistake.
Que t'y peux rien mais c'est tant pis.
Ou alors mets-toi au sport, que tes poils se libèrent. Et je parle aussi de ceux du torse.

Nan, j'en sais rien, il a déjà du m'arriver de sortir avec des poils des mecs qui avaient des poils.
Aaaaah, oui, j'me souviens, celui-là, il en avait même sur les épaules. Eeeeek !
Mais bon, j'm'en suis rendue compte que le lendemain matin, et puis comme c'était just a one-night stand (je trouve que ça fait vachement moins pire, dit en anglais...), ça m'a pas posé trop de problèmes d'ordre psychologique.

Pfiouuu.
Grand niveau, le post de ce matin.
Ca faisait longtemps.
Et ça rattrape les 3 jours de silence radio...

Donc, j'en étais où.
Ah, oui, les poils de Brother.
Berk.
Je vous parle même pas de ses cheveux, supposément mis en forme par un paquet d'huile.
J'adooore.
Plus le fin collier de barbe.
Mais bon, ça, y a des fois, ça passe.

Et le dernier larron, Mate, même âge approximatif, donc jeune (pour moi), mais qui se la joue un peu "je commence à devenir un homme, un vrai". Comme Brother.

Un peu délicat.
Parce que ces gars-là, il faut pas se payer leur tronche !
(Sinon ils se sentent attaqués dans leur virilité de jeune mâle)
(ça se dit ça ? je crois que j'en ai mis un peu trop nan ?)
Eux, la tienne, ils peuvent par contre.
Mais quand ils font des trucs dans ton dos, il assument pas, quand tu t'en rends compte.

Genre, j'en avais un à droite, un à gauche, et je regardais les autres gens tout droit.
Et là, du coin de mon oeil, je détecte des mouvements suspects du bassin de mon voisin de droite.
Et une réponse de mon voisin de gauche.
Posément, je tourne la tête à droite : droit dans les yeux, je lui balance un regard amusé/compatissant.
Je tourne la tête à gauche, idem.

Et là, tu sens dans leurs yeux qu'ils assument pas.
Trop drôle.
Ils font genre de rien, et quand tu leur signifies d'un autre regard que t'es pas née de la dernière pluie, ils prennent la mouche.
(ce qui prouve bien que t'es pas parano)

Ils savent pas que certaines filles peuvent aussi parler de cul librement.
Et puis, si jamais tu fais de l'humour fin et qu'ils ne comprennent pas, ils se vexent très rapidement.

Donc, pas facile à gérer tout ça, quand on veut pas plomber l'ambiance de la soirée.
Soirée sans Pico, jusque-là.

Y a deux autres gars qui sont arrivés, un pote de l'école, et un autre des collègues de boulot de Josette.
Sa référence à lui, c'était : pas couché depuis 15 ans.
Wouah. En même temps, il avait aussi un look très très TRES sage.


Donc voilà, après avoir situé les personnages, imaginez une soirée de jeux à boire.

Genre tu tires des cartes, et suivant que c'est telle couleur ou tel numéro, tu bois ou tu fais boire quelqu'un.

Y a aussi un jeu sympa, avec les cartes de 8 à As face vers le sol au mileu.
Tu en tires une chacun ton tour, et suivant les figures ou numéro, tu bois ou fais boire, ou tu inventes une règle (ne pas employer la première personne "je", par exemple, elle est terrible celle-là), et si tu pioches un roi, il faut que tu verses un ingrédient dans le verre qui est au milieu.
Celui qui pioche le 4ème roi rajoute un ingrédient et boit le verre.
Tous les coups sont permis.

Moi, ça allait, je carburais à l'eau, donc je les voyais s'alcooliser rapidement, mais j'avais juste envie d'aller pisser.

Sauf quand j'ai pioché le 4ème roi, avec un mélange de whisky, martini, bière et rhum...
Heureusement, le verre n'était qu'à moitié plein, donc avec un bon cul-sec, c'était plié.
Chui quand même allée me rincer le fond de la gorge avec un bon verre d'eau, après, hein.

Et puis après j'ai eu des variations de température assez rapides, genre j'avais super chaud, les yeux brillants et tout. Et ensuite, froid, mais 5 minutes après, chaud à nouveau.
Les joies du cocktail alcool+médoc.
:)


Bref.
On a aussi joué au tabou xxl, et triché comme des malades, avec Jean et Brother.
C'était sympa.

Et puis Pico a appelé Josette, pour lui dire qu'il était à Odéon avec des potes à lui.

Alors on est partis vers Odéon, Josette, Jean, Mate, Brother et moi, pendant que les autres rentraient.
Dans le métro, les mecs ont dégainé l'appareil photo, et ça a commencé à devenir un peu pénible.
Déjà ils se sont mis du rouge à lèvres de Josette.
Ensuite ils me faisaient des bisous sur les joues.
Et enfin ils m'ont pris en photo, et pas qu'une fois.
Et Brother m'a fait un clin d'oeil, genre lover. Genre...

Ca les a fait halluciner quand j'ai sorti le doigt d'honneur sur une photo.
Ben les gars, faut vous en remettre, vous m'avez pas encore vu vous roter à la figure et vous gerber sur les pieds !

Arrivés devant le bar de Pico, on a voulu rentrer mais ils fermaient.
Alors j'ai décidé d'attendre dehors pendant que Josette allait chercher Pico, et Mate a décidé de me tenir compagnie.
Il a essayé de nouer la conversation, mais j'ai employé la même technique jet-d'eau-froide qu'avec les enquêteurs au téléphone : réponses d'un mot uniquement.
Pas plus.
Pas de relance, pas de détails, au bout de 3 ou 4 questions, il a vite compris.
J'adooore :)

Et puis, comme le silence commençait à devenir pesant, et que les autres ne réapparaissaient pas, on a décidé d'y aller aussi.
On a fini par les trouver à la cave, assis autour d'une table.
Hem.

Et Pico était là, fidèle à mes souvenirs.
J'ai très bien joué la fille un peu pas intéressée, je l'ai quasi-ignoré pendant 3 bonnes minutes (royal), pendant que je racontais à Josette la tentative de Mate.
Et puis quand on est venu nous faire sortir du bar, Pico s'est retrouvé face à moi (haaan, me souvenais pas qu'il était grand comme ça, juste ce qu'il faut, et toujours aussi boooooooo).
Pico qui m'a demandé "Quoi de neuf?" - Ben écoute, rien de neuf, ou alors ça serait trop long de te raconter !"

On est sortis du bar en discutant, comme avant.
Comme si l'école, c'était hier.
Cet enfoiré n'a pas parlé de sa copine, même s'il l'avait avoué à Josette au téléphone un peu plus tôt :
Pico : "Venez au bar, y a plein de filles mignonnes !
- Mais t'as pas une copine toi ?
- Oui, mais bon..."

Là où je me suis réjouie, c'est quand on est entrés dans un autre bar, et que Josette a dit :
"Attends, je vais dire aux gars qu'on est là
- Mais vous êtes ensemble ?
a demandé Pico
- Ben, on passe la soirée ensemble, oui
- Ah, mais vous êtes pas ensemble !
- Ben non"
Hihihi, quand je suis arrivée dans le bar avec Mate, en les rejoignant, il a du croire que c'était mon copain (berk), et du coup il vérifiait, l'air de rien... Trop drôle...

Ensuite, on est donc tous descendus dans ce bar, sympa, ils m'ont filé des verres d'eau gratos, c'était bien cool :)
Bien fraîche, l'eau, en plus.
Et en plus, au bar, ils se souvenaient de ce que je voulais, à chaque fois.
Pas besoin de redemander.
Suffisait de tendre le verre.

Pico arrêtait pas de blaguer avec ses potes : "(Pico:)Tu sais où on dort, toi, ce soir? - Non et toi ? - Vazy on achète une rose au mec, là, je vais trouver où on va dormir avec ça! - Ah, nan, j'ai pas envie d'un plan foireux encore, où tu..."
Ah, c'est bon, j'ai compris, ben les gars, je sais pas où vous allez dormir, mais pas chez moi. :)
(en plus c'est dégueulasse chez moi, même si j'avais envie d'un plan foireux, j'oserais pas...)

Et puis y a Lou, un autre pote de l'école, qui est arrivé, avec 2 amis à lui.
Aye aye aye !
Y en avait un des deux, mamma mia !
En plus, ils m'ont tous royalement snobée (j'ai tendance à être transparente) sauf lui.
Sauf lui !
Il m'a fait la bise, m'a dit son prénom que je n'ai pas entendu, et m'a souri.
Et puis il est resté face à moi, on regardait Pico et Josette qui discutaient entre nous, et il m'a encore souri plusieurs fois.

Enfin, chaipa moi, il était pas obligé, en plus j'étais un peu toute seule (c'était la partie "dans mon coin où personne ne vient me parler") ...
Donc j'me suis dit, hmmm, y a peut-être moyen, il a l'air cool (en plus d'être charmant)...
Donc quand il s'est mis à 2 pas de moi (bon, pour attendre la place aux toilettes, d'accord), je me suis lancée à lui parler. Du banal, la discussion. Bref. Et puis les chiottes se sont libérées.

Et puis je l'ai plus vu. Enfin, si, mais plus aussi près.
Et puis j'ai fini par dire à Josette qu'il était charmant, et elle m'a répondu sur un ton évident :
"Mais il est bien pris, lui, il a une nana depuis 4 ans!"
Bon.
D'accord.
A la fois, j'aurais pu m'en douter.
C'est toujours comme ça.

Après ça, la soirée, ça m'a saoulé.
Je me sentais conne.
En plus je lui avais souri, parlé, pffff, voilà quoi.
Alors j'ai décidé de partir.

J'ai dit au-revoir à tout le monde, Jean a absolument tenu à ce que je fasse la bise, et voulait savoir "Bon, quand est-ce qu'on te revoit ?" avec insistance  (Allleeeeez, le troisième ! Ca, c'est fait !).

J'ai dit que je partais à Pico, aussi.
Pico, toujours pareil, comme si c'était hier.
L'impression d'etre si proche de lui.

Y a des mecs, ils le savent, qu'ils sont bien.
Mais ce qui est appréciable, chez lui, c'est qu'il n'est pas hautain.
Il se prend pas la tête.
Ce qui pourrait être encore plus appréciable (quoique...), ça serait qu'il soit juste sympa, et qu'il perde ce don qu'il a de faire que je me sens si à l'aise avec lui. Qu'il perde cette chose tactile, cette facilité de toucher.
Ce mec, c'est un aimant.
C'est ouf.

Il a eu l'air (faussement?) déçu que je parte déjà, il a pris mon nouveau numéro
(il avait encore l'ancien ! ... enfin, il avait encore mon nom avec un numéro mais c'était pas mon ancien numéro :) ça m'a trop fait marrer d'ailleurs) (c'est ça de prendre des numéros en soirée quand t'es bourré)
Et puis il m'a dit qu'il m'appellerait (ou pas) la prochaine fois qu'il viendrait sur Paris.
Parce qu'il bosse à Reims. (ça je le savais hein, c'est pour vous ce détail)

Donc voilà.

Et puis je suis rentrée en taxi.
J'avais un peu peur du prix mais je n'en ai eu que pour 10 euros !

 

Bilan de cette soirée, pour 10 euros et des échantillons d'épices : 

- me suis fait draguer sans relâche par 3 mecs
- j'ai dragué le seul mec qui n'était pas libre, et après ça il m'a évitée. Normal.
- Pico a mon numéro, le nouveau
- mais je n'attends pas son appel parce qu'il ne m'appellera jamais
- de toute façon il a une copine
- enfoiré
- je suis à nouveau aimantée, après 2 ans de sevrage
- it sucks a lot
- j'ai bu au moins 2 litres d'eau
- exactement un 4ème roi et une bière
- j'ai beaucoup pissé
- je suis rentrée chez moi à 4 heures du mat'
- j'ai perdu 1,5 kg en 12 heures, rien qu'en buvant et en pissant
- je viens de passer à peu près 3 heures à écrire ce post
- et je pense que vous avez du passer un bon bout de temps à la lire
- désolée pour le craquage
- c'est parce que je le vaux bien
- Head, tu aimes les parenthèses, mais est-ce que tu aimes aussi les tirets ?
- faudra me dire ce que tu préfères.

 

Bon week-end les gens !

:)

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Pique-nique et photo

Bonjour, les gens.

C'est terrible, je viens de me rendre compte que je manquais cruellement d'imagination, pour les titres.
Alors voilà, cet article va parler de pique-nique, celui d'hier, et avec ça je vous poste la photo du dimanche.

Haaaaan, si ça continue je vais arrêter d'écrire, parce que c'est vraiment nul ce que je dis !

Le pique-nique d'hier, c'était atroce.

Sur le tas (on était 7), y avait 1 mec.
Pour situer.
Bon, lui, je le connaissais.
Après, y avait Josette, copine de moi.
La coloc' à Josette, que je connais rapidement.
Une fille qu'était à l'école avec nous, que je connaissais juste de vue, et dont j'étais trop jalouse, parce qu'elle est jolie, mais pas trop, et en plus elle avait l'air rigolote. Mais je lui avais jamais parlé, donc je pouvais pas l'aimer bien.
Et puis y avait 2 autres nénettes que j'ai déjà croisées à des soirées chez Josette. Mais jamais parlé avec. Mais j'étais pas jalouse d'elles du tout.

Alors après avoir discuté un peu avec le mec, avec Josette, et avec fille-de-l'école, qui est vachement sympa, et donc je ne suis plus jalouse d'elle puisque je lui ai parlé (maintenant je l'apprécie) (tchhht, quoi je suis bizarre ?!),
ben après ça, je me suis emmerdée royalement.

J'avais bien apporté un bouquin et un guide des Canaries, mais impossible de lire.

Parce que coloc'-à-Josette se plaignait, à 2 mètres 50 de mon oreille, que tu comprends, le théatre, on fait ça pour se détendre, mais ils nous donnent du boulot à faire !
Et puis attends, moi, je suis pas à 2000€ par mois, une fois que j'ai enlevé le loyer et les courses, il me reste juste 500 ou 600 euros pour vivre, alors Kro, elle est bien gentille, mais son enterrement de vie de jeune fille, une demi-journée plutôt qu'un week-end, ça aurait suffi.
Et puis tu comprends, avec la robe de demoiselle d'honneur à acheter, plus le billet de train, en 3 jours j'explose mon budget du mois.

Tout ça sur un ton très véhément, très énervé, à un moment j'ai même cru qu'elle allait se mettre à aboyer.

Et puis, elle a baissé le ton.
Je me suis dit, chouette, je vais pouvoir me concentrer sur mon bouquin en anglais qui parle de la Rome antique et de Cicéron et tout et tout.

Et ben non.
Parce qu'au-delà de coloc'-à-Josette, y avait les deux nénettes dont je ne suis pas jalouse.
Deux Parisiennes pure souche.

Je précise : c'est juste pour le détail, à la base, j'ai rien contre les Parisiennes.
D'ailleurs, à la base, j'ai rien contre personne.
A part quand je suis jalouse, mais ça ne peut qu'être positif, puisque quand je parle aux gens dont je suis jalouse, je finis immanquablement par les apprécier.

Donc les deux Parisiennes.
Avec un grand P.
Genre, je vais faire un pique-nique dans l'herbe en ballerines, slim et tunique bleu Klein.
Soit.
Moi j'étais en jean ample, tunique ample et tongs.

Bref.
Au-delà du facteur vestimentaire.
Un blabla incessant émanait d'elles.
Des conversations de fille insupportables.

Ca me rappelle pourquoi j'ai pas beaucoup de filles parmi mes copines.
Avec mes copines, on rote, on parle voyages, on parle soirées, cuites, bouffes, on rigole, on raconte des conneries, on ragote...

Elles, les deux parisiennes, elles parlaient d'éducation des gosses (alors qu'elles sont loiiiiiiiin d'être mères), de :
"Et à propos petit'jules il va comment ?
- Haaaaan ! Ecoute en ce moment c'est sa période où il m'appelle par tous les noms, c'est aaadorable, de petite tomate à jolie marguerite, tout y passe, il est trop choou !
- Tu pourrais lui offrir un dictionnaire pour élargir son vocabulaire !
- Ouais, en attendant, il a intérêt d'être là pour le jour de mon anniversaire, sinon il peut se préparer pour un bon mois de cul-tourné ..."
Bla bla bla...

Et puis y avais plein de gamins, alors les commentaires du genre :
"OOooh, regarde la gamine avec son ballon, elle est trop choou !
- Ouais, elle va parler à tout le monde ...
(oui, elle est venue me parler quand son ballon a atterri sur ma tronche alors que j'essayais de faire une siestounette, et elle m'a tenu la jambe 5 minutes en me disant qu'elle jouait au foot.
Cool, ben continue, mais ailleurs)

- Haaan, t'as vu les cheveux qu'elle a, ils sont magnifiques !
- Ouais, mais ça doit trop être la galère pour les coiffer.
- Toi t'as de beaux cheveux aussi
- Naaaan, tu rigoooles, j'aurais trop aimé les avoir bouclés..."

Et la c'est parti dans de la congratulation mutuelle sur les cheveux, c'était atroce.
Et puis tout ça avec l'accent de la parisienne, un débit plus que rapide, mais traînant sur certains mots, et y en avait une des deux avec une voix genre voix cassée, mais bien sonore quand même...

La prochaine fois, j'y vais pas, je fais mon asociale, pour changer...

 

Je vous parle même pas du resto du soir, qui a été annulé à 15 heures parce que la moitié des gens préférait aller à une autre soirée.
Chez des gens que je connais, oui, j'aurais pu y aller.
Sauf que j'ai pas envie de les voir.
Je vous en parlerai un de ces jours.
Et puis en plus c'est à Orly.
Ca veut encore dire pas boire (donc m'emmerder parce qu'ils seront tous bourrés), rentrer chez moi à pas d'heure et finir, au bout de 20 minutes de tournage en rond, par garer ma voiture sur un bout de côté de route, et croiser les doigts toute la nuit pour pas qu'elle parte à la fourrière...

Alors, thanks, but no, thanks.

M'en fous, à la place, chui allée au ciné, voir Le Darjeeling Limited, c'était vraiment excellent !
Vraiment vraiment j'ai beaucoup aimé.
(et je vous parle pas de tous les films que je vais voir, donc quand je dis ça et que j'ai beaucoup aimé, c'est que ça vaut le détour selon moi)

Allez, j'vous balance la photo du dimanche, qu'est pas terrible, du même niveau que ce post d'ailleurs.
Si vous avez lu mes gérémiades jusqu'au bout... Chapeau et bon dimanche !

       corail
       Le 22 Mars 2008 à 15:46
       Plage du Helleux - Guadeloupe

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Semaine animée

Bonjour, les gens.
Vous passez un bon week-end ?

Bon, je suis désolée, je vous ai un peu délaissés cette semaine.
Mais c'est fini.
Je suis là.
Je ne vous délaisse plus.
(enfin, pour l'instant)

(Houlàa, ça promet d'être n'importe quoi cet article !)
(bon, ben soyons fous, on va continuer sur la lancée, hein...)

En vrac, cette semaine :

- Au boulot, on s'est récupéré un p'tit nouveau.
Qui est plus grand que moi.

- Toujours au boulot, j'ai définitivement définitivement (et ceci n'est pas une erreur) changé de bureau, pour lui laisser la place (au p'tit nouveau).
Je cohabite donc maintenant avec mon collègue non-Georges Clooney.
Les premiers jours, c'était tendu.
Mal barré.
Niveau ambiance.
Et puis là, ça va mieux.
Jeudi, j'ai mis un peu de Django Reinhart, et non-Georges s'est mis à sautiller joyeusement sur son siège en face de moi...

- Ce matin, j'ai mangé une demi-boîte de Kinder, c'est-à-dire à peu près 16 barres.

                 l'objet du délit 
                 Le 26 Avril 2008 à 10:42
                 Dans mon estomac

C'est-à-dire plus de 1100 calories (c'est bon, j'ai mangé pour la journée!)
Et une boîte de Tic tac au goût orange et citron vert.
Attendez, je vais ranger la boîte avant que les 16 autres Kinder ne m'appellent, ce qu'ils ne tarderont pas de faire.

 

- Mercredi soir, avec les copains, on est allés au théâtre théâtre
(mon premier théâtre à Paris !)
(et mon premier théâtre autre que Fouberies de
Scapin et autres antiquités...)
,
voir "J'aime beaucoup ce que vous faites".

C'était terrible, excellent, avec des acteurs qui assuraient bien.

Ce soir-là, on a beaucoup ri.

Déjà, Claire et moi, on a ri dans le métro, avec la Loutre, qui faisait l'âne.
(Oui, bon...)
Ensuite, on a ri au théâtre.
Et puis ensuite, on a ri au resto.
Et enfin, on a re-ri dans le métro avec la Loutre qui faisait l'âne.

 

- Avec les copains, on a décidé de partir à l'île Maurice, l'an prochain, plutôt qu'à Madagascar.
Le choix est définitif.
Jusqu'au prochain resto (ce soir) où on changera d'avis.
Nan, là y a espoir, que le choix soit définitif, parce qu'on est (presque) tous d'accord.
Sauf Chien Chaud qui fait (encore) le Boulet. Avec un grand B.
Môssieur peut se faire des ascensions du Mont Blanc, Môssieur se décide 8 jours avant à venir en Gwada avec nous à l'arrache, mais pense (un an à l'avance) que l'île Maurice, ça sera pas possible.
Hem.
Et puis, il est catégorique en plus.
Bah écoute, tant pis pour toi, hein, mais faudra pas venir une semaine avant le départ, la bouche en coeur, implorer pitié !

- Sinon, j'ai failli vomir dans le métro.

métro 
Le 25 Avril 2008 à 13:24
Porte d'Orléans

Ca sentait atrocement le pipi de chat, et puis après, ça sentait atrocement autre chose que le pipi.
Alors j'ai fait de l'apnée, et j'ai failli mourir.
Alors j'ai respiré, et j'ai failli vomir.
Pour de vrai.
Et en arrivant sur le quai, où les courants d'air nettoient à peu près l'atmosphère, je me suis souvenue que j'avais un échantillon de parfum dans mon sac.
Après la bataille.

- Jeudi matin, sur internet, j'ai acheté un objectif Fisheye pour mon appareil photo.
Je l'ai reçu hier à midi, et j'ai eu le sourire toute la journée en y pensant.

Fisheye
Le 25 Avril 2008 à 12:39
Mes pieds dans mon appart en bo'del

- Mes dents, le retour : depuis une semaine, j'ai mal quand j'ouvre la bouche en grand (donc c'est pas trop trop gênant) à l'endroit où j'avais the chicot-qui-pousse-pas-droit.
Alors hier matin, je suis allée voir chicot-man.
Qui m'a mis ses auriculaires dans les oreilles, et m'a fait faire le poisson.
Et qui m'a filé une liste de médocs.
Alors là, je me fais pas avoir, je prendrai les médocs à partir de dimanche, comme ça je peux me mettre au soleil sans flipper aujourd'hui.
Encore que, à 7 heures, faisait beau, mais là ça se voile...
Et puis si ça persiste, chui sensée retourner le voir dans 10 jours.
Sauf que dans 10 jours, il a intérêt à me prendre immédiatement, parce que dans 12 jours, je serai plus là.

- Hier soir, y avait repas avec les collègues chez l'un d'eux (celui dont je quitte le bureau).
On était donc : moi (je sais c'est pas poli de commencer par moi mais c'est le plus facile), collègue-chez-qui-on était, que nous appellerons Jeune Papa, il y avait aussi Non-Georges, le P'tit Nouveau, et celui que le p'tit nouveau remplace, que nous appellerons l'Ancien. Même s'il n'est pas vieux.
Ah, il y avait aussi Jeune Maman et Bébée.
Comme d'habitude, la conversation a dévié sur des terrains glissants, après que l'on eût copieusement, mais avec humour, critiqué le service.
Je n'ai qu'un mot à dire : Welcooome P'tit Nouveau !

- J'ai pu tester une fois de plus mon pouvoir apaisant sur les bébés.
Bébée souffre de colique de nourrisson, elle a mal au ventre quand elle digère, et comme elle a juste 5 semaines, elle mange souvent, donc elle digère tout le temps. Donc elle pleure tout le temps.
Quand je l'ai prise dans les bras j'ai plus eu l'impression que la tétine faisait son office en lui clouant le bec, mais d'après les Jeunes Parents, elle était quand même étrangement calme.

- Sinon, ce soir, resto avec les copains encore, mais cercle élargi, cette fois.
Même que j'ai proposé à P'tit Nouveau de venir, parce que le pauvre, il est tout seul sur Paris.
Sauf que.
Sauf que je lui ai filé mon numéro jeudi, sachant pas qu'il serait là hier chez Jeune Papa.
Jusque là tout va bien.
Et hier il m'a bippée pour que j'aie moi aussi son numéro, comme ça je le tiens au courant quant au lieu et à l'heure du crime du resto.
C'est là que ça se gâte : mon portable m'a lâchée, pas totalement cependant, il a "juste" craqué sur les appels en absence, qu'il n'a pas enregistré de toute la journée d'hier.
Comme de par hasard.
Donc ce matin, je me suis rendue compte que je n'ai pas le numéro de P'tit Nouveau.
Donc j'espère qu'il m'enverra un sms avant qu'il ne soit trop tard, s'inquiétant de ne pas avoir de nouvelles...

     mon portable, ce traître
     Le 25 Avril 2008 à 12:38
     Sur ma table en bo'del de mon chez-moi en bo'del

- Voilà, et puis à midi 15 heures, on va pique-niquer avec des copains au Parc Floral.
J'ai pas très (ou trop pas...) envie d'y aller en fait.
C'est trop loin, je vais me taper quoi, plus d'une heure de métro pour aller bouffer avec deux potes et d'autres que je ne connais pas.
J'ai pas très envie.
Surtout qu'avec ce beau temps, je serais plus volontiers allée étrenner mon Fisheye...

Mais bon.
Je vais essayer de trouver un moyen d'y échapper.

Ah, je viens de recevoir un message, c'est plus Vincennes c'est Montsouris, à 20 minutes de chez moi, je crois que je vais faire un effort...

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Une bonne journée de boulot

Si, si, ça existe !

La preuve, hier, je crois que c'est la meilleure journée que j'ai passée au taf.
Enfin, à ce taf-là, je parle, hein.
Parce que quand je bossais à l'école de surf, c'était quand même autre chose.

En fait, hier, je devais pas bosser.
Mais comme j'étais arrêtée malade lundi, une semaine de 3 jours, je trouvais ça un peu ridicule.
D'un autre côté, déplacer les jours de RTT à sa convenance, ça se fait pas.

Donc, quand mon collègue s'est pointé en me disant que le chef avait dit que la réunion de vendredi, ça serait intéressant que j'y aille, j'ai sauté sur l'occasion.
J'allais y aller, et repousser mon RTT à la semaine prochaine.

La réunion en question, en plus, promettait d'être intéressante.
Ca parlait de planification de travaux, et de comment continuer à faire tourner la "machine" pendant les travaux.

A 9 heures, hier matin, on est donc partis à l'Ouest pour cette réunion.
Ca roulait super bien, on est arrivés quasiment une demi-heure en avance, on a eu le temps de monter à la tour de contrôle dire bonjour aux contrôleurs, de boire un café (enfin pas moi puisque je n'en bois pas), de voir un ou deux avions sortir des hangars, ...

La réunion a commencé un peu en retard, parce que l'interlocuteur principal était en retard (comme d'habitude, paraît-il...), et ça s'est très bien passé, tout ça, ma foi dans une ambiance plutôt détendue.
Alors que l'interlocuteur principal, j'ai toujours entendu dire qu'il était aggressif, à chaque fois que j'y suis, tout va bien.
C'est peut-être l'effet "on n'est plus seulement entre hommes, faut bien se tenir"...

Quand la réunion s'est terminée, les interlocuteurs sont partis, et on est restés, mon collègue et moi, à l'aérodrome, puisqu'on nous avait proposé de rester manger.
Comme ils étaient en sur-effectif (2 de plus que ce qu'ils auraient du, à cause de la réunion), ceux-là ont pu aller faire les courses pour le repas, tandis qu'un autre nous emmenait faire un tour sur les pistes en 4x4 (pour le bien du boulot bien sûr).

Puis, ce fut atelier cuisine, et on est ensuite tous montés manger.
C'était vachement sympa, on voyait les avions qui volaient par les baies vitrées...

Au moment du dessert (gâteau au chocolaaat hmmmmm), un pilote d'hélicoptère est passé à la tour, discuter un peu avec les contrôleurs.
Il devait être curieux de nous voir, puisqu'un peu plus tôt, Gégé, l'un des contrôleurs, lui avait proposé de monter voir "Georges Clooney et sa charmante compagne". Alors Titi, un autre, s'est retourné et m'a dit : 
"Ah bon, on t'appelle Georges Clooney ... ?
- Ben, j'étais pas au courant
- Tu dois être la charmante compagne alors"

Hem.
Garder l'air normal, faire comme si de rien n'était.

Donc le pilote d'hélico s'est pointé, et quand il a vu mon collègue, il a dit
"Ah, effectivement, c'est bien Georges Clooney"
La preuve qu'il n'avait pas oublié l'histoire, ni le "charmante" de la compagne, je suppose.
M'enfin, ça serait pas la première fois que je psychoterais...

(ne vous faites pas des films, les filles, mon collègue n'a absolument rien de ce cher Georges, il est petit, maigrichon et avec une tête de souris)
(et j'espère qu'il ne lit pas mon blog)
(sinon chui dans la merde, parce qu'à partir de lundi, je change de bureau pour aller dans le sien)
(définitivement pour les 4 années qu'il me reste à tirer ici)

Et puis le pilote est parti, parce qu'il avait un cours d'hélico à donner, et depuis la tour il surveillait son élève qui venait de finir les vérifications prévol.

Et puis bla bla on discute on discute et tout d'un coup Gégé me dit de regarder par la fenêtre, et là, groooosssse hallucination, y a l'hélico qui nous passe devant à toute blinde, en marche arrière et en montant en même temps.
Il se stabilise 20 mètres plus loin, et revient se caler face à nous, pile face à la tour, à notre hauteur, sous notre nez, et le pilote à l'intérieur nous fait coucou... et repart comme il est arrivé, en allant se positionner sur la piste avec des virages où il est à moitié couché sur le côté.
Un peu comme dans les films.

                    hélico
              Je précise : cet hélico n'est pas celui d'hier, les personnes dedans je sais pas qui c'est, 
                  j'ai juste trouvé la photo sur internet en cherchant de quoi illustrer mon propos !

Quand je pense que Gégé a dit au pilote (contre mon gré !) que j'étais jamais montée dans un hélico (ce qui est faux d'ailleurs) et que je serais pas contre une petite balade ... JAMAIS au grand jamais je ne monterai avec quelqu'un qui pilote comme ça !
Même s'il maîtrise parfaitement, au bout de 30 secondes j'aurais déjà la tête avec mes entrailles dans la poche plastique...

Bref.
On est rentrés au bureau, il était 16 heures, juste le temps de vérifier les emails, de ranger deux ou trois dossiers, et je suis partie grande dernière (c'est bien la première fois que ça m'arrive) à 17 heures...

Ca, c'est des journées comme on en voudrait plus souvent !

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Week-end inattendu

Je vais donc vous raconter mon week-end.
Surprenant. Le week-end.
Je ne m'attendais pas du tout à en passer un de ce genre !

Pour commencer, vendredi matin, en faisant mon sac, j'ai pris une tenue convenable (genre : pas jean large et Doc' Marteens) (je sais pas comment ça s'écrit et j'ai la flemme d'aller jusqu'à mon meuble à chaussures pour vérifier) pour le dimanche, où on fêterait l'anniversaire de mon frère.

J'ai pris ça :

kanabeach

Sauf que ...
Arrivée au boulot, je me suis rendue compte que j'avais oublié de prendre mes ballerines.
Donc j'avais que mes Doc' marron.
Qui, on est d'accord, ne vont pas (du tout) avec ce sarouel noir et gris.

J'ai réfléchi, vite fait bien fait, il me faut 30 minutes pour rentrer chez moi, 30 autres pour retourner au boulot, et ce, quand tout va bien, or y a toujours un sens où ça bouchonne. Quand tu fais l'aller-retour à au moins une demi-journée d'écart, ça va, mais le retour dans la foulée de l'aller, c'est sûr que je me tape les bouchons, donc c'est même pas envisageable que je rentre chez moi récupérer ces ballerines.

Donc le midi, je suis allée au centre commercial d'à côté du boulot, et je me suis acheté des ballerines.
:)

Non, c'est pas une blague.
Sauf que les ballerines en question, je les avais déjà repérées, et elles ressemblent pas à celles que j'avais déjà.
Elles m'appelaient, les ballerines...  
C'était la bonne excuse pour craquer !

Je vous les présenterai dans un prochain post, consacré aux chaussures :)

Le vendredi aprèm, j'ai quitté le boulot juste une heure avant le décollage, et tout s'est parfaitement enchaîné : la voiture au parking, l'enregistrement à la borne automatique, le passage au filtre sûreté, l'embarquement, ... Sans aucun temps mort ! A l'arrivée, mon père m'attendait.

2h15 après avoir quitté le boulot à Paris, j'étais chez moi à Bordeaux.
Si c'est pas de l'efficacité, ça !

Mais bon, vous vous en foutez royalement, je suppose, du chronométrage de mes retours au bercail !

Le vendredi soir fut normal.
Maman a mal commencé, en rentrant du boulot en grognant et de mauvaise humeur, mais j'ai trouvé la parade : quand y en a un qui fait une connerie pour laquelle elle risque de s'énerver, je pars en fou rire, et tout le monde finit en rigolant.

Genre :

Papa demande à Mark d'attraper une petite cuillère dans le tiroir qui est derrière lui.
Mark se retourne, ouvre le tiroir, attrape la cuillère, et pendant ce temps, Papa lui met son doigt tendu tout près de la joue, si bien que lorsque Mark se retournera avec la cuillère, il va se prendre le doigt de Papa dans la joue. 
Sauf que Mark est resté un bon moment retourné, parce qu'il n'y avait plus de petite cuillère, et il a cherché dans les autres tiroirs.
Donc Papa est resté un bon moment avec le doigt tendu, et Maman commençait à prendre l'air énervé, mais moi ça me faisait trop rire, de le voir en train de faire un bide comme ça, donc c'est parti en rigolade...

Autre :

Papa (toujours lui) va chercher les yaourts dans le frigo (toujours lui qui fait la connerie, hein, pas toujours lui qui va chercher les yaourts) (il est pas exploité à ce point ...)
Donc Papa va chercher les yaourts, il en attrape un tas, l'approche de la table et PAF! y a un yaourt qui tombe par terre !
Maman râle, Papa râle, le yaourt n'a pas explosé, le carrelage est propre, ils râlent pour le principe.
Papa n'a pas fini de sortir les yaourts.
Il en attrape un deuxième tas, l'approche de la table et PAF! y a un yaourt qui tombe par terre !
Et non, ceci n'est pas un copié-collé-par erreur de la phrase au-dessus, Papa a bel et bien fait tomber un autre yaourt.
Cette fois-ci, Papa râle avant Maman, mais Maman râle un peu plus fort, et moi j'explose de rire...
Et Papa et Maman sourient.

(j'en rigole encore rien que d'y penser, à tous ces yaourts qui tombaient...)

Mon papa

 

Sinon, le truc étrange, de ce week-end, c'est que mes frères étaient pas là.
On a été tous les 5 seulement le vendredi soir.
Parce que le samedi matin, Mark est parti en Italie avec son collège, pour 6 jours.
Et Matt bossait. Le samedi.

Ce jour-là, donc, j'étais seule avec Papa et Maman.
Après avoir fait la grasse mat' (enfin!), je me suis levée pour m'entendre demander, non pas l'attendu "qu'est-ce que tu veux pour ton anniversaire ?" (ça serait pour plus tard...) mais le non moins redouté "qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui?"...
Ben je sais pas moi, je viens ici pour vous voir, vous faites quoi d'habitude le samedi ?
D'habitude le samedi, ils vont voir les matches de foot de Mark, à l'autre bout du département.

Et Maman, qui n'avait visiblement pas envie d'aller faire les courses, a ouvert le programme de cinéma pour retrouver l'adresse d'un resto.
Non, je ne me suis pas trompée. L'adresse était bien dans le programme de cinéma.
Un cinéma super bien, d'ailleurs, l'Utopia, où ils passent des tas de films d'auteur. C'est là que j'ai pris le virus.
Et donc dans la gazette de l'Utopia, y a des bonnes adresses.
Genre resto danois que Maman aurait bien testé.

Sauf que ...
A la page d'avant l'adresse du resto, Maman est tombée sur une annonce de l'Opéra National de Bordeaux, pour une journée portes ouvertes le Samedi 12 Avril 2008 (comme de par hasard !), avec des ateliers et des temps forts consacrés à la danse.

Ni une, ni deux, on a pris nos tickets de tram', et une heure après, on était assis dans le Grand Théâtre et on assistait à une classe du Ballet.

Que de souvenirs remués pendant cette petite heure !
Les danseurs faisaient les mêmes exercices que je faisais il y a quelques années.
10 niveaux au-dessus de ce qu'on était, bien sûr...
Mais les pas étaient les mêmes, la musique sonnait les mêmes rythmes...
Et les souvenirs reviennent, les jambes auraient envie de se mettre à danser avec eux...
Pfiouuu !

Suite à ça, on est allés manger une salade au resto de l'Utopia (oui, ils font aussi resto, même que c'est vachement bon), et on est retournés à l'Opéra pour faire la queue pour avoir des places pour la répétition publique du deuxième acte de Gisèle.

ONB 

On a attendu une bonne heure, mais c'est passé vite, parce que juste devant nous, y avait la prof de jazz avec qui je me suis cassé le coude.
Elle m'a pas reconnu tout de suite, mais après, on a discuté, elle m'a demandé où j'en étais, ce que je faisais, etc...
Et puis à un moment, elle me dit :
"Ah, mais toi, c'était la période de aWa Mabulle !
- Heu, oui, c'est moi"
:)
C'était rigolo...

Et puis juste à côté y avait une jeune femme qui a cru me reconnaître, elle pensait avoir été au lycée à la même période que moi.
Alors, oui, le lycée, c'était le même, sauf qu'elle, elle a 32 ans, moi 23, et au moment où j'étais à ce lycée, elle était à Paris.
Elle me prenait pour carrément plus vieille ! Ca faisait longtemps que ça m'était pas arrivé...

Et enfin, pour faire passer le temps, rien de tel que d'échanger des (fausses) amabilités avec des mamies qui te passent devant l'air de rien.
Et qui, quand tu leur fais remarquer, te prennent pour une conne en disant "Ah, désolée, j'avais pas vu", mais ne bougent pas pour autant.
(et puis, avait pas vu mon oeil, elles avaient très bien vu les 50 mètres de queue derrière nous !)

Quand je pense qu'on dit que les jeunes sont mal élevés !
On oublie trop souvent de parler des vieux !

 

On a donc assisté à cette répétition, et ça m'a donné envie de retourner voir des ballets.
Moi qui pensais que le classique ne me plaisait plus tant que ça, moi qui pensais préférer le contemporain ou le moderne, 10 minutes ont suffi à la danse pour me prendre aux tripes...

giselle

Pour finir ce week-end en beauté, hier, on est allés en délégation (Papa, Maman, Matt, Mamie, Mère-grand, son copain, et moi) au resto, on s'est bien gavés, on est rentrés pour comater une demi-heure sur le canap', et chacun est rentré chez soi...

Moi, j'ai mangé une trilogie de fois gras, suivie d'une entrecôte à la plancha, et le reste de crème de l'île flottante de Maman...

Pour un week-end que j'avais pas envie de passer, ma foi ce fut plutôt sympa !
:)

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Pas glam ...

Bonjour les gens !

Je profite d'être désoeuvrée, chez moi, en ce lundi, pour vous poster un petit article en live.

Je reviens de chez le médecin, qui m'a arrêtée pour la journée.

Ne vous inquiétez pas, rien de grave.
Juste un petit trouble passager.
Vous savez, quand on a envie de faire pipi tout le temps.
Donc on va aux toilettes.
Et puis là, rien ... Ah, si : une, deux, trois petites lames de rasoir qui sortent !
Alors on se dit, ça sert à rien que j'y aille, je fais rien, et en plus j'ai mal.
Et c'est à ce moment-là qu'on se fait pipi dessus, en général, parce que cette fois-ci, ben y avait quelque chose...

Bon, le pipi-dessus, c'était pas aujourd'hui, hein, c'était lors de la première expérimentation de la cystite.
J'ai bien retenu la leçon.

Donc voilà, le docteur m'a arrêté toute la journée, alors que je voulais juste mon médoc pour plus faire du pipi-qui-brûle.

Me voilà chez moi, j'ai fait toute la vaisselle du repas créole de jeudi dernier (bah oui, jeudi à minuit, c'était même pas la peine d'y penser, et vendredi matin non plus, et ensuite j'étais à Bordeaux).
J'ai même nettoyé l'évier, j'ai fait et étendu une lessive, je me suis fait un pavé de truite pour le repas la truite était périmée depuis 4 jours, j'ai failli vomir en la sentant ...

Et je me retrouve un peu sans savoir trop quoi faire.
J'aurais bien envie d'aller jusqu'au vidéoclub louer quelques séries, vu le programme hautement intellectuel des chaînes télé le lundi aprèm...
En même temps, j'aurais bien de la paperasse à classer.
Mais c'est pas trop motivant, comme programme.

Donc je crois que je vais préparer quelques articles pour vos petits noeils !

Bonne aprèm !

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Nouvel envol

Et oui, à peine 5 jours après mon retour de Gwada, je reprends l'avion.

Vers Bordeaux, cette fois-ci, ne nous emballons pas.

Donc, c'est parti pour un week-end en famille.

Qui dit week-end en famille dit engagement à 90% minimum dans les activités de la maisonnée, acte de présence permanent, ordinateur squatté par les frangins ou autre ordinateur vieux comme Erode (peut-être pas quand même mais il s'en approche tout doucement...),
et donc si vous avez tout bien suivi et que vous faites la somme de tout ça, vous pouvez en déduire que ce week-end, va falloir vous passer de publications sur mon blog !

En plus, j'ai passé une semaine de folie, me suis pas arrêtée :
dimanche : des lessives
lundi : de la cuisine
mardi : cours d'italien
mercredi : pliage des lessives, et Dr House, et même les deux en même temps
jeudi : tentative de repas créole chez moi.
Retour du taf à 17.30, ménage et rangement intensifs jusqu'à 18.15, heure à laquelle Claire est arrivée, et on a commencé à cuisiner. A 19.30, Louise est arrivée, on a continué à cuisiner et on a commencé à regarder les photos de Gwada en buvant l'apéro (jus de goyave, ça va, allez pas dire après que je suis alcolo!) (hein Chris-PDMB), et à 20.30, Josette est arrivée et on a mis les plats au four. Elles sont parties à 23.30.
J'ai dit "tentative", parce que c'était pas vraiment une réussite, niveau gustatif. Non, en fait c'était pas mauvais, c'était juste trop copieux et trop bourratif...

Donc voilà, semaine de folie = pas le temps de préparer des articles, week-end en famille = pas le temps d'écrire et pas la possibilité de poster...

Pfiouuu, comment j'ai pas envie d'y aller, chez les parents, en plus !
Ben ouais, le climat a l'air assez tendu en ce moment.
Mercredi soir, j'ai appelé ma mère, et ben, quand j'ai raccroché au bout des 10 minutes, j'ai gueulé toute seule chez moi, que ça faisait plaisir de l'avoir au téléphone, si c'était pour l'entendre gueuler, la prochaine fois, elle pourrait se brosser pour m'avoir au bout du fil !

Extraits :

Biiip biiiip
"Allo
- Salut maman c'est moi
- Ah, salut
- Ca va ?
- Ben oui, ça va, tout va bien, ton père est parti il y a 2 heures et demie au foot pour un rendez-vous de 10 minutes avec l'entraîneur de Mark, et il n'est toujours pas revenu, donc tout va bien (ton irrité)
- Ah ... (vous voulez répondre quoi à ça ... ?) Sinon, moi j'arrive à 17.15, vendredi, et dimanche j'ai pris un v...
- Oui, ton père m'a dit (j'avais eu mon père au téléphone la veille)
- Ah ok ... [blanc] ... Sinon j'ai appris que mamie s'est cassé le poignet ?
- Ah bon t'es au courant. Pffff, ton père est allé la voir l'autre jour, pour remplir de la paperasse. Et en fait ils ont fait les papiers en vitesse et ils sont sortis. 
- Bah ils les ont fait quand même les papiers donc c'est bon ?!
- Oui, mais ils sont allés se balader. Enfin, il se rend pas compte, à cet âge-là on va pas faire des kilomètres dehors quand il pleut ! Et voilà, elle a glissé, elle est tombée.
- Ah bon, c'est avec papa qu'elle s'est cassé le poignet ?
- Il est inconscient, elle a 76 ans quand même, c'est pas possible ! La faire sortir par ce temps-là...
- Oui, mais bon, je suppose que Papa l'a pas poussée à sortir, elle devait être demandeuse (ma mamie, elle se tape des balades de 2 h par jour minimum, tous les jours, toute seule, et depuis toujours)
- [blablabla - vociférations, comme depuis le début de la conversation d'ailleurs - mon père est inconscient, mon père ne se rend pas compte, mon père ... blablabla]
- Bon et sinon à la maison tout va bien ? (arrive un moment où je me répète, à défaut de trouver un sujet qui accroche)
- Oui, ben je t'ai dit, hein ! Ah, tiens, on dirait que je les entends, ils rentrent enfin, on va pouvoir se mettre à table, c'est pas trop tôt (toujours sur cet insupportable ton irrité)
- Bon, ben écoute, je te laisse manger, bonne soirée, à vendredi, et salut (là, j'en avais marre de l'entendre râler/pourrir mon père/ma grand-mère, alors j'ai switché en mode ton sec/débit rapide, un peu comme elle, et j'ai raccroché).

J'ai graaaaaaave envie d'aller à la maison ce week-end !
En plus y aura mère-grand aussi, qu'est dans le coin avec son copain (mère-grand n'est pas mamie, c'est la maman de maman alors que mamie est la maman de papa), et ils vont venir à la maison pour l'anniversaire de Matt-le-branleur.

Autre extrait :

(toujours ton irrité)
- Ta grand-mère va venir dimanche, on fera l'anniversaire de Matt ce jour-là, hein.
- Ah bon ?
- Ben oui, on va pas le faire lundi, je travaille moi !
- Ah ben oui...
- Pfff, et ton frère qui dit rien, si ça continue on va se retrouver à manger du steak haché et des haricots verts pour son anniversaire !
- Bah ça pourrait être marrant, pour une fois
- Ah ah, non, ça serait pas marrant du tout, tu rigoles ou quoi - bla bla bla

Ca risque d'être animé ce week-end, à base de dialogue de sourds et de tirage de tronche (respectivement : mère-grand et maman, et papa et maman) (parce que mère-grand a tendance à prendre papa pour un imbécile heureux, par moments) (et en plus si mamie vient, y aura tirage de tronche entre mamie et mère-grand, qui ne peuvent pas se sentir) (d'ailleurs mamie ne viendra pas, elle trouvera un prétexte).

Youhouuuu !
Trop hâte d'y être !

En plus je vais avoir droit à "Tu veux quoi pour ton anniversaire ?"
Bon, alors j'ai trouvé un parfum.
Mais ça fait qu'un truc.
Et y a les parents PLUS mère-grand qui vont me poser la question.
Donc faut que je trouve une autre idée.
J'ai bien vu un sac Mandarina Duck super joli.
Ou des chaussures Minelli.
Mais bon.
On verra.
Parce que le pire, ça serait encore de se taper les magasins un samedi après-midi avec maman et mère-grand ...

Bon allez, j'vous laisse, moi, j'ai un avion à prendre !
Bon week-end, et à lundi pour de nouvelles aventures !

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Paris, tu me fais peur ... ?

Hier soir, comme je vous le disais, je suis allée au cours d'italien.
Même si j'étais pas en état.
Parce que vu le nombre de cours que j'ai déjà loupés, je veux même pas calculer à combien ça me revient de l'heure et demie, mais je sais que c'est cher.

Donc, fatiguée ou pas, quand je suis à Paris, j'y vais.

J'adore l'italien.
Je trouve que c'est une langue magnifique à écouter.

Quand j'avais 10 ans, mon oncle et sa copine m'ont emmenée en Italie, 3 semaines pendant l'été.
Et là, je me suis dit : je veux parler italien.
J'ai attendu patiemment le lycée pour le prendre en 3ème langue vivante.
Arrivée là, ma mère m'a convaincue de ne pas le faire afin de rester dans une classe à vocation scientifique, pour me laisser toutes les chances de poursuivre les études que je voulais (pour en arriver là où je suis) (enfin presque).

Mais moi, je voulais apprendre l'italien.
Alors j'ai passé des heures et des heures au CDI, à fouiner dans les livres, à étudier toute seule.
Et puis j'ai lâché l'affaire, parce que toute seule et sans parler, ça me menait pas bien loin.

Et y a pas longtemps, je suis arrivée à Paris.
A Paris, tout est possible.
Mon salaire aidant, j'ai pu m'inscrire à des cours d'italien.

J'étais bien motivée.
Et vaut mieux, parce que je mets 1 heure pour y aller, dans le meilleur des cas.
Et idem pour en revenir.

Et hier soir, c'était pas le meilleur des cas.
A l'aller, pas de problème. Reprise de contact en douceur avec les sous-terrains bondés et odorants de Paris.

Le retour fut une autre affaire.
J'ai une correspondance.
Les 2 stations sur la première ligne, tout allait bien.
J'arrive à la correspondance, je me rends sur le quai, et là, les chiffres indiquant le temps d'attente pour le prochain métro clignotent. Hmmm, mais que se passe-t-il ?

La réponse 2 minutes plus tard, annoncée au haut-parleur : "Mesdames et messieurs, en raison d'un grave accident passager à la station Gare du Nord, le trafic est interrompu sur la ligne 4 entre Barbès et Réaumur".
Avec le bol que j'ai, j'étais pile entre les deux, en plein là où ça marchait pas.

J'ai attendu 5 minutes, je me suis dit que ça pouvait pas rester bloqué bien longtemps.
Au bout de 5 minutes, même annonce, suivie de "les voyageurs sont invités à utiliser d'autres moyens de transport".

Près de moi, y avait une fille qui regardait son mini-plan de métro.
Je lui ai demandé si je pouvais y jeter un coup d'oeil, et elle me l'a gracieusement prêté.
Au bout de 30 secondes, je lui ai rendu en me disant que j'allais attendre, j'avais la flemme.

Et la voilà qui me demande où je vais : ben, Porte d'Orléans.
Et elle me répond qu'elle s'arrête à Alesia, juste avant, et elle me propose de me montrer un autre chemin en passant par tel métro, et tel autre, et elle me dit qu'à deux filles, c'est plus sûr que d'être toute seule...

Visiblement, elle me prend pour une fille qui débarque à Paris, qui connait pas le métro, et elle a peur soit de se faire aggresser, soit que je me fasse aggresser, mais à priori, je vois pas pourquoi, parce que je suis pas habillée en pouf, parce que je mesure une tête de plus qu'elle, et qu'est-ce qu'elle pourrait en avoir à faire, que je me fasse aggresser ?!

Ca doit être une fille sympa, tout simplement.
Alors je joue le jeu, j'endosse le rôle de la fille pas d'ici, un peu paumée dans cette ville, et je la suis.

Elle est effectivement sympa, elle cherche à discuter, mais c'est pas une pipelette non plus.
Elle a grandi en banlieue, c'est une fille d'ici, qui bosse dur dans un truc pas hyper gratifiant.
Mais elle ne s'en plaint pas.
Elle a pas l'air commode, elle a l'accent de la banlieue.

Mais elle s'intéresse à moi, on discute, je m'invente à moitié une vie pas ici.
(voilà, vous allez me prendre encore plus pour une tarée, mais j'aime bien, des fois, jouer un rôle, quand c'est avec des gens que je ne connais pas et que je ne reverrai pas)

C'est une fille ouverte, qui s'intéresse aux gens sans en faire trop, et ça fait plaisir, de rencontrer quelqu'un comme ça.
Surtout maintenant.
Et même si c'est juste pour une demi-heure de métro.

paletuvier
Le 22 Mars 2008 à 15:18
Le Helleux - Guadeloupe

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Retour sur Terre

Ah t'étais encore sur ton petit nuage ?
Attends, je me charge de toi rapidos !

Ce matin, le réveil sonne.
Ca va, je me suis couchée avec le soleil hier soir, donc je tiens la forme.

2 oeufs au plat pour le ti dej' (bah oui, on prend des habitudes en vacances), un yaourt, une douche, et je décolle.

Je sors de chez moi, et j'hallucine : les voitures sont blanches, il a neigé cette nuit !
Heureusement que j'ai mis un collant-qui-tient-chaud sous mon jean !

on my way
Le 7 Avril 2008 à 19:00
On my way to work

Je vais au taf, pas de bouchons.
Jusque-là, tout va bien.

J'arrive au taf, le chef est parti en vacances pour deux semaines.
Tout va bien.

J'arrive dans mon nouveau bureau.
Oui, parce que pendant mes vacances, y avait changement d'étage de mon service.
M'attend une pile monstre de cartons.
Me souvenais plus que j'en avais autant didonc !

Et mon collègue de bureau, fraîchement papa (...), me fait un résumé rapide des événements récents.
Et m'annonce que le chef a émis le souhait que moi, je change de bureau, et que j'aille partager l'espace de mon collègue-que-je-fais-le-même-boulot-que-lui.

Grrrr...
Il aurait pas pu décider ça avant que les 25 cartons soient dans le mauvais bureau ?!?
Mais tout va bien, rien ne m'atteint, je souris, je me dis, tant pis, au moins, j'aurai vue sur les pistes et je verrai les avions décoller, atterrir, et je pourrai prendre des photos...
Positive !

La pose du midi, je la passe à Carrouf, à acheter de quoi regarnir mon frigo.
Oui, parce que mon frigo était vide depuis un bout de temps non négligeable.
Vous vous souvenez, avant que je parte, je me nourrissais de chocolat, de sardines et de pâtes...

Et le voyage en Gwada, ça m'a graaaave redonné envie de cuisiner, de manger des choses bonnes.
J'ai acheté entre autres 2 kilos de fraises pour 5 euros !
On est en avril, c'est le printemps, c'est la saison.

fraises
Le 7 Avril 2008 à 19:00
In the kitchen !

J'ai commencé à les préparer pour mettre au congélo...
Y en a à peine les 2/3 là. 

Et puis ce soir, pour manger, me suis fait des lasagnes au thon, tomates, aubergines et petits légumes...
Re-miam !

lasagnes
Le 7 Avril 2008 à 20:07

Bonne soirée !
En ce qui me concerne, vais pas tarder à aller au lit, et comme demain soir j'ai italien, je vous dis à mercredi !

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I'm 23, and I'm happy.

Même si là, je suis avec des oiseaux de paradis,
et même si les roses, c'est pas trop mon trip ...

happy birthday
Le 1er Mars 2008 à 16:43
Chez papi

Cette année, je suis contente : j'ai une bonne excuse pour pas répondre au téléphone. Je suis pas en France et ça coûte cher.
Cette année, personne ne me dira Bon Anniversaire en face.

Ca va faire des vacances.

Sûrement que je vais être bizarre, un peu, aujourd'hui.
Mais je vais surtout être tranquille.
Pas à me demander à quel moment l'attention des gens va se tourner vers moi.
Moment redouté...
Là où je suis, personne ne le sait.

I'm 23,
I'm alone,
I'm happy.

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