Mariage
Voici enfin l'article qui parle de tout ce que je t'ai laissé miroiter y a 2 jours.
Pour une fois, je suis à l'heure...
Savoure !
Donc, le dimanche matin, il a plu.
Grosse déprime, t'imagines bien.
Dès que l'averse d'est terminée, j'ai sorti la seule chose qui pouvait me remonter le moral
(n'ayant pas d'accès internet à la Source, je ne pouvais pas relire encore et encore le message de mon Grand Blond...) :
mon appareil photo.
Et je suis allée faire un tour dans le jardin.
J'ai découvert des trucs bizarres.
Un mini-crabe qui se cache dans les hortensias...

Le 3 Août 2008 à 13:10
Le Porge
Un lézard curieux...

13:25
Une araignée ultra-plate avec jambes ultra-longues posée sur une feuille de laurier...

13:13
Et puis, juste après, le soleil a commencé à briller, on a pu manger dehors, et on est allés à la plage.
Un dimanche après-midi, c'est pas très malin, mais on pouvait pas manquer cette après-midi de soleil.
Et comme je te l'ai déjà dit, à la Source, y a rien d'autre à faire.
Donc la plage.
Là, j'ai pas pu mater du MNS, parce que on est allés se poser super loin.
Bah oui, tu comprends, là où y a les vagues.
Tu me diras, y avait pas de MNS, mais y avait du su'feu' dans tous les sens...
Mark mon frère est un bodyboarder acharné.
Mais il a jamais pris de cours, donc ça reste du basique.
Et Papa mon père est un bodysurfer acharné.
Mais un peu frileux.
Tu connais pas la différence avec les deux ?
Ecoute, aujourd'hui tu dormiras moins bête ce soir :
- le bodyboarder surfe la wave avec sa board, alias la biscotte. Bodyboard, quoi.
- le bodysurfer surfe la wave avec son body. Il a quand même droit à un maillot de bain, une combinaison et des palmes.
Donc ils ont filé tous les deux à l'eau, me laissant pour mission d'arriver à prendre des photos d'eux dans les grosses vagues.
Alors, moi j'te dis, les photos de surf, c'est facile.
En compète.
Quand les gars sont 4 à l'eau, ont des lycras de couleurs différentes, et quand ils prennent une vague, ils font 3 ou 4 ou 5 manoeuvres dessus, si bien que t'as le temps
- d'attraper ton appareil photo,
- d'enlever le cache,
- de l'allumer,
- de faire la mise au point,
- d'attendre le moment de la manoeuvre suivante,
- et d'appuyer sur le bouton au bon moment.
Mais quand c'est de l'amateur, j'veux te signaler que c'est beaucoup moins évident.
Déjà, y a 15 mecs qui attendent en groupe sur la même vague.
Ensuite, ton père tu le vois pas parce qu'il a pas de planche.
Ensuite, ton frère, avant il avait un bodyboard rouge, c'était bien.
Maintenant, il en a un blanc. Ok, c'est beau, mais ça ressemble à une planche de surf, de loin, quand tous les mecs attendent leur vague en tas.
Du coup, tu peux repérer ton frère que quand il prend la vague, parce que lui, il reste couché sur sa planche.
Sauf que c'est pas le seul bodyboarder.
Y en a un autre qui a, lui aussi, une planche blanche.
L'abruti.
Donc si tu veux reconnaître ton frère, il faut regarder la couleur des palmes. Blanches.
Easy, non ?
Et puis comme c'est des amateurs, les mecs, déjà ils prennent pas la moitié des vagues possibles, donc c'est un peu chiant d'attendre, surtout quand ensuite, ils prennent pas 1 minute entière pour surfer la vague.
En 10 secondes, c'est plié.
Même si t'as l'appareil photo allumé, sous pression et tout, moi j'te dis, t'as intérêt à être réactif !
D'où la seule photo que j'ai réussie à prendre de Mark mon frère ... :

16:08
Et encore, t'as réussi à le prendre en photo, parce que y a ton père qui t'a indiqué où il était.
Oui, t'étais là, en train de mater l'eau désespérément en essayant de les trouver, quand soudain, Papa est apparu à côté de toi.
Bah tiens, qu'est-ce qu'il fout là lui, l'est pas à l'eau ?!
J'l'avais même pas vu sortir...
Papa est en train d'enlever sa combinaison, il est énervé, il parle fort, et il te raconte une sombre histoire de su'feu' abruti qui lui a foncé dessus.
Et tout d'un coup, Papa, il se penche devant toi et il te dit :
"Regarde, je crois que je suis ouvert, non ?"
En effet, Papa a une belle plaie sur le crâne.
"J'vais voir au poste de secours", qu'il te dit après que tu lui aies confirmé la blessure.
T'as pas eu le temps de réaliser qu'il est déjà 20 mètres plus loin, courant vers les MNS.
Alors bon, tu sais pas trop quoi faire, mais tu sais que Mark est toujours à l'eau, et que Papa, quand il est pas avec Mark, d'habitude il le surveille depuis le bord.
Du coup, tu te dis que tu vas le surveiller, Mark.
Sauf que tu sais pas où il est...
5 minutes plus tard, Papa revient, en se tenant le crâne, mais toujours en courant.
Il dit que le docteur l'attend, à la ville, que t'as qu'à rester là avec Mark (t'en profites pour lui demander où il est), que lui il prend la voiture et il va se faire recoudre et il revient.
Heuuuuuuuuuuuuu...
Papa ? les MNS ils sont d'accord pour que tu conduises ?!
Oui oui pas de problème, qu'il te répond, et il s'enfuit en courant.
Et toi, tu restes sur le cul.
Quand Mark sort de l'eau, tu lui racontes, et vous commencez à vous poser de plus en plus de questions :
et si jamais le docteur laisse pas Papa repartir en voiture ?
comment on rentreras, nous ?
oui, parce que Maman, elle a un peu la jambe dans le plâtre, elle peut pas conduire...
Bah oui, parce que la Source Ville, là où y a notre maison, c'est un peu à 15 minutes de voiture de la Source Océan...
Bref...
On était en train de se demander ça, quand Papa est revenu.
Avec 3 points.

17:00
T'as vu, mon Papa, c'est un warrior.
J'ai de qui tenir. 
Bon allez, je te passe la fin de la séance de plage, qui s'est passée normalement (si, ça arrive ...).
Le dimanche soir, je suis rentrée à la maison à Bordeaux, pour être sur place pour le mariage du lendemain.
Lundi.
Jour du mariage.
Le matin, je traînasse un peu, vers 11 heures, je pars chercher Claire à la gare.
En rentrant vers la maison, je lui montre un peu Bordeaux, je prends un malin plaisir à passer par des rues où je n'étais jamais allée.
J'aime décidément Bordeaux.
Après un repas à Flunch (yeaaah) pour "manger léger" (et où on finit avec du taboulé, du riz et des frites dans les assiettes) (normal), on rentre se poser chez moi, en attendant l'heure fatidique de partir à la mairie.
On se fait belles (t'aurais du voir ça, toutes les deux dans la salle de bain, en train de se maquiller devant le miroir, ça devait être comique).
Je stresse.
Va savoir pourquoi, je stresse comme une malade.
Heureusement que c'est pas moi qui me marie, je sais pas dans quel état je serais !
A 16 heures, on arrive à la mairie.
Des gens sont déjà là, beaucoup de famille, semble-t-il.
Avec Claire, on a un peu l'impression de faire tâche…
Et puis Pico arrive, vient dire bonjour, sympa comme d'habitude, et d'autres gens de l'école arrivent aussi. On fait connaissance avec une "pièce rapportée" bien sympa, bien pire que nous niveau "je connais pas grand monde" : elle connait même pas les mariés.
On attend la mariée, Len.
Oli, le marié, est ultra stressé.
Quand Len arrive, elle est juste magnifique.
Déjà qu'elle est belle d'habitude, là, avec sa robe de mariée sobre, sa coiffure toute mignonne … elle est superbe. Rayonnante.
Avec Claire, on se regarde : non, faut pas qu'on lâche une larme, hein !
Tout le monde prend les mariés en photo, et à chaque fois, on est obligées de se déplacer parce qu'on est derrière… La loose.
On se retrouve au soleil.
La double loose.
Debout sur mes talons de 8 cm, en robe noire, un peu stressée.
Et au soleil.
Au bout de 10 minutes, je commence à sentir 2 gouttes qui descendent sous chaque sein.
Claasssse…
A partir de là, idée fixe : me tenir droite, ma robe ne DOIT PAS toucher mon ventre.
J'ai peur que les gouttes fassent des tâches dessus, après !
Heureusement, un mouvement finit par se dessiner dans la "foule" : on entre dans la mairie.
A l'intérieur, bien entendu, il n'y a pas assez de chaises, donc on est pas mal à rester debout, sur le côté.
L'adjointe au maire commence son petit discours, très sympa, très moderne.
Mais moi, j'ai chaud.
On est plus au soleil, mais j'ai super chaud.
Je me sens pas bien.
Y a une chaise, là, qui m'appelle, à 3 mètres.
Mais j'ose pas.
Mais je me sens de moins en moins bien, il n'y a absolument pas d'air, j'étouffe, alors tant pis.
Je squatte la chaise.
Pile au moment du "oui".
Discret…
Et puis l'adjointe continue son blabla, les mariés rayonnent, échangent les alliances, et moi, ça va un peu mieux.
Sauf que maintenant que je suis assise, quand je regarde les mariés, derrière eux, y a un miroir.
Et dans ce miroir, devine qui est la seule personne que je vois, entre la tête de l'adjointe et des mariés ?
Pico.
Véridique.
Donc je regarde pas.
Je garde bien le focus sur les mariés.
Ensuite, y a le bisou des mariés, et on sort faire des photos dans le parc.
C'est bizarre.
Le parc de la mairie, quand j'étais petite, c'est là que Maman venait me promener.
J'y ai vu des tas de mariages, les samedis matin.
Et là, j'en fais partie.
Mais, merci, c'est pas moi qui suis en blanc !
Pico vient nous parler, il fait connaissance avec Claire.
Les gens de l'école avec qui on discute me disent tous "je t'ai déjà vu dans une soirée" mais à Claire "toi tu devais moins être fêtarde"…
Hem.
C'est cela, oui...
Après la séance photo, on a une heure (théorique) pour se rendre sur les lieux de la soirée.
Avec Claire, on retourne chez moi boire un coup, je vérifie l'état de ma robe
(auréoles or not auréoles ?)
(c'est glam, tout ça, hein ?)
(mais c'est pas ma faute, quand je fais un malaise, je réponds plus de rien, je me choppe toujours une bonne suée)
(et là, le malaise, j'en étais pas loin du tout !).
Not auréoles !
Yeaaah !
Cette robe est géniale : non seulement les ouvertures pour les bras sont assez "échancrées" vers le bas, mais en plus le tissu camoufle la mini-auréole que j'ai devinée !
Après notre pause au robinet de chez, moi, on se dirige (en voiture) vers l'endroit où est prévue la soirée.
On attend les mariés, qui sont en train de faire des photos en centre ville, sur un parking en prenant l'apéro.
Claire, Caro (la pièce rapportée), et moi, on joue à fond les flemmasses en s'asseyant sur une rambarde.
Pico vient nous rejoindre, on discute un peu tous.
Je laisse paraître ma face cachée alors qu'on discute avec la témoin et son mec : on discute, et puis je vois quelqu'un que je connais derrière eux, je lui souris, et puis je regarde les autres, qui me regardent en souriant.
Oui, bon...
Et là, Claire dit "Elle est de Bordeaux".
Ah, c'est à moi qu'on parlait ?!
C'est tout moi, ça, tu me poses une question, je l'ai pas entendue parce que j'étais dans la lune, et je te regarde en souriant comme une niaise au lieu de te répondre. Parce que je sais pas que c'est à moi de parler...
Caro nous raconte comment elle a rencontré son mec : truc trop romantique, comme dans les films, t'en rêves !
Et puis les mariés arrivent, et on va au resto-bar qu'ils ont réservé.
Juste avant de sortir de la voiture, avec Claire, on décide de faire notre chèque pour le cadeau.
J'écris, je remplis les cases : "A Bordeaux", "le 4 Aout 2008", et ... mais ... y a encore un "à" ici...
Ah ben merde alors, c'est là qu'il faut écrire "Bordeaux"... et tout à l'heure fallait écrire Len...
Oui, 2 coupes de champagne à jeûn, ça attaque sévère !
Après ça, on rejoint les autres.
Là-bas, c'est super mignon !
Une déco simple, mais exotique, à base de teck, bambous et coussins blancs.
J'adoore.
On nous sert un Sauterne qui, paraît-il est excellent (moi j'aime pas trop le vin blanc sucré...), on découvre les plans de table qui sont cachés dans les boules d'un mobile.
Trop chou.
On papote, on discute, des photos sont prises, on mate, on cherche nos places, on rigole, on assiste à la projection de la vie en photo de nos deux protagonistes, on rit encore, devant les joues rondes, les bouilles innocentes ou coquines (ptain j'ai envie de pleurer en t'écrivant ça, c'est ouf !), des photos d'avant, de jeunesse, de vie...
Une vie qu'ils vont maintenant construire à deux.
(ça y est, je lâche ma larme)
On mange des toasts délicieux, à base de tapenade, foie gras, jambon de pays, je demande un verre d'eau qu'on me sert dans un grand verre ... à eau. La repère...
Puis il est temps d'aller à table.
Avec Claire, on se retrouve à la table des cousins.
Qui ont modifié le plan de table à leur convenance pour se retrouver entre eux.
Sympa.
Avec Claire au milieu d'eux.
Cool.
Et moi en bout de table avec la petite soeur et le petit frère qui se disputent.
Sympa.
Bon, 24 balais, la soeur, quand même, hein.
Mais petit, le petit frère. Petit, genre l'âge chieur. Que ça amuse de klaxonner, etc. Tu vois, quoi.
Mais bon, après la déception légère de début de repas, c'est assez sympa.
Parce que les cousins, ils sont tous bourrés.
Et ils finissent par s'engueuler.
Normal.
De mon côté, je discute avec la soeur de la mariée, du marié (c'est pas la même), Claire vient me rejoindre pendant la guerre germaine froide, on papote.
Le menu est simple, parfait : l'entrée, c'était les toasts de tout à l'heure.
Plat principal : à base de magret de canard, avec une tranche de foie gras poêlé, à en crever de bonheur.
Un Saint Emilion que t'as même pas envie de te bourrer la gueule avec, tellement il est bon.
Et en dessert : macaron disco, un grand macaron ovale à la pistache, avec de la crème chantilly maison excellente et des framboises à l'intérieur.
Tout est prévu.
Après le repas, les filles chantent une chanson remaniée de Rose, pour la mariée (la Liste), ce qui fait sortir tout le monde de table pour venir voir ça.
Et ça enchaîne sur la soirée.
Moi, j'arrête de boire.
Il est 1h.Je m'appelle Sam, ce soir.
Y a un Dj, de la musique, des gens qui dansent, qui dansent grave bien, même.
Tellement que je reste au bar, en changeant de place de temps en temps pour passer inaperçue.
Claire et Caro avec moi.
Et puis au bout d'un moment, y a Pico qui se pointe avec un pote à lui, pour danser une salsa.
Pico va vers Claire.
Son pote vers moi.
Son pote, c'est le genre grande asperge, avec l'accent du Sud, que limite t'as l'impression qu'il exagère.
Pas moche, mais pas beau non plus.
A la base, j'ai rien contre lui.
Je le connaissais déjà de vue, il était à l'école, lui aussi.
J'ai rien contre lui.
A la base.
Sauf que.
Sauf, qu'il veut me faire danser la salsa.
Alors, comment dire.
Danser, c'est pas ultra naturel, pour moi.
Danser toute seule, sur une musique qui me plait
(pas de techno silvouplait)
(pas de truc trop rapide silvouplait)
(juste un truc où faut bouger les fesses, c'est bon merci),
je peux arriver à le faire dans mon état normal.
En me sur-motivant.
Mais danser à deux, j'ai du mal.
Beaucoup, de mal.
Surtout quand je suis pas torchée.
Et surtout quand je connais pas, ou ne suis par attirée par le mâle en question.
Parce que, une danse chauuuude, avec 3 grammes dans chaque jambe et dans mon neurone, ça, j'ai aucun problème.
L'alcool m'aide.
Sauf que là, je m'appelle Sam, je conduis donc je ne bois pas plus.
Donc moi pas bourrée.
Donc on se retrouve tous les deux à danser une espèce de valse, avec un rythme totalement décalé, tout ça sur une zik salsa.
Ridicule.
Au bout de 10 secondes, je le lâche (enfin j'essaie), et je lui dis, que, désolée, mais c'est pas la peine.
Je ne sais pas danser, je n'arrive pas à danser, c'est ridicule mais c'est comme ça.
Il insiste, garde ma main, alors je re-essaie.
Mais, rien à faire, ce soir je n'y arrive pas.
Je lui dis qu'il y a plein de nana qui ont l'air de savoir danser, elles, qu'il a qu'à aller avec elles.
Et tu sais pas ce qu'il e dit, ce blaireau ?!
"Ah ouais, mais avec elles, je me sentirais pas à la hauteur. Avec toi, je me sens plus au niveau."
Ducon, va !
Et, plus il me tient la main, plus j'ai envie de me barrer en courant.
Je lui répète que c'est pas la peine, je lui dis de me lâcher, mais il s'agrippe.
Le con.
L'erreur.
J'arrive à le faire lâcher ma main d'un mouvement sec, associé d'un regard de tueuse et d'un "ça suffit" plutôt froid.
Je lui tourne le dos, et je danse toute seule avec d'autres filles.
Tu vois, quoi. Je danse avec d'autres gens, mais toute seule.
Il finit par se barrer.
Le con.
Et pendant ce temps, Pico et Claire dansent leur salsa collés.
Ca a l'air facile, comme ça.
A partir de là, le gars, je l'évite.
A tout prix.
En plus, il a un prénom trop moche.
Genre, Célinien, sauf que c'est pas Céline, c'est Cécile.
Moi je n'aime absolument pas.
Et puis la soirée se continue, bla, bla, canapé, bla, bla, Claire et moi on discute, et Pico nous rejoint.
Pico s'assoit à côté de Claire.
Et puis, on discute.
Sauf que Pico parle beaucoup trop avec Claire.
Mais bon, c'est pas grave, hein.
Je vais pas faire ma Cosette (
) (oui, je copite sur toi Pivoine) et dire que j'ai l'habitude.
Pico ne connaissait pas Claire, à l'école, parce que Claire avait un copain, et restait plus avec lui qu'aux soirées orgiesques. Pas moi. Moi j'allais orgiaquer avec les autres.
Donc ce soir, Pico découvre Claire, Pico a visiblement envie d'en savoir plus sur elle.
Ah, mais tiens, voilà que se pointe ce cher Célinien...
Il dit 2 mot à Pico, propose d'aller lui chercher un verre, Pico dit oui et Célinien se barre, provisoirement.
Et là-dessus, Pico commence à me faire l'éloge du Célinien.
Blabla il est adorable, c'est vraiment un mec gentil, blabla.
- Tu le trouves pas mignon en plus aWa ?
Et moi, du tac au tac, et dans mes dents, l'air de rien : Non.
- Rhooo, t'es pas gentille !
Non.
Mais Pico continue déjà : Célinien est adorable, bla, bla.
Sauf que apparemment, Célinien n'est pas doué pour les compliments avec les filles.
Paraît qu'il en a déjà comparées à un cathédrale ou aux vaches de son grand-père.
Agréable, n'est-il pas ... ?
D'ailleurs, Claire se choppe un fou rire ...
Mais Célinien est déjà de retour !
Et Claire rit toujours...
Célinien lui parle, avec son accent de ouf, Claire rit encore plus, Pico rit aussi, et moi je me marre.
Et puis Célinien s'enhardit.
Célinien me parle :
"Alors, t'as pas trop la pêche ce soir, aWa !?
- Ben écoute, si, ça va.
- Rhaaaa, je t'ai connue plus dévergondée, à l'Ecole !
- Moi j'te connaissais pas
(toujours du tac au tac)
(là il a pas trop su quoi répondre...)
Une petite discussion s'est installée entre les 3, et j'ai eu envie de roter.
Je suis désolée, mais pour l'histoire, je dois tout te dire.
Alors, d'habitude, quand j'ai envie de roter, j'ouvre la bouche, je pousse un peu et je rote.
Comme ça, tout haut.
Sauf au travail. Parce que, quand même...
Mais bon, là, c'était un mariage, alors j'ai baissé la tête, j'ai fermé la bouche, j'ai mis mon pull devant mon nez au cas où ça sentirait pas bon (t'as vu je pense à tout), et j'ai roté discrètement.
Tout ça en 5 secondes.
Et je suis là, tête baissée.
Et j'entends Célinien qui demande : "Ca va pas aWa ?"
5 secondes, ptain.
Juste 5 secondes.
J'ai levé la tête, je lui ai dit :
"Si si, très bien, j'étais juste en train de roter et je voulais pas te roter à la gueule, c'est tout"
Ca a fait marrer Claire et Pico, un peu surpris le Pico quand même, mais Célinien, je crois qu'il s'est demandé quoi.
Il a rit jaune, 10 secondes, et puis il est parti.
Inutile de te dire qu'il est pas revenu.
Le genre je m'incruste dans ta bulle, dans ta vie, je te lâche pas la main, je suis over-attentionné, thanks, but no, thanks.
Bon voilà, niveau anecdotes de la soirée, je crois que c'était tout.
Je te passe la discussion entre Pico et Claire, hein.
On est rentrées à 4h30 du mat.
Le lendemain, réveil à 9 heures, bus, avion, boulot à 14h.
Et dodo.
Voilà.
Non, c'était vraiment un super mariage...
Pour de vrai, hein, pas d'ironie.
Bon allez, j'te laisse, y a l'amour est dans le pré, et moi, je surkiffe.
Par aWa, Lundi 11 Aout 2008 à 21:12 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)


pour mon plus grand plaisir !



