The way I am - 1
Un peu dans la même lignée que cet article, je vais aujourd'hui te dire pourquoi, dans mes relations avec les mecs, je me comporte comme un mec.
Sauf au pieu, bien sûr.
En terminale, dans ma classe, il y avait un mec qui m'impressionnait.
Il s'appelait Michaël.
Au début, seulement, il m'impressionnait.
J'avais un peu peur de lui, presque.
Mais il était super pote avec un autre gars, Mathieu, qui était dans ma classe depuis 3 ans, parce qu'on faisait allemand en LV1, et ils nous avaient regroupés par section.
Et puis Michaël aimait le foot, aussi, mais lui supportait Toulouse, alors que moi, Bordeaux.
Oui, tu sais peut-être pas, mais à l'époque, j'étais abonnée au Stade Lescure Chaban-Delmas.
Donc, avec Michaël, on a commencé à discuter un peu foot, on se chambrait en fonction des résultats de nos équipes, et puis au fil de l'année, lui et ses potes et moi et mes copines, on traînait un peu plus ensemble, aux heures de permanence, et à la sortie des cours.
Bon, n'imagine pas non plus qu'on restait à fumer des pétards dans le petit bois à côté du bahut jusqu'à 20 heures, hein.
D'abord, j'ai jamais fumé de pétard, et puis quand je parle de la sortie, c'était tout juste 10 minutes, entre la fin du cours et mon bus.
Parce que j'allais à la danse quasiment tous les soirs de la semaine, cette année-là.
Et Michaël, il habitait près du Conservatoire.
Donc au bout d'un moment, on prenait le bus ensemble.
Michaël, je sais pas comment il est maintenant, mais à l'époque, c'était une grande gueule.
Un poil impertinent, l'accent du Sud-Ouest, la répartie bien trouvée.
Je ne le trouvais pas beau, au début, mais j'ai fini par tomber amoureuse de lui.
Il était roux, les cheveux très courts, la barbe presque aussi longue que ses cheveux, les yeux bleus et des taches de rousseur.
Il avait une voix de mec, était déjà assez grand, plus grand que moi, avait de bonnes épaules, sûr de lui.
Pour moi, au fil de l'année, il avait acquis un charisme incroyable.
Je pensais à lui tout le temps.
Faudrait que je retrouve mon "carnet de bord" de l'époque, pour voir ce que j'avais bien pu écrire comme niaiseries à son sujet…
J'avais 16 ans, je n'avais jamais embrassé de garçon, je ne savais pas quoi faire pour lui faire comprendre.
Alors un jour, en février, je me suis arrangée pour aller au stade en cours de sport avec lui, et sur le chemin, je lui ai sorti tout ce que j'avais sur le cœur.
J'avais mis tout mon espoir, tout mon courage dans ces mots que j'avais préparés.
Dieu merci, depuis, j'ai compris qu'on faisait pas comme ça dans la vraie vie, à moins d'être sûr de la réponse...
Il m'a écoutée, il ne s'est pas moqué de moi.
Il m'a dit qu'il me trouvait super sympa, très mignonne
- c'est là, Chris, que j'ai pfffffé d'un air de dire, mon œil, et qu'il a répliqué : "c'est pas à toi de dire si tu es mignonne ou pas, et moi je trouve que tu l'es" -
Mais (bien sûr, il y avait un mais) il me considérait plus comme une petite sœur.
Facile.
Cela dit, il espérait qu'on reste amis quand même, il ferait comme si de rien n'était, et espérait que je ne serais pas trop gênée.
C'est là que j'ai appris à faire semblant.
J'étais toujours follement amoureuse de lui, et t'imagines bien qu'être dans la même classe, ça aide pas à oublier.
Mais j'ai fait semblant.
J'ai appris à prendre l'air détachée, à faire comme si de rien n'était, à le regarder sans trop me trahir, à ne pas le regarder, même.
Mathieu et lui et mes copines et moi, on a continué à traîner ensemble.
Le temps a passé, lentement.
J'ai foutu un vent à un petit maigre avec qui j'avais mangé une fois, un mercredi à midi à la cantine.
Il était en sport-études au lycée, un apprenti Girondin, et il a pas du apprécier le vent, parce qu'ensuite, à chaque fois que je les croisais, lui et ses comparses, je sentais qu'on se foutait de ma gueule. M'enfin, j'avais été gentille, quand même.
Puis, Avril est arrivé.
Le jour de mon anniversaire, à la récré, Michaël m'a dit qu'il avait un cadeau pour moi.
Ca m'a intriguée – je suis curieuse…
Et puis, plus rien, rien dans la matinée, rien à midi.
On avait une heure de trou, l'après-midi.
On est allés au soleil, Mathieu, Sandrine, Michaël et moi, sur un banc.
On discutait. Et puis Mathieu est parti, il avait un truc à faire à la vie scolaire.
Et puis Sandrine est partie, elle allait voir ce que Mathieu fabriquait.
Restait Michaël.
Et moi.
"Tu sais, tout à l'heure, je t'ai dit que j'avais un cadeau pour toi
- Oui …
- Ben en fait c'est pas vraiment un cadeau
- …
- Tu te souviens, quand tu m'avais parlé, je t'avais dit que non, je voulais pas sortir avec toi
- Oui, je me souviens bien
- Et bien, j'ai changé d'avis
- …
- Tu veux sortir avec moi, aWa ?
Et parce que je suis sadique… t'auras la suite au prochain épisode (teaaaaaaaaaasing :D) !
Par aWa, Vendredi 25 Juillet 2008 à 09:56 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)
Rhaaaaa, je sens que tu meurs d'envie de savoir là ! 




