La scène se passe samedi après-midi, Porte d'Orléans.
Je sors du cinéma, avec une copine. On est allées voir Shrek, le troisième.
On marche, on papote ... on s'apprête à traverser la rue, hors du passage piéton, qui se trouve facilement à 20 mètres sur notre droite.
Je sais, c'est pas bien, mais bon, on est des adultes, il suffit de faire attention à pas se faire écraser, regarder à gauche, à droite, puis encore à gauche, aucune voiture, c'est bon, on y va.
Il y a un couple devant nous. Pas l'air jeune et con, non, plutôt genre la quarantaine.
Une voiture tourne dans la rue que nous allons traverser.
Nous, on est encore sur le trottoir, mais le couple qui nous précède est déjà bien avancé, et même carrément au milieu de la route. Et puis ils se pressent pas. Alors la voiture donne un petit coup de klaxon, pas du genre méchant ou bien appuyé. Mais un coup de klaxon, légèrement impatient, même tout petit, ça vexe toujours un peu quand on est en faute.
Alors la "dame" s'énerve, dit quelques mots à l'adresse du conducteur, qui heureusement pour lui, a sûrement la clim' on, donc les vitres fermées.
Quelques mots qui se terminent par un "Connaaard" bien appuyé.
Et alors là, c'est plus fort que moi, parce que non seulement elle a visiblement tort et elle retourne la situation, mais en plus, elle insulte l'autre.
Moi : "A la fois, moi, j'dis ça, j'dis rien, mais on n'est pas sur le passage clouté..."
Elle, pendant deux secondes, qui me regarde, hallucinée, puis : "On était sur le passage clouté, on est prioritaires"
Moi : "Non, on était pas sur le passage clouté"
Elle : "Et puis il avait feu rouge", en montrant le feu de la route qu'on vient de traverser, donc qui s'adresse aux voitures qui sont sur cette rue, et non à celles qui y tournent. En plus le feu était carrément pas visible de là où la voiture venait, c'était donc de la parfaite mauvaise foi de sa part.
Moi : "Ben non, le feu c'était pas pour lui !"
Elle : "De toute façon, on était sur le passage piéton"
Moi, et ça commence à m'énerver grave, parce qu'autant de mauvaise foi, je peux pas, c'est plus fort que moi, ça me rend cinglée : " Mais le passage piéton, il est là-bas ! A moins que mes lunettes me cachent la peinture de la chaussée ! Et le code de la route, c'est pour tout le monde !"
Et puis elle a plus rien dit, elle avait juste l'air c*nne, et moi j'étais super énervée.
J'ai accéléré le pas, et on les a distancés.
C'était pas très intelligent de ma part de l'apostropher comme ça, mais y a des comportements qui énervent. C'est vrai, quoi, quand on est en tort, quel besoin a-t-on d'essayer de se justifier, par tous les moyens possibles, quitte à dire des conneries plus grosses que nous ?!
Je dis ça pour elle, mais on est tous plus ou moins comme ça...
Ca m'est arrivé quelques fois, de répliquer à des remarques vraies, pour avoir le dernier mot, pour essayer de me convaincre que j'avais pas été prise en flagrant délit, ou que j'avais raison. Et au final, quand on a tort, on arrive juste à se ridiculiser un peu plus.
Conclusion : Keep your mouth shut ...