aWa's world

Nouvelles du front

Oui, voilà des nouvelles du front.

Orageux, d'ailleurs, le front.
Ca serait bien que ça reste calme jusqu'à 18 heures, parce que c'est pas tout, mais je prends l'avion, tout à l'heure, moi.

Encore ? que t'as envie de dire.
Encore ! que je te réponds.

Oui, je prends l'avion, je vais passer le week-end, et même un peu plus, à Bordeaux.
Enfin, dans le coin de là-bas, quoi.

Moitié à la Source, moitié à la maison.

Oui, donc je disais, l'orage, je t'aime bien, mais quand j'ai les pieds sur terre.
Traverser un p*%&$ de cumulonimbus chargé d'électricité dans un tas de ferraille, aka avion (même si c'est un Airbus), c'est moyen mon truc.
Voire pas du tout mon truc.
J'aurais un peu peur de rendre (pour rester polie) tous les m&ms que je viens de m'enfiler.


Dis donc, lecteur, j'y pense, là, comme ça ...
Ca faisait longtemps que je t'avais pas pondu un bon article bien en vrac et sans fil conducteur ?!
Nan, j'dis ça, parce que je le vois arriver gros comme une maison, le vrac pas tissé.

 

Donc je te disais, je rentre dans le Sud-Ouest pour le week-end.
Et même un peu plus.

Un peu plus, parce que j'ai une copine d'école qui se marie, et qui m'a invitée.
Avec Claire.
Et elle se marie lundi.
D'où le "et même un peu plus".
Parce que du coup, je rentre mardi à midi, en avion.
Pour reprendre le boulot mardi à 14 heures.

Je t'ai dit, je t'ai prévenu, je suis une warrior.
Aller bosser après avoir dormi 3 heures à l'autre bout de la France, ça ne me fait pas peur.

J'ai déjà fait pire.

Bon, oui, d'accord, c'était à l'école, c'est pas vraiment pareil.
L'exam coeff 3 après avoir passé la nuit à boire, puis à faire des galipettes (avec qui, déjà ?!), tout ça en ayant à peine révisé, pour une matière qui s'approchait fortement de l'abstrait à mes yeux et mes mon neurones...
C'était assez aventureux, non ?
Et ben, j'ai eu 18.
Bon, oui, on avait droit aux documents, cours, exercices, tout ça.
Mais, moi j'dis, quand même :
Auto-respect !


Je m'égare, je m'égare.
(A la fois, là aussi, je t'ai prévenu)


Je disais donc, la copine d'école qui se marie.

C'est mon deuxième mariage de pote d'école.
L'an dernier, c'était celui de Ouag'nerf.
J'y avais choppé un pilote de ligne.
De chez Air Frousse en plus.
La grande classe.
:)

Sympa.
Mais un peu grassouillet.
Et puis, il s'intéressait à moi, genre, il voulait me revoir, donc forcément, moi, il m'intéressait pas plus que ça.

Hein, je te demande, pourquoi faire simple ?!


Donc le mariage de ma copine.
Elle s'appelle Len.

Elle se marie avec un mec qu'elle a connu à l'école.
Et ce mec, je le connaissais un peu, moi aussi.
Dans les soirées, on déconnait, on prenait des photos, tout ça.

Et ce mec, devine avec qui il est grand copain ?
Devine qui il a invité de son côté au mariage ?
Pico.

The Pico.
Ca fait 1 mois que j'essaie de me préparer psychologiquement.
Pour pas fondre comme une grosse niaise que je suis quand je me retrouverai face à lui.

Jouer à l'indifférente.
Hem.
Aaah, tiens, Pico, j't'avais pas vu...

 

En attendant, hier soir, chui passée chez l'esthéticienne.
To get waxed, comme ils disent, il me semble.

Pourquoi ?
Ben, pour être présentable à la plage samedi et dimanche, bien entendu !

Pourquoi aller à la plage ?
(oui parce que tu sais pas encore, mais je vais te dire : comme je suis en weekend et que je descends à proximité de l'océan, il va pleuvoir et les températures vont dangereusement chuter)
(c'est obligé)

Oui, pourquoi, dans ces conditions, aller à la plage ?
Ben, pour mater du maître-nageur-sauveteur acquérir un hâle délicieux qui fera craquer Pico, et avoir bonne mine au mariage...

...

Oui, bon, je te l'accorde, aussi et surtout pour mater du maître-nageur-sauveteur (aka MNS) (on pense à mes pauvres doigts).

Ca, c'est l'Avantage (au milieu de tous les inconvénients) d'aller passer le samedi et dimanche à la Source, avec les parents et Mark, mon frère le chieur.

Le truc, c'est que Papa, quand il était jeune et beau (Papa est toujours beau) (mais moins jeune), il a "travaillé sur les plages".
Oui, mon Papa à moi a fait partie de l'élite des MNS de la Source.

papa

Et puis après, mon Papa à moi, il est devenu soldat du feu.
Mais il s' "occupait des plages".
(oui, les soldats du feu s'occupent aussi des plages)
(parce que sur la plage, des fois, il fait chauuuuud)

Genre, mon Papa à moi, c'était un peu le Grand Chef des MNS (comment j'me la pète !).
Donc, à chaque fois qu'il se pointait sur une plage, y avait la pause obligatoire au poste de secours, en arrivant.
Parce que tous les MNS, ils connaissaient mon Papa.

Du coup, ils nous connaissaient aussi.

Tu te souviens, quand t'allais à la plage, que tu voyais les MNS passer sur leur voiture ?
Tu te souviens, ils faisaient bonjour à une fille, en passant ?
Ben, cette fille, c'était moi.
:)


Mais bon, Papa, maintenant, et à son grand regret (et au mien aussi d'ailleurs), il fait plus ça.
Il est toujours soldat du feu, hein, mais il s'occupe plus des plages.


Tout n'est cependant pas perdu
...
A la Source, ça fait un sacré bout de temps que le chef de poste, c'est le même.
Donc il connait mon Papa.
Et y en a un autre aussi, qu'est là depuis un bail.
Donc il connait mon Papa.
Donc tous les MNS de la Source connaissent mon Papa.

Alors quand on va à la plage, je m'arrange toujours pour aller me baigner avec lui.
Même, j'y vais un peu avant.
Je m'exhibe discrètement (tout est dans le dosage) en face du mirador où les MNS récupèrent de la nuit précédente derrière leurs lunettes de soleil matent les fessiers de la faune qui se trémousse sous leurs yeux.

La règle : les ignorer superbement.
Et leur tourner le dos le plus souvent possible.
(comme ça, ils voient bien mon tatouage, et pas mon bidon)
(et puis la cellulite, de loin, ça se voit pas)

Et puis, quand Papa a fini de mettre son moule-bite rouge (arf, Papa a des vieux restes de MNS du feu qui refusent de partir) et qu'il se pointe au bord de l'eau, je le rejoins.

Là, d'ici 3 minutes, Papa se mettra à l'eau.
D'ici 3 minutes, Papa fera donc signe aux MNS sur le mirador.

Oui, parce que Papa, il aime bien aller nager loin, genre là où personne va.
Genre là où y a que des mecs en planche de su'f ou bodyboard.
Genre Mark, mon frère le chieur.

Mais les MNS, ils aiment pas que des gens sans combinaison, sans palmes et sans planche aillent nager loin là-bas, en dehors des limites.
Parce que tu comprends, le blaireau là-bas, il va se noyer. 
Sauf que les MNS, ils savent que Papa, c'est pas un blaireau.
Ils savent que Papa, c'est un soldat du feu qui était leur Grand Chef, avant.
Donc, lui, il peut y aller.

C'est pour ça que Papa, avant d'aller à l'eau, il fait toujours bonjour aux MNS.
"Salut, c'est moi, je ne suis pas un gros blaireau et je vais aller nager là où c'est interdit, avec mon moule-bite rouge d'ancien MNS"

Donc d'ici 3 minutes, Papa va faire signe.
Il faut guetter l'instant.

Ca y est, Papa fait signe.

C'est le moment.

Là, je me retourne.
L'air faussement intriguée.
Je lève la tête vers le mirador.
Donc vers les MNS.
Qui nous regardent.
Et je souris.

:)

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Pique-moi

Quand j'étais petite, je faisais comme qui dirait une réaction assez forte aux piqûres de certains insectes.

Les moustiques, dans l'ensemble, ne me gênaient pas plus que ça.
Si ce n'est pour m'endormir.
J'veux dire, quand tu passes l'été à dormir fenêtres et volets ouverts dans une maison au milieu de la forêt, des moustiques, tu en as.
Obligatoirement.

Leurs boutons étaient juste un peu agaçants.

Tout (la merdouille piqûrd'instectesque je parle) a commencé un jour de Septembre.
J'avais l'âge d'être dans les jeunes classes de l'école primaire, puisque je m'en souviens, je jouais à l'élastique aux récréations.

Un jour dans les bois, on faisait du vélo, et un moustique s'est posé sur mon mollet.
Disons plutôt, sur un de mes mollets.
Oui, parce que je n'ai peut-être qu'un neurone, mais j'ai deux mollets.

Donc, le moustique sur mon un de mes mollets.
Moi, le moustique, je voulais le virer.
Donc je me suis arrêtée pour le balayer de mon mollet.

Mais Maman devait être pressée, peut-être qu'on allait au pain et que la boulangerie allait fermer, je ne sais plus.
Toujours est-il que je me suis un peu fait houspiller, que pourquoi tu t'arrêtes aWa, c'est juste un moustique, c'est pas grave, allez allez, zou ma grande (ma mère ne m'a jamais dit ma grande) (je crois qu'elle croit que je suis encore une sa petite fille) (si tu savais, Maman...).

Très bien, j'ai repris mon vélo, et j'ai laissé le moustique me piquer tranquillement le mollet.

Mais je devais avoir un sixième sens.
Parce que le lendemain, ça n'a pas manqué, j'avais le mollet aussi gros que la cuisse.
En plus de ça, dur comme du bois.
Et plutôt douloureux.

Autant te dire que pour jouer à l'élastique, c'était pas top.

Par contre, ce jour-là, je me suis fait plein de nouveau copains.
Tu sais, à l'école primaire, quand t'as un truc pas normal, tout le monde vient te voir pour voir, justement, ce que tu as. C'est pas comme au lycée où tout le monde t'évite soigneusement...

Et aussi, j'ai été dispensée de sport...
Ca, c'était bien :)

 

La piqûre suivante, c'était ma première guêpe.

C'était l'été, chez Mère-Grand.
A l'époque on allait tous les étés passer une ou deux semaines là-bas.
Dans le Noooord(-Est).

Cette conne (la guêpe, pas Mère-Grand), j'étais assise sur une balançoire, en short (oui, même dans le Noooord(-Est) il fait beau des fois l'été), et cette conne elle vient se foutre sur ma cuisse.
Genre un peu à l'intérieur.
Tu sais, le côté qui bronze pas trop.

Donc la guêpe sur ma cuisse.

Et moi, devine ce que je fais ?

Ben moi, je serre les cuisses.
Normal.

Et la guêpe, devine ce qu'elle fait ?

Ben la guêpe, elle me pique.
Normal.

Aïe.
J'aurais p'têt pas du, en fait.

Je te passe la course interminable de la balançoire à la maison de Mère-Grand (parce que là-bas, dans le Noooord(-Est), la terre est pouilleuse (private joke), donc les terrains pas chers, donc les jardins sont grands) en pleurant/criant/hurlant, je sais plus trop, mais ça devait être un des 3.
Tu me pardonneras, pour les cris et les pleurs, hein, j'étais pas bien grande.
Pour te dire, sur mes 2 frères, je crois que j'en avais encore qu'un.

Je suppose, je me souviens vaguement, d'histoires de vinaigre et de recherche du dard dans ma cuisse (houlàààà je sens que je vais récolter de sacrées recherches Gougle avec ça!).
Dard que Madame la Guêpe avait eu la décence de garder.

Et puis je me souviens qu'après (genre juste après), on était partis chaipa-où en vacances à la campagne-montagne, même qu'on avait été obligés de s'arrêter à une pharmacie parce que ma cuisse re-faisait l'épisode mollet en bois.
Sauf que c'était la cuisse, toute gonflée, rouge et dure.
Et c'était une piqûre de guêpe.

Donc Maman, qui se moquait gentiment de moi avec le moustique et le mollet en bois, ben là, elle flippait un peu.
Héhé.

Bon, au final, ça c'est tassé.
Juste, depuis, je fais vachement attention quand y a des guêpes dans les parages.
Je regarde où je pose mes fesses, je ferme la bouche et je bouge doucement.

 

Y a eu aussi une histoire de taôn. Ou tâon.
Taon quoi.
Tu sais, cette espèce de mouche profilée.
Qui pique.

Et ça, quand ça pique, tu le sens.
Genre, ça commence à piquer un peu, tu te demandes ce que c'est, et ça fait de plus en plus mal, alors tu regardes, et tu vois la bête, posée sur toi (et même à travers les fringues, elle y arrive).
Qui te pique.
Mais là, c'est trop tard.

Donc je me souviens vaguement, c'était encore chez Mère-Grand.
On faisait une balade en poney dans la forêt.


forêt
Le 30 Mai 2008 à 17:39
Ardennes


J'aime pas, la forêt, chez Mère-Grand.
D'abord, y a des sapins partout.
Ca sent l'sapin.
J'aime pas, ça m'oppresse.

Et puis ensuite, y a des bêtes partout.
J'aime pas les bêtes.

J'avais un pull, j'me souviens, comme quoi c'était pas l'été.
Quoique, peut-être, en fait. On sait jamais.
Et le taon, il m'a piquée à côté du pull.

The bout de peau qui dépasse.

Les moustiques, c'est chiant.
Les guêpes c'est con.
Les taons c'est vicieux.

 

Et puis ensuite, on est partis en vacances en Guadeloupe.
J'avais 12 ans.

Là, j'ai rencontré des moustiques voraces.
Tellement que au bout de 2 ou 3 jours, j'avais une vingtaine de piqûres sur chaque bras.
C'est là que j'ai appris à supporter le bouton de moustique.

L'ignorer.
Ne même pas le regarder.
Bouton, je ne te hais point.

Quand t'en as 20 sur chaque bras, je préfère te dire que c'est pas easy easy.
Mais bon.
J'vous avais pas dit ?
Chui une warrior, moua.

 

Après ça, j'ai plus trop eu de galère insectesque.

Les moustiques ?
C'est quoi ça déjà au fait ?
Ah j'ai un bouton là ?
Boh, j'sens pas...

 

Si, y a bien eu, y a 3 ou 4 ans, une invasion de mouches plates, un été à Lacanau.
Genre des mouches profilées, un peu comme les taons.
Sauf que les taons, c'est plus profilé genre allongé.
Alors que les mouches plates, c'est plus profilé genre rond.
Et plat.

Et tu sais quoi, le mythe de la mouche plate, c'est que tu peux pas l'écraser.
Tu tapes dessus.
Tu enlèves ta semelle.
Elle s'envole.
Normal.

Sinon, la mouche plate, niveau piqûre, c'est genre la piqûre du taon.
Assez relou.
Elle arrive, elle se pose, elle te pique.
Là, t'as mal, alors t'essaies de la virer.
Mais elle revient.
La conne.

Quand elle revient plus, c'est qu'elle a tiré tout ce qu'il y avait à tirer de toi.
Toi, tu t'en tires avec une piqûre de mouche plate.
Assez pénible, en passant.

 

Voilà.
Sinon, depuis mes 12 ans, en gros, j'ai plus de problèmes avec les insectes.

Bon, y a quand même l'araignée qui passe, tous les 3 ans.
Visite de routine.
Qui te pique sur la paupière pendant la nuit, et qui se barre.
Et qui te laisse avec une tête de catcheur professionnel pendant une petite semaine.
Nice.
Sexy


Mais à part ça, rien

 

Ah ouais, si.
J'ai vaguement évoqué, quand je suis revenue de Gwada, les ien-iens.
Des espèces de moucherons atroces qui piquent.

Je t'esplique un peu plus :

D day : le ien-ien se jette sur toi.
Je dirais même plus : se jette sur toi en horde.
Sur le moindre centimètre carré de peau laissé malencontreusement à l'air libre.
Il se jette donc sur toi (en horde) et te pique.
Aïe.
Relou, le truc.
Aïe, barre-toi de là, saloperie !
Mais bon, ça te pique, mais c'est tout.
Pas de bouton...

Day + 1 : tu te disais bien, pas de bouton, c'était quand même un peu louche.
Là où toutes les saloperies t'ont piquées, tu commences à avoir des mini tâches rouges qui apparaissent...

Day + 2 : Maintenant, y a pustule blanche qui pousse au milieu du bouton rouge.
Charmant.
Et en plus, ça gratte.
Atroce.

ien ien style
Le 5 Avril 2008 à 10:41
Guadeloupe


Day + 3
: en avion, en pantalon, tu fais avec.

Day + 4 : en pyjama, dans ton lit.
Tu grattes.
Un peu.
Tu grattes.
Beaucoup.
Enflure générale de la jambe droite.
Enflure générale de la jambe gauche.
Douche froide des jambes.
Ca gratte toujours.
Tu arraches.
Soulagement.

Day + 3 mois : des tas de cicatrices sur les jambes.
Charmant, j'te jure.
Si je fais pas craquer mon grand blond avec ça...

 

Mais à part ça, j'te disais, rien.
Pas de problème de moustique.

Bouton ?
C'est quoi ça déjà ?

 

Alors dis-moi, est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi, hein, pourquoi, y a 3 semaines, quand on est allés pique-niquer à Versailles, avec les copains ...

...
pourquoi je me suis fait bouffer par les moustiques ?!

Et pourquoi, surtout, pourquoi ça a gonflé ?!
Et duré bien 4 jours (voire plus, hein) (et je ne suis pas de Marseille) et gratté affreusement pendant tout ce temps-là ?!

Vois le monstre :

alien

 

Et c'était pas le seul, j'en avais deux ou 3 autres du même genre, dont un plutôt mal placé sur la fesse, à l'endroit où y a la jupe qui frotte quand tu marches...

Mais celui-là, je te le montrerai pas.
:)

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The way I am - 3

Voici la suite (et fin ?) du feuilleton de l'été, en exclusivité mondiale sur mon blog, pour toi lecteur :
pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.

Comme tu es accro à ta série (et à mon blog en général), tu as tout suivi.
Mais pour accueillir en douceur les nouveaux arrivants, voici le début de l'histoire :


Précédemment dans The way I am…

Après avoir déclaré mon craquage total pour lui à Michaël et m'être pris un vent, celui-ci (Michaël, pas le vent) revient la bouche en cœur le jour de mon anniversaire pour me demander ma main de sortir avec lui.
Bien sûr, j'accepte (une première fois, ça ne se refuse pas).
Pendant un mois et demi, c'est l'idylle.
J'apprends à rouler des pelles, j'apprends à me balader au bras d'un beau gosse, j'apprends à tromper mon mec.
Et puis un jour, Michaël m'évite.
Comme souvent dans ces cas-là, le mec fait le lâche, fuit plutôt que d'affronter la vérité.
Je suis donc obligée d'aller le trouver pour lui demander ce qu'il se passe.
Apparemment, il se passe des choses dans sa tête, et c'est pas ma faute, mais me voilà larguée.


Episode 3.

J'ai été malheureuse, mais je l'ai caché.
Le soir, chez moi, j'ai pleuré, et c'est là que ma mère a appris que je sortais avec lui.
On est proche, entre mère et fille, chez moi, hein…

Et puis après, j'ai fait la forte.
Bien sûr, il était toujours dans ma classe.
Je faisais comme si c'était pas grave, que lui et moi, on soit plus ensemble.
Mais c'était pas bien facile, t'imagines…


Et puis, deux semaines après, je me suis cassé le coude gauche.
Même que ma mère, elle était persuadée que c'était à cause que Michaël m'ait largué, parce qu'elle avait entendu parler d'un bouquin comme quoi tous nos maux corporels reflètent nos maux de l'esprit et les relations avec nos proches.


Après, je te passe le Bac (avec mon plâtre), je te passe la soirée chez Sandrine où on était chacun de notre côté (et moi avec mon plâtre), parce qu'on a beau faire semblant de rien, qu'on est tout simplement amis, c'est quand même pas évident. Ce soir-là, il paraît qu'il a passé 1 heure à parler de moi à Sandrine (et moi j'ai parlé à mon plâtre).


Et puis on arrive aux résultats du bac (sans mon plâtre).
Le bac, pour la plupart, on l'avait tous eu.
Pour fêter ça, Clarisse a organisé une soirée chez elle.

Chez Clarisse, on était beaucoup des "meilleurs" de la classe.
Ceux avec qui je m'entendais bien, quoi.

Il y avait Julien, Guillaume, Michaël, Sandrine, Loïc, et les autres.
Avec Michaël, c'était toujours pareil, mais on se reparlait à peu près normalement.
Sauf qu’on avait rien à se dire.


Ce soir-là, on avait tous un peu bu, mais pas trop (pas comme dans la pub de la télé en ce moment) (boire trop, c'est maaaaal), on avait bu juste ce qu'il faut.
On était tous un peu joyeux, mais raisonnablement.

On a joué à cache-cache dans le jardin.
J'ai retrouvé Michaël derrière un arbre.
J’ai essayé de discuter avec lui, mais il est resté distant, froid, désagréable, et il me disait que j’étais bourrée et que je disais des conneries.
Ben non, j’essaie juste de discuter un peu…

Alors je suis partie jouer ailleurs.
Tant pis, si c'est vraiment fini.


Et puis Sandrine est venue me dire que Julien était amoureux de moi.
Julien ? Noon, c’est pas possible … ?!
Ok, on arrête pas de déconner, mais c'est tout ?!
Elle m'a dit que, sa manière de me regarder, me taquiner, tout ça… non, c'était pas tout.
J'y croyais pas trop…


Et puis ensuite, y a eu de la musique.
Loïc m'a proposé de danser, alors on a dansé un peu.
Je lui ai raconté, pour Michaël, qu'il restait froid et méchant, et Loïc, il m'a dit : tu veux le rendre jaloux ?
Tentée, j'ai dit oui.
Quand Loïc te proposes ça, tu peux pas dire non. Il faut sauter sur l'occasion.

Alors, on a dansé un peu plus chaudement, un bon zouk, et je lui ai caressé les abdos (bah oui, quand ça fait juste 3 mois que tu sais rouler des galoches, danser chaudement, ça va pas bien loin, hein).
Et Loïc, je peux te dire que des abdos, il en avait…


Et puis on est allés s'assoir, autour de la table où y avait tout le monde, et Michaël aussi, et Loïc m'a prise sur ses genoux.
Je le revois comme si c'était hier.
On se faisait des mini-papouilles, l’air de rien.
Et puis y avait Michaël, pas loin, qui surveillait l’affaire d’un air soupçonneux

Avec Loïc, on a beaucoup discuté, il m’a raconté sa manière de voir les choses, il m’a écoutée, et il m’a dit que j’avais la vie devant moi, que les vacances d’été étaient là et qu’il fallait que j’en profite.
Et là, on s'est embrassés.
Loïc, il embrassait trop bien.
Pile le parfait milieu entre Michaël et le Marocain.

Heureusement, Michaël était déjà monté se coucher.
Vesqué comme un pou, d’ailleurs, il avait l'air.

Après the bisou, Loïc est parti aussi, et dans la foulée, je me suis sentie fatiguée.
Alors je suis allée me coucher.


Mais bon, j’me sentais quand même un peu merdeuse que Michaël soit parti en faisant la tronche.
Parce que tu sais, j’aime pas faire du mal aux gens.
Mais ça m’avait quand même bien fait triper de le rendre jaloux.
Va comprendre. A la fois, il l’avait bien cherché.
Mais bon…

Alors je suis allée devant la chambre où il dormait, j’ai passé la tête :
« Michaël ?
- Rggnnrph. Quoi ?
- Tu veux qu’on parle ?
- Non, j’ai envie de dormir. »
Sur un ton qui te coupe toute envie de discuter.
Autrement dit, casse-toi tu m’emmerdes.


Du coup, chui allée me coucher, moi aussi, pour de bon (que je croyais) dans une autre chambre.

Sauf que 3 minutes plus tard, voilà que Julien me rejoint.
Le Julien qui paraît-il est amoureux de moi.
Je sais plus de quoi on avait parlé, mais ça se sentait que, en effet, je le laissais pas indifférent…


Le lendemain matin, Michaël et moi, on est repartis en même temps.
Il m’a demandé de quoi je voulais lui parler, la veille.
Je lui ai dit que c’était flagrant qu’il était blasé que je sois proche de Loïc, et il m’a répondu un truc genre « Ah bon, je vois, mais de toute façon, nos chemins se séparent ici ».

Et voilà.
End of discussion.


Sur le trajet jusqu’à chez moi, j’ai la pression qu’est montée dans la cocotte minute, parce que Môssieur était jaloux alors que c’est lui qui m’avait larguée sans plus d’explications, Môssieur me prenait pour une conne, Môssieur ne répondait pas aux questions…

A l’arrivée, je bouillais.
J’ai pris le téléphone, je l’ai appelé, et je lui ai balancé tout ce qui débordait, que même si j’avais bu je savais parfaitement ce que je faisais, que je m’étais amusée, qu’il avait pas à être jaloux ni à me faire des réflexions parce qu’on était plus ensemble.

Réponse : Il était pas jaloux il avait les boules.
Nuance.
Enfin, moi j’vois pas la différence, quoi.
Bref.


Là-dessus, je suis partie 3 semaines en colo en Grèce, me changer les idées, racler les fonds de pot de Nutella, et mater de l’Appollon.
En laissant mon portable à ma mère.

Et quand je suis revenue, un charmant message m’attendait.
De Michaël, est-il besoin de le préciser…

« Il paraît : que je te rêve encore (c’est pas vrai, faut arrêter le délire) et que t’es sortie avec Loïc. C’est bien, bois encore un peu et tu te feras vraiment attraper. Bonnes vacances »

Conseil que j’ai suivi quelques mois plus tard. Mais ceci est une autre histoire.

 

Oui, parce que là, je pense que j’ai retrouvé la base des raisons qui font que dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.

J’ai trop mis dans cette première histoire.
J’ai été blessée d’être larguée sans explications.
J’ai trouvé injuste qu’il me reproche ensuite de côtoyer d’autres mecs, comme si j’étais encore à lui.
Ou comme si j'avais un deuil à faire.
Les filles, des salopes, et les mecs, des tombeurs, c'est bien ça ?
C’est lui qui avait décidé de la fin.
J’ai trouvé injuste qu’il me traite comme une gamine irresponsable.


Et ce soir-là, j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans la personne de Loïc.
Alors que pendant l’année, on avait pas été plus potes que ça.
Il m’a redonné confiance en moi, ce soir-là.
Il m’a ouvert les yeux, m’a dit de profiter de la vie.

 

C’est ce conseil, il me semble, que je suis, du mieux que je peux et à ma manière.
Je profite de la vie.


Bien sûr, je me suis pris un sacré paquet de coups dans la gueule, depuis.
Puisqu’à ce moment-là, tout ne faisait que commencer.

A chaque nouvelle histoire qui commence, à chaque fois que je rencontre quelqu’un qui me laisse espérer, j’ai tendance à attendre, à vouloir trop.
C’est plus fort que moi, c’est comme ça.
Je tombe presque amoureuse d’un embryon d’espoir.


Alors, quand je réalise que non, en fait, rien, ou juste un soir, ou juste pour s’amuser, forcément, ça fait mal.
C’est pourquoi au fil des années, au fil des rencontres, des aventures, et des histoires à peine commencées qu’elles étaient déjà finies, j’ai appris à cacher mon petit cœur derrière de hautes murailles.

J’ai toujours l’espoir, j’ai toujours le rêve, mais lorsqu’ils s’écroulent, je n’en souffre plus.
Ou beaucoup moins qu'avant.
J'essaie de ne garder que le bon.

Et pour ça, je fais comme eux.
Je pense comme eux.

Les mecs, pas tous, mais ceux sur qui je tombe, ils se prennent pas la tête.
Si un soir ils ont envie de s’amuser, ils se tapent une nana, pour le fun.
Sans rien de sérieux.

Et bien, si le mec me plaît, si la situation s’y prête, si j’en ai envie, je suis cette nana.
Je passe un bon moment.
Les choses sont claires.
Les deux personnes sont d’accord.

Le lendemain, personne n’est déçu.
On repart comme on est venu.
Sans regret, sans espoir.
On a juste passé un bon moment.

 

Voici, lecteur, la fin (?) de ta série de l’été, ou pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.

(oui, parce qu’en plus, à ce moment, je n’ai pas encore vu le grand méchant loup…)
(et à ce jour, je n’ai toujours pas vu celui de Michaël d’ailleurs)
(parce que Michaël, par contre, je l’ai revu)
(mais je ne vais pas m’étaler plus que ça ici, hein)…
;)


Bon, lecteur, je m’arrête là dans l’étalage de ma vie sentimentale, parce que j’ai peur de t’ennuyer avec la suite.


Et pour finir …

Si tu veux faire sortir Michaël, tape 1.
Si tu veux faire réapparaître Loïc, tape 2.
Si tu es pour l’abolition des trëma, tape 3.
Si tu connais Julien, lève la main.
Si tu veux la saison 2002-2003 de The way I am, tape 4.
Si tu veux la saison 2000-2001 de The way I am, tape 5.
Si tu te demandes comment je pourrais te pondre tout ça, tape 6.


7ou, pour le moment.

PS : Si tu veux que je sorte, tape 8…

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The way I am - 2

Aujourd'hui, sois heureux, lecteur, tu as droit à la suite de pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.


Précédement, dans The way I am ...

Tu te rappelles bien, parce que tu es un lecteur assidu,
que je suis en Terminale,
que je ne suis jamais sortie avec personne,
que je suis amoureuse de Michaël
et qu'il m'a déjà foutu un (gentil) vent.
Et qu'aujourd'hui, c'est mon anniversaire, et que Michaël a paraît-il un cadeau pour moi.
On se retrouve donc seuls sur un banc (comme de par hasard), et Michaël attaque.


Episode 2
.


"Tu sais, tout à l'heure, je t'ai dit que j'avais un cadeau pour toi
- Oui …
- Ben en fait c'est pas vraiment un cadeau
- …
- Tu te souviens, quand tu m'avais parlé, je t'avais dit que non, je voulais pas sortir avec toi
- Oui, je me souviens bien
- Et bien, j'ai changé d'avis
- …
- Tu veux sortir avec moi, aWa ?
- Ben, chui étonnée, là… Quel changement !
- Ben moi aussi chui étonné - (ce con)alors ?
- Ben … ui …  - (trop heureuse)
(quelle conne)
(n'empêche, faut bien commencer à un moment, hein)


Et là, j'ai eu droit à mon premier bisou sur la bouche.
Même que quand il s'est approché, j'avais tellement pas l'habitude que j'ai failli détourner la tête…

"Ca fait bizarre, j'ai dit
- Oui, ça fait bizarre", il a répondu.
On avait tous les deux un grand sourire.


Suite à ça, on est sortis un mois et demi ensemble.
Pour ton information personnelle, c'est la relation la plus longue que j'ai pu avoir jusqu'ici.

C'était bien.
:)
Il m'a appris à faire des French Kiss, on allait dans le petit bois près du bahut, le midi, on se tenait la main, et on se roulait des tas de pelles. Le bonheur, quoi.
J'étais amoureuse.

Et puis, Michaël, il était parfait : malgré son creux sur la poitrine (parce que les épaules, ça allait, mais les pecs, c'était pas ça), il était parfait.
Il était juste ce qu'il fallait adorable, juste ce qu'il fallait macho, juste ce qu'il fallait protecteur, juste ce qu'il fallait fragile.

Et je suis assez difficile sur le dosage.
Mais il était juste ce qu'il fallait.

Pendant un mois et demi.


Mais il faut te dire aussi que, pendant ce mois et demi, il y a eu 15 jours de vacances de Pâques.
Avec ma famille, on est allés à Center Parcs.

Center Parcs, tu sais, c'est là où tu passes ta journée en maillot de bain entre la piscine à vagues, le jacuzzi et la rivière sauvage, dans une température tropicale et une eau de la température de ton bain.

Moi j'avais 17 ans, à l'époque j'étais jeune, j'avais pas le bidon qui fait des plis (témoin de 6 bonnes années d'empiffrage méthodique et consciencieux), j'avais pas non plus de cellulite sur les jambes.
T'imagines bien, avec 7 heures de danse par semaine, le corps de rêve que je me payais.


Et donc j'ai rencontré un mec, je sais plus comment il s'appelait mais il était Marocain et habitait en Belgique. Il avait 25 ans, je crois.
Et il avait un superbe maillot de bain rouge, alias moule-b*te, qui laissait deviner le superbe instrument qui se cachait dessous.

Un truc de fou.

Je te raconte même pas ses abdos et ses épaules, tu ne me croirais pas.
Même de la tête il était beau.

Et, au fil de la semaine, après avoir joué à cache-cache-je-ne-te-suis-pas dans la rivière sauvage, après avoir joué à s'épier et à s'ignorer dans le jacuzzi, on a fini, dans un méandre de la rivière, par discuter.

Et on s'est donné rendez-vous au soir.
Le soir, j'ai fait des pieds et des mains avec mes parents pour retourner à la piscine en nocture, et j'ai fini par les persuader.
Sauf que mon père et mes frères sont aussi venus avec moi.

J'ai quand même retrouvé mon Marocain, discrètement, et on est allés discuter, puis philosopher (…) dans un angle mort.


Là, j'ai appris qu'il y avait plusieurs manières de rouler des pelles.
Autant avec Michaël, c'était rapide et circulaire, autant là, je m'en prenais plein la glotte.
Le mec était bien dominateur, il m'avait plaquée contre un mur, mais il a du me prendre pour ce que je n'étais pas (du moins pas encore…) parce qu'il a voulu descendre sa main un peu trop bas.

Moi qui sentais déjà le moule-b*te et son contenu viril (et c'est rien de le dire) se presser contre moi, j'ai un peu flippé.
Imagine, un mois avant j'avais jamais roulé une pelle, et là je me retrouvais en maillot dans une piscine avec un mec qui essayait de me caler un doigt. Et mon père dans les parages.
T'aurais pas flippé à ma place ?

J'ai fermement repoussé sa main, il a compris le message et on a continué à se rouler chastement des pelles jusqu'à l'heure de fermeture.

Le lendemain, c'était le départ, les vacances étaient finies.
Et deux jours plus tard, je retrouvais Michaël, l'air de rien.

Oui, bon, voilà, j'étais jeune et conne, à l'époque (en plus d'être bien foutue) (à l'époque)…


Et puis un jour, Michaël n'est pas venu m'embrasser.
Il ne voulait pas me parler.
Pendant une journée, j'ai respecté cet éloignement qui m'était imposé, et puis je suis allée le voir.

Je lui ai dit que s'il ne voulait plus sortir avec moi, fallait qu'il le dise franchement, que ce soit clair.
Il m'a dit que c'était pas à cause de moi, qu'il avait rien à me reprocher (si tu savais mon pauvre...) mais que c'était dans sa tête.

Voilà.
Et puis c'était fini.


Parce que je sens que ça va être la série de l'été, lecteur, je crois que je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, et tu auras la suite plus tard ( ;) j'aime le teeeeeeaaaaaaaaasing !)

 

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The way I am - 1

Un peu dans la même lignée que cet article, je vais aujourd'hui te dire pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.


En terminale, dans ma classe, il y avait un mec qui m'impressionnait.
Il s'appelait Michaël.
Au début, seulement, il m'impressionnait.
J'avais un peu peur de lui, presque.

Mais il était super pote avec un autre gars, Mathieu, qui était dans ma classe depuis 3 ans, parce qu'on faisait allemand en LV1, et ils nous avaient regroupés par section.

Et puis Michaël aimait le foot, aussi, mais lui supportait Toulouse, alors que moi, Bordeaux.
Oui, tu sais peut-être pas, mais à l'époque, j'étais abonnée au Stade Lescure Chaban-Delmas.

Donc, avec Michaël, on a commencé à discuter un peu foot, on se chambrait en fonction des résultats de nos équipes, et puis au fil de l'année, lui et ses potes et moi et mes copines, on traînait un peu plus ensemble, aux heures de permanence, et à la sortie des cours.
Bon, n'imagine pas non plus qu'on restait à fumer des pétards dans le petit bois à côté du bahut jusqu'à 20 heures, hein.
D'abord, j'ai jamais fumé de pétard, et puis quand je parle de la sortie, c'était tout juste 10 minutes, entre la fin du cours et mon bus.

Parce que j'allais à la danse quasiment tous les soirs de la semaine, cette année-là.
Et Michaël, il habitait près du Conservatoire.
Donc au bout d'un moment, on prenait le bus ensemble.

 

Michaël, je sais pas comment il est maintenant, mais à l'époque, c'était une grande gueule.
Un poil impertinent, l'accent du Sud-Ouest, la répartie bien trouvée.

Je ne le trouvais pas beau, au début, mais j'ai fini par tomber amoureuse de lui.
Il était roux, les cheveux très courts, la barbe presque aussi longue que ses cheveux, les yeux bleus et des taches de rousseur.
Il avait une voix de mec, était déjà assez grand, plus grand que moi, avait de bonnes épaules, sûr de lui.

Pour moi, au fil de l'année, il avait acquis un charisme incroyable.
Je pensais à lui tout le temps.
Faudrait que je retrouve mon "carnet de bord" de l'époque, pour voir ce que j'avais bien pu écrire comme niaiseries à son sujet…

J'avais 16 ans, je n'avais jamais embrassé de garçon, je ne savais pas quoi faire pour lui faire comprendre.

Alors un jour, en février, je me suis arrangée pour aller au stade en cours de sport avec lui, et sur le chemin, je lui ai sorti tout ce que j'avais sur le cœur.
J'avais mis tout mon espoir, tout mon courage dans ces mots que j'avais préparés.
Dieu merci, depuis, j'ai compris qu'on faisait pas comme ça dans la vraie vie, à moins d'être sûr de la réponse...

Il m'a écoutée, il ne s'est pas moqué de moi.
Il m'a dit qu'il me trouvait super sympa, très mignonne
- c'est là, Chris, que j'ai pfffffé d'un air de dire, mon œil, et qu'il a répliqué : "c'est pas à toi de dire si tu es mignonne ou pas, et moi je trouve que tu l'es" -
Mais (bien sûr, il y avait un mais) il me considérait plus comme une petite sœur.
Facile.

Cela dit, il espérait qu'on reste amis quand même, il ferait comme si de rien n'était, et espérait que je ne serais pas trop gênée.

C'est là que j'ai appris à faire semblant.
J'étais toujours follement amoureuse de lui, et t'imagines bien qu'être dans la même classe, ça aide pas à oublier.

Mais j'ai fait semblant.
J'ai appris à prendre l'air détachée, à faire comme si de rien n'était, à le regarder sans trop me trahir, à ne pas le regarder, même.
Mathieu et lui et mes copines et moi, on a continué à traîner ensemble.

Le temps a passé, lentement.
J'ai foutu un vent à un petit maigre avec qui j'avais mangé une fois, un mercredi à midi à la cantine.
Il était en sport-études au lycée, un apprenti Girondin, et il a pas du apprécier le vent, parce qu'ensuite, à chaque fois que je les croisais, lui et ses comparses, je sentais qu'on se foutait de ma gueule. M'enfin, j'avais été gentille, quand même.

Puis, Avril est arrivé.
Le jour de mon anniversaire, à la récré, Michaël m'a dit qu'il avait un cadeau pour moi.
Ca m'a intriguée – je suis curieuse…
Et puis, plus rien, rien dans la matinée, rien à midi.
On avait une heure de trou, l'après-midi.

On est allés au soleil, Mathieu, Sandrine, Michaël et moi, sur un banc.
On discutait. Et puis Mathieu est parti, il avait un truc à faire à la vie scolaire.
Et puis Sandrine est partie, elle allait voir ce que Mathieu fabriquait.

Restait Michaël.
Et moi.

"Tu sais, tout à l'heure, je t'ai dit que j'avais un cadeau pour toi
- Oui …
- Ben en fait c'est pas vraiment un cadeau
- …
- Tu te souviens, quand tu m'avais parlé, je t'avais dit que non, je voulais pas sortir avec toi
- Oui, je me souviens bien
- Et bien, j'ai changé d'avis
- …
- Tu veux sortir avec moi, aWa ?

 

Et parce que je suis sadique… t'auras la suite au prochain épisode (teaaaaaaaaaasing :D) !

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Week-end chez mère-grand

Il y a quelques temps, j'étais en week-end chez mère-grand, donc.

J'ai loupé le coche de tout vous raconter, je vous dirai juste que

- j'ai échappé à la descente en canoë de la rivière par un temps brumeux et 15 degrés au compteur.

Pourtant, mère-grand était motivée :
"Bah ça va se lever, tu sais le temps, c'est orageux, un coup des nuages un coup une éclaircie...
- Mouais, enfin, moi j'appelle pas ça un temps orageux, j'appelle ça un horizon bouché, une couverture nuageuse dense, tout ce que tu veux mais à mon humble avis, on est trèèès loin de l'éclaircie, là !"

(là, tu te dis : attends, c'est qui des deux qui a 60 ans, et c'est qui des deux qui devine le temps de la journée en regardant le ciel, là ... ?!)

Mais elle ne doutait toujours pas.
Oui, parce que mère-grand est des Ardennes, mère-grand est née là-bas, y a vécu toute sa vie et y mourra.
Quand il fait 15°C et nuageux-brumeux-immonde, mère-grand trouve qu'il fait beau.
Quand il fait 20°, mère-grand a chaud.
Au delà, elle n'imagine même pas.

J'ai fini par casser l'ambiance et dire que par ce temps-là, j'avais pas envie de faire du canoë.
J'ai passé la journée en col roulé.
Le dernier week-end de mai.
Ou premier de juin.
Effrayant, non ?

 

- j'ai trouvé la parade aux éternels "et ton petit copain ?" des grands parents.

Mère-grand était en train de me bassiner qu'avec ma taille, il allait falloir me trouver un copain qui soit grand, qui soit même plus grand que moi, parce que tu comprends, un couple où la femme dépasse l'homme, c'est quand même ridicule.

- Bah oui mais, mère-grand, on choisit pas de qui on tombe amoureux !
- Bien sûr, mais moi je pourrais pas tomber amoureuse d'un homme plus petit que moi... Quand même aWa ! C'est ridicule, tu ne trouves pas ?!
- Ben, non, je trouve pas ça ridicule, c'est l'amour quoi, on choisit pas uniquement sur des critères de taille !
- Rhoooo... enfin, quand même, blabla blabla

Et là, j'ai fait un tilt  * idée brillante *  dans ma tête.
Je sais que mère-grand n'est pas raciste (elle voulait me caser avec "le grand noir du dancing" (dixit elle-même) la dernière fois que j'y étais allée, et heureusement pour moi il n'était pas là), mais l'idée c'était putôt ça ... :

- Enfin, aWa, un homme plus petit que toi, ah, non... (quand mère-grand a une idée, elle ne la lâche pas...)
- Bon, mère-grand, si c'était une femme plutôt qu'un homme, tu dirais quoi ... ?
- *silence emmerdé*
- *silence amusé*
- Ah ouais, mais... c'est pas pareil...
- Ben si
- En tous cas, un homme plus petit...
- Bon, et alors, tu préfèrerais quoi entre un homme plus petit que moi et une femme plus grande ?!

Là, ça l'a fait marrer.
En en rediscutant le soir, j'ai compris que l'idée la surprenait venant de moi, mais qu'elle ne me jetterait pas aux orties pour autant si jamais la situation se présentait.
:)
Par contre, j'ai cru comprendre que son petit copain (qui s'est abstenu de commentaires) n'est pas tout à fait du même avis.

Donc voilà, j'ai la parade à la famille qui m'emmerde sur ma vie privée...
:)

 

- et j'ai pris des tas de photos champêtres !

Mais ça, c'est pour demain, parce que demain, c'est dimanche, et comme ça je pourrai vous coller toutes les photos que je veux, puisque c'est le thème du jour...
:)

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Horoscope : juin-juillet

Bonjour, les gens.

Voici venu le temps des rires et des chants du premier bilan horoscopal.

Souvenez-vous, au début du mois dernier, le programme était annoncé.

 

Voyons ce que ça donne :

Juin :

Thème : Passion.
Ah ... ?
T'as vu ça où, toi ?

« Vie privée : célibataire, vous pourriez bien être en pleine ébullition sentimentale.
C'est cela oui, ... je me consume d'amûûr pour mon grand blond...
Un bon mois affectif pour le signe.
J'ai rencontré de nouveaux gens dans ma vraie vie !
Le meilleur, c'est que c'est vrai.
J'ai peut-être rencontré une coupine avec qui aller à la piscine...
D'la balle !
:)
Par contre, y a d'autres gens qui m'ont gonflée sévèrement !

Vie professionnelle : vous êtes en train d’apprendre quelque chose qui vous plaît énormément …
Oui, je suis en train de découvrir de plus près les mécanismes du congé sans solde et de la mise en disponibilité, et qu'on peut peut-être quitter le métier sans avoir à tout rembourser...

… en regardant les autres faire,  -

et vous vous investissez à fond, pleine de passion et d’énergie.
J'ai mis 1/4 de mon salaire de côté ce mois-ci, j'espère maintenant ne pas avoir besoin d'aller piocher dans les réserves d'ici que le prochain arrive … !
Vous tenez le coup sur un gros projet.
Vazy dis-moi, que je sois au courant …

Forme : bonne.
Dans l'ensemble, si l'on met de côté le fait que j'ai été crevée tout le temps, oui.
Vous dormez comme un bébé
Si on considère que les bébés se couchent à minuit et en écrasent jusqu'à la sonnerie du réveil, là encore oui…
 et mangez comme quatre sans prendre un gramme.
Manger comme 4, je ne sais pas trop si je l'ai fait, en tous cas je n'ai clairement pas mangé sainement !
Par contre je n'ai ni pris, ni perdu des grammes…
Un bel équilibre.
Si tu le dis…
 » 

 

Vous constatez tout comme moi que cet horoscope pour Juin était plus que bâclé...
Je ne félicite pas les voyants !
Voyons maintenant ce qu'on me prépare pour Juillet...

 

Juillet :

« Vie privée : vous privilégiez la vie de famille, 
Oui, moi qui me prévoyais 5 jours de fête et siestes crapuleuses sur la plage à Lacanau mi-juillet, je sens qu'en fait ça va être sur le canapé à faire la discussion à Maman qui peut pas bouger...
vous occupant de tout un petit monde ravi de votre dynamisme et de votre bonne humeur. 
En même temps, si je reste sur le canap' à côté de Maman, j'ai comme des doutes (gros, les doutes, gros) sur ma bonne humeur...  
Votre partenaire suit votre planning de festivités.
Partenaire ? Oui ? Où ça ?! *cherche*  *plisse les yeux*  *cherche encore*  *ne trouve pas*
Festivités ? Oui ? Où ça ?!  *cherche*  *plisse les yeux*   Ahh, tu veux peut-être parler du bal des pompiers le 13 Juillet... ? Et du feu d'artifice à Lacanau le 14 ?
:)
Allez, Papa, allez, on y va au bal des pompiers, allez, quoi !
Allez, Maman, laisse-moi aller à Lacanau aujourd'hui, allez, quoi !

Vie professionnelle : des choix importants se profilent pour la rentrée, et vous ne savez pas quoi décider. 
Houlà tu vas vite en besogne ma grande ! En Juillet j'aurai pas encore eu de vacances, et tu me parles déjà de rentrée ?! Tssst, chaque chose en son temps, tu veux bien !
Une réelle ambivalence et une certaine peur de vous tromper vous habitent. 
... j'attaque Grand Blond ? J'attaque pas ... ? Ah, non, ça c'est pour Août ... et puis c'est pas dans la vie professionnelle en plus... Ah, cela dit, en parlant de vie professionnelle... mais chuuut  :)
Pour une fois, demandez des conseils et suivez-les.
On verra, hein ! Je suis les conseils si je veux ! Si j'ai envie de me casser le nez sur un mur, rien ne pourra m'en empêcher...

Forme : votre joie de vivre vous donne bonne mine, 
Genre ... , c'est surtout le soleil qui donne bonne mine, oui !
ralentissez juste la caféine.
Ca risque de pas être facile. 
Quand on est à Zéro, on fait comment pour ralentir ?
 » 

Rendez-vous dans un mois pour le bilan ?
:)

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Cric crac ...

Croc.
Héhé. 

Bonjour, les gens.

Comment ça va, vous ?

Moi ça va bizarre.
Ca vous rappelle quelque chose ?
Non ?
Si oui, ceci n'est pas le même article que celui de la semaine dernière.

Bon, alors, vous vouliez du croustillant, comme ça ?!
Vous avez été plein à en réclamer, si, si, j'ai des preuves.

J'ai beaucoup hésité à écrire ceci, mais bon, soyons fous...

Pour tout vous dire, hier, j'ai mangé une pomme, aujourd'hui du crunch, et demain trois bounty.
Ah, mince, demain c'est pas encore passé.
En plus, les bounty, j'aime pas.
Rapport à la noix de coco qu'il y a dedans.
Par contre, les sorbets coco de la pointe de la Grande Vigie, j'adore.

Cherche l'erreur.
Et dis-moi quand tu trouves.

Ce matin, mon réveil a sonné, je me suis levée et ensuite, après le petit déjeuner, je me suis lavé les dents.
Je suis allée au travail, où j'ai travaillé, le matin et même l'après-midi, et au milieu, bien sûr, je suis allée manger sur mon parking préféré.
C'était super.
Trop l'éclate.

Et puis ensuite, je suis rentrée chez moi en voiture, il faisait beau, il y avait du monde sur la route, c'était sympa, comme ça on pouvait profiter du soleil et des musiques des autres gens dans les autres voitures, et moi j'te dis, je kiffe grave les traffic-jam.

Et ensuite, chez moi, j'ai mangé une pomme (faudrait que je trouve pour de vrai la dernière fois que je l'ai fait pour de vrai) (ça peut être marrant tellement ça fait longtemps), j'ai maté un movie trop cool, et je me suis brossé les dents et je me suis couchée, pour être en forme pour le lendemain.

Générique : Oui-Oui, Oui-Oui est si fier de sa belle voiture jaune et rouge ...
(T'as vu la culture de ouf que j'me paye !? Tu croyais quoi, j'ai des références, moa !)

De la balle, j'te dis, des journées comme ça.

Allez, lâche tes comm's, big up, tschuss !
Kiss cool.

 

Liste de PS :
(parce qu'après y aurait trop de P)
(tout ceci à caractère non politique)
(désolée d'avance pour les Gougueules égarés)

 

- Maman je t'aime.

- Tout changement inhabituel dans le style de l'auteur est explicable par l'intense cogitation de son (presque) unique neurone. 

- Neurone en cogitation intense quant à l'avenir de ce blog de ouf.

- Avenir menacé (?) par le spying discret mais efficace (?) de Jeune Papa, qui se serait auto-dénoncé dans un commentaire de l'article de vendredi. Ou alors, c'est un petit rigolo, mais c'est pas drôle.
P'tit Nouveau me dit dans l'oreillette qu'à l'heure du crime, Jeune Papa avait un alibi.
Alors, Jeune Papa ou P'tit Rigolo ? Là est la question ...

- Jeune Papa, alias Benjamin (apparement, d'après le commentaire l'incriminant),
alias collègue de moi-même (encore un, mais où va-t-on ...) (et je vous autorise à vous poser légitimement la question quant à notre activité intense au boulot),
alias colocataire de bureau de P'tit Nouveau (je comprends mieux pourquoi ils se marrent autant tous les deux, tiens !).

- Les gens dites bonjour (gentiment, hein, allez pas me sortir les haches de guerre comme l'autre jour !) (l'auto-discipline est toujours de rigueur !) à Jeune Papa et à P'tit Nouveau !

- ... et j'en oublie ? A qui d'autre dit-on bonjour ?
A l'Ancien, à non-George ?
A des gens des satellites ?
Aux chefs ... ?

Allez, soyez donc pas timides !
Au point où on en est, un peu plus, un peu moins, qui verra la différence ... ?

;)

NB : je rappelle pour les éventuelles copines tenant au come-back du neurone de l'auteur que l'auto-discipline est TOUJOURS de rigueur !

Et pour les éventuels collègues qui se sentiraient "attaqués", je rappelle qu'il n'en est rien, le second degré étant souvent de rigueur.
Cela dit j'ai toujours eu du mal à m'y retrouver, dans ces histoires de degrés (oui, des fois, mon neurone défaille), alors j'ai dit deux, mais c'est peut-être plus.
Des fois plus, ou des fois moins, on sait pas trop, et de toute façon :

"Tant qu'on a pas essayé, [........................]"
Le-dit Benjamin, si tu es là, si "y"amais c'est vraiment toi, je te donne la parole et te laisse compléter l'espace.

En tous cas, moi j'dis, c'était mieux avant.

;)

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On ze crazy road again - et autres joyeusetés

Bonjour, les gens.

Ca va, vous ?

Moi, ça va bizarre.
Oui, bizarre.

Madame de Mayotte, t'étais au courant ou bien ?

Ton commentaire à mon délire sur mon grand blond.
Et ben figure-toi que t'avais vu juste.
Juste, genre presque tu connaissais le pot aux roses tant t'étais pas loin du tout du schmilblick.

Découverte de ouf que je me suis prise en pleine face.
J'm'en doutais bien un peu, mais bon, où se trouve la limite entre ma parano and the real world ?

La limite, moi j'vais te dire, elle est ténue.
Très ténue.
Sauf que là, ma parano, elle avait raison.
F*ck.

Un peu plus d'un mois après, on se refait donc à peu près la même séance qu'à day6.
Sauf que là, c'était pas Brazilian Guy (et j'ai pas pleuré).

Là, c'était en français, donc on peut penser que c'était plus facile, mais non.
Les gens, dorénavant, je me passerai de commentaires sur P'tit Nouveau du boulot.

Oui, parce qu'en plus de tout le reste, il a trouvé ma bulle.
Bonjour, P'tit Nouveau.

Les gens, sur ce, j'vais essayer de penser à quoi écrire à la place de mon méga article sur les collègues du boulot.
Qu'était presque prêt pour vendredi.
Hem.

Donc c'est pas dit que vendredi, et samedi, et même dimanche, vous ayez de quoi vous coller sous l'oeil.
Non, c'est pas dit.

Parce que je pars sur les routes de France et de Navarre, moua, ce week-end.
Ce week-end, moua, je vais me taper 800 bornes.
Aller.
Et autant retour.

Ouais, moi, ce week-end, je prends la route.
Je sais, on risque d'avoir un peu chaud, et un peu du monde, mais qu'est-ce que tu veux, t'es un warrior ou tu l'es pas.

Et moi, tu sais que je suis une warrior.

Alors en plus de me taper 1600 bornes avec 30° et plein de gens sur la route qui partent en vacances, en plus de ça, tu sais quoi ?
Je prends 4 passagers.
Dont 3 mecs.

Jusque là, tout va bien.
Sauf que ce week-end, c'est torchage de gueule au programme.
(Je dirais même plus : grooos torchage de gueule)
Avec 800 kilomètres au retour.
Donc.

Et les mecs, les lendemain de cuite, ça pue.

Quoi ?!
Et moi ?
T'es fou, moi je pue pas !

T'as des idées, des fois, j'te jure ...

Bon allez, les gens, j'vais au moins vous préparer la photo du dimanche.

(Quoi mon blog il est pas spontané ? Quoi mes articles ils sont tous programmés ?)
(Tu veux du spontané ?)
(Tu veux du croustillant alcoolisant ?)
(Reviens par ici la semaine prochaine, tu devrais être servi !)

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Just not possible

Nous sommes jeudi.

Un jour de semaine, un jour parmi tant d'autres, une semaine comme beaucoup d'autres aussi.
Jeudi.

Ce matin, le réveil a sonné.
06:45.

D'habitude, je me lève tout de suite.
Ce matin, je l'ai éteint 2 fois, le réveil, avant de réussir à ouvrir les yeux.
Avant d'avoir le courage de réveiller mon cerveau.
C'est mauvais signe, ça.

Ensuite, je suis partie travailler.
En voiture.
Comme d'habitude.
J'ai passé encore un quart d'heure rien qu'à remonter ma rue.
Depuis le début de la semaine, il y a beaucoup trop de monde.
Je comprends pas.

Bien sûr, je suis arrivée au boulot avec un quart d'heure de retard.
Y avait du monde sur la route.
Mais c'est pas grave, d'être en retard, je resterai juste un peu plus longtemps ce soir.

J'ai travaillé, aujourd'hui.
Mais mon esprit ne veut pas.
Il pense toujours à autre chose.

Je travaille, mais il me joue des tours.
Il me donne l'impression d'un manque, d'un oubli.
Alors je cherche, dans ma tête, sans même y penser, sans même le vouloir.
Toute la journée, mon esprit cherche quelque chose.
Qu'il ne trouve pas.

A midi, j'ai pris une heure de pause.
Je suis allée manger un sandwich sur le parking de la grande surface, à côté du boulot.
Toute seule, tranquille, dans ma voiture.
J'ai bouquiné.

Et puis je suis retournée travailler.

Et là, il est 19 heures, je viens juste de rentrer chez moi.
Chez moi.
19 heures.

Bien sûr, quand je pars tard du boulot, le soir, il y a du monde, sur la route.
Mais c'est pas grave, j'arrive juste plus tard chez moi, et ça, tout le monde s'en fout.
Ce qui compte, c'est que tu fasse ton boulot.

Et donc il est 19 heures.
Je me pose un petit moment devant l'ordinateur.
Je vais bientôt allumer la télé, pour une fois.

Regarder les infos, ce que je ne fais jamais.
Mais l'occasion est trop belle : j'arrive juste à l'heure.

Après les infos, je vais me faire à manger, il sera 21h15 quand je rallumerai la télé, je chercherai quelque chose à regarder.

Il n'y aura rien, rien d'intéressant ou rien qui me fasse envie, alors je trouverai quelque chose de simple, de pas trop intellectuel.
Quelque chose qui se prend en cours de route, et qui se lâche en cours de route.
Je me dirai, comme ça, à dix heures, j'arrête, je rattrape le sommeil qui me manque.

En fait, je regarderai jusqu'au bout, après ça je retournerai un peu devant l'ordinateur, et je me coucherai à minuit.

Demain, je serai encore fatiguée.

 

Dites-moi, dites-moi que ma vie, c'est pas ça.

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