Mercredi 17 Septembre 2008
Summer 2008 - La Californiiiie - 3
Par aWa, Mercredi 17 Septembre 2008 à 12:12 GMT+2 dans It's my life...
Bonjour, les gens.
Aujourd'hui, tu vas être content, je vais te raconter ce que tu attends depuis presque un mois.
Ma rencontre avec mon Grand Blond.
Mais je dois te prévenir, tu vas être déçu.
J'aurais pu l'être aussi, déçue, mais non.
Parce qu'après avoir fantasmé sur lui pendant près d'un an, c'est quand même énorme, ce que j'ai fait.
Aller lui parler, l'air normale (enfin, post-bourrée, quoi), et ne pas faire ma relou en lui tapant la causette pendant une heure.
Nan, au bout de 5 minutes, c'était plié.
Voire moins de 5 minutes, même.
J’ai pas fait la faaaaaan.
Non.
Je suis restée digne.
Mais reprenons un peu en arrière.
D’ailleurs, commence par te rafraîchir la mémoire d'abord ici et ensuite là.
Voilà, maintenant, on peut y aller.
Hier soir, rappelle-toi, grosse cuite.
Je dirais même plus : grosse cuite à l’œil.
Et gros vent.
De moi à Evan.
Sache aussi que le premier soir, il y a eu bataille entre Evan et Charlie pour Cé.
Et Charlie a gagné.
Ce matin (14 Août 2008), gueule de bois générale, claque de Cé à Charlie, et direction la compétition avec nos p’tits pro su’feu’s.
Toujours des grosses vagues, toujours pas moi qui prend la photo.
Là, Max perd.
Les 3 autres décident d’aller le voir à la sortie de l’eau, pour avoir ses impressions et le réconforter, parce que, le pôvre, tu comprends, il a perdu, il a besoin de soutien.
Et moi, j’veux pas faire la fille qui les colle, alors je reste là où je suis.
Et puis, j’commence à … je sais pas. A regarder autour de moi.
Tiens, là-bas y a des mecs qui ressemblent à des pros.
Ils ressembleraient même à des Australiens didonc.
(ouais, j’avoue, c’est du flagrant délit de sale belle gueule)
Hop hop hop, moi, ma doudoune à capuche, mes lunettes de soleil et mon haleine de chacal
(je ne compte même pas le neurone, puisqu’il était encore anesthésié je pense)
(et je pense que, heureusement, sinon je l’aurais jamais fait, ça),
on prend notre courage à deux mains, on stabilise notre estomac avec la ligne d’horizon, et on se bouge les fesses vers la cible.
Tout ça l’air de rien, bien entendu.
Le flegme incarné.
[ Là, je fais un aparté, pour te dire la chose suivante : sache, lecteur, que je suis une grande stressée de la vie.
Une anxieuse.
(Arf… je me dévoile)
Oui, donc, je n’aime pas l’imprévu, quand l’imprévu n’est pas quelque chose que je décide moi-même.
Si tu vois ce que je veux dire.
Genre : l’imprévu se matérialisant par une réunion à 10 heures, avec le chef et tout, et que j’apprends ça en arrivant au boulot le matin même, c’est pas bon.
Ca me fout la nausée, des vapeurs, et envie de chier.
(Allez, fais pas ton délicat, lecteur, j’ai jamais dit que j’étais glamour)
J’ai toujours flippé comme une cinglée avant de passer un examen.
Oral.
Et je te parle pas du docteur des dents, hein.
Ni d’un roulage de pelle.
Ca me donne pas envie de vomir, ça (quoique…).
L’exam écrit, c’est easy.
Fingerz in ze noze, comme on dit.
Par contre, les entretiens avec jury, le passage au tableau, la présence en réunion quand y a des chefs ou des inconnus, ça me fait flipper.
Sévèrement.
Sauf que, paraît-il, ça se voit pas trop.
Je donne l’impression d’être plutôt à l’aise.
Soit.
Tant mieux, si ça me dessert pas, hein.
Mais j’aurais préféré, à certaines occasions, avoir l’air plus flippée que ce que je laissais paraître...
Genre, que le jury, il voie que j'en chie, et il a un peu pitié, comme ça.
Mais non.
Et sinon, juste pour situer, parce que je devine que tu es perplexe, l’imprévu que je décide moi-même, c’est quand je décide de partir à l’arrache quelque part.
Genre : à Lanzarote, et que je réserve le logement seulement 3 jours avant de partir.
Genre : à Guidel, avec le sac de couchage dans le coffre et un rendez-vous avec une nana que j’ai jamais vue, et un mec que j’ai juste passé 1 semaine de ma life avec lui.
Je décide que c’est l’imprévu qui va se produire.
C’est ce que je veux.
Ca, ça me va.
Fin de l’aparté.]
Donc je me dirige vers les supposés Aussies, avec mon flip à l’intérieur, et mon flegme à l’extérieur.
Là, c’était Live News.
Je leur parle français – regards d’incompréhension – je leur demande s’ils parlent anglais – oui – s’ils sont Australiens – oui – s’ils connaissent mon Grand Blond – Emma, Emma, mais que va-t-on faire de toi … ?!
Après consultation rapide des collègues, mon Grand Blond n’est pas encore là.
Que je repasse plus tard, on me dit.
Ok, thanks, que je réponds.
Et je passe mon chemin, l’air toujours aussi cool, et le cœur qui bat à 200 à l’heure...
Là, first thing, je m’arrête au web café et je te poste les News.
Parce que c’est bien, des fois, d’avoir l’air zen à l’extérieur, mais quand tu bous à l’intérieur, faut faire sortir tout ça, hein.
Faut partager, faut raconter, faut crier à la face du monde et de ta bulle que merde, si tu repasses plus tard, tu vas le voir, ton Grand Blond.
Voilà.
Une fois ça fait, comme je t’ai dit, y a eu mission Haleine Fraîche, et puis je suis retournée près de la compète.
Et là, sur le front de mer, y avait mon Grand Blond.
Alors je t’esplique un peu.
Enfin non, je vais te coller une photo, ça sera plus facile.

Le 14 Juin 2008 à 16:47
Lacanau Océan - chelou la meuf ... tu veux ma photo ou bien ?
Voilà, ça, c’est le front de mer.
Le site de la compétition, il est derrière le photographe.
Et mon Grand Blond, il est présentement assis sur une barrière. Les trucs bleus, là.
En train de parler avec deux potes à lui. Dont une Bombe (masculine).Genre lui :

Essaie de cliquer un peu partout où tu vois des liens, tu verras, on trouve plein de trucs cool sur la Bombe.
Donc mon Grand Blond assis sur les barrières.
Et moi, tu sais ce que j'ai fait ?
Je suis passée derrière lui sans m'arrêter.
J'ai continué à marcher.
J'étais trop en stress, je te raconte même pas.
Donc j'ai marché jusqu'au site de la compétition, à 200 m de là.
Et puis j'ai fait demi-tour.
Et je suis retournée voir mon Grand Blond.
...
Là, j'me suis dit, ma grande si t'y vas pas maintenant, t'iras jamais.
Et j'ai tapoté l'épaule de mon Grand Blond.
...
Mon Grand Blond, il s'est retourné, et j'ai dit :
« Hey, I'm aWa ... You know, the emails ... »
Et là, un ange passe.
Mon Grand Blond ne me remet pas.
Ou alors il est bouche bée de s'être fait accoster par une bombasse comme moi...
Hem.
Je sais pas trop.
Et mon GB, tu sais pas ce qu'il dit, cet abruti ?!
Il dit : « May I help you ? »
Alors là, autant te dire que dans ma tête, tout s'effondre.
Le mariage, la maison près de la plage en Australie, le fiston qui court dans le sable en trainant son surf derrière lui, le kangourou domestique, tout ça part en fumée.
Pfffffiout.
(Ceci n'est pas un bruit de pet)
(je ne pète pas)
(du moins pas en public)
(du moins j'évite)
(bref, passons, je m'égare)
GB, il a du voir ma mine déconfite, ou alors ça a du faire tilt dans sa tête, parce qu'il a dit quasiment tout de suite, avec l'air soudainement éclairé :
« Aaah, yeah ! Nice to meet you ! »
Ou un truc du genre.
Tu vois, y a des conversations, tu t'en souviens mot pour mot.
Ca reste gravé sur ton neurone, pour toute ta vie.
Genre : quand Rob il m'a dit en m'embrassant qu'un jour, une voyante lui avait dit qu'il se marierait avec une étrangère.
Genre : quand Liom (ce petit enculé) m'a dit qu'il pensait pas que j'étais faite pour une relation stable. Juste avant de sortir de ma tente, après avoir utilisé mon body. Body que je lui avais offert suite à des paroles promettant à mots cachés une relation stable.
Genre : quand ma mère m'a dit y a pas longtemps « Mais tu sais, tout le monde a des problèmes à son boulot » juste après que j'aie passé 24 heures à pleurer. A cause de mon boulot. Merci Maman.
Genre : quand Michaël m'a dit qu'il avait un cadeau pour moi.
Genre : tout ça.
Et ben, la conversation avec mon GB, c'est pas une de celles-là.
J'veux dire, c'était cool.
J'ai parlé avec mon Grand Blond, pour de vrai.
Mais je sais pas pourquoi, ça reste un peu flou.
Comme la veille au soir.
Flou.
Je me souviens de trucs, mais pas de tout, et pas de l'ordre non plus.
Genre, je me souviens que je lui ai dit qu'on avait des californiens à la maison, et qu'ils étaient crazy. Il m'a demandé pourquoi, j'ai dit qu'ils faisaient la fête, et il a enchaîné en disant : ils boivent trop ? avec une grimace, et j'ai dit oui.
Donc lui, il aime pas se bourrer la gueule.
Très bien, c'est toi qui conduiras.
En plus, le volant à droite, c'est pas trop mon truc...
Je me souviens qu'on a parlé du temps (what else... ?), qu'il faisait pas beau, et j'ai dit que d'habitude, l'été, c'était pas comme ça (quoique).
Je me souviens qu'on a parlé de la compétition, qu'il m'a dit qu'il avait déjà perdu, et que j'ai dit que, too bad, je pourrais pas le prendre en photo.
A moins qu'il ne veuille faire le modèle, j'ai dit.
Humour, second dégré et compagnie, me voilà.
Sauf que, visiblement, ça passe pas avec mon GB.
La barrière de la langue, sans doute.
Parce qu'il a eu l'air un peu gêné, et il a dit : Oh, non, moi je fais pas le mannequin, mais lui, oui, il est vachement bon.
En montrant la Bombe.
Bien sûr, la Bombe a entendu.
Je me suis empressée de dire : « No, no, I was just joking » mais trop tard.
Enfin voilà, quand ta blague elle passe pas, c'est toujours trop tard après...
Je me souviens que je lui ai demandé quand il partait à Hossegor, il a dit samedi, il m'a demandé si j'y allais aussi, et j'ai dit non.
Parce que je savais pas encore que j'allais y aller.
Et puis, c'est là que j'ai pas voulu faire ma boulette/relou/fan/whatever, comme y avait un blanc dans la conversation, j'ai dit que j'allais aller voir ce qui se passait du côté de la compète, parce qu'un pote allait bientôt surfer.
Il m'a dit un truc du genre « See you around », mais vraiment d'un air de dire, on se reverra,
et pas du genre « Ouais allez c'est ça, ciao ».
Non, vraiment gentil.
Et voilà.
Je suis partie.
Faut que je te dise, quand même, pendant toute la conversation, j'ai bégayé comme une couillonne.
J'veux dire, d'habitude, j'ai aucun problème, je parle bien anglais.
Là, va savoir pourquoi, je prononçais les s comme les th, et inversement, du coup, à chaque fois je répétais les mots concernés...
C'était le stress de l'inside qui se montrait dans l'outside...
Bref.
Tu vois, je suis pas déçue.
Mon Grand Blond, il est aussi beau en vrai qu'en photo.
Il a les mêmes petits défauts craquants, et il a pas l'air d'avoir 23 ans.
Et en plus, c'est pas un sale petit con.
Il est gentil comme tout.
Pas un seul instant il n'a montré que ça le faisait chier de parler avec moi.
De ce que j'en ai vu, je ne suis pas déçue.
Il est vraiment tel que je le pensais.
Ca m'a remis un peu les pieds sur terre, de le voir en vrai et de lui parler, mais ça m'a pas désintoxiquée pour autant, tu t'en doutes, hein...
J'ai même franchi l'étape de me le caler en fond d'écran, c'est pas une belle preuve de désintox, ça ... ? 
(c'est surtout que la photo est superbe, hein...)
Bref.
Je suis donc partie.
En fait, je suis pas allée du tout à la compète, parce que d'habitude, je me mets juste devant là où GB était.
Ca aurait fait un peu : voilà j'ai plus rien à te dire donc j'arrête juste de te parler et je me déplace de 20 m.
Nan.
J'étais partie pour rentrer à la maison, et sur le chemin, j'ai croisé Cé, qui me cherchait.
Elle avait pas pu m'appeler parce qu'en fait, la veille au soir, quand elle était retournée voir son Tahitien, elle avait pas de sac, et elle avait mis son téléphone dans sa culotte.
Et, à un moment, elle a perdu son téléphone, mais elle sait pas quand...
:)
Donc avec Cé, on se retrouve, et puis comme y avait Charlie qui surfait bientôt, on est retournées sur le front de mer.
Et on a trouvé nos p'tits californiens, et on est allées s'installer avec eux.
Sur une barrière, à 20m de mon GB…
Charlie a donc perdu, bien qu'il ait sorti des manœuvres bien impressionnantes.
Je suis restée à regarder tandis que les autres rentraient.
J'ai pris 2 3 photos.
Le 14 Août 2008 à 12:58
Lacanau Océan.
Dans l'après-midi, Cé et moi, on est allées voir Son à son cours de surf.
Petite séance playa.
Et après ça, retour à la maison.
Là, j'avais deux heures avant le départ à l'école de surf (souviens-toi, je suis invitée à manger), et il s'est mis à pleuvoir.
Genre, pas une petite averse, mais plutôt un bon gros nuage qui squatte au-dessus de là où t'es.
Du coup, j'ai traîné à la maison.
Voilà la maison :

Le 14 Août 2008 à 18:18
JL, fidèle au poste (c'est le cas de la dire !) devant les JO.
Kelly qui revit avec une bière à la main, sur le canapé-qui-pue.
Et dans le fond, Max et Cé.
Tu vois la porte éclairée, c'est la salle de bains.
Et la petite fenêtre tout à gauche, c'est les chiottes.
Les murs (ou plutôt les cloisons) sont en bois.
Tu peux également apercevoir l'étage.
Tu vois là où y a les petits rideaux ?
Ben le petit rideau rentré, c'est là où y a le lit de JL, et le petit rideau qui dépasse de la barrière, c'est le lit de Max.
Souviens-toi, ça a son importance.
Y avait nos p'tits pros qui commençaient à faire leurs valises, parce qu'ils avaient décidé de partir le lendemain, puisque plus aucun d'entre eux n'était encore en course.
Et qu'ils avaient rien réservé à Hossegor (les fous, en pleine saison)…
Et j'les entendais discuter, là-haut, et se lamenter qu'ils avaient plus de caleçon propre.
Et puis y a Charlie qui descend (toujours en froid avec Cé)
(enfin ils avaient eu une explication/réconciliation, mais un froid ça se réchauffe pas comme ça, hein),
et qui me demande si je peux aller demander à Odette s'ils peuvent utiliser sa machine à laver.
Ben, heuu…
Comment te dire que c'est gênant … ?
Tu sais Charlie, que je lui dis, sinon y a une laverie au bout de la rue.
Ah bon ? qu'il me répond.
Ben oui.
Mais, qu'il me dit, je vais pas traverser la rue avec mon linge sale.
Ben pourquoi pas, je lui réponds.
Y a plein de gens qui font ça, tu le mets dans un sac et voilà.
Et je lui explique qu'à Paris, les loyers sont tellement chers que y a beaucoup de gens qui n'ont pas de machine à laver et qui vont tout le temps au lavomatic.
Mais j'ai jamais fait ça, qu'il me dit.
C'est pas grave, je peux t'accompagner.
Je peux même porter ton sac si tu as honte, que je lui dis.
Avec un petit sourire narquois.
Ca le fait sourire, même s'il a l'air totalement désorienté.
T'imagines bien, la honte, d'amener ton linge à la laverie…
Le mec a jamais fait ça de sa vie. D'habitude, il le donne au service de l'hôtel...
Allez, j'me moque, mais y a 3 ans, je rapportais le mien depuis Toulouse jusqu'à Bordeaux, le weekend…
A la fois, c'est Maman qui réclamait, j'allais pas lui dire non… 
Quand leur sac est prêt (oui, forcément, aller à la laverie avec un grand sac poubelle, c'est pas classe …), on y va.
Y a Max et Charlie (à deux contre l'adversité, on est toujours plus fort
).
Cé rage un peu, parce qu'elle a l'impression que Charlie me drague, à être tout gentil avec moi et à me demander des trucs.
Moi, ça me fait surtout marrer, cette histoire de laverie.
(Et puis Charlie il est pas beau)
(Il a juste des beaux yeux)
En fait, d'ailleurs, c'est pas un lavomatic, c'est une laverie où tu files ton linge à une meuf, tu lui dis, lavage, séchage, 30°, elle te demande 23€ (!) et te dit de revenir dans 3 heures.
En sortant de là, les gars me disent : c'est cher !
J'dis ben oui, en effet (par rapport à la machine d'Odette, ça c'est sûr) mais d'un autre côté, tu déposes ton linge et quand tu reviens dans 3 heures, il est propre et sec.
Parce qu'avec cette pluie, je sais pas comment ça aurait séché, hein.
Et puis je les accompagne acheter un pack de bières.
(ils m'ont dit, maintenant qu'on a perdu tous les 4, ce soir, grosse soirée)
(avec l'expression du visage qui va bien)
(tu sens que c'est pas des paroles en l'air…)
Et on rentre.
Sur le chemin, on discute un peu, et ils me disent que sur leur dernière compète, ils ont demandé à un frenchie de leur apprendre un truc à dire en français.
Paraît que le mec, il a réfléchi, il s'est marré, et il leur a dit : "Suce ma bite".
Et eux de répéter "Suuuss ma bit'" avec l'air sérieux et l'accent anglais, mais pas trop. On sent qu'ils se sont entraînés…
C'était trop rigolo.
A la maison, je me prépare pour ma soirée.
Habillée casual-chic.
Mais my style.
Lacanau style.
Encore mieux : aWa-à-Lacanau style.
Casual-chic-surf.
C'est-à-dire, sarouel (ça c'est le casual surf), mais pas le truc de base, hein, le truc Kanabeach (pour changer) (et ça c'est le chic), et par contre, vue la température, c'est doudoune obligée.
Limite si j'avais eu mon manteau d'hiver, je l'aurais mis.
Parce que le repas, c'est dans une maison en construction.
Genre, y a les murs, mais y a pas encore les fenêtres.
Or, la maison sera entourée de baies vitrées…
Bref.
Donc mon sarouel.
Y a Max qui se pointe et qui me dit en taquinant :
"What a big ass you've got !
- Fuck you", que je réponds.
Non mais ho, se prend pour qui çui-là 
Visiblement, le sarouel n'est pas encore arrivé en Californie.
Mais bon, arrivée à l'école de surf, une des premières choses que me dit ex McDreamy, après le hug et le "Hiiiii, ça fait trop plaisir de te voir !" mc-dreamiesques, c'est :
"J'adooore ton pantalon, il est trop bien, Edwyn il en a des comme ça aussi, j'en veux mais j'en trouve paaaaas !"
Ah, ben en voilà un homme qui a du goût !
M'enfin, ça me ferait bizarre de voir ex McDreamy en sarouel, lui qui est plutôt genre surfeur styliquement américanisé. Ben ouais, Gwada style…
Bref.
En route pour le repas, repas genre brochettes, trucs à grignoter avec les doigts, plats qui tournent, petit rouge et compagnie.
A propos du petit rouge, le truc qui me sauve, c'est qu'au retour, c'est moi qui conduis.
Ex Mc Dreamy a négocié, pas trop âprement, d'ailleurs, y a pas eu besoin.
J'ai sauté sur l'occaz.
Parce que ex MD, quand il conduit, c'est plutôt sportif.
Je dirais même plus : fun-sportif.
Genre, déjà, sportif : vitesse, accélération, virages.
Et ensuite, fun : petits coups de volant en zigzag, escalade de ronds-points, freinages intempestifs et compagnie.
Or moi, si tu te souviens bien, hier soir, c'était grosse cuite.
Commencée au rouge. Donc mon estomac s'en souvient encore.
Donc la conduite fun-sportive de ex-MD, thanks, but no, thanks.
Et en plus, si je pouvais éviter de me faire servir à boire, ça pourrait être cool.
Donc j'accepte avec joie sa proposition de conduire au retour.
Parce que, me servir à boire, ça ils essayent.
Ils me connaissent.
Ils savent que je suis une bonne vivante.
Qu'est-ce que j'en ai pris dans la gueule, gentiment, quand je bossais là !
Et qu'est-ce que ça continue de me chambrer, à chaque fois que je reviens !
Les thèmes : la fête, et les mecs.
Tout un programme…
Bref.
Du coup, là je pouvais dire : Naaaan merci, je conduis, je ne peux pas boire !
J'ai juste bu un demi-verre de rouge, que j'ai mis une heure à finir.
Sans faire exprès, en plus.
C'est juste le foie qui freine.
Bref.
A 23h30, le couvre-feu sonnait, parce que c'est pas tout ça, mais j'étais quasiment la seule en vacances, là. Ex MD aussi, remarque. Sinon, tous les autres bossaient le lendemain.
Donc on rentre, je conduis, je les laisse à l'école, et je rentre jusqu'à la maison.
Là, personne.
Noir, silence...
A 23h30, c'est pas normal. Ca veut dire qu'ils sont sortis.
Donc j'me dis, je vais pas me coucher, s'ils sont en train de festoyer quelque part, je vais les trouver.
Lacanau, je connais, et c'est pas si grand que ça.
Donc je me tape la tournée des bars, et pas les boîtes, parce qu'avant minuit c'est mort, c'est pas possible qu'ils y soient.
La tournée des bars une fois.
Personne.
J'me dis, on sait jamais, peut-être qu'on se tourne autour.
Je vais refaire la tournée.
La tournée des bars deux fois.
Spottage du Tahitien de Cé, mais pas de Californian boy en vue.
Fuck !
Bon, ben c'est pas tout ça, mais il pleut, il fait froid, les gens à l'entrée des bars commencent à calculer que je fais le tour en cherchant et sans trouver, et en plus y a personne d'intéressant là-dedans.
Alors je décide de rentrer me coucher.
Tant pis...
Et là, sur le chemin de la maison, devant moi, je vois 2 silhouettes qui avancent.
Dont l'une qui shoote allègrement dans les poubelles.
Quel con.
Hmmm, mais attends, on dirait Max.
J'écoute, on dirait qu'ils se parlent anglais, alors je crie : MAaaaax !
Et là, le shooteur de poubelles s'arrête, l'oreille aux aguets.
- Maaax ! Stop kicking this, no wonder french people think all american are assholes !
- Who's that ? qu'il dit, l'élocution difficile.
- Who do you think it is ?! à ton avis couillon, c'est qui ?
- Oaah, aWa !
Et là, ils viennent à ma rencontre.
Avec Max, c'est Evan.
Je leur demande où ils étaient, que j'ai fait deux fois le tour des bars sans les trouver.
Et ben, ces abrutis, ils étaient dans une boite, en train de se bourrer la gueule…
Visiblement, la quantité d'alcool ingérée est plus importante que l'ambiance, pour eux !
Et les deux autres y sont encore.
Mais bon, je rentrais, ils rentraient aussi, donc on rentre à la maison.
Sur le chemin, Max se rapproche de moi.
Il est graaaave bourré.
Quelqu'un nous dépasse en marchant, et alors que je suis en train de parler, Max me dit :
" Shhhht, shhhh, he's an FBI agent !" avec les yeux genre apeurés, il est génial.
Le mec s'arrête près de sa voiture, et Max enchaîne :
"Look, that's an FBI car !" toujours en mode apeuré/impressionné/en mission…
Bref.
Max est dans un bel état.
J'adoore.
En plus, il se rapproche à chaque fois un peu plus de moi, comme pour me protéger du FBI agent, et ça aussi, j'adoore...
C'est pas sur Evan, que j'ai craqué, moi, c'est plutôt sur Max, en fait.
Mais Cé m'a dit que Max avait une copine.
A la fois, Max m'a rien dit, à moi, hein...
Et puis Max, il me passe un bras autour de la taille, et il me demande si je veux bien lui faire un "back massage".
J'adore le mot "massage", en anglais, je trouve la prononciation trop sexy.
Déjà, rien que l'anglais, ça me fait de l'effet.
En plus, les anglophones qui essaient de parler français, je trouve ça ultra-sexy.
Et par extension, les mots dont la prononciation se fait à la française, me plaisent.
Donc Max me réclame un massage du dos.
Le truc, entre moi et les massages, c'est qu'on fait 2.
J'ai fait un massage une fois dans ma vie, et le mec a rigolé.
Heureusement, c'était un pote, et je l'avais prévenu que je savais pas masser.
Depuis, j'évite le massage. A donner.
Parce que à recevoir, ça me dérange pas...
Donc, à Max, je lui dis, je sais pas masser, et je lui raconte l'histoire du mec qu'a rigolé, pour lui dire que non, il a pas vraiment envie que je le masse...
Mais Max, il veut rien entendre, il veut son "back massage".
Même qu'il me dit :
"I give you a back massage first, then you give me one."
Arghhh, je suis tentée, je suis ultra-tentée, encore plus quand Max précise : topless, le back massage…
Mais y a Evan à côté, tu te souviens bien d'Evan qui a fait une déclaration à ma bouche hier soir.
Et Evan, il a l'air plutôt sobre, en fait.
Du coup, ça me gêne…
Avec tout ça, on arrive à la maison, on se pose sur le canap', dans la pénombre, parce qu'il y a Cé, Son et JL qui dorment.
Max me bassine pour son massage, il flirte, il me fait des bisous sur la main, je suis graaaave tentée, mais Evan me bloque !
On arrête pas de dire "Shhht, shhhhhh" à Max, parce que comme il est tout bourré, il parle tout haut.
Et puis tout d'un coup, y a un éclair.
Et un coup de tonnerre.
Max s'assoit, et chuchote :
"What was that ? d'un air un peu effrayé.
- It was lightning and thunder.
- I'm scared, qu'il dit, Max.
Je ris.
- It's not funny, I'm scared.
Et là j'ai presque envie de le croire, parce qu'il chuchote, et il a l'air scared.
- Don't be scared, I'm here, je lui dis.
- And if there's an earthquake ? qu'il demande.
Evan assiste à l'échange, silencieux.
- There won't be no earthquake, je réponds.
- Sure ?
- Yeah, sure, we're in an earthquake free zone
- But if there is an earthquake ? s'entête Max, inquiet. Are we gonna die ?
- Of course not !
- The house will collapse.
- Yes but the house is light, we won't die !
J'aurais jamais cru de ma vie me retrouver dans une situation pareille : rassurer un mec sur autre chose que sa performance sessouelle.
Max, ayant retrouvé sa sérénité (comme quoi j'ai peut-être vraiment un pouvoir apaisant, et pas que sur les bébés) est parti pisser.
Et Evan me dit, vite vite, viens on va se cacher dehors, parce que sinon, Max il ira jamais se coucher.
Comme il est bourré, il me dit, il va continuer tant qu'on sera là.
Alors moi, chui un peu en mode mouton, je suis Evan dehors.
On va se cacher dans le garage, tous les deux, et on se tait...
* Hahaha, le suspense est insoutenable, je suis sûre que tu meurs d'envie d'entendre que Evan m'a plaquée contre le mur, dans le garage noir, et m'a embrassée. *
Et ben non.
On était là, tous les deux silencieux, et puis quand Max est sorti des toilettes, on l'a entendu appeler :
"Hey … ?"
Silence.
D'une élocution et d'un ton hésitants, il a repris : "Hey … ? Sombody here … ?"
Silence.
J'avais envie d'exploser de rire.
Et puis plus rien, Max est rentré se coucher.
On a attendu 2 minutes supplémentaires, et puis on s'est aventurés dans la maison.
Et là, on a entendu la respiration profonde de Max qui dormait à l'étage. En 2 minutes, il était monté et s'était écrasé dans son pieu…
Enorme.
Bon, et puis j'ai dit bonne nuit à Evan, et je suis allée dans ma chambre.
Arrivée à la porte, y a Cé qui me parle, qui me demande si j'ai passé une bonne soirée.
Je lui dis oui, et je lui raconte le coup des gars, que j'ai pas trouvés dans les bars, et par contre j'ai vu son Tahitien.
Et là, ni une ni deux, Cé se lève et dit : allez, j'ai assez dormi, j'me suis couchée à 21h, j'ai plus sommeil, on retourne voir le Tahitien ?
Hahaha.
Allez.
Le temps qu'elle s'habille, je propose à Evan de venir avec nous, et on ressort tous les 3.
Sauf qu'une fois sur place, y a pas le Tahitien, et on s'emmerde un peu.
Au final on boit juste une bière et on rentre.
Sur le chemin, j'lui raconte, à Cé, le coup de Max qui voulait un massage, qui me faisait des bisous sur la main, et tout.
Et Cé, elle me dit :
"Mais t'es trop bêêêête ! Fallait foncer!
- Ben oui mais y avait Evan, j'ai pas osé…
- Mais tu t'en fouuuus !
- Ben oui mais il a une meuf…
- Mais tu t'en fous, c'est lui qu'est venu vers toi, tu lui plais !
- Ben oui mais je sais pas masser, et puis y a Evan…
Et Cé, elle me dit :
- Alors quand on rentre, je fais un massage à Evan et toi à Max, tu vas le réveiller en le massant, il sera content tu verras.
Mais je lui explique le mec qui a rigolé quand je l'ai massé, et elle me dit, ok, on va aller le masser toutes les deux, le temps que je te montre, et ensuite elle, elle ira voir Evan.
Evan qui, je te le rappelle, l'a courtisée le premier soir, juste avant de se faire "doubler" par Charlie.
Donc à priori, Evan sera content, lui aussi.
Et ça se passe comme ça.
On rentre, on se met en tenue "plus confortable", et puis on monte.
Alors le truc, c'est que le lit de Max, il est juste à côté de celui de JL.
(Remember la photo)
JL qui dort.
Comme Max.
Toutes les deux, on avance vers Max, on lui grimpe plus ou moins dessus pour le masser.
Pauvre Max, il a du rien comprendre.
Il était sur le dos, donc on a essayé de le retourner, pour pouvoir le masser.
Mais le pauvre, il était tellement endormi du sommeil du juste bourré, qu'il arrivait juste à dire "Shhhht ! Shhhhh" dans son sommeil (ce qu'Evan et moi on lui disait juste avant qu'il aille dormir…).
Et puis on a réussi à le retourner à moitié, et Cé a commencé à le masser avec de la crème, en lui disant : c'est Cé et aWa, on veut te faire un massage, mais Max restait allongé sur le côté, en fronçant les sourcils, yeux fermés.
Et là, il a lâché 2 pets énormes, que t'as jamais entendu ça…
Cé et moi, on a explosé de rire, ce qui a plus ou moins réveillé JL.
Et l'odeur est venue dans les 2 secondes, et a fait fuir Cé :
"Aaaah, ça pue, vazy j'te le laisse, moi je vais masser Evan"
Et elle est partie et je me suis retrouvée seule avec Max.
Heureusement, y avait la crème, pour masquer l'odeur du pet.
Alors j'ai commencé à le masser, en lui disant de se mettre sur le ventre.
Et là, il se met sur le dos.
Quel couillon, que j'me dis l'espace d'un quart de seconde.
Pas plus longtemps, parce qu'il me prend dans ses bras et m'attire vers lui.
"Céééééé … ? C'est normal qu'il me prenne dans ses bras … ?
- Tais-toi et laisse-toi faire !" qu'elle me répond.
Ok.
Et Max, il a commencé à m'embrasser.
Alors je me suis laissée faire…
Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre, hein … ?
Là, je peux te dire qu'il était réveillé, le Max.
Mais le JL aussi.
Et apparemment, du côté de Cé et Evan, ça bougeait aussi, si bien que Cé, à un moment, a dit :
"JL, si tu veux tu peux aller dormir en bas dans la chambre, parce que ça risque d'être agité, ici, cette nuit ..."
Oui, même que Max, il était tout fou, il arrêtait pas de m'embrasser et tout, et le voilà pas qui commence à vouloir enlever son short.
Je te rappelle que JL dort (enfin, plus maintenant) à moins de 2 mètres de là.
Alors, moi je lui dis no, no, don't, à Max.
- Why ? qu'il me demande.
- Because there is JL right here, and he's awake.
Mais Max, visiblement, il s'en tape, et il sort son engin.
Bel engin, au passage.
Et puis il vient se mettre par-dessus moi.
Et là, JL a lâché l'affaire.
Il s'est levé et est descendu dormir dans la chambre en bas.
J'étais morte de rire de nervosité, j'ai dit "désolée, hein".
Et Max a recommencé à m'embrasser.
Et puis voilà, hein, je vais pas te donner tous les détails.
Juste je vais te dire que je suis restée habillée toute la nuit, qu'après s'être fait des bisous on s'est fait un câlin, et puis on a dormi.
Plutôt mal dormi, d'ailleurs.
Parce que j'ai entendu les 2 autres rentrer, et Cé qui discutait avec eux, et leur a dit que j'étais avec Max.
Du coup j'essayais d'écouter leur conversation, et j'avais l'impression qu'ils étaient en train de dire des trucs genre : qu'est-ce qu'il a Max, pourquoi toutes les filles lui courent après "Max je t'aiiiiime", et elle abuse aWa, il a une copine trop jolie, bla bla bla…
Et puis j'avais l'impression qu'ils mettaient des notes aux meufs, genre 7.7/10, etc…
Du coup, le lendemain, j'ai demandé à Cé, et elle m'a dit, non, pas du tout, au contraire ils étaient contents pour Max, Charlie a dit "I love you Max" d'un air de dire "T'es trop fort mon pote", ensuite ils parlaient de la copine de Kelly qui est trop belle, et de son ex qui abuse en la harcelant, et ensuite ils parlaient de surf, d'où les notes sur 10…
Bref.
Donc mal dormi.
Ensuite y a Kelly qui est monté se coucher.
Ensuite y a Max qui s'est levé et qui est allé aux chiottes.
Et le truc atroce, à l'hébergement, c'est que quand t'es aux chiottes, c'est comme si y avait pas de murs. Rapport au bruit.
Et là, du bruit, Max il en a fait. Il s'est bien lâché.
Beurk.
Moi j'ai fait semblant de dormir.
Ensuite il est revenu, j'ai refait semblant de dormir, et puis j'ai fait semblant de dormir jusqu'au matin.
Quand j'ai entendu des bruits en bas, je me suis levée, et je suis descendue.
Y avait Cé et JL au p'tit déj'.
On a blagué, rapport à la nuit précédente, j'étais un peu gênée par rapport à JL, mais bon, il avait pas l'air de s'en formaliser…
Avec Cé, on est allées à la plage, voir Son surfer.
J'lui ai dit que c'était sûr, aujourd'hui, Max allait m'ignorer, parce qu'il serait gêné de la nuit précédente.
Quand on est rentrés, ça n'a pas manqué.
Ils étaient en train de faire leurs bagages, ils avaient tout sorti, les sacs, les surfs, tout ça.
Y en a un qu'est allé à la laverie chercher leurs fringues, parce que bien sûr, la veille, ils avaient oublié.
Ca faisait trop bizarre, de les voir se préparer au départ.
Ensuite, ils ont tout mis dans la voiture.
Même qu'on se demandait comment ça allait rentrer.
Mais ils ont réussi.
Tu vois Mary Poppins ? Son sac ? Ben c'était la même...
Et puis on s'est dit au revoir, on leur a dit que si jamais ils avaient un problème sur la route, rapport à la voiture qui avait doublé de hauteur à cause des bagages sur le toit, ils pouvaient nous appeler.
Que si jamais ils voulaient revenir en France, ils pouvaient nous appeler.
Cé a pris leurs numéros et emails sur un papier.
On leur a filé un papier avec nos numéros.
Max a rentré nos numéros dans son téléphone.
Le seul à l'avoir fait.
Il m'a demandé, l'air timide, si je serais là l'an prochain, et j'ai dit oui.
La seule parole qu'il m'ait adressée.
A part le au-revoir.
Et puis on a fait des photos, dehors, tous ensembles.
Enfin, presque tous ensemble, parce qu'Evan est allé chier, et ensuite Max est allé vomir.
Mais on a quand même réussi à avoir tout le monde.
Et puis on s'est tous fait des hug pour se dire au-revoir, et ils sont montés dans la voiture, et ils sont partis.
Avec Cé, on était au portail, on regardait la voiture s'éloigner, on faisait au-revoir.
Et puis on s'est regardées, et on a commencé à rire nerveusement. Rire qui s'est transformé en larme.
Ca faisait vraiment bizarre de les voir partir.
On se sentait vides.
On avait du mal à imaginer passer le reste des vacances sans eux.
Ils étaient tellement présents, occupaient l'espace dans toutes ses dimensions, visuelle, sonore, même odorante…
C'est comme si c'était une blague, leur départ.
Comme s'ils allaient juste faire le tour du quartier en voiture, et qu'on allait les voir revenir dans 5 minutes.
Ca paraissait pas possible qu'ils partent.
J'avais du mal à imaginer qu'il y a 48 heures, j'arrivais tout juste.
Tellement de choses s'étaient passées entre-temps !
C'était tellement intense !
Et maintenant, c'était fini.
Vides, oui, on se sentait vides.
C'était la fin de la Californiiiie…
Le 15 Août 2008 à 12:24
Lacanau Océan.






