aWa's world

Summer 2008 - La Californiiiie - 3

Bonjour, les gens.


Aujourd'hui, tu vas être content, je vais te raconter ce que tu attends depuis presque un mois.

Ma rencontre avec mon Grand Blond.


Mais je dois te prévenir, tu vas être déçu.
J'aurais pu l'être aussi, déçue, mais non.

Parce qu'après avoir fantasmé sur lui pendant près d'un an, c'est quand même énorme, ce que j'ai fait.
Aller lui parler, l'air normale (enfin, post-bourrée, quoi), et ne pas faire ma relou en lui tapant la causette pendant une heure.
Nan, au bout de 5 minutes, c'était plié.
Voire moins de 5 minutes, même.

J’ai pas fait la faaaaaan.
Non.
Je suis restée digne.

 

Mais reprenons un peu en arrière.

D’ailleurs, commence par te rafraîchir la mémoire d'abord ici et ensuite là.
Voilà, maintenant, on peut y aller.

 

Hier soir, rappelle-toi, grosse cuite.
Je dirais même plus : grosse cuite à l’œil.


Et gros vent.
De moi à Evan.
Sache aussi que le premier soir, il y a eu bataille entre Evan et Charlie pour Cé.
Et Charlie a gagné.


Ce matin (14 Août 2008), gueule de bois générale, claque de Cé à Charlie, et direction la compétition avec nos p’tits pro su’feu’s.

Toujours des grosses vagues, toujours pas moi qui prend la photo.
big waves on day 3


Là, Max perd.

Les 3 autres décident d’aller le voir à la sortie de l’eau, pour avoir ses impressions et le réconforter, parce que, le pôvre, tu comprends, il a perdu, il a besoin de soutien.

 

Et moi, j’veux pas faire la fille qui les colle, alors je reste là où je suis.

Et puis, j’commence à … je sais pas. A regarder autour de moi.
Tiens, là-bas y a des mecs qui ressemblent à des pros.
Ils ressembleraient même à des Australiens didonc.
(ouais, j’avoue, c’est du flagrant délit de sale belle gueule)


Hop hop hop, moi, ma doudoune à capuche, mes lunettes de soleil et mon haleine de chacal
(je ne compte même pas le neurone, puisqu’il était encore anesthésié je pense)
(et je pense que, heureusement, sinon je l’aurais jamais fait, ça),

on prend notre courage à deux mains, on stabilise notre estomac avec la ligne d’horizon, et on se bouge les fesses vers la cible.

Tout ça l’air de rien, bien entendu.

Le flegme incarné.

 

[ Là, je fais un aparté, pour te dire la chose suivante : sache, lecteur, que je suis une grande stressée de la vie.
Une anxieuse.
(Arf… je me dévoile)

Oui, donc, je n’aime pas l’imprévu, quand l’imprévu n’est pas quelque chose que je décide moi-même.
Si tu vois ce que je veux dire.

Genre : l’imprévu se matérialisant par une réunion à 10 heures, avec le chef et tout, et que j’apprends ça en arrivant au boulot le matin même, c’est pas bon.
Ca me fout la nausée, des vapeurs, et envie de chier.
(Allez, fais pas ton délicat, lecteur, j’ai jamais dit que j’étais glamour)

J’ai toujours flippé comme une cinglée avant de passer un examen.
Oral
.
Et je te parle pas du docteur des dents, hein.
Ni d’un roulage de pelle.
Ca me donne pas envie de vomir, ça (quoique…).

L’exam écrit, c’est easy.
Fingerz in ze noze, comme on dit.

Par contre, les entretiens avec jury, le passage au tableau, la présence en réunion quand y a des chefs ou des inconnus, ça me fait flipper.
Sévèrement.

Sauf que, paraît-il, ça se voit pas trop.
Je donne l’impression d’être plutôt à l’aise.
Soit.
Tant mieux, si ça me dessert pas, hein.

Mais j’aurais préféré, à certaines occasions, avoir l’air plus flippée que ce que je laissais paraître...
Genre, que le jury, il voie que j'en chie, et il a un peu pitié, comme ça.

Mais non.


Et sinon, juste pour situer, parce que je devine que tu es perplexe, l’imprévu que je décide moi-même, c’est quand je décide de partir à l’arrache quelque part.

Genre : à Lanzarote, et que je réserve le logement seulement 3 jours avant de partir.

Genre : à Guidel, avec le sac de couchage dans le coffre et un rendez-vous avec une nana que j’ai jamais vue, et un mec que j’ai juste passé 1 semaine de ma life avec lui.

Je décide que c’est l’imprévu qui va se produire.
C’est ce que je veux.

Ca, ça me va.
Fin de l’aparté.]


Donc je me dirige vers les supposés Aussies, avec mon flip à l’intérieur, et mon flegme à l’extérieur.

Là, c’était Live News.


Je leur parle français – regards d’incompréhension – je leur demande s’ils parlent anglais – oui – s’ils sont Australiens – oui – s’ils connaissent mon Grand Blond – Emma, Emma, mais que va-t-on faire de toi … ?!


Après consultation rapide des collègues, mon Grand Blond n’est pas encore là.
Que je repasse plus tard, on me dit.
Ok, thanks, que je réponds.
Et je passe mon chemin, l’air toujours aussi cool, et le cœur qui bat à 200 à l’heure...


Là, first thing, je m’arrête au web café et je te poste les News.

Parce que c’est bien, des fois, d’avoir l’air zen à l’extérieur, mais quand tu bous à l’intérieur, faut faire sortir tout ça, hein.
Faut partager, faut raconter, faut crier à la face du monde et de ta bulle que merde, si tu repasses plus tard, tu vas le voir, ton Grand Blond.

Voilà.
Une fois ça fait, comme je t’ai dit, y a eu mission Haleine Fraîche, et puis je suis retournée près de la compète.

 

Et là, sur le front de mer, y avait mon Grand Blond.

 

Alors je t’esplique un peu.
Enfin non, je vais te coller une photo, ça sera plus facile.

Lacanau
Le 14 Juin 2008 à 16:47
Lacanau Océan - chelou la meuf ... tu veux ma photo ou bien ?


Voilà, ça, c’est le front de mer.
Le site de la compétition, il est derrière le photographe.

 

Et mon Grand Blond, il est présentement assis sur une barrière. Les trucs bleus, là.
En train de parler avec deux potes à lui. Dont une Bombe (masculine).
Genre lui :

la Bombe

Essaie de cliquer un peu partout où tu vois des liens, tu verras, on trouve plein de trucs cool sur la Bombe.

Donc mon Grand Blond assis sur les barrières.

Et moi, tu sais ce que j'ai fait ?


Je suis passée derrière lui sans m'arrêter.
J'ai continué à marcher.
J'étais trop en stress, je te raconte même pas.

Donc j'ai marché jusqu'au site de la compétition, à 200 m de là.
Et puis j'ai fait demi-tour.
Et je suis retournée voir mon Grand Blond.

...

Là, j'me suis dit, ma grande si t'y vas pas maintenant, t'iras jamais.
Et j'ai tapoté l'épaule de mon Grand Blond.

...

Mon Grand Blond, il s'est retourné, et j'ai dit :
« Hey, I'm aWa ... You know, the emails ... »


Et là, un ange passe.
Mon Grand Blond ne me remet pas.
Ou alors il est bouche bée de s'être fait accoster par une bombasse comme moi...
Hem.
Je sais pas trop.

Et mon GB, tu sais pas ce qu'il dit, cet abruti ?!
Il dit : « May I help you ? »

Alors là, autant te dire que dans ma tête, tout s'effondre.
Le mariage, la maison près de la plage en Australie, le fiston qui court dans le sable en trainant son surf derrière lui, le kangourou domestique, tout ça part en fumée.
Pfffffiout.
(Ceci n'est pas un bruit de pet)
(je ne pète pas)
(du moins pas en public)
(du moins j'évite)
(bref, passons, je m'égare)


GB, il a du voir ma mine déconfite, ou alors ça a du faire tilt dans sa tête, parce qu'il a dit quasiment tout de suite, avec l'air soudainement éclairé :
« Aaah, yeah ! Nice to meet you ! »
Ou un truc du genre.

 

Tu vois, y a des conversations, tu t'en souviens mot pour mot.
Ca reste gravé sur ton neurone, pour toute ta vie.

Genre : quand Rob il m'a dit en m'embrassant qu'un jour, une voyante lui avait dit qu'il se marierait avec une étrangère.
Genre : quand Liom (ce petit enculé) m'a dit qu'il pensait pas que j'étais faite pour une relation stable. Juste avant de sortir de ma tente, après avoir utilisé mon body. Body que je lui avais offert suite à des paroles promettant à mots cachés une relation stable.
Genre : quand ma mère m'a dit y a pas longtemps « Mais tu sais, tout le monde a des problèmes à son boulot » juste après que j'aie passé 24 heures à pleurer. A cause de mon boulot. Merci Maman.
Genre : quand Michaël m'a dit qu'il avait un cadeau pour moi.
Genre : tout ça.



Et ben, la conversation avec mon GB, c'est pas une de celles-là.

J'veux dire, c'était cool.
J'ai parlé avec mon Grand Blond, pour de vrai.
Mais je sais pas pourquoi, ça reste un peu flou.
Comme la veille au soir.
Flou.

Je me souviens de trucs, mais pas de tout, et pas de l'ordre non plus.

Genre, je me souviens que je lui ai dit qu'on avait des californiens à la maison, et qu'ils étaient crazy. Il m'a demandé pourquoi, j'ai dit qu'ils faisaient la fête, et il a enchaîné en disant : ils boivent trop ? avec une grimace, et j'ai dit oui.
Donc lui, il aime pas se bourrer la gueule.

Très bien, c'est toi qui conduiras.
En plus, le volant à droite, c'est pas trop mon truc...

Je me souviens qu'on a parlé du temps (what else... ?), qu'il faisait pas beau, et j'ai dit que d'habitude, l'été, c'était pas comme ça (quoique).

Je me souviens qu'on a parlé de la compétition, qu'il m'a dit qu'il avait déjà perdu, et que j'ai dit que, too bad, je pourrais pas le prendre en photo.
A moins qu'il ne veuille faire le modèle, j'ai dit.
Humour, second dégré et compagnie, me voilà.
Sauf que, visiblement, ça passe pas avec mon GB.
La barrière de la langue, sans doute.
Parce qu'il a eu l'air un peu gêné, et il a dit : Oh, non, moi je fais pas le mannequin, mais lui, oui, il est vachement bon.

En montrant la Bombe.
Bien sûr, la Bombe a entendu.
Je me suis empressée de dire : « No, no, I was just joking » mais trop tard.
Enfin voilà, quand ta blague elle passe pas, c'est toujours trop tard après...

Je me souviens que je lui ai demandé quand il partait à Hossegor, il a dit samedi, il m'a demandé si j'y allais aussi, et j'ai dit non.
Parce que je savais pas encore que j'allais y aller.

Et puis, c'est là que j'ai pas voulu faire ma boulette/relou/fan/whatever, comme y avait un blanc dans la conversation, j'ai dit que j'allais aller voir ce qui se passait du côté de la compète, parce qu'un pote allait bientôt surfer.
Il m'a dit un truc du genre « See you around », mais vraiment d'un air de dire, on se reverra,
et pas du genre « Ouais allez c'est ça, ciao ».
Non, vraiment gentil.
Et voilà.
Je suis partie.


Faut que je te dise, quand même, pendant toute la conversation, j'ai bégayé comme une couillonne.
J'veux dire, d'habitude, j'ai aucun problème, je parle bien anglais.
Là, va savoir pourquoi, je prononçais les s comme les th, et inversement, du coup, à chaque fois je répétais les mots concernés...

C'était le stress de l'inside qui se montrait dans l'outside...
Bref.



Tu vois, je suis pas déçue.
Mon Grand Blond, il est aussi beau en vrai qu'en photo.
Il a les mêmes petits défauts craquants, et il a pas l'air d'avoir 23 ans.
Et en plus, c'est pas un sale petit con.
Il est gentil comme tout.
Pas un seul instant il n'a montré que ça le faisait chier de parler avec moi.
De ce que j'en ai vu, je ne suis pas déçue.
Il est vraiment tel que je le pensais.

Ca m'a remis un peu les pieds sur terre, de le voir en vrai et de lui parler, mais ça m'a pas désintoxiquée pour autant, tu t'en doutes, hein...
J'ai même franchi l'étape de me le caler en fond d'écran, c'est pas une belle preuve de désintox, ça ... ? ;)
(c'est surtout que la photo est superbe, hein...)

Bref.


Je suis donc partie.

En fait, je suis pas allée du tout à la compète, parce que d'habitude, je me mets juste devant là où GB était.
Ca aurait fait un peu : voilà j'ai plus rien à te dire donc j'arrête juste de te parler et je me déplace de 20 m.
Nan.

J'étais partie pour rentrer à la maison, et sur le chemin, j'ai croisé Cé, qui me cherchait.
Elle avait pas pu m'appeler parce qu'en fait, la veille au soir, quand elle était retournée voir son Tahitien, elle avait pas de sac, et elle avait mis son téléphone dans sa culotte.
Et, à un moment, elle a perdu son téléphone, mais elle sait pas quand...
 :)


Donc avec Cé, on se retrouve, et puis comme y avait Charlie qui surfait bientôt, on est retournées sur le front de mer.
Et on a trouvé nos p'tits californiens, et on est allées s'installer avec eux.
Sur une barrière, à 20m de mon GB

Charlie a donc perdu, bien qu'il ait sorti des manœuvres bien impressionnantes.
Je suis restée à regarder tandis que les autres rentraient.


J'ai pris 2 3 photos.

yellow lycra
Le 14 Août 2008 à 12:58
Lacanau Océan.

 

Dans l'après-midi, Cé et moi, on est allées voir Son à son cours de surf.
Petite séance playa.

Et après ça, retour à la maison.


Là, j'avais deux heures avant le départ à l'école de surf (souviens-toi, je suis invitée à manger), et il s'est mis à pleuvoir.
Genre, pas une petite averse, mais plutôt un bon gros nuage qui squatte au-dessus de là où t'es.
Du coup, j'ai traîné à la maison.

 

Voilà la maison :

la maison
Le 14 Août 2008 à 18:18

JL, fidèle au poste (c'est le cas de la dire !) devant les JO.
Kelly qui revit avec une bière à la main, sur le canapé-qui-pue.
Et dans le fond, Max et Cé.
Tu vois la porte éclairée, c'est la salle de bains.
Et la petite fenêtre tout à gauche, c'est les chiottes.
Les murs (ou plutôt les cloisons) sont en bois. 
Tu peux également apercevoir l'étage.
Tu vois là où y a les petits rideaux ?
Ben le petit rideau rentré, c'est là où y a le lit de JL, et le petit rideau qui dépasse de la barrière, c'est le lit de Max.
Souviens-toi, ça a son importance.

 

Y avait nos p'tits pros qui commençaient à faire leurs valises, parce qu'ils avaient décidé de partir le lendemain, puisque plus aucun d'entre eux n'était encore en course.
Et qu'ils avaient rien réservé à Hossegor (les fous, en pleine saison)…
Et j'les entendais discuter, là-haut, et se lamenter qu'ils avaient plus de caleçon propre.


Et puis y a Charlie qui descend (toujours en froid avec Cé)
(enfin ils avaient eu une explication/réconciliation, mais un froid ça se réchauffe pas comme ça, hein),

et qui me demande si je peux aller demander à Odette s'ils peuvent utiliser sa machine à laver.

Ben, heuu…
Comment te dire que c'est gênant … ?

Tu sais Charlie, que je lui dis, sinon y a une laverie au bout de la rue.
Ah bon ? qu'il me répond.
Ben oui.

Mais, qu'il me dit, je vais pas traverser la rue avec mon linge sale.
Ben pourquoi pas, je lui réponds.
Y a plein de gens qui font ça, tu le mets dans un sac et voilà.
Et je lui explique qu'à Paris, les loyers sont tellement chers que y a beaucoup de gens qui n'ont pas de machine à laver et qui vont tout le temps au lavomatic.

Mais j'ai jamais fait ça, qu'il me dit.
C'est pas grave, je peux t'accompagner.
Je peux même porter ton sac si tu as honte, que je lui dis.
Avec un petit sourire narquois.
:)

Ca le fait sourire, même s'il a l'air totalement désorienté.
T'imagines bien, la honte, d'amener ton linge à la laverie…
Le mec a jamais fait ça de sa vie. D'habitude, il le donne au service de l'hôtel...

Allez, j'me moque, mais y a 3 ans, je rapportais le mien depuis Toulouse jusqu'à Bordeaux, le weekend…
A la fois, c'est Maman qui réclamait, j'allais pas lui dire non… ;)



Quand leur sac est prêt (oui, forcément, aller à la laverie avec un grand sac poubelle, c'est pas classe …), on y va.

Y a Max et Charlie (à deux contre l'adversité, on est toujours plus fort ;) ).
Cé rage un peu, parce qu'elle a l'impression que Charlie me drague, à être tout gentil avec moi et à me demander des trucs.

Moi, ça me fait surtout marrer, cette histoire de laverie.
(Et puis Charlie il est pas beau)
(Il a juste des beaux yeux)

En fait, d'ailleurs, c'est pas un lavomatic, c'est une laverie où tu files ton linge à une meuf, tu lui dis, lavage, séchage, 30°, elle te demande 23€ (!) et te dit de revenir dans 3 heures.
En sortant de là, les gars me disent : c'est cher !
J'dis ben oui, en effet (par rapport à la machine d'Odette, ça c'est sûr) mais d'un autre côté, tu déposes ton linge et quand tu reviens dans 3 heures, il est propre et sec.
Parce qu'avec cette pluie, je sais pas comment ça aurait séché, hein.

Et puis je les accompagne acheter un pack de bières.
(ils m'ont dit, maintenant qu'on a perdu tous les 4, ce soir, grosse soirée)
(avec l'expression du visage qui va bien)
(tu sens que c'est pas des paroles en l'air…)


Et on rentre.



Sur le chemin, on discute un peu, et ils me disent que sur leur dernière compète, ils ont demandé à un frenchie de leur apprendre un truc à dire en français.
Paraît que le mec, il a réfléchi, il s'est marré, et il leur a dit : "Suce ma bite".
Et eux de répéter "Suuuss ma bit'" avec l'air sérieux et l'accent anglais, mais pas trop. On sent qu'ils se sont entraînés
C'était trop rigolo.
:)


A la maison, je me prépare pour ma soirée.
Habillée casual-chic.
Mais my style.
Lacanau style.
Encore mieux : aWa-à-Lacanau style.
Casual-chic-surf.

C'est-à-dire, sarouel (ça c'est le casual surf), mais pas le truc de base, hein, le truc Kanabeach (pour changer) (et ça c'est le chic), et par contre, vue la température, c'est doudoune obligée.
Limite si j'avais eu mon manteau d'hiver, je l'aurais mis.
Parce que le repas, c'est dans une maison en construction.
Genre, y a les murs, mais y a pas encore les fenêtres.
Or, la maison sera entourée de baies vitrées



Bref.

Donc mon sarouel.
Y a Max qui se pointe et qui me dit en taquinant :
"What a big ass you've got !
- Fuck you"
, que je réponds.
Non mais ho, se prend pour qui çui-là
;)
Visiblement, le sarouel n'est pas encore arrivé en Californie.



Mais bon, arrivée à l'école de surf, une des premières choses que me dit ex McDreamy, après le hug et le "Hiiiii, ça fait trop plaisir de te voir !" mc-dreamiesques, c'est :
"J'adooore ton pantalon, il est trop bien, Edwyn il en a des comme ça aussi, j'en veux mais j'en trouve paaaaas !"

Ah, ben en voilà un homme qui a du goût !
M'enfin, ça me ferait bizarre de voir ex McDreamy en sarouel, lui qui est plutôt genre surfeur styliquement américanisé. Ben ouais, Gwada style



Bref.
En route pour le repas, repas genre brochettes, trucs à grignoter avec les doigts, plats qui tournent, petit rouge et compagnie.

A propos du petit rouge, le truc qui me sauve, c'est qu'au retour, c'est moi qui conduis.
Ex Mc Dreamy a négocié, pas trop âprement, d'ailleurs, y a pas eu besoin.
J'ai sauté sur l'occaz.

Parce que ex MD, quand il conduit, c'est plutôt sportif.
Je dirais même plus : fun-sportif.
Genre, déjà, sportif : vitesse, accélération, virages.
Et ensuite, fun : petits coups de volant en zigzag, escalade de ronds-points, freinages intempestifs et compagnie.



Or moi, si tu te souviens bien, hier soir, c'était grosse cuite.
Commencée au rouge. Donc mon estomac s'en souvient encore.
Donc la conduite fun-sportive de ex-MD, thanks, but no, thanks.
Et en plus, si je pouvais éviter de me faire servir à boire, ça pourrait être cool.

Donc j'accepte avec joie sa proposition de conduire au retour.
Parce que, me servir à boire, ça ils essayent.
Ils me connaissent.
:)

Ils savent que je suis une bonne vivante.
Qu'est-ce que j'en ai pris dans la gueule, gentiment, quand je bossais là !
Et qu'est-ce que ça continue de me chambrer, à chaque fois que je reviens !
Les thèmes : la fête, et les mecs.
:)
Tout un programme…


Bref.

Du coup, là je pouvais dire : Naaaan merci, je conduis, je ne peux pas boire !
J'ai juste bu un demi-verre de rouge, que j'ai mis une heure à finir.
Sans faire exprès, en plus.
C'est juste le foie qui freine.

Bref.

A 23h30, le couvre-feu sonnait, parce que c'est pas tout ça, mais j'étais quasiment la seule en vacances, là. Ex MD aussi, remarque. Sinon, tous les autres bossaient le lendemain.

Donc on rentre, je conduis, je les laisse à l'école, et je rentre jusqu'à la maison.

 

Là, personne.
Noir, silence...

A 23h30, c'est pas normal. Ca veut dire qu'ils sont sortis.
Donc j'me dis, je vais pas me coucher, s'ils sont en train de festoyer quelque part, je vais les trouver.
Lacanau, je connais, et c'est pas si grand que ça.

Donc je me tape la tournée des bars, et pas les boîtes, parce qu'avant minuit c'est mort, c'est pas possible qu'ils y soient.
La tournée des bars une fois.
Personne.

J'me dis, on sait jamais, peut-être qu'on se tourne autour.
Je vais refaire la tournée.
La tournée des bars deux fois.
Spottage du Tahitien de Cé, mais pas de Californian boy en vue.

Fuck !


Bon, ben c'est pas tout ça, mais il pleut, il fait froid, les gens à l'entrée des bars commencent à calculer que je fais le tour en cherchant et sans trouver, et en plus y a personne d'intéressant là-dedans.
Alors je décide de rentrer me coucher.
Tant pis...



Et là, sur le chemin de la maison, devant moi, je vois 2 silhouettes qui avancent.
Dont l'une qui shoote allègrement dans les poubelles.
Quel con.

Hmmm, mais attends, on dirait Max.

J'écoute, on dirait qu'ils se parlent anglais, alors je crie : MAaaaax !
Et là, le shooteur de poubelles s'arrête, l'oreille aux aguets.

- Maaax ! Stop kicking this, no wonder french people think all american are assholes !
- Who's that ?
qu'il dit, l'élocution difficile.
- Who do you think it is ?! à ton avis couillon, c'est qui ?
- Oaah, aWa !



Et là, ils viennent à ma rencontre.
Avec Max, c'est Evan.
Je leur demande où ils étaient, que j'ai fait deux fois le tour des bars sans les trouver.
Et ben, ces abrutis, ils étaient dans une boite, en train de se bourrer la gueule…
Visiblement, la quantité d'alcool ingérée est plus importante que l'ambiance, pour eux !
Et les deux autres y sont encore.

Mais bon, je rentrais, ils rentraient aussi, donc on rentre à la maison.


Sur le chemin, Max se rapproche de moi.
Il est graaaave bourré.

Quelqu'un nous dépasse en marchant, et alors que je suis en train de parler, Max me dit :
" Shhhht, shhhh, he's an FBI agent !" avec les yeux genre apeurés, il est génial.
Le mec s'arrête près de sa voiture, et Max enchaîne :
"Look, that's an FBI car !" toujours en mode apeuré/impressionné/en mission…

Bref.
Max est dans un bel état.
:)
J'adoore.

En plus, il se rapproche à chaque fois un peu plus de moi, comme pour me protéger du FBI agent, et ça aussi, j'adoore...

 

C'est pas sur Evan, que j'ai craqué, moi, c'est plutôt sur Max, en fait.
Mais Cé m'a dit que Max avait une copine.
A la fois, Max m'a rien dit, à moi, hein...

 

Et puis Max, il me passe un bras autour de la taille, et il me demande si je veux bien lui faire un "back massage".

 

J'adore le mot "massage", en anglais, je trouve la prononciation trop sexy.
Déjà, rien que l'anglais, ça me fait de l'effet.
En plus, les anglophones qui essaient de parler français, je trouve ça ultra-sexy.
Et par extension, les mots dont la prononciation se fait à la française, me plaisent.
:)

 

Donc Max me réclame un massage du dos.

Le truc, entre moi et les massages, c'est qu'on fait 2.
J'ai fait un massage une fois dans ma vie, et le mec a rigolé.
Heureusement, c'était un pote, et je l'avais prévenu que je savais pas masser.
Depuis, j'évite le massage. A donner.
Parce que à recevoir, ça me dérange pas...
:)

 

Donc, à Max, je lui dis, je sais pas masser, et je lui raconte l'histoire du mec qu'a rigolé, pour lui dire que non, il a pas vraiment envie que je le masse...
Mais Max, il veut rien entendre, il veut son "back massage".
Même qu'il me dit :
"I give you a back massage first, then you give me one."

Arghhh, je suis tentée, je suis ultra-tentée, encore plus quand Max précise : topless, le back massage…


Mais y a Evan à côté, tu te souviens bien d'Evan qui a fait une déclaration à ma bouche hier soir.
Et Evan, il a l'air plutôt sobre, en fait.
Du coup, ça me gêne…

 

Avec tout ça, on arrive à la maison, on se pose sur le canap', dans la pénombre, parce qu'il y a Cé, Son et JL qui dorment.
Max me bassine pour son massage, il flirte, il me fait des bisous sur la main, je suis graaaave tentée, mais Evan me bloque !
On arrête pas de dire "Shhht, shhhhhh" à Max, parce que comme il est tout bourré, il parle tout haut.

 

Et puis tout d'un coup, y a un éclair.
Et un coup de tonnerre.

Max s'assoit, et chuchote :
"What was that ? d'un air un peu effrayé.
- It was lightning and thunder.
- I'm scared, qu'il dit, Max.
Je ris.
- It's not funny, I'm scared.
Et là j'ai presque envie de le croire, parce qu'il chuchote, et il a l'air scared.
- Don't be scared, I'm here, je lui dis.
:)
- And if there's an earthquake ? qu'il demande.
Evan assiste à l'échange, silencieux.
- There won't be no earthquake, je réponds.
- Sure ?
- Yeah, sure, we're in an earthquake free zone
- But if there is an earthquake ? s'entête Max, inquiet. Are we gonna die ?
- Of course not !
- The house will collapse.
- Yes but the house is light, we won't die !

J'aurais jamais cru de ma vie me retrouver dans une situation pareille : rassurer un mec sur autre chose que sa performance sessouelle.
Max, ayant retrouvé sa sérénité (comme quoi j'ai peut-être vraiment un pouvoir apaisant, et pas que sur les bébés) est parti pisser.

Et Evan me dit, vite vite, viens on va se cacher dehors, parce que sinon, Max il ira jamais se coucher.
Comme il est bourré, il me dit, il va continuer tant qu'on sera là.
Alors moi, chui un peu en mode mouton, je suis Evan dehors.
On va se cacher dans le garage, tous les deux, et on se tait...


 * Hahaha, le suspense est insoutenable, je suis sûre que tu meurs d'envie d'entendre que Evan m'a plaquée contre le mur, dans le garage noir, et m'a embrassée. *
Et ben non.


On était là, tous les deux silencieux, et puis quand Max est sorti des toilettes, on l'a entendu appeler :
"Hey … ?"
Silence.
D'une élocution et d'un ton hésitants, il a repris : "Hey … ? Sombody here … ?"
Silence.
J'avais envie d'exploser de rire.
Et puis plus rien, Max est rentré se coucher.

On a attendu 2 minutes supplémentaires, et puis on s'est aventurés dans la maison.
Et là, on a entendu la respiration profonde de Max qui dormait à l'étage. En 2 minutes, il était monté et s'était écrasé dans son pieu…
Enorme.

Bon, et puis j'ai dit bonne nuit à Evan, et je suis allée dans ma chambre.
Arrivée à la porte, y a Cé qui me parle, qui me demande si j'ai passé une bonne soirée.
Je lui dis oui, et je lui raconte le coup des gars, que j'ai pas trouvés dans les bars, et par contre j'ai vu son Tahitien.

Et là, ni une ni deux, Cé se lève et dit : allez, j'ai assez dormi, j'me suis couchée à 21h, j'ai plus sommeil, on retourne voir le Tahitien ?
Hahaha.
Allez.
Le temps qu'elle s'habille, je propose à Evan de venir avec nous, et on ressort tous les 3.

 

Sauf qu'une fois sur place, y a pas le Tahitien, et on s'emmerde un peu.
Au final on boit juste une bière et on rentre.


Sur le chemin, j'lui raconte, à Cé, le coup de Max qui voulait un massage, qui me faisait des bisous sur la main, et tout.
Et Cé, elle me dit :
"Mais t'es trop bêêêête ! Fallait foncer!
- Ben oui mais y avait Evan, j'ai pas osé
- Mais tu t'en fouuuus !
- Ben oui mais il a une meuf…
- Mais tu t'en fous, c'est lui qu'est venu vers toi, tu lui plais !
- Ben oui mais je sais pas masser, et puis y a Evan…
Et Cé, elle me dit :
- Alors quand on rentre, je fais un massage à Evan et toi à Max, tu vas le réveiller en le massant, il sera content tu verras.
Mais je lui explique le mec qui a rigolé quand je l'ai massé, et elle me dit, ok, on va aller le masser toutes les deux, le temps que je te montre, et ensuite elle, elle ira voir Evan.

Evan qui, je te le rappelle, l'a courtisée le premier soir, juste avant de se faire "doubler" par Charlie.
Donc à priori, Evan sera content, lui aussi.
:)

 

Et ça se passe comme ça.
On rentre, on se met en tenue "plus confortable", et puis on monte.

Alors le truc, c'est que le lit de Max, il est juste à côté de celui de JL.
(Remember la photo)
JL qui dort.
Comme Max.

 

Toutes les deux, on avance vers Max, on lui grimpe plus ou moins dessus pour le masser.

Pauvre Max, il a du rien comprendre.
Il était sur le dos, donc on a essayé de le retourner, pour pouvoir le masser.
Mais le pauvre, il était tellement endormi du sommeil du juste bourré, qu'il arrivait juste à dire "Shhhht ! Shhhhh" dans son sommeil (ce qu'Evan et moi on lui disait juste avant qu'il aille dormir…).

Et puis on a réussi à le retourner à moitié, et Cé a commencé à le masser avec de la crème, en lui disant : c'est Cé et aWa, on veut te faire un massage, mais Max restait allongé sur le côté, en fronçant les sourcils, yeux fermés.

Et là, il a lâché 2 pets énormes, que t'as jamais entendu ça…
Cé et moi, on a explosé de rire, ce qui a plus ou moins réveillé JL.
Et l'odeur est venue dans les 2 secondes, et a fait fuir Cé :
"Aaaah, ça pue, vazy j'te le laisse, moi je vais masser Evan"


Et elle est partie et je me suis retrouvée seule avec Max.
Heureusement, y avait la crème, pour masquer l'odeur du pet.
Alors j'ai commencé à le masser, en lui disant de se mettre sur le ventre.

Et là, il se met sur le dos.
Quel couillon, que j'me dis l'espace d'un quart de seconde.
Pas plus longtemps, parce qu'il me prend dans ses bras et m'attire vers lui.

"Céééééé … ? C'est normal qu'il me prenne dans ses bras … ?
- Tais-toi et laisse-toi faire !"
qu'elle me répond.

Ok.
Et Max, il a commencé à m'embrasser.
Alors je me suis laissée faire…
Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre, hein … ?

 

Là, je peux te dire qu'il était réveillé, le Max.
Mais le JL aussi.

Et apparemment, du côté de Cé et Evan, ça bougeait aussi, si bien que Cé, à un moment, a dit :
"JL, si tu veux tu peux aller dormir en bas dans la chambre, parce que ça risque d'être agité, ici, cette nuit ..."
:)

Oui, même que Max, il était tout fou, il arrêtait pas de m'embrasser et tout, et le voilà pas qui commence à vouloir enlever son short.
Je te rappelle que JL dort (enfin, plus maintenant) à moins de 2 mètres de là.

Alors, moi je lui dis no, no, don't, à Max.
- Why ? qu'il me demande.
- Because there is JL right here, and he's awake.

Mais Max, visiblement, il s'en tape, et il sort son engin.
Bel engin, au passage.
Et puis il vient se mettre par-dessus moi.

Et , JL a lâché l'affaire.
Il s'est levé et est descendu dormir dans la chambre en bas.
J'étais morte de rire de nervosité, j'ai dit "désolée, hein".
Et Max a recommencé à m'embrasser.

Et puis voilà, hein, je vais pas te donner tous les détails.
Juste je vais te dire que je suis restée habillée toute la nuit, qu'après s'être fait des bisous on s'est fait un câlin, et puis on a dormi.

 

Plutôt mal dormi, d'ailleurs.

Parce que j'ai entendu les 2 autres rentrer, et Cé qui discutait avec eux, et leur a dit que j'étais avec Max.
Du coup j'essayais d'écouter leur conversation, et j'avais l'impression qu'ils étaient en train de dire des trucs genre : qu'est-ce qu'il a Max, pourquoi toutes les filles lui courent après "Max je t'aiiiiime", et elle abuse aWa, il a une copine trop jolie, bla bla bla…
Et puis j'avais l'impression qu'ils mettaient des notes aux meufs, genre 7.7/10, etc…

Du coup, le lendemain, j'ai demandé à Cé, et elle m'a dit, non, pas du tout, au contraire ils étaient contents pour Max, Charlie a dit "I love you Max" d'un air de dire "T'es trop fort mon pote", ensuite ils parlaient de la copine de Kelly qui est trop belle, et de son ex qui abuse en la harcelant, et ensuite ils parlaient de surf, d'où les notes sur 10…

Bref.
Donc mal dormi.
Ensuite y a Kelly qui est monté se coucher.

Ensuite y a Max qui s'est levé et qui est allé aux chiottes.
Et le truc atroce, à l'hébergement, c'est que quand t'es aux chiottes, c'est comme si y avait pas de murs. Rapport au bruit.
Et là, du bruit, Max il en a fait. Il s'est bien lâché.
Beurk.

Moi j'ai fait semblant de dormir.
Ensuite il est revenu, j'ai refait semblant de dormir, et puis j'ai fait semblant de dormir jusqu'au matin.
Quand j'ai entendu des bruits en bas, je me suis levée, et je suis descendue.

 

Y avait Cé et JL au p'tit déj'.

On a blagué, rapport à la nuit précédente, j'étais un peu gênée par rapport à JL, mais bon, il avait pas l'air de s'en formaliser…

Avec Cé, on est allées à la plage, voir Son surfer.
J'lui ai dit que c'était sûr, aujourd'hui, Max allait m'ignorer, parce qu'il serait gêné de la nuit précédente.

Quand on est rentrés, ça n'a pas manqué.

Ils étaient en train de faire leurs bagages, ils avaient tout sorti, les sacs, les surfs, tout ça.
Y en a un qu'est allé à la laverie chercher leurs fringues, parce que bien sûr, la veille, ils avaient oublié.

Ca faisait trop bizarre, de les voir se préparer au départ.
Ensuite, ils ont tout mis dans la voiture.
Même qu'on se demandait comment ça allait rentrer.

Mais ils ont réussi.
Tu vois Mary Poppins ? Son sac ? Ben c'était la même...


Et puis on s'est dit au revoir, on leur a dit que si jamais ils avaient un problème sur la route, rapport à la voiture qui avait doublé de hauteur à cause des bagages sur le toit, ils pouvaient nous appeler.
Que si jamais ils voulaient revenir en France, ils pouvaient nous appeler.
Cé a pris leurs numéros et emails sur un papier.
On leur a filé un papier avec nos numéros.

Max a rentré nos numéros dans son téléphone.
Le seul à l'avoir fait.
Il m'a demandé, l'air timide, si je serais là l'an prochain, et j'ai dit oui.
La seule parole qu'il m'ait adressée.
A part le au-revoir.


Et puis on a fait des photos, dehors, tous ensembles.
Enfin, presque tous ensemble, parce qu'Evan est allé chier, et ensuite Max est allé vomir.
Mais on a quand même réussi à avoir tout le monde.

 

Et puis on s'est tous fait des hug pour se dire au-revoir, et ils sont montés dans la voiture, et ils sont partis.
Avec Cé, on était au portail, on regardait la voiture s'éloigner, on faisait au-revoir.

Et puis on s'est regardées, et on a commencé à rire nerveusement. Rire qui s'est transformé en larme.

Ca faisait vraiment bizarre de les voir partir.
On se sentait vides.
On avait du mal à imaginer passer le reste des vacances sans eux.
Ils étaient tellement présents, occupaient l'espace dans toutes ses dimensions, visuelle, sonore, même odorante…

C'est comme si c'était une blague, leur départ.
Comme s'ils allaient juste faire le tour du quartier en voiture, et qu'on allait les voir revenir dans 5 minutes.
Ca paraissait pas possible qu'ils partent.

J'avais du mal à imaginer qu'il y a 48 heures, j'arrivais tout juste.
Tellement de choses s'étaient passées entre-temps !
C'était tellement intense !

 

Et maintenant, c'était fini.
Vides, oui, on se sentait vides.

 

C'était la fin de la Californiiiie…

 

the end...
Le 15 Août 2008 à 12:24
Lacanau Océan.

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Tu connais ...

Tu connais l'histoire de la fille qui supprime le pilote de sa carte vidéo, comme ça ?
Juste pour le fun ?

Et qui passe son samedi matin à reformater son portable, après avoir essayé de trouver un moyen d'éviter ça...
Du coup, qui a un ordi comme neuf, avec juste les programmes nécessaires dessus.
Qui en profite aussi pour changer son fond d'écran.
Mate son nouveau bureau comment qu'il est beau :

 

screen

 

Oui.
L'est beau, hein ?
Oui, je sais.
Ben oui, c'est mon Grand Blond.
Qui a cru que j'étais désintoxiquée ... ?!

 

Tu connais l'histoire de la fille qu'avait jamais lavé sa baignoire, depuis 2 ans ?
Elle est toute blanche, la baignoire, maintenant.
Et les mains de la fille, elles sont bien défoncées, cause le produit.

 

Tu connais l'histoire de la fille que son salon, il ressemble à un champ de bataille ?
Que son évier, il est plein de vaisselle ?
Que son estomac, il est rempli de chocolat, de pain et de fromage ?
Que son panier à linge sale, il est plein de linge sale ?

 

...

 

Oui, mais que son ordinateur, il est comme neuf inside.
:)

 

[ Edit 20:00 : même que je suis trop fière du skin que j'ai trouvé pour winamp, alors si tu cliques là, tu pourras voir ça en plus grand. C'est trop beau. Je sais que t'en as rien à foutre mais je suis trop contente. J'ai vraiment l'impression d'avoir un ordi tout neuf ... ]

 


Ben, la fille, elle a passé la journée chez moi.
Mais je sais pas trop bien qui c'est...


wink

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Summer 2008 - La Californiiiie - 2


Or donc, lecteur, je t'avais laissé sur ta faim la dernière fois, en arrêtant La Californiiiie – 1 (va te rafraîchir la mémoire) juste au moment où on sortait.

 

Rappelle-toi que les débuts n'ont pas été prometteurs.
Charlie, Max, Evan et Kelly ont donné l'impression d'avoir la grosse tête, bien que je n'aie jamais entendu leurs noms.
Et pourtant, crois-moi, des noms de surfeurs, j'en connais.

Genre, tu dis Luke, je pense Cheadle. Et pas Skywalker.
Tu dis Bruce, je pense Irons, et pas Springsteen.
Tu dis Marc, je pense Milienne, et pas Jacobs.

Bon, je vais pas tous te les faire comme ça, hein.
T'as compris que le surf, c'est mon rayon.
Du moment que tu me fous pas sur une planche, bien entendu...

 

Donc les mecs, j'avais jamais entendu parler d'eux.
Allez, j'exagère.
(si peu...)
J'avais juste le souvenir d'avoir vu une série avec Max, la semaine précédente, pour la compète en Angleterre.
Et je m'étais dit, tiens, vu le nom qu'il a, il doit être typé japonais, lui.
En fait, non.
Il est typé californien.

Donc voilà.
Bref.

 

Et puis pendant le repas du soir où on a mangé (presque) tous ensemble, on a tous bien discuté, et je me suis rendue compte qu'en fait, ils étaient sympas.

Juste un peu à l'Ouest.
Genre, des fois tu leur parles, mais ils répondent pas.
Pas ils te foutent un vent volontairement, non.
C'est juste qu'ils entendent pas.

Ils sont ailleurs.
Loin.
Dans la vague, sûrement.

 

Donc voilà, après ce repas, ces discussions, les petites jokes balancées avec Evan, tout ça, on a décidé de sortir boire un coup.
Après s'être enfilé 3 bouteilles de rouge.
Jusque là, tout va bien.

On a laissé Son à la maison, et on a bougé vers les bars.
Tu te souviens que je suis habillée en pêcheur, et Cé en fille, avec un short blanc.

Les californiens ont sorti la casquette.
Oui, c'est sûr, le soleil tape fort, à 23h.
En plus, ils sont carrément mieux sans.

Je fais la remarque à Evan, que pourquoi, hein pourquoi, la casquette ?
Il me répond que sans, il se sent naked.
Soit.

Comme moi sans boucles d'oreilles.
Je me sens naked.
Soit.

Mais t'es quand même mieux sans.
La casquette, je parle.

 

Donc les bars.
Visiblement, nos p'tits pro surfers ont leurs habitudes dans un bar en front de mer.
Un truc un peu ringard, d'ailleurs, mais bon.
Ils nous paient à boire, on va pas chipoter, hein !

Une girafe passe, une deuxième suit...
Pendant ce temps, on discute un peu de tout, de rien, et aussi des différences culturelles Usa vs. France.
Ou France vs. Usa.
Selon de l'œil depuis lequel tu regardes tout ça.

Ca discute que les américains, quand même, ils sont assez "prude", comparés aux Français.
Et nos p'tits pro surfers de dire, no, no.
Action, réaction, Cé se lève et fait tourner son petit short blanc sous leurs yeux.
Provoc'.
Genre, jambes tendues, mains sur la chaise, fesse en l'air sous leur nez.

Court, le short. Et blanc.
Ebahis, leurs yeux…

Et JL, Cé et moi, morts de rire devant leurs tronches mi-gênées mi-émerveillées.

Bref.


Ca papote, ça boit, ça se marre quand le serveur calcule que dans le lot, y en a quand même qui parlent français.
Ou quand Cé et moi, on ragote à voix haute, et on se rend compte que merde, ici y a que nos 4 californiens qui comprennent pas ce qu'on dit, mais tous les autres, si.
Genre, "Hmmm, chaleur, j'me le ferais bien çui-là" … Ah, et merde, y avait le serveur derrière, il est mort de rire.

Bref.


Ca papote, ça boit, ça commence à être joyeux d'être content, ou l'inverse.
Et puis la bière, c'est pas tout ça, mais ça donne envie d'aller au pipi-room.

Alors j'y vais.
Le pipi-room, c'est dans une cabane au fond du jardin de la cour.
Je fais donc mon affaire, et puis j'ai à peine fini que ça tape à la porte.
C'est une blague ou bien : le bar est vide à part nous, et on me laisse même pas le temps de pisser tranquille !?

"Oui, oui, j'arrive, 3 minutes, que je dis avec l'élocution qui commence à devenir hésitante.
- Pipi, pipi, viiiite, qu'on me répond.
- C'est quiiii ?" que je demande en me lavant les mains. Pas de réponse.

Et je sors, et là y a Evan.
- Bah, que je lui dis, you speak french ?
Non, apparemment il connait juste bonjour, merci, pipi, et vite.

Bref.


Je le laisse là et je retourne à notre table.
Et là, Cé me raconte que, pendant que j'étais partie, Evan a embrassé plein de fois mon fauteuil, genre, j'adooore cette fille.
Et il paraît qu'il lui a dit qu'il a craqué sur ma bouche.

Yeah.
C'est vrai, ma bouche, justement c'est le truc sur lequel j'ai l'impression d'être bizarre.
De profil.
(à la rencontre mabulle, z'allez tous scruter mon profil, du coup… ;) )
(naaaaaan, siouplait naaaaaan)
Donc bon, ça rassure un peu.

 

Et puis, après les girafes, ma foi on a décidé d'aller boire un coup ailleurs.
On a quand même réussi à se coller dans le seul bar où y avait personne, et tout ça parce que Charlie et Max surfaient le lendemain, donc ils voulaient pas danser, ils voulaient juste boire.

Pour le pas danser, ok, pour pas se fatiguer les jambes, je suppose.
Mais boire quand même, ben heuuu… pas logique, du coup !
Bref.

 

Là encore, on a absolument rien payé, Cé et moi.
Mais on se faisait un peu chier, donc on a insisté pour aller au bar d'à côté, où là, y avait ambiance.

 

Je me souviens plus trop comment on y est arrivés, c'est à partir de ce moment que c'est un peu flou.
Je sais qu'on y était, mais sans Charlie et Max.
Qui étaient rentrés pour pas se coucher trop tard, rapport au fait que le lendemain, ils compétitionnaient.


Je sais que j'ai toujours rien payé, mais que j'avais toujours à boire.
Note, pour la prochaine fois : penser à ne pas prendre la peine d'apporter des sous.


Je sais qu'à un moment, j'ai bougé mes fesses sur la musique avec Kelly, et même que c'est rare, mais c'était réussi. Bien synchronisés.
Kelly et moi, on était prédestinés pour bouger nos fesses ensemble.


Je sais qu'à un moment, y avait plus Kelly, et Evan m'a dit qu'il fumait dehors, donc je suis allée dehors, et j'étais bourrée, mais raisonnablement, mais je sais que Kelly m'a dit :
"I have a girlfriend"
et j'ai eu la présence d'esprit de répondre :
"Yes, but we were just wondering where you were gone"
d'un air détaché (enfin je crois) (d'un air bourré surtout), genre, je m'en tape que t'es maqué, c'est pas la question.


Je sais qu'à un moment, on était pas tous dans le même bar, rapport au fait que je cherchais des potentiels copains de chouille des années précédentes.
Ou peut-être même que je cherchais mon Grand Blond.

Et avec Cé, on s'est retrouvées à l'entrée d'un bar, en train de discuter avec un grand blond qui n'est pas mon Grand Blond.
Et je lui ai dit, au mec "Je sais qui tu es, tu es Piou Piou, je t'ai déjà vu à la télé, même que tu te la pétais graaaave".
Oui, le mec c'était un MNS de Lacanau, et il y avait eu un reportage sur eux à la télé, et les dures conditions auxquelles ils devaient faire face en soirée, pour échapper aux filles qui les draguaient de tous les côtés.

Et puis, j'étais en forme, j'lui dis :
"Il bosse toujours à la Centrale, Liom ?
- Oui,
qu'il me répond.
- Ben alors, tu passeras le bonjour de ma part à ce p'tit enculé.
- Ce p'tit quoi ?!"

Et voilà. Faudra que je te parle de Liom, un jour.


Et puis je sais aussi qu'à un moment, Kelly est parti, mais je sais plus trop quand, parce qu'après qu'il m'ait dit qu'il avait une meuf, j'ai arrêté d'aller le voir dehors.
Cé s'est faite draguer par un Tahitien, et comme elle venait de s'engueuler avec Charlie pendant la soirée, ben elle a dansé avec le Tahitien.

En fait, elle s'est engueulée avec Charlie parce qu'il lui a dit qu'il lui tenait pas la main dans la rue, parce qu'elle était pas sa girlfriend.
Voilà, truc à pas dire à une meuf que tu te tapes, mec.
Du coup, quand je suis revenue du bar d'à côté, j'ai vu Evan super énervé de la voir danser avec le Tahitien, il disait : "She's a slut, she's a slut".
Alors j'ai essayé de calmer le jeu, mais j'étais bourrée.

 

J'ai dit à Evan qu'on avait qu'à rentrer, mais il voulait qu'on ramène Cé.
Du coup je suis allée voir Cé, qui me dit : rentrez, je vous rejoins dans 5 minutes.

Je retourne voir Evan, je lui dis ça, mais Evan a de l'alcool dans le cerveau, lui aussi.
Et puis, Evan a pas eu la vie facile, Evan vient de loin, revient de loin et c'est un peu un grand frère, en fait.
Donc il veut pas partir sans Cé, il s'énerve un peu, redit que c'est une slut, et moi j'essaie de le faire taire en lui mettant la main sur la bouche.

Ca marche pas, il est fort, Evan.
Du coup je me mets à pleurer.
Ca, par contre, ça marche à tous les coups.
:)
Et puis c'est facile, quand t'es bourré, de pleurer.

Il me dit pourquoi je pleure, qu'il veut pas que je pleure, moi je dis que je veux juste que tout le monde soit content, je veux pas que les gens s'énervent, et il me prend dans ses bras.
Il arrête de traiter Cé de slut.


Bon, je retourne voir Cé, je lui dis voilà, là faudrait y aller, Evan est calmé mais ça serait cool que tu viennes avec nous.
Elle me demande 5 minutes.

Je retourne voir Evan, je lui dit, dans 5 minutes on y va.
Et puis pour pas qu'il parle, parce qu'il allait recommencer, je lui fais un bisou sur la bouche (juste un bisou, quoi).
Ca marche, il parle pas.
:)
Il me refait un bisou, et puis il me prend dans ses bras, et on se fait un câlin.

 

Enfin, Cé arrive, et on repart vers la maison.
Et puis, une fois dans la rue, j'ai eu envie de courir.
Va savoir pourquoi.
J'ai enlevé mes tongs, et j'ai couru.
Cé et Evan m'ont appelée.

Et puis là, comme dans les dessins animés, j'ai tourné la tête à gauche et j'ai vu Evan qui me dépassait en courant.
Tu sais, comme dans Bip Bip et le Coyotte.
Moi j'étais le Coyotte, niveau vitesse, et Evan c'était Bip Bip.
Il m'a dépassée, comme ça, easy.

En fait je crois que c'est pour ça que je m'étais mise à courir, pour voir s'il allait me courir après ou pas.
Gagné.
:)

Du coup, j'ai arrêté de courir, Cé nous a rejoints, et quand ils ont eu le dos tourné, j'ai recommencé à tracer et je me suis cachée derrière une voiture sur le chemin.

J'étais morte de rire, j'entendais Evan qui m'appelait, il était fou, paraît qu'il regardait derrière toutes les voitures…

Bref.


On a fini par arriver à la maison.
Cé est rentrée, et puis Evan et moi, on est restés sur le banc dehors à discuter.
Evan m'a raconté un peu sa vie, en Californie.
Il m'a dit que j'étais belle et smart ass, et qu'il avait trop flashé sur mes lèvres, qu'elles étaient trop belles et tout.

Yeah.

Moi, je lui ai répondu que je suis une slut, que quand j'étais à l'école à chaque soirée je me tapais un mec différent.
Il a dit que non, c'était pas possible, c'était pas moi.
Ben si.

Mais ça l'a pas découragé, après il a voulu que je vienne dormir avec lui.
Alors tu vois, Evan il est adorable, mais physiquement, il me plait pas.
Pas trop, du moins.
Il est pas moche, mais j'ai pas flashé, quoi.
Pas sur lui, du moins.

Hem...

Donc non, Evan, je peux pas venir dormir avec toi.
Non, Evan, même si c'est juste dormir dans tes bras.

 

Mais il lâchait pas l'affaire, le bougre, du coup, je lui ai sorti l'histoire de mon Grand Blond.
J'lui ai pas tout dit, hein.
Pas envie de passer pour une psycho.
Mais je lui ai dit l'essentiel, que je l'avais vu, que j'avais flashé sur lui et qu'on avait échangé quelques emails, et que j'allais le voir bientôt.

Je lui ai dit que je pouvais pas dormir avec lui, si j'étais pas une slut, parce que j'étais obsessed with mon Grand Blond.

L'air pas très content, genre le mec vesqué, il a lâché l'affaire et est monté se coucher.
Après avoir tenté une dernière fois au pied de l'escalier.
Mais non.
Il est monté tout seul.

 

Et moi je me suis couchée aussi.
Lit superposé.
Je monte sur le premier barreau de l'échelle.
Deuxième barreau.
Et là, baaaaaam, l'échelle se casse la gueule par terre.

Heureusement, j'étais bien torchée, et dans ces cas-là, tu sais que tu es comme les chats, hein, tu as 7 vies et tu retombes toujours sur tes pattes.
(Enfin, pas toujours, mais souvent)
Tu sais pas trop comment mais c'est pas grave.

Sauf que vu le bordel, ça a réveillé Son qui dormait dans le lit d'à côté, et il est parti en grand fou rire – foutage de gueule, parce qu'il a calculé direct ce qui est arrivé.
Ca m'a fait marrer aussi, et j'ai réussi à me hisser sur le lit sans l'échelle.

Et puis dodo.

Sauf que, j'avais pas vu, mais Cé avait profité que Evan et moi, on soit en train de discuter, pour s'esquiver discrètement et retourner danser avec son Tahitien…

:)

 

J'adooooore les vacances à Lacanau.
J'étais pas là depuis 24 heures que j'avais déjà l'impression d'y être depuis plusieurs jours…

 

 

Jeudi 14 Août 2008.

 

Ce matin-là, c'était un peu ambiance tête dans le pâté.

Moi j'avais trop  bu la veille, et beaucoup de vin rouge, ce qui fait pas du bien à mon estomac.
Cé avait très peu dormi, cause sortie jusqu'à pas d'heure avec son Tahitien.
Les 4 Loulous en haut, ça pétait tout ce que ça pouvait, un truc de malade.
Y avait que JL et Son, qu'avaient la pêche.

 

Cé s'est battue avec Charlie.

 

Je replace : Cé et Charlie sortaient ensemble depuis 3 jours,
la veille au soir, Charlie lui dit : je te tiens pas la main dans la rue, t'es pas ma girlfriend,
et ils se disputent un peu.
Ca jette un froid.
Dans la suite de la soirée, Cé se fait draguer par un Tahitien et danse avec lui.
Se laisse draguer, donc.
Et Evan la traite de slut, tout le monde pleure, puis tout le monde rentre se coucher.
Ou presque...


Et ce matin, là, y a une bouteille en plastique vide qui tombe comme de par hasard de la mezzanine sur la tronche de Cé.
Cé se met sur la pointe des pieds, regarde, et dit "Gros malins, va, ça vous êtes futés" ou un truc du genre, mais en français.

Et là, Charlie lui fait un fuck.

The truc à pas faire à Cé.
Direct, elle est montée à l'étage et elle lui a foutu une grosse claque.
Paraît que les autres, ils l'ont regardée sans bouger.

Et d'en bas, on entendait "I kill you, I kill you, you don't make a fuck to me, espèce de petit con" et puis on entendait Charlie dire "You wanna kill me ?"

Et puis, Cé, elle est descendue, trop énervée, et elle est partie accompagner Son à son cours de surf.

 

Après, les 4 loulous sont partis à la compète pour voir Charlie et Max surfer.
Je les ai suivis 5 minutes après, et en fait je suis arrivée là-bas avant eux.

En arrivant et en me voyant déjà là, Evan me dit : t'as couru ?
Ben non, j'ai juste pris un shortcut au lieu de me taper tout le tour…


Sinon, Max et Charlie, ils ont perdu tous les deux.


T'as vu, sinon, faisait beau, hein ?
Tellement que le caméraman il se fout sous le parasol pour se protéger du soleil de la pluie. 

nice weather
Le 14 Août 2008 à 12:55
Lacanau Océan

 

C'est à ce moment-là, entre Max qui perd son heat et Charlie qui surfe, que je t'ai envoyé des Live News.

J'avais demandé à des pro Aussies s'ils connaissaient pas Grand Blond, et oui, ils le connaissaient, mais Grand Blond était pas là.
Je suis rentrée à la maison, je me suis brossée les dents, j'ai acheté des chewing-gum à la menthe, et je suis retournée devant la compétition.

 

Et là, j'ai vu mon Grand Blond qu'était avec ses potes pro en train de mater le contest.

 


Et tu sais quoi … ?
La suite, ça sera pour la prochaine fois
:)
 

 

En attendant, t'as qu'à mater le Riport of ze Day du day où j'ai parlé à mon Grand Blond. 
Sache que mon Grand Blond n'apparaît pas dans cette vidéo.

 

 

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Summer 2008 - 3


Bonjour, les gens.
Aujourd'hui, programme chargé.

Spécialement pour toi, j'attaque le récit du feu d'artifessefice de mes vacances d'été 2008.

Je crois que je vais le faire en plusieurs parties, parce que, déjà, pour moi, ça sera plus facile à vivre, et pour toi, ça fera durer le plaisir.
:)

J'annonce les chapitres, histoire que tu te creuses le neurone de curiosité … :
- la Californiiiie, 1 et 2, et peut-être même 3...
- Lacanau Pro 2008
- Fixou débarque
- Descente à Hossegor
- Descente aux enfers…


Sympa, comme programme, non ?
Je te vois déjà qui salive d'avance…

Allez, essuie-toi le menton, et saute dans le train, c'est partiiii !

 

La Californiiiie - 1


Or donc, mes vraies vacances d'été ont débuté un mardi soir.
Le 12 Août.

Je te rappelle qu'à la base, non-Georges mon collègue avait réservé la semaine pour ses congés à lui, et comme il ne faut pas laisser les dossiers tout seuls, ben j'étais supposée rester au boulot pour leur tenir compagnie, tout ça pendant que le Lacanau Pro déchirait sa mère à Lacanau.

J'avais les boules.
Méchamment.
Et puis, j'ai réussi à faire pitié à mon chef, et à gratter le mercredi et le jeudi. Le vendredi étant férié.


Donc le mardi soir, j'ai pris la route des vacances, avec ma garde-robe dans le coffre, une boîte de vitamine C, et assez de cochonneries à grignoter pour me tenir éveillée jusqu'à Bordeaux.


En arrivant là-bas, je savais déjà que je ne pourrais pas voir mon Grand Blond surfer, le lendemain matin à 8h30.
Il aurait fallu que je parte de chez les parents à 7h30, donc que je me lève à une heure indécente pour un premier jour de congés.
Tu me connais, chui une warrior, qui plus est crazy de mon Grand Blond, et je l'aurais bien fait, mais c'est Maman qui aurait pas compris l'affaire…

En plus, Maman a commencé à tirer la tronche quand j'ai dit que je voulais partir vers 9h30.
Ce qui est pourtant raisonnable.
En fait, elle comptait sur moi pour l'accompagner à la banque.
Oui, parce qu'elle a toujours la jambe en vrac, ne peut toujours pas conduire, Papa travaille, Matt mon frère n'a pas le permis, tout ça.

Quand Papa m'a appris ça, je lui ai bien signifié que, ok, le lendemain je partirais plus tard, je l'accompagnerais à la banque, mais après ça, je partais en vacances à Lacanau, et faudrait pas y revenir, hein.

Et ça s'est passé comme ça.

 

Mercredi 13 Août 2008.

Après l'expédition banque-journal-vidéoclub-récupération d'ordonnance chez le médecin (au moins, je restais pas pour rien…), j'ai pris la route de Lacanau.

Je suis arrivée là-bas vers midi, et j'ai commencé à pleurer que Zut, pourquoi, hein pourquoi est-ce que je disais toujours oui à ce que Maman ne me demandait même pas à haute voix ?! Parce qu'à midi, à Lacanau, y avait comme qui dirait une espèce de traffic jam immonde engluant toute la ville.

Un mercredi à midi.
Explique-moi pourquoi.

Normalement c'est le week-end, les bouchons.

En fait, vu le temps pourri, les gens venaient au marché de Lacanau.
C'est tout.


En attendant, traverser la ville en voiture fut assez insupportable.

Parce qu'à Lacanau, t'as beau ouvrir les vitres et te prendre l'air marin dans la tronche, tu peux pas trop t'oublier au volant avec le cheveu au vent.
Sinon, c'est bien simple, tous les 3 mètres tu écrases 5 piétons.

Et le truc insupportable aussi, ce fut de pas trouver de place pour me garer à moins de 200 mètres de l'hébergement.

A Paris, d'accord. J'veux dire, c'est comme ça, on le sait.
Mais à Lacanau, j'ai juste envie de dire : non !
A Lacanau, je suis garée devant l'hébergement, sinon rien !

Mais bon…
Soit.
Pas le choix.
200 mètres.

Là, j'ai un peu regretté d'avoir mis toute ma garde-robe dans le coffre.
J'ai un peu regretté d'être une fille et d'avoir une trousse de toilette de 7 kilos et 853 grammes.


Je me suis garée, et je suis allée, d'abord les mains vides, me présenter à Odette, qui tient l'hébergement.
Ca fait un petit bout de temps qu'on se connait, Odette et moi, puisque je bossais à l'école de surf par où il faut que tu passes pour trouver l'hébergement.
Elle est adorable.

Et là, elle m'a dit qu'il y avait un petit garçon avec sa maman dans la chambre du bas, et dans la chambre du haut, il y avait JL et quatre su'feu's californiens de la compétition.


Et là, dans le dedans de moi-même, j'ai failli défaillir
Mais à l'extérieur, je suis restée très digne, j'ai pris l'air désintéressée ce qu'il fallait, et après quelques blablas de plus, je suis retournée à la voiture pour prendre mes affaires.

Autant te dire qu'il m'a fallu quelques allers-retours…
D'abord la garde-robe, aka valise over-lourde.
Tant qu'il n'y a personne dans la maison (que je croyais), j'ai emménagé discret, dans la chambre du bas puisqu'en haut c'était full.

Ensuite le sac de plage, avec la trousse de toilette, et le sac où y avait un peu de tout, genre, un pull, des chaussures, trois bouquins…
Et en arrivant, il y avait des gens.

Il y avait , la maman, et Son, son fils.
Super sympa, elle s'est présentée, a parlé un petit peu, moi j'ai fait des efforts aussi pour parler, parce que tu sais, je suis timide, mais je me soigne.


Donc on a commencé à discuter, et elle me parle des 4 californiens.
"Ouais, c'est des petits cons, cette nuit ils ont pris l'apéro, ensuite ils sont sortis, ensuite ils sont rentrés en faisant un bordel pas possible, ils se sont fait à manger, ils rigolaient, tout ça au beau milieu de la nuit".

Ben merde, que j'me dis.
Ca commence mal.

Et pendant qu'elle dit ça, elle claque les placards, et elle parle fort en regardant le plafond.
Visiblement, ils sont dans leur chambre, alors.


Et là, en haut, on entend péter.
Genre, le gros pet qui fait du bruit.

Alors bon, moi tu m'connais, les pets, les rots, tout ça, j'm'en fous un peu, hein. Mais bon, attendons de voir comment ça se passe ici !
Son, le fils, dix ans, éclate de rire et court à l'étage les voir.
Il parle pas anglais, sauf, maintenant : Oh my God ! Fuck ! et quelques autres trucs du langage courant…

Donc pour les pets, ça passe bien.
Ambiance détendue. 
Cé sourit aussi.

Tout en continuant à râler, pour le principe on dirait.


Et puis là, y en a un qui descend, il dit bonjour à Cé, et j'ai l'impression d'être transparente.
Cool.
Ca commence bien.

Au bout de 3 minutes Cé fait les présentations : "This is aWa, this is Charlie…"
Salut, ok, bye, le mec file aux toilettes.
Bon début.
Moche, en plus, le mec.
Enfin, franchement pas mon genre.

Un deuxième suit.
Même impression d'être transparente, même manège avec Cé qui dit bonjour et ensuite
"This is Max, this is aWa".
Hello, nice to meet you, je crois même qu'il m'a serré la main.

Yeah.
Et file aux toilettes aussi.
Yeah.
Mais moins moche, lui, tout de suite...
Mais bon, on dirait que c'est des petits pros avec la grosse tête.
La loose.


Pendant que Charlie et Max font leurs affaires à la salle de bains, Cé et Son mangent, et moi je squatte avec eux, à discuter un peu.

Et là, un troisième larron descend de la chambre.

Evan.
Cé le pourrit un peu, rapport au bordel de la nuit précédente.
Evan demande comment il pourrait se faire pardonner.
Cé le fait mettre à genoux et joindre les mains pour prier pardon…

Ca les fait marrer tous les deux, il se relève et tous les deux se prennent dans les bras, genre gros hug.

Bon, moi j'veux bien, des petits cons, mais ça a pas l'air d'être si mauvais que ça, l'ambiance !


Et puis le mec file à la salle de bains, lui aussi, et à la porte, il se retourne et dit un truc genre, tu as rêvé, hier on a pas fait de bruit, sois pas fâchée.
Et là, j'ai balancé :
J'étais pas là, mais vu tes yeux, je crois que je la comprends

Le mec avait les yeux injectés de sang, un truc de ouf.
"That's because… I'm still drunk" qu'il a répondu en se marrant à moitié.

Booon, et ben c'est pas si mal en fait !
J'arrive à communiquer, et y en a un qui accuse réception de ma présence !


Le quatrième, Kelly, est descendu un peu après, l'air graaave à l'Ouest, et s'est posé sur le canap' qui pue le vomi depuis l'an dernier (pas ma faute, mais j'étais là… ;) ) et a scotché devant les JO qui passaient à la télé.
Mais quand je dis scotché, c'est vraiment avec une tête que tu te dis, que son neurone à lui, là, il est en mode *pause*.

Bon, et puis après ces rencontres fort prometteuses (mode ironique), j'ai pris mes clics et mes clacs et je me suis barrée pour voir la compète et vadrouiller un peu.

 

D'abord, je suis passée à l'école de surf, dire bonjour.

Et là, dans le jardin, je vois une voiture avec plaque d'immat' rouge.
Et là, je sais à qui c'est.
C'est la voiture d'ex Mc Dreamy.
Ex Mc Dreamy qui m'a demandé mes dates de vacances, mes dates de présence à Lacanau, et ensuite, qui n'a plus donné aucune nouvelle.

Donc ex Mc Dreamy est .
Sait que je suis là.
Ne m'a pas fait signe.
Soit.
J'en suis plus à ça près.

Il était parti surfer.

Mais c'est pas grave, il y avait la femme d'un des chefs, avec qui j'ai discuté pendant un bon bout de temps. Et quand il a fallu qu'elle parte, elle me dit : "Bon, demain soir on fait un repas chez nous, avec toute l'école, tu viens, hein ?"

Ben, ouais, ok, ça marche… J'étais plutôt étonnée, mais bon…
J'étais contente.
Vu comment ça s'était passé à l'hébergement, au moins, ça m'occupait une soirée.

 

Après, je suis partie faire mon scotchage devant la compète.
Y avait des vagues de ouf.
Genre, dans les 3 ou 4 mètres.
Même que le surfeur, il est tout petit dessus, comparé à d'habitude.

Parce que d'habitude, pendant le Lacanau Pro, c'est flat.
Genre 50 cm de vagues maxi.
Où faut pomper un max pour arriver à prendre de la vitesse.

Regarde ça, c'est pas Lacanau, mais ça pourrait être.
Et là, les mecs sont sur des longboards, fait exprès pour les petites vagues. Ca glisse tout seul.
Mais en compète, les pros ont des shortboards, et ça, ça glisse pas tout seul...

(Bon, t'es pas obligé de tout regarder les 10 minutes, hein, c'est juste pour te donner une idée de comment ça pousse pas vite, des vagues de 50 cm)


Là, au contraire, ça envoyait du lourd.
Pour te donner une idée, voilà une photo de ce jour-là.


big messy waves day 2


Même que c'est pas moi qui l'ai prise, et si tu cliques dessus, tu tomberas sur le site où je l'ai trouvée.


Donc j'ai maté un peu la compétition, il n'y avait rien d'exceptionnel, sinon un stand Samsung derrière moi qui faisait des animations super bien avec la sono à fond, donc au bout d'un moment, j'en ai eu marre de me recevoir des décibels de débilités dans les oreilles, et je suis allée voir ailleurs.

Sur le "village" de la compétition.
Y avais les mêmes stands que d'habitude : bijoux de pacotille, colliers de fleurs, déco d'Asie, jus de fruits maison, sandwiches, crêpes et cochonneries diverses.

Je sais pas trop ce que j'avais, j'étais un peu blasée, la compétition, c'était pas terrible à regarder, les mecs étaient vachement loin dans l'eau, y avait des vagues en pagaille à tous points de vue…
J'étais pas trop dedans.


Alors je suis retournée à l'hébergement.


Parce que j'ai même pas envisagé l'option "séance bronzette", j'étais plutôt en mode *doudoune* on, vu le temps…
C'est bien simple, au bout de 5 jours, j'avais les pieds bien bronzés, les mains aussi, et la tronche, correcte. Le pif un peu rouge.
Le reste ? Hahaha, fais moi rire.
Blanc.
Ben oui, ça fait ça, quand t'es en jean, tongs, pull et sunglasses all day long

Bref.

Me voilà presque arrivée à l'hébergement quand je croise , en voiture, qui s'arrête à mon niveau et me dit :
"Hello, je vais chercher Son à son cours de surf, et ensuite on va faire les courses pour manger tous ensemble ce soir, ça te dit de venir ?"


Ni une, ni deux, me voilà en voiture avec elle.
Apparemment, elle a proposé aux su'feu's un repas tous ensemble pour le soir, et ils ont dit oui, et filé un peu d'argent pour les courses.
Super !

On va donc chercher Son sur la plage, et ce faisant, Cé et moi, on papote.
Et on accroche vachement vite.
Elle me raconte qu'elle sort plus ou moins avec Charlie, un des Californiens.
Mais que Son ne le sait pas.

Du coup, je lui raconte l'histoire de Grand Blond, et elle se moque même pas
Au contraire, elle m'encourage à demander à nos Californiens s'ils le connaissent.

Ensuite, mission courses.
On achète de quoi leur faire un bon petit repas, à base de salade de tomates-concombre-fêta, poulet et riz à la crème fraiche, et ananas. Et vins de la région.

 

Et on se retourne à l'hébergement.
Et là, en arrivant, on voit les su'feu's en train de bouffer des pâtes devant la télé.


Je peux te dire qu'à ce moment-là, on a été un peu blasées.
Mais Cé leur a un peu tiré les oreilles, et leur a dit qu'ils allaient devoir manger ce qu'on préparait quand même.


On a donc cuisiné, moi au coupage de légumes pour la salade, Cé à la préparation du plat chaud.

On a joké un peu avec Evan, en lui disant de bien savourer ce moment unique dans leur vie, où deux femmes étaient en train de cuisiner pour eux.
Evan a ajouté : "Two beautiful women".
Soit.
Et Cé a dit en jokant un truc du genre : quand les femmes cuisinent, les hommes paient à boire.
Laissez-moi vous dire que c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...

Bref.


On a appelé à table.

JL était là.
(JL a facile 50 balais, mais il est cool)
(à part qu'il est un peu à fond sur les JO et ça me saoule)
(parce que du coup la télé est tout le temps allumée et on met pas de musique)

Y avait aussi , Son et moi.
Et sur les 4 su'feu's, y avait Charlie, Evan et Kelly.

Charlie et Evan sont venus à table.
Kelly est resté sur le canapé qui pue, à scotcher devant les JO, parce qu'il vivait plutôt mal sa cuite de la veille au soir.

Max ?
Il était pas là.
Il venait de se barrer pour aller voir ses mails au wifi du site de la compétition.
Alors que la bouffe était presque prête.
Normal.
Il est libre, Max...
(si seulement...)


Donc tant pis pour Kelly et Max, on s'est mis à table et on a commencé à bouffer, en leur expliquant que déjà, non on ne mettait pas tout dans l'assiette en même temps, même si le plat principal est déjà sur la table.

D'abord, tu manges l'entrée.
Ensuite, tu sauces.
Ensuite, tu te sers le plat principal.
Là, viande et légumes en même temps, ça marche.

On avait 3 bouteilles de rouge, du Bordelais qu'on avait choisi de manière à ce que ce soit pas de la piquette.
Il a fallu leur expliquer que d'abord, tu remplis pas ton verre comme si c'était du coca, et tu le bois pas cul-sec.
Ensuite, tu peux pas rempiler dans ton verre pas vide du vin d'une autre bouteille.
Parce que c'est pas parce que les bouteilles sont vertes et le vin rouge que c'est la même chose.


Max s'est pointé quand on était en train de bouffer le plat principal, et il s'est assis à table avec nous, on lui a servi de la salade, et puis du riz avec du poulet, et puis Kelly est venu se servir du riz aussi mais il est allé le bouffer sur le canapé qui pue.
Avec une bière.
Kelly, il a été comateux toute la journée, mais dès qu'il a eu une bière dans les mains, on l'a vu revivre.


Max a bien mangé, on a bien discuté tous ensemble, sur d'où ils venaient, sur plein de trucs.
On a joké un peu, tout ça.
Ils ont aimé ce qu'on avait préparé. Même pas eu peur de la fêta.
C'était vachement sympa.

Evan disait qu'avant, il était plus mince, et je lui ai dit qu'il pouvait reprendre des tomates, parce que
"That won't make you fat"
Et là, en taquinant, il me dit "You're saying I'm fat ?
- No, I don't, you were the one to say that !"
Moi, trop gênée d'avoir fait potentiellement la boulette.


Et là, il m'a traitée de smart ass.
Première fois.
Je lui dis, je sais pas trop si je dois prendre ça comme un compliment ou bien…
Et là, il me dit, si, si, you're a smart ass, depuis l'début, la première réplique sur mes yeux rouges, t'es une smart ass.
Troisième.
Bref.
J'en déduis que c'est plutôt un compliment, et que toutes les filles ne sont pas des smart ass.
Du moins en Californie.

 

[instant check, parce que j'ai eu un vieux doute qu'il se soit payé ma tête avec un grand sourire (tu sais, genre : houuuu, mais t'es une grosse maligne toi, tu sais ?) (quand on est parano, on se refait pas...) :
Pour toi lecteur, ce soir, instant culture étrangère :

Smart ass : Someone who is sarcastic, in a cutting yet witty manner. A person capable of making a remark that could be interpreted as a insult or a joke depending on the sensitivity of the listener and the specific situation. A smart ass is not necessarily a bad person just usually perceptive.

Je sais pas ce que ça veut dire, witty, du coup je cherche (soyons fous...) 

Witty : Being clever and funny, making funny quips off the top of your head. Witty people are clever and cool. Hang out with them.
Yeah ! Hang out with me, I'm cool ! ;)

Sans blague, suivez les liens, vous tomberez sur un "Urban Dictionary" bien cool !
Du coup, j'ai appris par hasard ce que ça voulait dire, phat, et pas fat comme je pensais quand je l'entendais :

PHAT : pretty hot and tempting, cool 
MAIS, lecteur prends garde (et suis le lien) :
The problem with "phat" is that it is no longer in really. It has kind of phased out and is mostly used by wannabes, lowerclassmen in high school, or middle schoolers. It is now considered a slang faux pas. I wouldn't use it if I was you.

Fin de l'instant culture.
Mais si, tu vas finir par parler anglais, c'est moi qui te le dis !
;) ]

 

Donc I'm a smart ass, dixit Evan.
Compliment, donc, je crois. 


Et puis sur la fin du repas, tout le monde s'est un peu barré à droite et à gauche, les uns à la clope (Charlie), les autres au téléphone (Evan), et Max à la vaisselle.
Oui, sans qu'on demande rien, alors que Cé s'est battue toute la journée avec Kelly pour une assiette qu'il avait laissée sale sur la table, et des fringues qui trainaient partout par terre, Max a pris l'initiative de faire la vaisselle…
Respect.

Pendant ce temps, nous les français, on a fait leur fête au reste des 3 bouteilles de rouge.
:)


Et puis, on a décidé de sortir.

Tous, mais en laissant Son devant la télé, parce que quand même, à 10 ans, on va pas boire des bières à minuit… ;)

Cé était super bien sapée, genre, short blanc fashion, petite veste et escarpins.
J'avais un peu l'impression d'être en pyjama, à côté d'elle, avec mon jean large et retroussé mode pêcheur, mes tongs et ma tunique, large aussi...

J'avais pas trop fait ma fille, j'étais coiffée à l'arrache (pas coiffée en fait, comme d'hab), à peine maquillée un coup sur les noeils. Léger, le coup sur les noeils.


Et là, y a Max qui te dit qu'ici, c'est bien, les filles sont naturelles. Alors qu'en Californie, il dit qu'elles sont trop maquillées. Et là, il fait le geste de passer un ongle sur sa joue et de regarder tout le make-up qu'il a récupéré. Et il prend l'air écœuré.

Et là, moi je peux te dire que t'es contente.
Tu te sens belle.
Simple, mais belle.
Ou presque.

 

Bref, on est allé vers les bars, je leur ai montré mon dark side quand j'ai roté.
Bah oui, eux ils pètent, moi je rote.

On a déconné un peu sur le fait que "Girls never poop" ou alors, c'est "pink and it smells like flowers".
(Du coup j'ai pas osé aller chier pendant tout le temps qu'ils étaient là…)
(vois la mission, quand tu te cuites, en plus...)

 

Et puis ensuite, c'est la soirée dans les bars, et ça, ça sera pour la deuxième partie de la Californiiiie...
Parce que t'en as déjà une sacrée tartine à lire, nan ?

 

Si vraiment tu t'ennuies, t'as qu'à mater ces petites vidéos bien sympatiques réalisées par le team Sooruz, sponsor du Lacanau Pro.

 

Y a Day One, jour d'avant du jour que je viens de te raconter :

 

 

Sache que dans cette vidéo, à un moment, on voit Max.
Qui bien sûr ne s'appelle pas Max en vrai...
Comme tous les gens dont je parle ici, je change évidemment les prénoms ! 

 

Et puis y a Day Two, jour que je viens de te raconter.
Ca, je l'ai pas encore regardé, je ferai un Edit si besoin ;)

 

 


A bientôt pour La Californiiiie - 2 !
;)

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Summer 2008 - 1

Mes vacances d’été, en cet an de grâce (...) 2008, auront été en 3 parties.

Deux parenthèses, et un feu d’artifice.

 

Parenthèse number One.

Au 14 Juillet, j’avais posé un jour avant et après le week-end, pour me faire une mini-semaine de vacances dans le Sud-Ouest, dans l’idéal à Lacanau.

C’était sans compter ma mère et sa jambe dans le plâtre.
Et donc, puisque ça n’en était qu’au début (du plâtre), son humeur de chien.

Tu le sais, je suis une gentille fille qui ne sait pas dire non à un demande justifiée, encore plus lorsque celle-ci vient de Maman, et n’a jamais été formulée à haute voix.

Je me suis donc retrouvée à passer mes mini-vacances de juillet à Bordeaux, entre

- un nettoyage à la brosse à dents de la douche de mes frères-les-dégueulasses (joints roses de moisi) le matin
- et des courses à Carrouf (tu as déjà lu ça quelque part, mais tu te trompes, celles-ci, c’en était d’autres, maman n’avait pas encore son fauteuil roulant, et j’étais toute seule, donc c’était plus rapide) l’après-midi.
Sans oublier de faire le taxi après ça, pour conduire Maman chez le coiffeur.
Heureusement, pendant le coiffeur, j’ai fait escape à Cultura.

Ca, c’était pour le vendredi.

Le samedi, laisse-moi me souvenir, j’avais éventuellement pensé aller en centre-ville, shopper un peu, ou au moins lécher les vitrines. Ben oui, j’aurais voulu le faire la veille, mais non, donc…

Sauf qu’à la place, c’était l’anniversaire de Petite Mamie, donc on a tous pris le train pour Arcachon, sauf Maman, parce que soi-disant, chez Petite Mamie, y avait pas assez de place pour elle et son plâtre.
Pour info, mais tu t'en serais douté, Petite Mamie, c'est la maman de mon Papa.

Ca va, Arcachon, c’était sympa.


cabanes
Le 12 Juillet 2008 à 16:17


Sauf quand Maman se met à pleurer, genre l'air blessé mais digne, parce qu’elle reste toute seule, et que nous, on part.
Mais dis-moi, Maman, si tu veux venir, y a pas de problème, hein ?!
Non, t’es sûre ?
Alors, juste comme ça, pour voir, tu pourrais sécher ces larmes, là ?


Quand on s’est assis dans le train, Papa a dit qu’il allait enfin pouvoir décompresser un peu.
Parce que Maman, elle en chie, avec son plâtre, et elle en fait profiter tout le monde.
Et Papa, il est comme moi, il ferme sa gueule et il laisse l’orage passer.
Sauf que là, c’est pas un orage passager, c’est un front orageux qui squatte.
Donc Papa dit qu’il va pouvoir souffler.

Sauf que.

Après être arrivés à la gare 5 minutes chrono avant le train, avoir acheté les billets et couru (ou presque) vers le quai… et s’être posés dans le train … ben Papa, il s’est rendu compte qu’on avait oublié de composter le billet.
Donc il a parcouru le train d'avant en arrière pour trouver le contrôleur.
Qu'il a pas trouvé.
Mais bon.

A Arcachon, tout s'est bien passé, on a mangé, on s'est baladés et tout...


balade
15:24 


J'ai pris des photos, de Petite Mamie, de mon Papa, de mes frères, de Arcachon, des pompiers qui fêtaient leurs 50 ou 100 ou 150 ans, je sais plus, des bateaux, tout ça tout ça...


pompiers
16:11


On a laissé mon frère Mat prendre le bateau pour traverser le bassin et aller passer le week-end avec un pote à lui, qui est MNS sur la côte.

Admire le grand angle obtenu avec le fisheye...
(si tu ne comprends pas cette phrase, ne t'inquiète pas, tu n'es pas totalement à l'Ouest)
(moi si)
(mais c'est pas pour autant que cette phrase ne veut rien dire)


boat
16:04


Bon, au cas où tu connaîtrais pas, il faut que je te présente les cabanes tchanquées du bassin d'Arcachon.
C'est quand même the truc emblématique du bassin.
A part les huîtres.
Et les pinasses.
Bref.


cabanes tchanquées
16:12 - cabanes tchanquées


Et puis on est rentrés en train à la maison.

Juste un truc, à propos du train.
Y avait plein de monde.
A la fois, normal, un samedi en fin d'aprèm, y a tous ceux qui sont allés passer la journée au Bassin qui se rentrent.

Donc avec mon papa et Mark mon frère le second, on se cherche une place.
Y a 4 places face à face, avec juste une femme assise.
La quarantaine bien avancée.
Un bon balai dans le cul.
Tout ça.
Bref.

On commence à se mettre un peu devant, genre, madame, tu vois on arrive, on va peut-être s'installer, prépare-toi psychologiquement.
On laisse passer des gens qui passent dans le couloir, et je me retourne, après une bonne minute passés là debout
(tu crois pas comme ça mais une minute, c'est assez long)
(pas pour moi être debout, mais pour la femme qui aurait pu se préparer psychologiquement)
et je demande à la femme, juste pour être polie, quoi :
"Excusez-moi (oui je suis over-polie), on peut s'assoir ici ?"

D'un tout pas aggressif, tu sais, le ton vraiment hésitant, gentil, auquel tu ne peux que répondre oui...
Je suis assez forte à ce jeu...
:)

Et cette conne
(là je suis over-pas-polie)
(mais c'est parce qu'elle le vaut bien),

elle souffle, l'air de dire : fait chier,
et elle dit "oui, bon, une minute, hein",
l'air de dire : du calme, laissez-moi le temps de prendre mon sac (à main, le sac) (rien d'insurmontable) qui est sur le siège d'à côté, je suis conne, vous me faites chier et pourquoi vous venez vous installer là, j'aurais préféré être toute seule...

Face à ça, avec Papa et Mark, on hallucine un peu, et y a 2 jeunes, un couple, genre punk, gothique, tout ce que tu veux, limite crête sur la tête et piercings partout, qui sont juste de l'autre côté du couloir, qui me proposent de bouger leurs grosses valises qui occupent les 2 places qu'ils n'occupent pas.

Cherche l'erreur.

Je leur ai dit non merci en souriant, qu'on allait s'assoir où y avait la place, et l'autre conne a enfin réussi à soulever son sac à main pour le mettre sur ses genoux.

On s'est assis.

On a tous les 3 sorti nos bouquins.
Vachement relou, comme compagnie, non ?

Et puis, j'ai pas pu m'empêcher, je me suis penchée vers Papa (il était en face d'elle et moi à côté d'elle), et je lui ai dit, sur un ton très intelligible :
"On pourrait penser qu'ici, c'est mieux qu'à Paris, mais en fait ... pas forcément"

Dans ta gueule madam