Summer 2008 - 3
Bonjour, les gens.
Aujourd'hui, programme chargé.
Spécialement pour toi, j'attaque le récit du feu d'artifessefice de mes vacances d'été 2008.
Je crois que je vais le faire en plusieurs parties, parce que, déjà, pour moi, ça sera plus facile à vivre, et pour toi, ça fera durer le plaisir.
J'annonce les chapitres, histoire que tu te creuses le neurone de curiosité … :
- la Californiiiie, 1 et 2, et peut-être même 3...
- Lacanau Pro 2008
- Fixou débarque
- Descente à Hossegor
- Descente aux enfers…
Sympa, comme programme, non ?
Je te vois déjà qui salive d'avance…
Allez, essuie-toi le menton, et saute dans le train, c'est partiiii !
La Californiiiie - 1
Or donc, mes vraies vacances d'été ont débuté un mardi soir.
Le 12 Août.
Je te rappelle qu'à la base, non-Georges mon collègue avait réservé la semaine pour ses congés à lui, et comme il ne faut pas laisser les dossiers tout seuls, ben j'étais supposée rester au boulot pour leur tenir compagnie, tout ça pendant que le Lacanau Pro déchirait sa mère à Lacanau.
J'avais les boules.
Méchamment.
Et puis, j'ai réussi à faire pitié à mon chef, et à gratter le mercredi et le jeudi. Le vendredi étant férié.
Donc le mardi soir, j'ai pris la route des vacances, avec ma garde-robe dans le coffre, une boîte de vitamine C, et assez de cochonneries à grignoter pour me tenir éveillée jusqu'à Bordeaux.
En arrivant là-bas, je savais déjà que je ne pourrais pas voir mon Grand Blond surfer, le lendemain matin à 8h30.
Il aurait fallu que je parte de chez les parents à 7h30, donc que je me lève à une heure indécente pour un premier jour de congés.
Tu me connais, chui une warrior, qui plus est crazy de mon Grand Blond, et je l'aurais bien fait, mais c'est Maman qui aurait pas compris l'affaire…
En plus, Maman a commencé à tirer la tronche quand j'ai dit que je voulais partir vers 9h30.
Ce qui est pourtant raisonnable.
En fait, elle comptait sur moi pour l'accompagner à la banque.
Oui, parce qu'elle a toujours la jambe en vrac, ne peut toujours pas conduire, Papa travaille, Matt mon frère n'a pas le permis, tout ça.
Quand Papa m'a appris ça, je lui ai bien signifié que, ok, le lendemain je partirais plus tard, je l'accompagnerais à la banque, mais après ça, je partais en vacances à Lacanau, et faudrait pas y revenir, hein.
Et ça s'est passé comme ça.
Mercredi 13 Août 2008.
Après l'expédition banque-journal-vidéoclub-récupération d'ordonnance chez le médecin (au moins, je restais pas pour rien…), j'ai pris la route de Lacanau.
Je suis arrivée là-bas vers midi, et j'ai commencé à pleurer que Zut, pourquoi, hein pourquoi est-ce que je disais toujours oui à ce que Maman ne me demandait même pas à haute voix ?! Parce qu'à midi, à Lacanau, y avait comme qui dirait une espèce de traffic jam immonde engluant toute la ville.
Un mercredi à midi.
Explique-moi pourquoi.
Normalement c'est le week-end, les bouchons.
En fait, vu le temps pourri, les gens venaient au marché de Lacanau.
C'est tout.
En attendant, traverser la ville en voiture fut assez insupportable.
Parce qu'à Lacanau, t'as beau ouvrir les vitres et te prendre l'air marin dans la tronche, tu peux pas trop t'oublier au volant avec le cheveu au vent.
Sinon, c'est bien simple, tous les 3 mètres tu écrases 5 piétons.
Et le truc insupportable aussi, ce fut de pas trouver de place pour me garer à moins de 200 mètres de l'hébergement.
A Paris, d'accord. J'veux dire, c'est comme ça, on le sait.
Mais à Lacanau, j'ai juste envie de dire : non !
A Lacanau, je suis garée devant l'hébergement, sinon rien !
Mais bon…
Soit.
Pas le choix.
200 mètres.
Là, j'ai un peu regretté d'avoir mis toute ma garde-robe dans le coffre.
J'ai un peu regretté d'être une fille et d'avoir une trousse de toilette de 7 kilos et 853 grammes.
Je me suis garée, et je suis allée, d'abord les mains vides, me présenter à Odette, qui tient l'hébergement.
Ca fait un petit bout de temps qu'on se connait, Odette et moi, puisque je bossais à l'école de surf par où il faut que tu passes pour trouver l'hébergement.
Elle est adorable.
Et là, elle m'a dit qu'il y avait un petit garçon avec sa maman dans la chambre du bas, et dans la chambre du haut, il y avait JL et quatre su'feu's californiens de la compétition.
Et là, dans le dedans de moi-même, j'ai failli défaillir…
Mais à l'extérieur, je suis restée très digne, j'ai pris l'air désintéressée ce qu'il fallait, et après quelques blablas de plus, je suis retournée à la voiture pour prendre mes affaires.
Autant te dire qu'il m'a fallu quelques allers-retours…
D'abord la garde-robe, aka valise over-lourde.
Tant qu'il n'y a personne dans la maison (que je croyais), j'ai emménagé discret, dans la chambre du bas puisqu'en haut c'était full.
Ensuite le sac de plage, avec la trousse de toilette, et le sac où y avait un peu de tout, genre, un pull, des chaussures, trois bouquins…
Et en arrivant, il y avait des gens.
Il y avait Cé, la maman, et Son, son fils.
Super sympa, elle s'est présentée, a parlé un petit peu, moi j'ai fait des efforts aussi pour parler, parce que tu sais, je suis timide, mais je me soigne.
Donc on a commencé à discuter, et elle me parle des 4 californiens.
"Ouais, c'est des petits cons, cette nuit ils ont pris l'apéro, ensuite ils sont sortis, ensuite ils sont rentrés en faisant un bordel pas possible, ils se sont fait à manger, ils rigolaient, tout ça au beau milieu de la nuit".
Ben merde, que j'me dis.
Ca commence mal.
Et pendant qu'elle dit ça, elle claque les placards, et elle parle fort en regardant le plafond.
Visiblement, ils sont dans leur chambre, alors.
Et là, en haut, on entend péter.
Genre, le gros pet qui fait du bruit.
Alors bon, moi tu m'connais, les pets, les rots, tout ça, j'm'en fous un peu, hein. Mais bon, attendons de voir comment ça se passe ici !
Son, le fils, dix ans, éclate de rire et court à l'étage les voir.
Il parle pas anglais, sauf, maintenant : Oh my God ! Fuck ! et quelques autres trucs du langage courant…
Donc pour les pets, ça passe bien.
Ambiance détendue.
Cé sourit aussi.
Tout en continuant à râler, pour le principe on dirait.
Et puis là, y en a un qui descend, il dit bonjour à Cé, et j'ai l'impression d'être transparente.
Cool.
Ca commence bien.
Au bout de 3 minutes Cé fait les présentations : "This is aWa, this is Charlie…"
Salut, ok, bye, le mec file aux toilettes.
Bon début.
Moche, en plus, le mec.
Enfin, franchement pas mon genre.
Un deuxième suit.
Même impression d'être transparente, même manège avec Cé qui dit bonjour et ensuite
"This is Max, this is aWa".
Hello, nice to meet you, je crois même qu'il m'a serré la main.
Yeah.
Et file aux toilettes aussi.
Yeah.
Mais moins moche, lui, tout de suite...
Mais bon, on dirait que c'est des petits pros avec la grosse tête.
La loose.
Pendant que Charlie et Max font leurs affaires à la salle de bains, Cé et Son mangent, et moi je squatte avec eux, à discuter un peu.
Et là, un troisième larron descend de la chambre.
Evan.
Cé le pourrit un peu, rapport au bordel de la nuit précédente.
Evan demande comment il pourrait se faire pardonner.
Cé le fait mettre à genoux et joindre les mains pour prier pardon…
Ca les fait marrer tous les deux, il se relève et tous les deux se prennent dans les bras, genre gros hug.
Bon, moi j'veux bien, des petits cons, mais ça a pas l'air d'être si mauvais que ça, l'ambiance !
Et puis le mec file à la salle de bains, lui aussi, et à la porte, il se retourne et dit un truc genre, tu as rêvé, hier on a pas fait de bruit, sois pas fâchée.
Et là, j'ai balancé :
J'étais pas là, mais vu tes yeux, je crois que je la comprends…
Le mec avait les yeux injectés de sang, un truc de ouf.
"That's because… I'm still drunk" qu'il a répondu en se marrant à moitié.
Booon, et ben c'est pas si mal en fait !
J'arrive à communiquer, et y en a un qui accuse réception de ma présence !
Le quatrième, Kelly, est descendu un peu après, l'air graaave à l'Ouest, et s'est posé sur le canap' qui pue le vomi depuis l'an dernier (pas ma faute, mais j'étais là…
) et a scotché devant les JO qui passaient à la télé.
Mais quand je dis scotché, c'est vraiment avec une tête que tu te dis, que son neurone à lui, là, il est en mode *pause*.
Bon, et puis après ces rencontres fort prometteuses (mode ironique), j'ai pris mes clics et mes clacs et je me suis barrée pour voir la compète et vadrouiller un peu.
D'abord, je suis passée à l'école de surf, dire bonjour.
Et là, dans le jardin, je vois une voiture avec plaque d'immat' rouge.
Et là, je sais à qui c'est.
C'est la voiture d'ex Mc Dreamy.
Ex Mc Dreamy qui m'a demandé mes dates de vacances, mes dates de présence à Lacanau, et ensuite, qui n'a plus donné aucune nouvelle.
Donc ex Mc Dreamy est là.
Sait que je suis là.
Ne m'a pas fait signe.
Soit.
J'en suis plus à ça près.
Il était parti surfer.
Mais c'est pas grave, il y avait la femme d'un des chefs, avec qui j'ai discuté pendant un bon bout de temps. Et quand il a fallu qu'elle parte, elle me dit : "Bon, demain soir on fait un repas chez nous, avec toute l'école, tu viens, hein ?"
Ben, ouais, ok, ça marche… J'étais plutôt étonnée, mais bon…
J'étais contente.
Vu comment ça s'était passé à l'hébergement, au moins, ça m'occupait une soirée.
Après, je suis partie faire mon scotchage devant la compète.
Y avait des vagues de ouf.
Genre, dans les 3 ou 4 mètres.
Même que le surfeur, il est tout petit dessus, comparé à d'habitude.
Parce que d'habitude, pendant le Lacanau Pro, c'est flat.
Genre 50 cm de vagues maxi.
Où faut pomper un max pour arriver à prendre de la vitesse.
Regarde ça, c'est pas Lacanau, mais ça pourrait être.
Et là, les mecs sont sur des longboards, fait exprès pour les petites vagues. Ca glisse tout seul.
Mais en compète, les pros ont des shortboards, et ça, ça glisse pas tout seul...
(Bon, t'es pas obligé de tout regarder les 10 minutes, hein, c'est juste pour te donner une idée de comment ça pousse pas vite, des vagues de 50 cm)
Là, au contraire, ça envoyait du lourd.
Pour te donner une idée, voilà une photo de ce jour-là.
Même que c'est pas moi qui l'ai prise, et si tu cliques dessus, tu tomberas sur le site où je l'ai trouvée.
Donc j'ai maté un peu la compétition, il n'y avait rien d'exceptionnel, sinon un stand Samsung derrière moi qui faisait des animations super bien avec la sono à fond, donc au bout d'un moment, j'en ai eu marre de me recevoir des décibels de débilités dans les oreilles, et je suis allée voir ailleurs.
Sur le "village" de la compétition.
Y avais les mêmes stands que d'habitude : bijoux de pacotille, colliers de fleurs, déco d'Asie, jus de fruits maison, sandwiches, crêpes et cochonneries diverses.
Je sais pas trop ce que j'avais, j'étais un peu blasée, la compétition, c'était pas terrible à regarder, les mecs étaient vachement loin dans l'eau, y avait des vagues en pagaille à tous points de vue…
J'étais pas trop dedans.
Alors je suis retournée à l'hébergement.
Parce que j'ai même pas envisagé l'option "séance bronzette", j'étais plutôt en mode *doudoune* on, vu le temps…
C'est bien simple, au bout de 5 jours, j'avais les pieds bien bronzés, les mains aussi, et la tronche, correcte. Le pif un peu rouge.
Le reste ? Hahaha, fais moi rire.
Blanc.
Ben oui, ça fait ça, quand t'es en jean, tongs, pull et sunglasses all day long…
Bref.
Me voilà presque arrivée à l'hébergement quand je croise Cé, en voiture, qui s'arrête à mon niveau et me dit :
"Hello, je vais chercher Son à son cours de surf, et ensuite on va faire les courses pour manger tous ensemble ce soir, ça te dit de venir ?"
Ni une, ni deux, me voilà en voiture avec elle.
Apparemment, elle a proposé aux su'feu's un repas tous ensemble pour le soir, et ils ont dit oui, et filé un peu d'argent pour les courses.
Super !
On va donc chercher Son sur la plage, et ce faisant, Cé et moi, on papote.
Et on accroche vachement vite.
Elle me raconte qu'elle sort plus ou moins avec Charlie, un des Californiens.
Mais que Son ne le sait pas.
Du coup, je lui raconte l'histoire de Grand Blond, et elle se moque même pas…
Au contraire, elle m'encourage à demander à nos Californiens s'ils le connaissent.
Ensuite, mission courses.
On achète de quoi leur faire un bon petit repas, à base de salade de tomates-concombre-fêta, poulet et riz à la crème fraiche, et ananas. Et vins de la région.
Et on se retourne à l'hébergement.
Et là, en arrivant, on voit les su'feu's en train de bouffer des pâtes devant la télé.
Je peux te dire qu'à ce moment-là, on a été un peu blasées.
Mais Cé leur a un peu tiré les oreilles, et leur a dit qu'ils allaient devoir manger ce qu'on préparait quand même.
On a donc cuisiné, moi au coupage de légumes pour la salade, Cé à la préparation du plat chaud.
On a joké un peu avec Evan, en lui disant de bien savourer ce moment unique dans leur vie, où deux femmes étaient en train de cuisiner pour eux.
Evan a ajouté : "Two beautiful women".
Soit.
Et Cé a dit en jokant un truc du genre : quand les femmes cuisinent, les hommes paient à boire.
Laissez-moi vous dire que c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...
Bref.
On a appelé à table.
JL était là.
(JL a facile 50 balais, mais il est cool)
(à part qu'il est un peu à fond sur les JO et ça me saoule)
(parce que du coup la télé est tout le temps allumée et on met pas de musique)
Y avait aussi Cé, Son et moi.
Et sur les 4 su'feu's, y avait Charlie, Evan et Kelly.
Charlie et Evan sont venus à table.
Kelly est resté sur le canapé qui pue, à scotcher devant les JO, parce qu'il vivait plutôt mal sa cuite de la veille au soir.
Max ?
Il était pas là.
Il venait de se barrer pour aller voir ses mails au wifi du site de la compétition.
Alors que la bouffe était presque prête.
Normal.
Il est libre, Max...
(si seulement...)
Donc tant pis pour Kelly et Max, on s'est mis à table et on a commencé à bouffer, en leur expliquant que déjà, non on ne mettait pas tout dans l'assiette en même temps, même si le plat principal est déjà sur la table.
D'abord, tu manges l'entrée.
Ensuite, tu sauces.
Ensuite, tu te sers le plat principal.
Là, viande et légumes en même temps, ça marche.
On avait 3 bouteilles de rouge, du Bordelais qu'on avait choisi de manière à ce que ce soit pas de la piquette.
Il a fallu leur expliquer que d'abord, tu remplis pas ton verre comme si c'était du coca, et tu le bois pas cul-sec.
Ensuite, tu peux pas rempiler dans ton verre pas vide du vin d'une autre bouteille.
Parce que c'est pas parce que les bouteilles sont vertes et le vin rouge que c'est la même chose.
Max s'est pointé quand on était en train de bouffer le plat principal, et il s'est assis à table avec nous, on lui a servi de la salade, et puis du riz avec du poulet, et puis Kelly est venu se servir du riz aussi mais il est allé le bouffer sur le canapé qui pue.
Avec une bière.
Kelly, il a été comateux toute la journée, mais dès qu'il a eu une bière dans les mains, on l'a vu revivre.
Max a bien mangé, on a bien discuté tous ensemble, sur d'où ils venaient, sur plein de trucs.
On a joké un peu, tout ça.
Ils ont aimé ce qu'on avait préparé. Même pas eu peur de la fêta.
C'était vachement sympa.
Evan disait qu'avant, il était plus mince, et je lui ai dit qu'il pouvait reprendre des tomates, parce que
"That won't make you fat"
Et là, en taquinant, il me dit "You're saying I'm fat ?
- No, I don't, you were the one to say that !"
Moi, trop gênée d'avoir fait potentiellement la boulette.
Et là, il m'a traitée de smart ass.
Première fois.
Je lui dis, je sais pas trop si je dois prendre ça comme un compliment ou bien…
Et là, il me dit, si, si, you're a smart ass, depuis l'début, la première réplique sur mes yeux rouges, t'es une smart ass.
Troisième.
Bref.
J'en déduis que c'est plutôt un compliment, et que toutes les filles ne sont pas des smart ass.
Du moins en Californie.
[instant check, parce que j'ai eu un vieux doute qu'il se soit payé ma tête avec un grand sourire (tu sais, genre : houuuu, mais t'es une grosse maligne toi, tu sais ?) (quand on est parano, on se refait pas...) :
Pour toi lecteur, ce soir, instant culture étrangère :
Smart ass : Someone who is sarcastic, in a cutting yet witty manner. A person capable of making a remark that could be interpreted as a insult or a joke depending on the sensitivity of the listener and the specific situation. A smart ass is not necessarily a bad person just usually perceptive.
Je sais pas ce que ça veut dire, witty, du coup je cherche (soyons fous...)
Witty : Being clever and funny, making funny quips off the top of your head. Witty people are clever and cool. Hang out with them.
Yeah ! Hang out with me, I'm cool ! 
Sans blague, suivez les liens, vous tomberez sur un "Urban Dictionary" bien cool !
Du coup, j'ai appris par hasard ce que ça voulait dire, phat, et pas fat comme je pensais quand je l'entendais :
PHAT : pretty hot and tempting, cool
MAIS, lecteur prends garde (et suis le lien) :
The problem with "phat" is that it is no longer in really. It has kind of phased out and is mostly used by wannabes, lowerclassmen in high school, or middle schoolers. It is now considered a slang faux pas. I wouldn't use it if I was you.
Fin de l'instant culture.
Mais si, tu vas finir par parler anglais, c'est moi qui te le dis !
]
Donc I'm a smart ass, dixit Evan.
Compliment, donc, je crois.
Et puis sur la fin du repas, tout le monde s'est un peu barré à droite et à gauche, les uns à la clope (Charlie), les autres au téléphone (Evan), et Max à la vaisselle.
Oui, sans qu'on demande rien, alors que Cé s'est battue toute la journée avec Kelly pour une assiette qu'il avait laissée sale sur la table, et des fringues qui trainaient partout par terre, Max a pris l'initiative de faire la vaisselle…
Respect.
Pendant ce temps, nous les français, on a fait leur fête au reste des 3 bouteilles de rouge.
Et puis, on a décidé de sortir.
Tous, mais en laissant Son devant la télé, parce que quand même, à 10 ans, on va pas boire des bières à minuit… 
Cé était super bien sapée, genre, short blanc fashion, petite veste et escarpins.
J'avais un peu l'impression d'être en pyjama, à côté d'elle, avec mon jean large et retroussé mode pêcheur, mes tongs et ma tunique, large aussi...
J'avais pas trop fait ma fille, j'étais coiffée à l'arrache (pas coiffée en fait, comme d'hab), à peine maquillée un coup sur les noeils. Léger, le coup sur les noeils.
Et là, y a Max qui te dit qu'ici, c'est bien, les filles sont naturelles. Alors qu'en Californie, il dit qu'elles sont trop maquillées. Et là, il fait le geste de passer un ongle sur sa joue et de regarder tout le make-up qu'il a récupéré. Et il prend l'air écœuré.
Et là, moi je peux te dire que t'es contente.
Tu te sens belle.
Simple, mais belle.
Ou presque.
Bref, on est allé vers les bars, je leur ai montré mon dark side quand j'ai roté.
Bah oui, eux ils pètent, moi je rote.
On a déconné un peu sur le fait que "Girls never poop" ou alors, c'est "pink and it smells like flowers".
(Du coup j'ai pas osé aller chier pendant tout le temps qu'ils étaient là…)
(vois la mission, quand tu te cuites, en plus...)
Et puis ensuite, c'est la soirée dans les bars, et ça, ça sera pour la deuxième partie de la Californiiiie...
Parce que t'en as déjà une sacrée tartine à lire, nan ?
Si vraiment tu t'ennuies, t'as qu'à mater ces petites vidéos bien sympatiques réalisées par le team Sooruz, sponsor du Lacanau Pro.
Y a Day One, jour d'avant du jour que je viens de te raconter :
Sache que dans cette vidéo, à un moment, on voit Max.
Qui bien sûr ne s'appelle pas Max en vrai...
Comme tous les gens dont je parle ici, je change évidemment les prénoms !
Et puis y a Day Two, jour que je viens de te raconter.
Ca, je l'ai pas encore regardé, je ferai un Edit si besoin 
A bientôt pour La Californiiiie - 2 !
Par aWa, Mardi 9 Septembre 2008 à 10:56 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)





