aWa's world

Solitaire

Oui, je crois que je suis plutôt solitaire.

Ca me dérange pas de rester seule, de ne voir personne le temps d'un week-end.
Attention, quand je dis voir personne, je peux aller me balader en ville, croiser des tas de gens.
Pour moi, ça revient à voir personne.
Pas d'interaction.
Excepté le minimum de politesse.


J'ai pas des masses d'amis.
Je connais pas mal de gens, mais les gens qui me sont vraiment importants se comptent sur les doigts d'une ou peut-être deux mains.
Et comme je n'ai pas besoin d'être constamment entourée, il peut se passer quelques temps, pendant lesquels je ne les vois pas.
On garde contact par téléphone, un coup de fil par-ci, par-là.
On se voit de temps en temps.
Et ça suffit.

J'ai été trop déçue par le passé.
J'ai trop mis dans des amitiés, j'ai trop donné, pour me rendre compte que je n'étais la bonne copine qu'en dernier recours. Que j'étais tenue à l'écart des sorties, des soirées.
Parce que, tu comprends, une intello chez toi, ça le fait pas.


Alors j'ai mis un videur, à l'entrée de ma vie, et il sélectionne.
Tri sélectif : ordures ménagère, tu jettes sans arrière-pensée. Verre, papier, plastique et conserve : peut éventuellement être recyclé.


En plus de ça, je ne suis pas très sociable.
Ou c'est peut-être juste une autre facette de la méfiance que j'ai développée.

Je ne sais pas entretenir une conversation avec quelqu'un qui ne fait pas partie des mes amis proches.
Je me contente de remuer les braises, avec des hochements de tête, oui, oui c'est vrai, tout à fait, ah bon tu crois ?, je ne savais pas…
J'essaie de garder l'air concentré, concerné, j'y arrive plutôt bien et c'est sûrement pour ça que des inconnus se confient souvent à moi, à un arrêt de bus ou dans un train.
Mais je ne sais pas apporter de bois au feu.

Je n'ose pas trop aller vers les gens que je ne connais pas, quand les gens se connaissent déjà.
Souvent, je m'ennuie dans ces soirées.


alooone in the dark
Le 26 Décembre 2007 à 17:47
Charleville Mézières


Mais je suis bien, comme ça.


Ca ne me dérange pas d'être réservée,
ça ne me dérange pas de ne pas avoir de nouvelles connaissances tous les 4 matins,
ça ne me dérange pas que 95 % de mes connaissances soient juste faites de superficiel.

Tant que c'est admis et respecté de part et d'autre, tout va bien :
je te connais un peu, tu me connais un peu,
on se dit bonjour quand on se croise et on échange les dernières nouvelles,
ça me suffit et ça te suffit aussi.
Tout ça à la fréquence faible des relations superficielles : de temps en temps.
Rien de plus.


Si des atomes crochus apparaissent, on se verra peut-être un peu plus, d'un commun accord.
Ca débouchera peut-être sur une amitié un peu plus forte, ou peut-être que ça retombera dans des échanges superficiels, on ne sait pas.
Mais c'est parce qu'on sera tous les deux d'accord.

 

Mais si y a un truc qui me dérange, qui me dérange vraiment, c'est bien les gens qui tentent de s'incruster à tout prix dans ma vie.

Les gens qui ne se rendent pas compte que je n'ai pas forcément envie de les voir en dehors d'un certain contexte.
Les gens qui, parce qu'ils te trouvent quelque chose de spécial, voudraient tout d'un coup faire partie de ta vie.
Et ils ne se rendent pas compte que toi, t'as juste envie d'être tranquille.


Je ne me mets pas en-dehors du lot : moi aussi, des fois, je rencontre des gens que j'aimerais revoir, avec qui j'aimerais partager plus.
Mais il faut être à l'écoute de l'autre.

J'ai adopté le système du "chacun son tour".
Si je sollicite, et que tu réponds, le coup d'après, c'est à toi de faire le premier pas.
Et après, c'est mon tour, ensuite, au tien, etc
Au bout d'un moment, si tout fonctionne bien, on peut s'appeler ou se voir sans tenir compte du "chacun son tour".
Mais tout doit être progressif.


Par contre, si je fais un premier pas, puis un deuxième premier pas, puis un troisième, sans retour autre que des réponses à ces sollicitations, je vais interpréter de cet échange à sens unique que tu ne tiens pas plus que ça à entendre de mes nouvelles.
Alors je vais arrêter.


Et dans l'autre sens, si je ne renvoie pas de signaux positifs à tes invitations, tu dois comprendre que tu dois arrêter d'insister.
Si tu t'obstines, je vais appréhender le fait de te croiser.
Ca va m'énerver de devoir trouver à chaque fois une nouvelle excuse pour refuser, parce que je n'aime pas blesser les gens, donc je n'oserai pas te dire franchement que je n'ai pas envie de te connaître plus.
Tu vas finir par me sortir par les trous de nez, comme on dit.
Et à obtenir l'effet inverse : je vais chercher à t'éviter définitivement, je ne te supporterai plus. Rien que ta vue me mettra en boule. Sans retour possible.
C'est pourquoi tu dois apprendre à comprendre ce silence.

Et le respecter.


C'est comme les gens qui rentrent dans mon espace.
Ca, je peux pas, non plus.

Mes amis, c'est comme mon espace, ma bulle autour de moi.
Tu y rentres si je t'invite, et si tu le veux bien.

Si tu t'incrustes, je vais le ressentir comme une agression.
Et ça, moi j'te dis, c'est pas bon pour toi.

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Boys are driving me craaaazy !

Je suis en train de devenir folle.

Si, je t'assure.
Tu dois me croire.

C'est à cause des mecs.

 

- Grand Blond est en train de devenir une obsession.
Il m'empêche de dormir la nuit, colle ses pieds froids contre mes jambes, me chatouille le dos avec sa barbe.
Ah, non, c'est pas lui.


- Kik m'obsède aussi. J'ai été tranquille pendant 10 mois, je l'avais presque oublié. 
(depuis l'été dernier, hein)
(la fameuse
visite privée de ma voiture au petit matin, qui m'a valu la fidélité de ma Chris –PDMB)
(coquine !)


Et puis là, il revient hanter mes pensées.
Parce que la semaine approche, cette semaine du Lacanau Pro où je sais que je vais le croiser par hasard.
Ca me tarde de le revoir, pour savoir si je lui plais encore, pour savoir s'il me plait encore, et pour le voir tout simplement.
Pour qu'il me dise encore une fois que s'il m'avait rencontrée à peine un mois plus tôt, à ce jour il serait avec moi et pas avec sa copine.
A la fois j'ai hâte et j'appréhende de le revoir.
Mais peut-être que je ne le croiserai même pas.
C'est ça le pire.

- Rob occupe aussi un peu mon esprit.
Pareil, j'ai hâte de le revoir.
En plus, il est venu me parler plusieurs fois ces derniers temps sur msn, et avait l'air d'avoir envie de me revoir aussi.
Mais c'est quand même par rapport à lui que je suis le plus calme, le moins troublée.
Va comprendre.

- Et Pico, ce cher Pico.
Je suis de mariage début Août. Invitée par la future mariée.
Et il sera là, invité par le futur marié.
J'en parlais à un copain, l'autre jour, en disant que j'espérais juste qu'il vienne avec sa nana, que je me rende bien compte qu'elle est belle, intelligente et sympathique et qu'ils vont superbement bien ensemble, que je discute avec elle et qu'on s'entende bien, et comme ça, ça me passerait, cette folie que j'ai pour lui.
Et l'autre abruti, il me dit "Il a une copine Pico ?! Je savais pas.
- Ben, y a 2 mois, il paraît qu'il en avait une…
- Ah oui, mais ce sont des choses qui changent, ça !
- Mais heuuuu, pourquoi tu me dis ça ? Tu pouvais pas dire un truc genre : oui, elle est grave bonne sa copine, et super sympa ?!
Et l'autre, il me répond :
- Ben ça aura peut-être changé, il en aura peut-être une nouvelle dans un mois…
Super. Merci. J'adore.

Voilà.
Alors j'espère que Pico viendra avec une bombasse super sympa qui restera collée à lui toute la soirée, sauf pour venir me faire la causette gentiment et me montrer qu'elle a du plomb dans la cervelle et que c'est pas une pouffiasse hautaine de base.
Non, en fait une fille normale, ça m'irait. Mais sympa, et qui discute avec moi.
Que je sympathise avec elle.
Que j'écarte de moi l'idée de Pico.

Voilà à quoi j'en suis réduite.
J'ai limite peur d'aller à ce mariage.
En fait, c'est assez égoïste, mais j'aimerais que Pico ait un empêchement.

- Je vous parle même pas de ex-Mc Dreamy, qui m'a harcelée sur msn ces derniers temps
(3 conversations en 1 mois, vous imaginez)
(comparé à zéro nouvelles pendant 8 mois, moi j'dis, ça c'est du harcèlement Mc Dreamiesque!)
donc qui m'a harcelée pour connaître mes dates de vacances, et où je serai à quel moment, pour qu'on puisse se voir quand il débarquera en France.

Oui, c'est cela Mc Dreamy.
Moi, je vais maintenant attendre avec impatience de te revoir, et quand le moment arrivera, il y aura aussi 15 autres personnes que tu connais entre nous deux. Et fidèle à moi-même, je resterai en retrait en fermant ma gueule.

De toute façon, t'es plus mon Mc Dreamy.
T'as perdu ces galons au profit du Grand Blond.
Et t'as gagné ceux d'Ex.
Mais n'empêche, je serai frustrée.
Je ne me satisfais pas de demi-relations, que ce soit en amour ou en amitié.

- Et enfin, il y a Edwin (je pensais déjà vous en avoir parlé mais en fait non...),
qui m'avait proposé une nuit d'aller dormir dans son camion
(où il dormait aussi, je précise)
(je précise aussi que le camion est assez petit)
(et je précise enfin qu'on avait chacun pas mal d'alcool dans le cerveau)
(mais j'ai refusé)
(si, tu dois me croire, parce que c'est la vérité)
(à cause d'un récent traumatisme dont il faudra que je vous parle, un de ces 4)

et une autre fois (toute aussi alcoolisée) il a dansé avec moi.
Oui, Edwin qui danse avec moi, c'est un événement.
Mais sobre, Edwin se désintéresse totalement de moi.
Mais sobre, Edwin est encore plus craquant que quand il est bourré.

Je l'ai revu, Edwin, en juin, et j'ai un peu remis mes lunettes de soleil en catastrophe quand il m'a demandé comment j'allais, le boulot, la famille, tout ça.
Et Edwin, il a pas été dupe.
Il m'a dit "Prends soin de toi" alors que c'est lui qui va faire des tests chez le docteur parce qu'il a mal aux articulations et aux muscles et tout et qu'il sait pas pourquoi.
Edwin, il est vraiment adorable.
En plus, je le classe juste en 2ème position dans mon classement du most cute guy of my life.

Mais bon, je me suis fait une raison, Edwin les préfères petites, brunes et impertinentes.
N'empêche que ça me tarde de le revoir, parce que c'est vraiment un bonheur d'être pas loin de lui.
Il dégage un tel calme, une telle aura de zénitude...

 

Tu me crois maintenant ?
Tu comprends pourquoi je deviens folle ?

Au passage, tu auras remarqué que je t'ai collé quelques liens pour rafraîchir ta mémoire défaillante (mouah, arrête cet air innocent, tu sais très bien que l'été, les apéros pullulent, et que tes neurones défaillent).
Si t'as vraiment rien d'autre à foutre, tu pourras donc parfaire ta culture sur ma life de ouf et sur les mecs qui me rendent ouf...

 

Ca va encore quand il s'agit d' Ex Mc Dreamy, face à qui je suis plus déçue qu'autre chose.
Ca va encore quand c'est Rob, envers qui je suis résignée : un pas en avant, trois en arrière, je fatigue...
Ca va quand on parle d'Edwin : je ne cherche rien avec lui, juste un peu de calme.

Mais quand on parle de Pico, je commence à flipper. 

Quand c'est Kik qui apparaît dans mes pensées, j'espère et repousse à la fois cet espoir dangereux.

Et Grand Blond ...
... lui, il m'empêche toujours de dormir, avec ses pieds froids contre mes jambes et sa barbe qui me caresse le dos...

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Merci, ça n'a jamais tué personne ...

Je suis contente de moi, ce soir.
Mais je vais quand même en profiter pour râler un peu.
A la fois, ça va pas t'étonner, tu me connais.

J'te préviens, ici et maintenant, ça va parler conduite.
En voiture, mais on peut extrapoler.
C'est la même merde à pied.

A midi, j'ai emmerdé un abruti qui était à un feu sur la file du milieu et moi à droite, tous les deux pour tourner à droite. Je suppose qu'il espérait me gratter au démarrage.
Mauvaise pioche, mon gars.
On tournait sur une 2 voies, donc venant de la file du milieu, après avoir tourné, il arrivait sur la file de gauche. Et moi sur celle de droite.
Or monsieur-avec-sa-grosse-bagnole voulait visiblement se mettre sur la file de droite.
Devant moi.
Mais tu sais, moi faut pas trop me chercher, quand je suis en colère et/ou dans mon bon droit, je peux être très conne.  
Donc j'ai accéléré tout ce qu'il fallait pour rester 2 mètres en avant de lui, qu'il ne puisse pas se rabattre devant moi.
Il a fini par se mettre derrière, d'un coup de volant agacé.
Ben oui, mon gars, la prochaine fois que tu voudras tourner à droite, tu te mettras sur la file de droite, comme tout le monde comme le code le conseille.

L'autre soir en rentrant du travail, j'ai laissé passer devant moi un camion qui voulait changer de file.
Il a mis ses warnings pour me remercier.
De rien, c'est un plaisir mon gars.
Un truc pareil, ça te rattrape toute une journée de merde !

Tout à l'heure, j'ai laissé passer une voiture qui voulait changer de file.
Il avait mis son clignotant.
J'ai cru qi'il allait pas le faire, mais il a fini par me faire un signe de la main.
De rien.

Je me suis arrêtée à un passage piéton pour laisser passer un mec.
Il m'a fait un grand sourire, l'air étonné, et a remercié.
De rien.


C'est pour ça que je m'obstine à laisser passer les gens, et c'est pour ça que,
malgré tous les gros enc*lés à qui ça brûle la main de faire un signe,
à qui ça écorche la langue de dire merci ou pardon,
c'est pour les gens qui le font que je continuerai.

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Raté magistral

Est-ce que c'est possible, d'avoir tout fait pour arriver quelque part, et de le regretter ?

Depuis le collège, j'ai fait toutes mes études dans le but unique d'intégrer l'école où j'ai appris mon métier.

Tout est allé très vite : après le collège, le lycée en filière scientifique, puis le BAC, sans aucun faux pas. Dans la continuité de ce bon départ, j'ai fait un an de prépa scientifique, et comme je n'étais pas faite pour ça, la fac m'a vue débarquer l'année suivante. J'ai mon Deug, qui ne sert à rien.

Tout s'est parfaitement déroulé, presque trop bien, et juste au moment où je perdais toute motivation, j'ai reçu un coup de fil, m'annonçant que j'étais admise au concours, que je pouvais continuer dans la branche que je voulais.

J'ai donc passé mon dernier été à travailler à l'école de surf, savourant pour la dernière fois l'ambiance bon enfant du travail saisonnier, du travail sans lendemain, ou presque.

Et l'automne qui a suivi m'a vue déprimer profondément, me posant toutes sortes de questions existentielles.

Et puis, en février, la rentrée à l'école a balayé tout ça grâce au vent de folie douce qui a soufflé pendant les 18 mois suivant.
Après l'école, j'ai été affectée à Paris, où je suis maintenant depuis presque 2 ans.

2 ans.
2 ans de ma vie, 2 ans de plus que je n'ai pas vus passer.
2 ans, pendant lesquels j'ai sagement, docilement pris le rythme.
LE rythme.

Travailler la semaine, 2 ou 3 jours de week-end, 5 semaines de vacances par an, et même un peu plus.
Quelques amis, quelques sorties, rien d'exceptionnel.
Comme tout le monde.
Ou presque.

J'ai 23 ans, déjà plus toutes mes dents, et ma vie, c'est ça.
Un boulot stable de petit fonctionnaire bien payé.

Et je suis blasée.
Comme une gosse pourrie qui n'a jamais galéré, à qui jusqu'à présent tout a réussi.

Et je me dis : c'est pas ça, la vie.
C'est pas possible, ma vie, ça peut pas être ça.

Moi, je rêvais de voyager, de partir passer du temps à l'étranger, beaucoup de temps, je rêvais d'y étudier, d'y vivre.
Et je me retrouve, coincée dans cette vie, que beaucoup rêveraient d'avoir.

Avec un appart sympa, bien aménagé, des loisirs à volonté, ou presque, et des vacances de l'autre côté de la planète.
Avec un job dans un bureau, un patron qui nous gueule dessus comme à des gosses, et son adjoint qui lui rapporte nos faits et gestes à sa manière. Et non-George, qui des fois m'insupporte.
Et je me retrouve, en sortant d'une réunion agitée, à pleurer dans le bureau de la secrétaire.
A pleurer en disant "Pourtant, je déprime pas".

Et en disant ça, un déclic s'est fait dans ma tête.

Si, je déprime.
Non, je ne veux pas de cette vie.
Cette vie, à base de train-train et de petits extras.
Je n'en veux pas.
C'est trop facile.

Et pourtant, là, je n'ai pas d'autre choix, que celui de rester.
Parce que pendant l'école, et pendant qu'on était en stage, on était payés.
Je n'ai donc pas d'autre choix que rester, à moins de tout rembourser.
Rembourser ces années d'études que je dois à l'Etat.

Donc je reste là.
Dans mon train-train, avec ce boulot qui ne me plait qu'à moitié, dans cette ambiance qui ne me plait pas, et cette ville qui me donne envie de hurler.
Je reste là, avec ce faux sourire posé sur mes lèvres, comme si tout allait bien.
Et chaque seconde, je pense à Ailleurs.
Je rêve de partir, loin, très loin.
Partir et recommencer Ailleurs.

Recommencer quoi ? Bonne question.
Vivre de petits boulots à l'autre bout du monde, voyager, découvrir, changer.
Galérer.

La vie, c'est pas possible que ce soit aussi plat que ce que j'ai commencé.
Je pourrais avoir ce métier, dans ce bureau, pour les 40 prochaines années de ma vie, si je restais sans bouger.

Je pourrais acheter un appartement, y vivre, rencontrer quelqu'un, faire des enfants, qui grandiraient dans cette ville, acheter un appartement plus grand, et continuer, faire comme les autres.
Les autres, les gens bien, ceux qui réussissent une petite vie confortable.

Mais moi, je ne pense qu'à partir.
Les attaches me font peur.

Et puis, j'en veux pas, de toute cette facilité.
De cette vie toute tracée.

Je sais, c'est facile à dire, assise où je le suis.
Mais d'ici, j'ai l'impression que ces deux dernières années vont se répéter à l'infini.
Autant dire, que ma vie est finie.

 

Alors, bien sûr, c'est facile de le dire, que je veux partir, tout laisser là.
Laisser toute cette sécurité derrière moi.
C'est facile de dire ça lorsqu'on sait très bien que ça ne peut pas être immédiat.
Que de l'eau peut couler sous les ponts.

Peut-être que je m'y ferai, à cette vie sans surprise, sans danger.
Mais peut-être pas.

Peut-être aussi que j'ai juste besoin de grandir un peu, pour accepter, rentrer encore mieux dans le moule.
Mais peut-être pas.

Peut-être que c'est gâcher quelque chose, peut-être que c'est renier tout ce que j'ai été jusqu'à présent, de tout quitter sans retour possible.


Alors, je sais qu'il me sera bientôt possible de demander un congé sans solde.
Solution intermédiaire, entre ne rien faire et tout quitter.
Je pense attendre deux ou trois ans, faire des économies plus conséquentes que jusqu'à maintenant, et j'aimerais partir une année, voir du pays.

J'ai essayé d'en parler un peu à mes copains, mais ils ne comprennent pas.
La Loutre m'a dit "T'as qu'à te mettre à mi-temps", et a ajouté que c'était un mauvais plan de partir et quitter son poste, parce que le métier, son statut, allaient évoluer, on savait pas trop comment.
Il a rien compris.

Gui, lui, a parlé de me mettre à 80%, que c'était un bon plan parce qu'on gagne quand même 86% du salaire.
Il a rien compris.

Je n'en veux pas, de ces fausses illusions.
Moi, je veux la liberté.
Pouvoir partir, du jour au lendemain.
C'est de ça dont j'ai besoin.

Claire, je lui en ai parlé, un peu.
Je sais pas si elle comprend vraiment, mais elle a écouté.
Elle n'a rien proposé.
Elle m'a dit, si tu en as envie…

Alors maintenant, je ne leur en parle plus trop.
D'ailleurs, je n'ai plus envie de leur parler de grand-chose.
J'ai l'impression qu'on ne se comprend pas vraiment, qu'il n'ont pas écouté, qu'il n'ont pas saisi mon problème.
A part Claire, peut-être.

Pour cette année à laquelle je pense, je sais que l'Australie a mis en place un Visa particulier, qui permet aux moins de 30 ans d'y rester au maximum un an, et d'y travailler.
J'ai envie d'essayer ça.

L'Australie, c'est loin, c'est grand.
C'est à l'autre bout du monde, et ça m'apprendrait un peu plus la vie.
Les petits boulots pour vivre, les voyages pour dépenser.
Rencontrer d'autres gens, voir d'autres lieux, connaître d'autres choses.

Ca me plaît.
J'en ai envie.

Pour l'instant, depuis quelques temps, c'est ça qui me fait tenir.
Après, je verrai.

Ca sera pas facile, mais si je peux, je le ferai.

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Ca, c'est fait !

L'équipe de France est éliminée.
(Intelligente, elle a choisi la sortie la plus rapide : tout droit, vas-y encore tout droit, tu vois le mur en face de toi, vas-y fonce, plus vite, tout droit !)

On va enfin pouvoir être tranquilles.
Ne pas en entendre parler à chaque fois qu'on allume la radio.
Enfin si, ils vont nous saouler avec les raisons de l'échec, pourquoi, comment, scandale, mystère, boule de gomme etc... mais après, ça sera fini pour 2 ans.
Du moins, on peut l'espérer.

Faut pas croire, moi j'aime bien le foot.

Mais l'équipe de France, je peux pas.

1998, c'était bien.
2000, c'était bien.

Encore, que, je commençais déjà à en avoir ras la casquette qu'ils nous soient servis à toutes les sauces, les Bleus.
Aux pubs, dans les émissions télé, à la radio, sur les panneaux publicitaires dans la rue...
Limite tu rentrais chez toi, t'avais Titi et Rominet Trézéguet qui se tapaient un délire sur ton canapé, Laurent qui te faisait ta blanchisserie, et Zidane que te servait un McLeboeuf tout droit sorti Deschamps.

D'accord, je sors.

Je vais loin, très loin.
Puis je reviens.

En 2000, ils ont gagné, mais ça commençait à me gonfler.
Trop de Bleu, tue le Bleu.

Après, je les ai plus guère supportés.
En plus, y avait même plus Dugarry.
Et à un moment c'était même presque plus l'équipe de France, mais l'équipe des français de Lyon.
Les Bleus avaient pris la grosse tête, les Bleus ont changé, l'effectif a tourné, mais la grosse tête est restée.

Alors, moi j'dis ... à quoi bon ?!

 

L'équipe de France, tout le monde t'en fout plein les oreilles à chaque début de compétition, et l'équipe de France, à chaque compétition (ou presque) elle joue mal.
Elle se merde.
Je dirais même plus, elle se merde grave.

Cf. les émissions diverses et variées qui passent depuis hier soir 23 heures, et qui risquent de durer une semaine, voire 10 jours, avant que ça se tasse. 
(A ce propos, ça me fait bien marrer, avant la défaite finale, tout le monde encense plus ou moins les Bleus, leur trouve des excuses, dit qu'ils jouent quand même bien, qu'ils n'ont pas la réussite, mais qu'on est fier d'eux, etc...
Et juste après la défaite finale
(mais alors juuuuuste après, genre 5 minutes après la fin du match chui devant cette émission-là) les gens enfoncent l'équipe de France, soi-disant c'était évident, ce ne sont plus nos héros, bla,bla...)

 

Seule joie des matches de l'équipe de France, en ce qui me concerne : la voir perdre.
C'est méchant, c'est bête, c'est peut-être même bête et méchant, mais j'aime voir les Bleus perdre.

Parce qu'il y a le mythe, le mythe de l'équipe de France, sortie de nulle part, qui a écrasé toutes les autres équipes en 98.
Et ce mythe, aussi hallucinant que cela puisse paraître, perdure.
Enfin, jusqu'à maintenant, il tenait encore à peu près.
Du moins au sein de cette chauvine France.

Mais les équipes adverses se sont fait un plaisir d'écraser joyeusement nos chers Bleus, et elles ont si bien réussi que, à l'image des Italiens à la fin du match, on a pu voir des joueurs balancer allègrement tout leur attirail vestimentaire dans les tribunes, pour leurs supporters.

D'où ma joie de voir les Bleus perdre.
Parce que quand les Bleus perdent, les Italiens se foutent à poil.

Pardon.
Pas à poil.

A la fin du match, on a pu apercevoir sur la pelouse des joueurs se baladant en slip.

:)

Les slips, j'aime pas trop, hein.
Mais bon, là, je tolère.

Oui, les footballeurs sont bien les seuls que je supporte encore de voir en slip.

Je le supporte plutôt bien, d'ailleurs.

:)

J'me re-ferais bien une tite défaite, moi...
Pfff, et maintenant faut attendre 2 ans !

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Mon grand blond à la chaussure noire

Bonjour, les gens.

Aujourd'hui, pas de Gwada, I'm so sorry, mais j'ai vraiment pas eu le temps.

Vous êtes déçus, je sais.
A la place, vous allez quand même avoir de quoi lire un peu.
Bah oui, j'allais pas vous laisser sans rien quand même.

:)

Sinon, comment ça va bien ?

Moi, ça va.
Bien.

Ca va parce que, déjà, il fait beau, pas besoin de mettre des chaussettes avec des chaussures, aujourd'hui.
(On en profite avant le froid qui revient dès demain...)
Et puis ça va parce que je vais vous parler de mon grand blond à la chaussure noire.
Déjà, il me met un peu des étoiles dans les yeux.

Stoooop, no comment ! Je sais, je suis tarée.

Je vous ai déjà parlé de mon grand blond.
Mais ça fait longtemps, vous vous en souvenez sûrement pas.
A part les allusions plus récentes à l'occasion de compétitions diverses, je vous en avais parlé (rapidement)

Et j'ai relu tout l'article.
Quelle folie c'était, ce jour-là !
Et donc, ça m'a mise de bonne humeur, de relire ce petit roman, ces petites péripéties...
Des jours comme ça, ça fait quand même de sacrés souvenirs !

Bref.
Revenons à nos moutons notre grand blond.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de lire le roman de cette journée aux Canaries, je vais faire un résumé ici.
Le résumé de l'histoire de comment je connais le grand blond.

Vous allez rire.
Vous allez pleurer.
Vous allez me prendre pour une tarée.
Vous allez avoir peur.
Peur de moi, peur pour moi...

Suspense...

 

L'histoire commence l'été dernier (souviens-toi...), à Lacanau.
Le lendemain d'une grosse cuite.

A ma décharge, les vacances à Lacanau sont propices aux grosses cuites.
D'ailleurs, même quand c'est pas les vacances à Lacanau, c'est quand même propice aux grosses cuites.

Peut-être que Lacanau tout simplement est propice aux grosses cuites...
Y a des endroits, comme ça, on sait pas trop pourquoi...


Bref.

Ce jour-là, donc, après avoir dormi très très peu (mais vraiment très très peu), et avoir eu une journée parmi les plus chargées de mes vacances
(faire la conversation à une copine de promo venue là me voir avec son mec pendant 2 heures,
puis écouter ma mère, venue à l'improviste, se plaindre de mon frère-le-branleur pendant 3/4 d'heure, parce qu'elle lui avait laissé à bouffer dans le frigo pour la semaine et quand elle était rentrée à l'improviste 2 jours plus tard, il avait déjà bouffé toute la viande…),

ce jour-là, donc, on est partis prendre l'apéro, comme d'hab, au stand Foster.


Vu l'état de mon foie à ce moment-là (saturé), j'avais décidé de pas trop boire (genre, une pinte maxi), et d'aller me coucher tôt.
Sauf que les autres, ils ont commencé à boire comme des trous.

Alors au début, j'me disais, tant pis.
En plus, ce soir-là, l'ambiance était un peu différente de d'habitude.
D'habitude, pendant le Lacanau Pro, le soir, y a un concert sur le podium, dans une atmosphère de douce (ou pas) (en général pas, d'ailleurs) euphorie.

Sauf que là, c'était la projection d'un film, narrated by Russel Crow, sur les Bra Boys.
Donc, pendant que les autres sifflaient des bières en se tapant sur l'épaule et en racontant des couenneries, moi je sirotais tranquillement en regardant le film, comme beaucoup d'autres gens.

C'est à ce moment-là que j'ai remarqué, juste quelques mètres devant moi, un mec particulièrement charmant.
J'étais même un peu plus scotchée sur lui que sur l'écran, à vrai dire.
Il était de dos.
(Quoi, vous avez jamais craqué sur un mec de dos, vous ?!)

C'était un grand blond, avec des chaussures noires.
Je m'en souviens, de ces chaussures, ça m'avait marqué, parce qu'à Lacanau, y a personne en chaussures. Tout le monde se trimballe en tongs.

Et puis, à la fin du film, il est parti avec ses potes, et ensuite, nous, on est allés dans un bar. Et là, je l'ai aperçu à nouveau, au balcon. J'ai voulu aller lui parler (soyons fou) mais le temps que j'arrive où il se trouvait... plus personne.

Après, avec les copains, on est allés en boîte. Et là, juste à l'entrée, je l'ai croisé qui partait.
Croisé, tout près.
Trop craquant.
J'étais folle...

Fin des vacances. 

Rentrée à Paris, je regardais mes photos, quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.
C'était un surfeur.
Je savais pas.

grand blond coming out of the wave
Le 15 Août 2007 à 15:00
Si c'était pas prédestiné pour moi ça !
Pardon : Lacanau Océan - This is mon grand blond on the left !

Par contre, je savais qu'il était Australien, donc j'ai cherché sur Gogueul Image, à partir de la liste des 500 surfeurs de son championnat, susceptibles de participer à cette compétition à Lacanau
(tu prends les noms de tous les australiens, les uns après les autres (et dieu sait qu'il y en a un paquet) tu copie-colles dans Gougle Image, et tu vois si tu reconnais le mec)
(oui, faut vraiment avoir rien d'autre à foutre)
(ou être tarée)
(on est d'accord)

Vous imaginez bien que j'ai pas trouvé.
C'est ce qui s'appelle : chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et c'est pas easy easy.
En plus, à l'époque, je connaissais pas les sites où tu peux suivre les compètes en direct laïve sur le net, et qui récapitulent les résultats, avec les couleurs de maillot et tout et tout.
C'aurait été vachement plus simple, quand même…

Puis à l'automne, je me suis décidée à venir aux Canaries, en caressant le secret espoir de le voir ici...

                                                                     ---

Les Canaries.
Gran Canaria, 2 jours entiers passés à shooter sur la plage.
Il m'était totalement sorti de l'esprit.

Puis Lanzarote.
Une semaine à vadrouiller avec les frenchies rencontrés sur place, quelques moments passés à regarder la compétition, trop loin, pas terrible.

Et puis le dernier soir, cette soirée de folie organisée sur la place du village pommé où je logeais…
 
J'étais en train de discuter avec Minnie, une des colocs, au milieu de plein de su'feu's alcoolisés, et soudain...

J'ai vu passer le grand blond à la chaussure noire.

Je l'ai vu passer, et j'ai arrêté de parler.
Scotchée.
Hallucinée.
Il était avec 2 potes, visiblement, et ils sont allés se prendre un verre, puis 5 minutes plus tard, ils sont retournés plus loin, de là d'où ils venaient, dans la foule.
(Entre-temps, j'vous rassure, j'avais recommencé à discuter, hein…)

Et puis, une demi-heure plus tard, ils sont repassés prendre à boire.

Là, j'ai commencé à me dire que je pourrais éventuellement aller lui parler, un peu, l'air de rien...
Mais j'avais une terrible envie de faire pipi, cause la bière, bien sûr.
Et donc je suis rentrée au surfcamp, à 5 minutes de là. Et je suis revenue, mais il n'était plus là, plus près des stands à boire.

Et puis la soirée a continué, plus ou moins sagement…
Plutôt moins que plus, d'ailleurs, ce qui m'a fait oublier le grand blond, au profit d'un petit brun.

Fin des vacances.

Rentrée à Paris, je regardais mes photos (oui, ceci est un copié-collé), quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.

grand blond surfing
Le 14 Octobre 2007 à 13:53
El Confital - Las Palmas de Gran Canaria - El Grand Blond surfing en quarts de finale !


Hahaaaaa
, là, j'allais enfin savoir son nom, parce que dans la série où il était, j'avais shooté un petit français, Marco.

D'ailleurs, j'avais même plus shooté le français que le grand blond, parce que j'avais reconnu son nom, à Marco, plus il est de chez moi (ou presque), allez, je shoote mon compatriote un peu plus attentivement que les autres.
Les autres, dont les noms ne m'évoquaient absolument rien…
Et puis, quand ils sont dans l'eau, on voit pas trop leur tronche, ils regardent plus souvent le large que la plage.

Donc, les photos que j'ai de mon grand blond, elles sont pas terrib' terrib'.

Mais bon, ça m'a quand même permis de trouver son nom…

Joie, bonheur et folie douce.

Je connaissais enfin le nom de mon grand blond, d'où il venait, il a même un site internet, il est aussi craquant en vrai qu'en photo, ou l'inverse…
Et il a juste mon âge.

Ptain, moi j'lui donnais bien 3 ans de plus !

Bref.
Peu importe.
Ca enlève rien au fait qu'il soit craquant comme tout.
J'espère juste que c'est pas un sale petit con…
Passons.

A partir de là, chaque semaine, ou presque, quand j'y pensais quoi, je faisais ma petite recherche Gogueul pour savoir les news de mon grand blond sur les derniers jours.
(Je te passe les commentaires désobligeants, lecteur, je suis folle, je le sais, mais ça t'autorise pas à te payer ma tronche comme je suis persuadée que tu es en train de le faire…)
(mais à la fois je te comprends, y a de quoi...)
(je suis en train de te faire un bon gros dossier sur moi, là...)

C'est pas souvent qu'il y en a.
Des news du grand blond.

Mais un jour…
Juste avant Nowel…

Diiing, y a une vidéo sur Youtube qui vient d'être mise en ligne, de mon grand blond !
Alors, bien sûr, je m'empresse de la regarder.

Elle est terrible.
Et puis lui aussi.
Je craaaque.

*soupire*
*a la tête dans les nuages*
*puisque c'est comme ça, regarde encore la vidéo, tiens, ça faisait longtemps*

Voyons, qui a posté ça ?
Hmmm, un pseudo à base de 4 lettres et 1 chiffre : GB4XX.
Qui c'est celui-là… ? D'où il sort une vidéo de mon grand blond ?!

*mode curieuse/fouine/jalouse*

Deux jours et 40 visionnages de la vidéo plus tard (… no comment please), ma tête a fait un gros tilt dans mon cerveau. Ou l'inverse.

GB = Grand Blond !!!
Mais c'est bien sûr !

Après quelques tergiversations dans mon esprit tout excité par cette grande découverte, j'ai fini par m'inscrire également sur Youtube, pour contacter mon grand blond…

(et pis en plus, j'en ai profité pour mettre ma vidéo des Canaries, moi aussi, mais plus tard…)

Et oui, les gens, que voulez-vous, on est fou ou on ne l'est pas.
Héhé.
Moi, je le suis.
Tarée.
Et j'en tiens une sacrée couche, j'peux vous assurer.

Et le pire (ou pas ?) c'est que j'assume.
Mais alors, j'assume totalement.
L'air de rien, bien entendu

Bref.

J'ai donc envoyé un message à mon grand blond.
Le 28 Décembre.
Après avoir piaffé d'impatience pendant une semaine chez mère-grand, qui, comme toute grand-mère qui se respecte, ne sait pas ce qu'est une connexion internet.

Le message.
En substance, ça donnait à peu près ça :
(en fait, très exactement, puisque j'ai retrouvé l'email en question…)
(et oui, tarée jusqu'au bout…)

"Hey
I don't know if you're Grand Blond or not...
I'd say you are.
Anyway, nice video.

I suppose you've already got plenty of photos of you surfin', but if ever you want more, I took some at El Confital, Canarias, in October.
I'm no pro, and the photos are not like pro's, but they're not that bad either !
Just ask if you want them.

Have a good Christmas and Nyear's time
...and sorry for my english !"

(bah oui, on sait jamais, mieux vaut prévenir d'éventuelles erreurs que passer pour une conne...)


Et la réponse…
Le 28 Décembre également !
Même que j'ai halluciné !
A peine le décalage horaire comme délai, c'est pas beau ça ?
Un mec qui répond du tac au tac, c'est un mec bien, ça…

"hey aWa,
It is Grand Blond, mate if you want to send them my e mail is
grandblond@blabla.com
Thanks heaps and your english is great!!"

[Hem, pas tout compris sur l'instant, ai eu recours au dico, mais ça avait l'air plutôt positif dans l'ensemble ;) ] 

Du coup, je lui ai envoyé les photos des Canaries, sauf qu'elles étaient pas si bien que ça, alors je me sentais quand même un peu merdeuse
Je lui ai dit aussi que j'avais retrouvé des photos de lui prises à Lacanau, mais qu'elles étaient vraiment pas terribles, et il a voulu que je lui envoie quand même.

Par contre, j'étais un peu sur le cul, parce que je savais pas que c'était possible de faire des fautes en anglais… quand c'est ta langue maternelle, je veux dire (lui).
Et que ça saute aux yeux de quelqu'un dont ça l'est pas, la langue maternelle (moi).

Genre :
"I totally understand that you focused on Marco rather then me cause if it was here in Australia the same thing would of happened."
(en réponse à moi qui m'excuse des photos pas si bien que ça, parce que je shootais plus le Marco)

Là, niveau erreurs, je dois avouer que je suis clouée.
Mais bon, peu importe, au final.

Pour finir, dans l'échange de mails, je disais entre autres choses un truc genre :
"yeah, man, je pensais que t'avais déjà des tas de photos de toi qui surfe, mais si tu veux, next time que tu viens en France, je peux être ta photographe attitrée (joke!) ;) "

Et là, plus de réponse.
Alors que les échanges précédents, la réponse arrivait dans la demi-journée…

Là, désespoir et déception (ou l'inverse), j'me dis, il a pas capté la blague, il a eu peur de moi
(à juste titre, mais bon, j'essayais quand même de rester réservée)…

Tout est fini.

2 jours passent, je fais un mauvais réveillon (pas seulement à cause de lui, hein), je déprime pour cette nouvelle année à venir, je me couche à 2 heures du mat après être passée dans 2 soirées différentes, et m'être dit que c'était limite mieux toute seule l'année précédente.

Le 1er Janvier au matin arrive.
Je me réveille, comme d'habitude.
J'ai froid, je relève mon col, comme d'habitude.
Je regarde mes mails, comme d'habituuuuuuuuuuuuudeuuh !
Coupez, y a un truc qui cloche !

Shock, Ohmigod !

Un message de mon grand blond en ce premier matin de l'année !
Un message dans lequel il répond, entre autres choses, et très "casually"
(moi pas trouver l'équivalent français)
(hé ouais, Head, on a la classe ou pas, moi je pense en anglais, je lis en anglais, je mange anglais, naaan, faut pas pousser quand même… ;) )

Donc cette petite phrase au milieu des autres :

"Yeah be sure to introduce yourself to me in August"

Joie, bonheur et folie douce, remettez les gaz, on est repartis pour un tour.
T'inquiète, mon grand, que je vais trouver moyen de m'introducer discrètement to you, en Auguste !

C'est lamentable, non ?
Ca vous fait marrer, pas vrai ?

Bah, allez, faut bien rêver, non, et ben mon grand blond, c'est mon trip à moi.
Na !

J'ai passé 6 mois à fantasmer sur lui en l'ayant vu seulement une demi heure de dos, et quelques secondes de face.
Et ça fait 6 mois que je fantasme sur lui avec quelques emails banals (banaux ? ça me rappelle les Aristochats, ça, tiens, il me semble bien qu'il y a un passage ou ils parlent d' "un chat totalement banal"… Aaah, souvenirs…).

Bon, ben voilà.
Je crois que vous en savez autant que moi (ou presque) à propos de mon grand blond.


Autant vous dire que j'étais plutôt énervée
(et c'est rien de le dire)
(enfin, j'me suis retenue sur le moment, mais dans la voiture, après, ça a pété graaave)
(sens figuré, Chris, enfin, tu me prends pour qui...)

quand mon collègue ce cher non-George Clooney a dit qu'il voulait cet été LA semaine du Lacanau Pro
(enfin, lui il sait pas qu'il y a le Lacanau Pro, cette semaine-là)
(il va garder ses enfants)
(20 et 23 ans)
(autant te dire que oui, c'est suuuur, ils vont être ultra-dépendants de papa, à cet âge-là, faut absoluent qu'il soit là pour eux)
(rhaaaa, que veux-tu, quand chui énervée, je peux faire preuve de toute la mauvaise foi du monde)
.

Plus exactement, il sait pas, c'est son ex-femme qui sait, mais dans le doute, il prend les deux semaines, celle-là et celle d'avant
(j'me plains pas, encore, c'est pas celle d'après)
(pendant laquelle y a compète à Hossegor)
...

Donc Grand Blond, mon gars, t'as intérêt à aller loin dans la compète, parce que je pourrai arriver que le jeudi, moi !

(Et vous imaginez bien qu'il me taaaarde ce jeudi 14 Août...)
(Dans 2 mois déjà, ça se rapproche !! )

Si chui pas une fille stupide, avec ça…


Mouaaaah, allez, faites pas vos innocentes, chui sûuuuure que vous avez un truc du même style à cacher...

PS : Grand Blond, j'espère que jamais tu tomberas sur cet article, et que si jamais tu y tombes, par le plus grand des hasard, j'espère que tu ne parles pas français, et que tu te contenteras de cliquer ailleurs, sans chercher à en savoir plus...

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A 600 kilomètres et quelques années de là ...

Bonjour, les gens.

Aujourd'hui, un article un peu en vrac, un peu comme moi.

Dans ma vraie vie, récemment, il s'est passé quelques choses.
Des choses anecdotiques et rigolotes.
Et des choses plus importantes et moins bidonnantes.

La semaine dernière, c'était l'anniversaire de Gui, un copain, et il nous a invités à un apéritif dinatoire chez lui.

Y avait Louise, Claire, Chien Chaud, La Loutre, et il devait y avoir aussi, d'après Gui, "un pote à lui et sa copine".
On a commencé la soirée en grignotant et sirotant (mon 33cl de bière - Foster, pourtant... - j'ai mis 2 heures et demie à le boire) (une page de ma vie s'est tournée) ( :( ).
Et en regardant le match de foot à la télé.

Et puis ça a sonné, Gui est allé ouvrir, et là, qui j'ai pas vu arriver...
Son pote, oui, bien sûr, son pote.
Celui de la première soirée à l'école, où, à un moment donné, je me suis retrouvée avec sa langue dans ma bouche.
Et après, il était allé draguer Fixou (remember, Fixou !) et que moi, j'avais chopé Gui pour le rendre jaloux, le pote.

Sauf que ça avait pas du tout marché, alors tant pis.
Avec Gui, on était rentrés à ma chambre (à 5 minutes à pied, c'était bien, l'école...), mais on était pas en train de s'embrasser depuis 2 minutes là-dedans qu'il s'est enfui. Me laissant comme une conne.
Du coup, je suis retournée à la soirée, pour continuer à faire la fête, et ça les a tous fait marrer, les autres, de me voir re-débarquer, alors qu'ils pensaient que...

J'ai appris plus tard que Gui était parti vomir.

Tant mieux, en fait, parce que c'était à peine au bout d'un mois d'école, on était dans la même promo, on se connaissait pas encore bien, et puis c'était suffisamment gênant comme ça...

Donc le pote.
En plus, moi, le lendemain, je me souvenais de rien.
Enfin, si, je me souvenais de Gui.

Mais ils m'ont raconté, le pote, que je l'avais embrassé, etc...
Naaan, c'est des conneries ça.
Photos à l'appui.
C'est bon, là, je vous crois.

Bref.
Le pote débarque ce soir-là de la semaine dernière chez Gui.
Pfiouuu, j'ai eu un coup au coeur (de stress) en le voyant, je m'y attendais pas.

Mais bon, visiblement, il se souvenait absolument pas de moi, puisqu'il m'a fait la bise en disant "Moi c'est Pote, enchanté".

Ouf...

Et puis sa copine, qui suivait.

Deuxième coup au coeur.

"Salut, moi c'est aWa
- Salut, moi Marie

- Je te connais, non, tu serais pas de Mérignac par hasard ?
- Si, oui, je te connais aussi, tu faisais du solfège avec Michou Dupont, non ?
- Oui, c'est ça, j'ai fait du solfège et de la flûte à bec.
- De la flute à bec ? Moi aussi, avec Céline Oursin ?
- Ouais, carrément... quel souvenir ! J'étais toujours à la basse avec des partoches de merde, pendant les auditions, et y avait le petit Georges qui jouait à une vitesse phénoménale, avec ses 3 têtes de moins que moi...
- Ouais, moi aussi j'ai fini avec les ténors et les basses... Et Georges il a été 6 ans dans ma classe !"

Voilà.

C'est pas bizarre, ça ?

Bon, le pote, oui, c'est pas un hasard, c'est le pote de Gui.
Mais elle, c'est un sacré hasard, qu'on se retrouve là !

 

Ca, c'était l'anecdotique rigolo.
Le moins bidonnant plus important, c'est pour bientôt.

Ne l'attendez pas avec trop d'impatience, ça risque d'être long et pénible.

Mais en attendant, heureusement qu'il y a des trucs rigolos, bien qu'anecdotiques, pour se changer les idées.
En plus, ce soir-là, Van der Saar a arrêté un tir au but, et j'étais contente, parce que je l'aime bien.
:)

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Ben quoi ?!

Non, je poste pas aujourd'hui, et alors ?

Z'avez de mauvais z'habitudes, vous, hein !
Aujourd'hui, je bosse.
Comme hier.
Comme demain.

Je poste pas.

me at...  1? 2? 3?

Et si ça vous pose un problème ...
C'est pareil !

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Sunny Days

Sunny days are back !

Et c'est coooool...
(ou pas)

J'en profite pour aller au cinéma, à pied, et y a personne dans les salles, c'est que du bonheur...

Par contre je me suis fait démasquer par le mec à la caisse du ciné.
J'allais prendre ma place à la borne automatique.
Y avait personne.
A part le mec à la caisse.

Lui : "Pourquoi vous allez à la borne automatique ?
- Ben parce que vous êtes occupé (c'est vrai il était en train de ranger la caisse)
- Ah mais ça me dérange pas  !
- Si vraiment ça vous fait plaisir ...
- Mais oui ça me fait plaisir "

Du coup chui allée à la caisse et je lui ai filé ma carte

"Vous êtes pas déjà venue hier ?
- Oui, quand il fait beau y a moins de monde au ciné ...
- Ah ben non, faut aller dans les parcs, jouer de la guitare, ...
- Ouais, mais en fait ça me déprime Paris quand il fait beau..." 

Le pire, c'est que c'est vrai.

Je crois que je préfère encore quand il fait moche, comme ça j'ai aucun regret à être ici, je me dis que c'est partout pareil.
Mais là, avec le beau temps, je me dis que j'aurais pu aller au bord de la mer
(je l'ai sérieusement envisagé pour ce week-end, un petit tour en Bretagne ou en Normandie, mais avec le retour des vacances + le retour du week-end prolongé, j'ai abandonné l'idée...)

Avec le beau temps qui revient, ça me fait pareil que l'an dernier.
Je tourne en rond.

Je sors mes fringues d'été, et je me dis que je pourrais aller faire un tour à la plage, cet aprèm.
Ah, non, pas possible.
Qu'à cela ne tienne, je vais aller me balader au bois du Burck, en passant par les vignes près de la maison.
Han, nan, c'est à 600 kilomètres.

Et puis, les pique-nique dans les parcs, ça me saoule. 
Y a 5 personnes au mètre carré, limite on se croirait sur la plage un 15 Août.
Nan, bon, j'exagère.
Mais y a trop de monde.

C'est ça, trop de monde.

A Paris, dès qu'il fait beau, tout le monde est dehors.
C'est insupportable.
Et de préférence c'est des couples qui se baladent.

A la plage, un 15 Août, oui, c'est blindé, mais si tu marches 5 minutes sur la plage, tu te retrouves tout seul.
Parce que les gens sont massés devant les postes de secours.

Ici, tu marches 5 minutes, et y a toujours autant de monde.
Il faudrait prendre la voiture, partir.
Mais prendre la voiture, si t'y es pas obligé, t'hésites, parce qu'au retour, y a les bouchons, et après les bouchons, y a le manque de places pour se garer.

Vivement la semaine prochaine !
Lanzarote, désert !

 

Bon, sinon, samedi, en rentrant du ciné, je me suis arrêtée à un petit par qu'il y a près du terminus de métro, Porte d'Orléans.
Je passe devant tout le temps, à chaque fois que je prends le métro, et jamais je ne m'y étais arrêtée.

C'est sympa, bien vert, bien fleuri, avec des gosses qui jouent partout, des ados qui sont assis dans l'herbe, des mamans qui poussent leur poussette, des skateurs en herbe qui s'entraînent sur les mini-rampes.
C'est familial.

J'ai sorti l'appareil photo :

      pâquerettes 
      Le 3 Mai 2008 à 18:25
      Porte d'Orléans - Paris

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J'aime pas ...

Non, c'est confirmé, j'aime pas les médicaments.

Mais bon, des fois, faut bien avouer qu'on a pas trop le choix.
Que c'est plus raisonnable d'aller voir le docteur.
Et d'avaler sans se poser (trop) de questions ce qu'il nous prescrit.

Par exemple, .
J'vous ai parlé, rapidement, l'autre jour, de chicot-fantôme, le truc qui fait un peu mal à l'ancienne place de chicot-qui-pousse-pas-droit.

Chicot-man m'a prescrit des médicaments.
J'ai attaqué hier soir, après avoir bien lu les notices, comme d'hab.

eeek
Le 29 Avril 2008 à 18:58
Home

Et ben moi j'vous dis, les notices, elles donnent pas envie d'avaler la plaquette pour se défoncer gentiment !
Parmi les effets indésirables susceptibles de se produire, nous avons en magasin :
rougeurs se généralisant à tout le corps avec pustules, fièvre, inflammation de la langue avec sensation de bouche sèche (I've got that), perte d'appétit (I don't have this), maux de ventre, diarrhées, vertiges, troubles de la vision, j'en passe (et des meilleurs!)...
En plus, ces charmants comprimés sont à prendre matin, midi et soir au milieu des repas.

Sauf que moi, d'habitude,
le matin, j'avale vite fait un bol de céréales,
et le soir, j'avale vite fait un bol de céréales
(c'est mal je sais)
(en général c'est plusieurs bols d'ailleurs)
(oui, je sais, c'est guère mieux)
(mais c'est pas toujours le cas)
(des fois, je cuisine).

Donc là, exit le pauvre bol de céréales.

Surtout que j'en ai plus. De céréales.
J'ai plus rien pour ti'déjeuner.
Ca craint.
Parce que les comprimés, c'est au milieu du repas.
Et comme j'ai pas envie de me choper un ulcère à l'estomac, quand on me dit au milieu du repas, je mange bien gras et/ou bien consistant, et pas qu'un peu...

Donc ce matin, j'ai vaillament attaqué la journée avec un bol de lentilles et 2 cow-qui-rit.
Mmmmmh !
En plus j'ai l'impression d'avoir soif tout le temps.
Et faim tout le temps.
Plus je mange, plus j'ai faim.

Nan, vraiment, j'aime pas les médicaments.
Mais je les prends, parce que j'ai pas envie que chicot-fantôme s'infecte dans 10 jours à Lanzarote...

 

J'aime pas la pluie d'hiver non plus.
Tu sais, Headbanging, le truc qui était hier chez toi, et qui est aujourd'hui chez moi.

Nan, ça j'aime pas.
C'est froid, c'est mouillé (si si j'vous jure).
C'est nul.
Le seul point positif, c'est que je peux sortir mon beau parapluie rouge.

after the rain
Le 29 Avril 2008 à 13:40
Au boulot (je sais c'est pas sérieux)

 

Par contre, j'aime bien faire peur aux gens.

Tout à l'heure, à Carrouf, j'ai fait peur à un mec avec mes yeux.

Il s'écartait bovinement (comprendre bien lentement et sans réfléchir) de la caisse où il venait de payer, et son chariot qu'il poussait sans réel but allait couper ma route, que je traçais en ligne droite.
Bien droite.

Oui, quand tu as un sac de courses dans une main (poids indéfini) et un pack de 6 bouteilles d'eau dans l'autre (poids : 9kg), avec un parapluie quelque part par là, et ben moi j'peux te dire que tu traces droit.
Le plus court chemin d'un point à l'autre, c'est la droite.

Et lui, avec son chariot, il allait me couper la route.

Mais mon regard l'a fait réfléchir un peu, assez rapidement d'ailleurs, et il a arrêté son chariot, avant que je ne sois obligée de courber ma trajectoire...
Et je l'ai senti me regarder passer d'un air un peu médusé...

Un fois que je l'ai eu dépassé, mon air déterminé/courroucé a pu laisser place au large sourire d'amusement qui menaçait de me faire perdre toute crédibilité depuis quelques secondes...


Dans la catégorie : mon sourire, ce traître, un truc qui m'en a arraché un bien grand et involontaire, au taf tout à l'heure, c'est quand le grand chef est venu dans le bureau de mon chef avec qui je discutais de boulot (ben oui quoi), et quand il a shooté dans la poubelle. Involontairement.
Ca, c'était marrant. 
En plus après il est devenu tout rouge.
:)

Pfff, on s'amuse d'un rien...

J'ai réussi, entre 2 dossiers, à dégainer l'appareil photo assez vite pour chopper l'arrivée d'un des Boeing 747 de Corsair à l'atterrissage, mais c'était un peu à l'arrache, alors pardonnez le cadrage pas terrible...
Celui-là, c'est le SEA.
Vous pouvez voir l'immat' sur le fuselage, à l'arrière.
Y a aussi le SEX, et le SUN...
;)

FHSEA
Le 29 Avril 2008 à 13:44
Au boulot (oui je sais c'est pas sérieux)

 

Bon, ben voilà.
C'est tout pour ce soir.
Bonne soirée !

PS : J'ai soif.
Ca, c'est pas drôle

13 commentaires - aucun rétrolien

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