The way I am - 2
Aujourd'hui, sois heureux, lecteur, tu as droit à la suite de pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.
Précédement, dans The way I am ...
Tu te rappelles bien, parce que tu es un lecteur assidu,
que je suis en Terminale,
que je ne suis jamais sortie avec personne,
que je suis amoureuse de Michaël
et qu'il m'a déjà foutu un (gentil) vent.
Et qu'aujourd'hui, c'est mon anniversaire, et que Michaël a paraît-il un cadeau pour moi.
On se retrouve donc seuls sur un banc (comme de par hasard), et Michaël attaque.
Episode 2.
"Tu sais, tout à l'heure, je t'ai dit que j'avais un cadeau pour toi
- Oui …
- Ben en fait c'est pas vraiment un cadeau
- …
- Tu te souviens, quand tu m'avais parlé, je t'avais dit que non, je voulais pas sortir avec toi
- Oui, je me souviens bien
- Et bien, j'ai changé d'avis
- …
- Tu veux sortir avec moi, aWa ?
- Ben, chui étonnée, là… Quel changement !
- Ben moi aussi chui étonné - (ce con) – alors ?
- Ben … ui … - (trop heureuse)
(quelle conne)
(n'empêche, faut bien commencer à un moment, hein)
Et là, j'ai eu droit à mon premier bisou sur la bouche.
Même que quand il s'est approché, j'avais tellement pas l'habitude que j'ai failli détourner la tête…
"Ca fait bizarre, j'ai dit
- Oui, ça fait bizarre", il a répondu.
On avait tous les deux un grand sourire.
Suite à ça, on est sortis un mois et demi ensemble.
Pour ton information personnelle, c'est la relation la plus longue que j'ai pu avoir jusqu'ici.
C'était bien.
Il m'a appris à faire des French Kiss, on allait dans le petit bois près du bahut, le midi, on se tenait la main, et on se roulait des tas de pelles. Le bonheur, quoi.
J'étais amoureuse.
Et puis, Michaël, il était parfait : malgré son creux sur la poitrine (parce que les épaules, ça allait, mais les pecs, c'était pas ça), il était parfait.
Il était juste ce qu'il fallait adorable, juste ce qu'il fallait macho, juste ce qu'il fallait protecteur, juste ce qu'il fallait fragile.
Et je suis assez difficile sur le dosage.
Mais il était juste ce qu'il fallait.
Pendant un mois et demi.
Mais il faut te dire aussi que, pendant ce mois et demi, il y a eu 15 jours de vacances de Pâques.
Avec ma famille, on est allés à Center Parcs.
Center Parcs, tu sais, c'est là où tu passes ta journée en maillot de bain entre la piscine à vagues, le jacuzzi et la rivière sauvage, dans une température tropicale et une eau de la température de ton bain.
Moi j'avais 17 ans, à l'époque j'étais jeune, j'avais pas le bidon qui fait des plis (témoin de 6 bonnes années d'empiffrage méthodique et consciencieux), j'avais pas non plus de cellulite sur les jambes.
T'imagines bien, avec 7 heures de danse par semaine, le corps de rêve que je me payais.
Et donc j'ai rencontré un mec, je sais plus comment il s'appelait mais il était Marocain et habitait en Belgique. Il avait 25 ans, je crois.
Et il avait un superbe maillot de bain rouge, alias moule-b*te, qui laissait deviner le superbe instrument qui se cachait dessous.
Un truc de fou.
Je te raconte même pas ses abdos et ses épaules, tu ne me croirais pas.
Même de la tête il était beau.
Et, au fil de la semaine, après avoir joué à cache-cache-je-ne-te-suis-pas dans la rivière sauvage, après avoir joué à s'épier et à s'ignorer dans le jacuzzi, on a fini, dans un méandre de la rivière, par discuter.
Et on s'est donné rendez-vous au soir.
Le soir, j'ai fait des pieds et des mains avec mes parents pour retourner à la piscine en nocture, et j'ai fini par les persuader.
Sauf que mon père et mes frères sont aussi venus avec moi.
J'ai quand même retrouvé mon Marocain, discrètement, et on est allés discuter, puis philosopher (…) dans un angle mort.
Là, j'ai appris qu'il y avait plusieurs manières de rouler des pelles.
Autant avec Michaël, c'était rapide et circulaire, autant là, je m'en prenais plein la glotte.
Le mec était bien dominateur, il m'avait plaquée contre un mur, mais il a du me prendre pour ce que je n'étais pas (du moins pas encore…) parce qu'il a voulu descendre sa main un peu trop bas.
Moi qui sentais déjà le moule-b*te et son contenu viril (et c'est rien de le dire) se presser contre moi, j'ai un peu flippé.
Imagine, un mois avant j'avais jamais roulé une pelle, et là je me retrouvais en maillot dans une piscine avec un mec qui essayait de me caler un doigt. Et mon père dans les parages.
T'aurais pas flippé à ma place ?
J'ai fermement repoussé sa main, il a compris le message et on a continué à se rouler chastement des pelles jusqu'à l'heure de fermeture.
Le lendemain, c'était le départ, les vacances étaient finies.
Et deux jours plus tard, je retrouvais Michaël, l'air de rien.
Oui, bon, voilà, j'étais jeune et conne, à l'époque (en plus d'être bien foutue) (à l'époque)…
Et puis un jour, Michaël n'est pas venu m'embrasser.
Il ne voulait pas me parler.
Pendant une journée, j'ai respecté cet éloignement qui m'était imposé, et puis je suis allée le voir.
Je lui ai dit que s'il ne voulait plus sortir avec moi, fallait qu'il le dise franchement, que ce soit clair.
Il m'a dit que c'était pas à cause de moi, qu'il avait rien à me reprocher (si tu savais mon pauvre...) mais que c'était dans sa tête.
Voilà.
Et puis c'était fini.
Parce que je sens que ça va être la série de l'été, lecteur, je crois que je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, et tu auras la suite plus tard (
j'aime le teeeeeeaaaaaaaaasing !)
Par aWa, Samedi 26 Juillet 2008 à 09:54 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)




