Pique-moi
Quand j'étais petite, je faisais comme qui dirait une réaction assez forte aux piqûres de certains insectes.
Les moustiques, dans l'ensemble, ne me gênaient pas plus que ça.
Si ce n'est pour m'endormir.
J'veux dire, quand tu passes l'été à dormir fenêtres et volets ouverts dans une maison au milieu de la forêt, des moustiques, tu en as.
Obligatoirement.
Leurs boutons étaient juste un peu agaçants.
Tout (la merdouille piqûrd'instectesque je parle) a commencé un jour de Septembre.
J'avais l'âge d'être dans les jeunes classes de l'école primaire, puisque je m'en souviens, je jouais à l'élastique aux récréations.
Un jour dans les bois, on faisait du vélo, et un moustique s'est posé sur mon mollet.
Disons plutôt, sur un de mes mollets.
Oui, parce que je n'ai peut-être qu'un neurone, mais j'ai deux mollets.
Donc, le moustique sur mon un de mes mollets.
Moi, le moustique, je voulais le virer.
Donc je me suis arrêtée pour le balayer de mon mollet.
Mais Maman devait être pressée, peut-être qu'on allait au pain et que la boulangerie allait fermer, je ne sais plus.
Toujours est-il que je me suis un peu fait houspiller, que pourquoi tu t'arrêtes aWa, c'est juste un moustique, c'est pas grave, allez allez, zou ma grande (ma mère ne m'a jamais dit ma grande) (je crois qu'elle croit que je suis encore une sa petite fille) (si tu savais, Maman...).
Très bien, j'ai repris mon vélo, et j'ai laissé le moustique me piquer tranquillement le mollet.
Mais je devais avoir un sixième sens.
Parce que le lendemain, ça n'a pas manqué, j'avais le mollet aussi gros que la cuisse.
En plus de ça, dur comme du bois.
Et plutôt douloureux.
Autant te dire que pour jouer à l'élastique, c'était pas top.
Par contre, ce jour-là, je me suis fait plein de nouveau copains.
Tu sais, à l'école primaire, quand t'as un truc pas normal, tout le monde vient te voir pour voir, justement, ce que tu as. C'est pas comme au lycée où tout le monde t'évite soigneusement...
Et aussi, j'ai été dispensée de sport...
Ca, c'était bien 
La piqûre suivante, c'était ma première guêpe.
C'était l'été, chez Mère-Grand.
A l'époque on allait tous les étés passer une ou deux semaines là-bas.
Dans le Noooord(-Est).
Cette conne (la guêpe, pas Mère-Grand), j'étais assise sur une balançoire, en short (oui, même dans le Noooord(-Est) il fait beau des fois l'été), et cette conne elle vient se foutre sur ma cuisse.
Genre un peu à l'intérieur.
Tu sais, le côté qui bronze pas trop.
Donc la guêpe sur ma cuisse.
Et moi, devine ce que je fais ?
Ben moi, je serre les cuisses.
Normal.
Et la guêpe, devine ce qu'elle fait ?
Ben la guêpe, elle me pique.
Normal.
Aïe.
J'aurais p'têt pas du, en fait.
Je te passe la course interminable de la balançoire à la maison de Mère-Grand (parce que là-bas, dans le Noooord(-Est), la terre est pouilleuse (private joke), donc les terrains pas chers, donc les jardins sont grands) en pleurant/criant/hurlant, je sais plus trop, mais ça devait être un des 3.
Tu me pardonneras, pour les cris et les pleurs, hein, j'étais pas bien grande.
Pour te dire, sur mes 2 frères, je crois que j'en avais encore qu'un.
Je suppose, je me souviens vaguement, d'histoires de vinaigre et de recherche du dard dans ma cuisse (houlàààà je sens que je vais récolter de sacrées recherches Gougle avec ça!).
Dard que Madame la Guêpe avait eu la décence de garder.
Et puis je me souviens qu'après (genre juste après), on était partis chaipa-où en vacances à la campagne-montagne, même qu'on avait été obligés de s'arrêter à une pharmacie parce que ma cuisse re-faisait l'épisode mollet en bois.
Sauf que c'était la cuisse, toute gonflée, rouge et dure.
Et c'était une piqûre de guêpe.
Donc Maman, qui se moquait gentiment de moi avec le moustique et le mollet en bois, ben là, elle flippait un peu.
Héhé.
Bon, au final, ça c'est tassé.
Juste, depuis, je fais vachement attention quand y a des guêpes dans les parages.
Je regarde où je pose mes fesses, je ferme la bouche et je bouge doucement.
Y a eu aussi une histoire de taôn. Ou tâon.
Taon quoi.
Tu sais, cette espèce de mouche profilée.
Qui pique.
Et ça, quand ça pique, tu le sens.
Genre, ça commence à piquer un peu, tu te demandes ce que c'est, et ça fait de plus en plus mal, alors tu regardes, et tu vois la bête, posée sur toi (et même à travers les fringues, elle y arrive).
Qui te pique.
Mais là, c'est trop tard.
Donc je me souviens vaguement, c'était encore chez Mère-Grand.
On faisait une balade en poney dans la forêt.

Le 30 Mai 2008 à 17:39
Ardennes
J'aime pas, la forêt, chez Mère-Grand.
D'abord, y a des sapins partout.
Ca sent l'sapin.
J'aime pas, ça m'oppresse.
Et puis ensuite, y a des bêtes partout.
J'aime pas les bêtes.
J'avais un pull, j'me souviens, comme quoi c'était pas l'été.
Quoique, peut-être, en fait. On sait jamais.
Et le taon, il m'a piquée à côté du pull.
The bout de peau qui dépasse.
Les moustiques, c'est chiant.
Les guêpes c'est con.
Les taons c'est vicieux.
Et puis ensuite, on est partis en vacances en Guadeloupe.
J'avais 12 ans.
Là, j'ai rencontré des moustiques voraces.
Tellement que au bout de 2 ou 3 jours, j'avais une vingtaine de piqûres sur chaque bras.
C'est là que j'ai appris à supporter le bouton de moustique.
L'ignorer.
Ne même pas le regarder.
Bouton, je ne te hais point.
Quand t'en as 20 sur chaque bras, je préfère te dire que c'est pas easy easy.
Mais bon.
J'vous avais pas dit ?
Chui une warrior, moua.
Après ça, j'ai plus trop eu de galère insectesque.
Les moustiques ?
C'est quoi ça déjà au fait ?
Ah j'ai un bouton là ?
Boh, j'sens pas...
Si, y a bien eu, y a 3 ou 4 ans, une invasion de mouches plates, un été à Lacanau.
Genre des mouches profilées, un peu comme les taons.
Sauf que les taons, c'est plus profilé genre allongé.
Alors que les mouches plates, c'est plus profilé genre rond.
Et plat.
Et tu sais quoi, le mythe de la mouche plate, c'est que tu peux pas l'écraser.
Tu tapes dessus.
Tu enlèves ta semelle.
Elle s'envole.
Normal.
Sinon, la mouche plate, niveau piqûre, c'est genre la piqûre du taon.
Assez relou.
Elle arrive, elle se pose, elle te pique.
Là, t'as mal, alors t'essaies de la virer.
Mais elle revient.
La conne.
Quand elle revient plus, c'est qu'elle a tiré tout ce qu'il y avait à tirer de toi.
Toi, tu t'en tires avec une piqûre de mouche plate.
Assez pénible, en passant.
Voilà.
Sinon, depuis mes 12 ans, en gros, j'ai plus de problèmes avec les insectes.
Bon, y a quand même l'araignée qui passe, tous les 3 ans.
Visite de routine.
Qui te pique sur la paupière pendant la nuit, et qui se barre.
Et qui te laisse avec une tête de catcheur professionnel pendant une petite semaine.
Nice.
Sexy.
Mais à part ça, rien.
Ah ouais, si.
J'ai vaguement évoqué, quand je suis revenue de Gwada, les ien-iens.
Des espèces de moucherons atroces qui piquent.
Je t'esplique un peu plus :
D day : le ien-ien se jette sur toi.
Je dirais même plus : se jette sur toi en horde.
Sur le moindre centimètre carré de peau laissé malencontreusement à l'air libre.
Il se jette donc sur toi (en horde) et te pique.
Aïe.
Relou, le truc.
Aïe, barre-toi de là, saloperie !
Mais bon, ça te pique, mais c'est tout.
Pas de bouton...
Day + 1 : tu te disais bien, pas de bouton, c'était quand même un peu louche.
Là où toutes les saloperies t'ont piquées, tu commences à avoir des mini tâches rouges qui apparaissent...
Day + 2 : Maintenant, y a pustule blanche qui pousse au milieu du bouton rouge.
Charmant.
Et en plus, ça gratte.
Atroce.

Le 5 Avril 2008 à 10:41
Guadeloupe
Day + 3 : en avion, en pantalon, tu fais avec.
Day + 4 : en pyjama, dans ton lit.
Tu grattes.
Un peu.
Tu grattes.
Beaucoup.
Enflure générale de la jambe droite.
Enflure générale de la jambe gauche.
Douche froide des jambes.
Ca gratte toujours.
Tu arraches.
Soulagement.
Day + 3 mois : des tas de cicatrices sur les jambes.
Charmant, j'te jure.
Si je fais pas craquer mon grand blond avec ça...
Mais à part ça, j'te disais, rien.
Pas de problème de moustique.
Bouton ?
C'est quoi ça déjà ?
Alors dis-moi, est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi, hein, pourquoi, y a 3 semaines, quand on est allés pique-niquer à Versailles, avec les copains ...
...
pourquoi je me suis fait bouffer par les moustiques ?!
Et pourquoi, surtout, pourquoi ça a gonflé ?!
Et duré bien 4 jours (voire plus, hein) (et je ne suis pas de Marseille) et gratté affreusement pendant tout ce temps-là ?!
Vois le monstre :

Et c'était pas le seul, j'en avais deux ou 3 autres du même genre, dont un plutôt mal placé sur la fesse, à l'endroit où y a la jupe qui frotte quand tu marches...
Mais celui-là, je te le montrerai pas.
Par aWa, Jeudi 31 Juillet 2008 à 10:04 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)





