The way I am - 3
Voici la suite (et fin ?) du feuilleton de l'été, en exclusivité mondiale sur mon blog, pour toi lecteur :
pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.
Comme tu es accro à ta série (et à mon blog en général), tu as tout suivi.
Mais pour accueillir en douceur les nouveaux arrivants, voici le début de l'histoire :
Précédemment dans The way I am…
Après avoir déclaré mon craquage total pour lui à Michaël et m'être pris un vent, celui-ci (Michaël, pas le vent) revient la bouche en cœur le jour de mon anniversaire pour me demander ma main de sortir avec lui.
Bien sûr, j'accepte (une première fois, ça ne se refuse pas).
Pendant un mois et demi, c'est l'idylle.
J'apprends à rouler des pelles, j'apprends à me balader au bras d'un beau gosse, j'apprends à tromper mon mec.
Et puis un jour, Michaël m'évite.
Comme souvent dans ces cas-là, le mec fait le lâche, fuit plutôt que d'affronter la vérité.
Je suis donc obligée d'aller le trouver pour lui demander ce qu'il se passe.
Apparemment, il se passe des choses dans sa tête, et c'est pas ma faute, mais me voilà larguée.
Episode 3.
J'ai été malheureuse, mais je l'ai caché.
Le soir, chez moi, j'ai pleuré, et c'est là que ma mère a appris que je sortais avec lui.
On est proche, entre mère et fille, chez moi, hein…
Et puis après, j'ai fait la forte.
Bien sûr, il était toujours dans ma classe.
Je faisais comme si c'était pas grave, que lui et moi, on soit plus ensemble.
Mais c'était pas bien facile, t'imagines…
Et puis, deux semaines après, je me suis cassé le coude gauche.
Même que ma mère, elle était persuadée que c'était à cause que Michaël m'ait largué, parce qu'elle avait entendu parler d'un bouquin comme quoi tous nos maux corporels reflètent nos maux de l'esprit et les relations avec nos proches.
Après, je te passe le Bac (avec mon plâtre), je te passe la soirée chez Sandrine où on était chacun de notre côté (et moi avec mon plâtre), parce qu'on a beau faire semblant de rien, qu'on est tout simplement amis, c'est quand même pas évident. Ce soir-là, il paraît qu'il a passé 1 heure à parler de moi à Sandrine (et moi j'ai parlé à mon plâtre).
Et puis on arrive aux résultats du bac (sans mon plâtre).
Le bac, pour la plupart, on l'avait tous eu.
Pour fêter ça, Clarisse a organisé une soirée chez elle.
Chez Clarisse, on était beaucoup des "meilleurs" de la classe.
Ceux avec qui je m'entendais bien, quoi.
Il y avait Julien, Guillaume, Michaël, Sandrine, Loïc, et les autres.
Avec Michaël, c'était toujours pareil, mais on se reparlait à peu près normalement.
Sauf qu’on avait rien à se dire.
Ce soir-là, on avait tous un peu bu, mais pas trop (pas comme dans la pub de la télé en ce moment) (boire trop, c'est maaaaal), on avait bu juste ce qu'il faut.
On était tous un peu joyeux, mais raisonnablement.
On a joué à cache-cache dans le jardin.
J'ai retrouvé Michaël derrière un arbre.
J’ai essayé de discuter avec lui, mais il est resté distant, froid, désagréable, et il me disait que j’étais bourrée et que je disais des conneries.
Ben non, j’essaie juste de discuter un peu…
Alors je suis partie jouer ailleurs.
Tant pis, si c'est vraiment fini.
Et puis Sandrine est venue me dire que Julien était amoureux de moi.
Julien ? Noon, c’est pas possible … ?!
Ok, on arrête pas de déconner, mais c'est tout ?!
Elle m'a dit que, sa manière de me regarder, me taquiner, tout ça… non, c'était pas tout.
J'y croyais pas trop…
Et puis ensuite, y a eu de la musique.
Loïc m'a proposé de danser, alors on a dansé un peu.
Je lui ai raconté, pour Michaël, qu'il restait froid et méchant, et Loïc, il m'a dit : tu veux le rendre jaloux ?
Tentée, j'ai dit oui.
Quand Loïc te proposes ça, tu peux pas dire non. Il faut sauter sur l'occasion.
Alors, on a dansé un peu plus chaudement, un bon zouk, et je lui ai caressé les abdos (bah oui, quand ça fait juste 3 mois que tu sais rouler des galoches, danser chaudement, ça va pas bien loin, hein).
Et Loïc, je peux te dire que des abdos, il en avait…
Et puis on est allés s'assoir, autour de la table où y avait tout le monde, et Michaël aussi, et Loïc m'a prise sur ses genoux.
Je le revois comme si c'était hier.
On se faisait des mini-papouilles, l’air de rien.
Et puis y avait Michaël, pas loin, qui surveillait l’affaire d’un air soupçonneux…
Avec Loïc, on a beaucoup discuté, il m’a raconté sa manière de voir les choses, il m’a écoutée, et il m’a dit que j’avais la vie devant moi, que les vacances d’été étaient là et qu’il fallait que j’en profite.
Et là, on s'est embrassés.
Loïc, il embrassait trop bien.
Pile le parfait milieu entre Michaël et le Marocain.
Heureusement, Michaël était déjà monté se coucher.
Vesqué comme un pou, d’ailleurs, il avait l'air.
Après the bisou, Loïc est parti aussi, et dans la foulée, je me suis sentie fatiguée.
Alors je suis allée me coucher.
Mais bon, j’me sentais quand même un peu merdeuse que Michaël soit parti en faisant la tronche.
Parce que tu sais, j’aime pas faire du mal aux gens.
Mais ça m’avait quand même bien fait triper de le rendre jaloux.
Va comprendre. A la fois, il l’avait bien cherché.
Mais bon…
Alors je suis allée devant la chambre où il dormait, j’ai passé la tête :
« Michaël ?
- Rggnnrph. Quoi ?
- Tu veux qu’on parle ?
- Non, j’ai envie de dormir. »
Sur un ton qui te coupe toute envie de discuter.
Autrement dit, casse-toi tu m’emmerdes.
Du coup, chui allée me coucher, moi aussi, pour de bon (que je croyais) dans une autre chambre.
Sauf que 3 minutes plus tard, voilà que Julien me rejoint.
Le Julien qui paraît-il est amoureux de moi.
Je sais plus de quoi on avait parlé, mais ça se sentait que, en effet, je le laissais pas indifférent…
Le lendemain matin, Michaël et moi, on est repartis en même temps.
Il m’a demandé de quoi je voulais lui parler, la veille.
Je lui ai dit que c’était flagrant qu’il était blasé que je sois proche de Loïc, et il m’a répondu un truc genre « Ah bon, je vois, mais de toute façon, nos chemins se séparent ici ».
Et voilà.
End of discussion.
Sur le trajet jusqu’à chez moi, j’ai la pression qu’est montée dans la cocotte minute, parce que Môssieur était jaloux alors que c’est lui qui m’avait larguée sans plus d’explications, Môssieur me prenait pour une conne, Môssieur ne répondait pas aux questions…
A l’arrivée, je bouillais.
J’ai pris le téléphone, je l’ai appelé, et je lui ai balancé tout ce qui débordait, que même si j’avais bu je savais parfaitement ce que je faisais, que je m’étais amusée, qu’il avait pas à être jaloux ni à me faire des réflexions parce qu’on était plus ensemble.
Réponse : Il était pas jaloux il avait les boules.
Nuance.
Enfin, moi j’vois pas la différence, quoi.
Bref.
Là-dessus, je suis partie 3 semaines en colo en Grèce, me changer les idées, racler les fonds de pot de Nutella, et mater de l’Appollon.
En laissant mon portable à ma mère.
Et quand je suis revenue, un charmant message m’attendait.
De Michaël, est-il besoin de le préciser…
« Il paraît : que je te rêve encore (c’est pas vrai, faut arrêter le délire) et que t’es sortie avec Loïc. C’est bien, bois encore un peu et tu te feras vraiment attraper. Bonnes vacances »
Conseil que j’ai suivi quelques mois plus tard. Mais ceci est une autre histoire.
Oui, parce que là, je pense que j’ai retrouvé la base des raisons qui font que dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.
J’ai trop mis dans cette première histoire.
J’ai été blessée d’être larguée sans explications.
J’ai trouvé injuste qu’il me reproche ensuite de côtoyer d’autres mecs, comme si j’étais encore à lui.
Ou comme si j'avais un deuil à faire.
Les filles, des salopes, et les mecs, des tombeurs, c'est bien ça ?
C’est lui qui avait décidé de la fin.
J’ai trouvé injuste qu’il me traite comme une gamine irresponsable.
Et ce soir-là, j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans la personne de Loïc.
Alors que pendant l’année, on avait pas été plus potes que ça.
Il m’a redonné confiance en moi, ce soir-là.
Il m’a ouvert les yeux, m’a dit de profiter de la vie.
C’est ce conseil, il me semble, que je suis, du mieux que je peux et à ma manière.
Je profite de la vie.
Bien sûr, je me suis pris un sacré paquet de coups dans la gueule, depuis.
Puisqu’à ce moment-là, tout ne faisait que commencer.
A chaque nouvelle histoire qui commence, à chaque fois que je rencontre quelqu’un qui me laisse espérer, j’ai tendance à attendre, à vouloir trop.
C’est plus fort que moi, c’est comme ça.
Je tombe presque amoureuse d’un embryon d’espoir.
Alors, quand je réalise que non, en fait, rien, ou juste un soir, ou juste pour s’amuser, forcément, ça fait mal.
C’est pourquoi au fil des années, au fil des rencontres, des aventures, et des histoires à peine commencées qu’elles étaient déjà finies, j’ai appris à cacher mon petit cœur derrière de hautes murailles.
J’ai toujours l’espoir, j’ai toujours le rêve, mais lorsqu’ils s’écroulent, je n’en souffre plus.
Ou beaucoup moins qu'avant.
J'essaie de ne garder que le bon.
Et pour ça, je fais comme eux.
Je pense comme eux.
Les mecs, pas tous, mais ceux sur qui je tombe, ils se prennent pas la tête.
Si un soir ils ont envie de s’amuser, ils se tapent une nana, pour le fun.
Sans rien de sérieux.
Et bien, si le mec me plaît, si la situation s’y prête, si j’en ai envie, je suis cette nana.
Je passe un bon moment.
Les choses sont claires.
Les deux personnes sont d’accord.
Le lendemain, personne n’est déçu.
On repart comme on est venu.
Sans regret, sans espoir.
On a juste passé un bon moment.
Voici, lecteur, la fin (?) de ta série de l’été, ou pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.
(oui, parce qu’en plus, à ce moment, je n’ai pas encore vu le grand méchant loup…)
(et à ce jour, je n’ai toujours pas vu celui de Michaël d’ailleurs)
(parce que Michaël, par contre, je l’ai revu)
(mais je ne vais pas m’étaler plus que ça ici, hein)…
Bon, lecteur, je m’arrête là dans l’étalage de ma vie sentimentale, parce que j’ai peur de t’ennuyer avec la suite.
Et pour finir …
Si tu veux faire sortir Michaël, tape 1.
Si tu veux faire réapparaître Loïc, tape 2.
Si tu es pour l’abolition des trëma, tape 3.
Si tu connais Julien, lève la main.
Si tu veux la saison 2002-2003 de The way I am, tape 4.
Si tu veux la saison 2000-2001 de The way I am, tape 5.
Si tu te demandes comment je pourrais te pondre tout ça, tape 6.
7ou, pour le moment.
PS : Si tu veux que je sorte, tape 8…
Par aWa, Lundi 28 Juillet 2008 à 10:07 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)
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