Mon grand blond à la chaussure noire
Bonjour, les gens.
Aujourd'hui, pas de Gwada, I'm so sorry, mais j'ai vraiment pas eu le temps.
Vous êtes déçus, je sais.
A la place, vous allez quand même avoir de quoi lire un peu.
Bah oui, j'allais pas vous laisser sans rien quand même.

Sinon, comment ça va bien ?
Moi, ça va.
Bien.
Ca va parce que, déjà, il fait beau, pas besoin de mettre des chaussettes avec des chaussures, aujourd'hui.
(On en profite avant le froid qui revient dès demain...)
Et puis ça va parce que je vais vous parler de mon grand blond à la chaussure noire.
Déjà, il me met un peu des étoiles dans les yeux.
Stoooop, no comment ! Je sais, je suis tarée.
Je vous ai déjà parlé de mon grand blond.
Mais ça fait longtemps, vous vous en souvenez sûrement pas.
A part les allusions plus récentes à l'occasion de compétitions diverses, je vous en avais parlé (rapidement) là.
Et j'ai relu tout l'article.
Quelle folie c'était, ce jour-là !
Et donc, ça m'a mise de bonne humeur, de relire ce petit roman, ces petites péripéties...
Des jours comme ça, ça fait quand même de sacrés souvenirs !
Bref.
Revenons à nos moutons notre grand blond.
Pour ceux qui n'ont pas le temps de lire le roman de cette journée aux Canaries, je vais faire un résumé ici.
Le résumé de l'histoire de comment je connais le grand blond.
Vous allez rire.Vous allez pleurer.
Vous allez me prendre pour une tarée.
Vous allez avoir peur.
Peur de moi, peur pour moi...
Suspense...
L'histoire commence l'été dernier (souviens-toi...), à Lacanau.
Le lendemain d'une grosse cuite.
A ma décharge, les vacances à Lacanau sont propices aux grosses cuites.
D'ailleurs, même quand c'est pas les vacances à Lacanau, c'est quand même propice aux grosses cuites.
Peut-être que Lacanau tout simplement est propice aux grosses cuites...
Y a des endroits, comme ça, on sait pas trop pourquoi...
Bref.
Ce jour-là, donc, après avoir dormi très très peu (mais vraiment très très peu), et avoir eu une journée parmi les plus chargées de mes vacances
(faire la conversation à une copine de promo venue là me voir avec son mec pendant 2 heures,
puis écouter ma mère, venue à l'improviste, se plaindre de mon frère-le-branleur pendant 3/4 d'heure, parce qu'elle lui avait laissé à bouffer dans le frigo pour la semaine et quand elle était rentrée à l'improviste 2 jours plus tard, il avait déjà bouffé toute la viande…),
ce jour-là, donc, on est partis prendre l'apéro, comme d'hab, au stand Foster.
Vu l'état de mon foie à ce moment-là (saturé), j'avais décidé de pas trop boire (genre, une pinte maxi), et d'aller me coucher tôt.
Sauf que les autres, ils ont commencé à boire comme des trous.
Alors au début, j'me disais, tant pis.
En plus, ce soir-là, l'ambiance était un peu différente de d'habitude.
D'habitude, pendant le Lacanau Pro, le soir, y a un concert sur le podium, dans une atmosphère de douce (ou pas) (en général pas, d'ailleurs) euphorie.
Sauf que là, c'était la projection d'un film, narrated by Russel Crow, sur les Bra Boys.
Donc, pendant que les autres sifflaient des bières en se tapant sur l'épaule et en racontant des couenneries, moi je sirotais tranquillement en regardant le film, comme beaucoup d'autres gens.
C'est à ce moment-là que j'ai remarqué, juste quelques mètres devant moi, un mec particulièrement charmant.
J'étais même un peu plus scotchée sur lui que sur l'écran, à vrai dire.
Il était de dos.
(Quoi, vous avez jamais craqué sur un mec de dos, vous ?!)
C'était un grand blond, avec des chaussures noires.
Je m'en souviens, de ces chaussures, ça m'avait marqué, parce qu'à Lacanau, y a personne en chaussures. Tout le monde se trimballe en tongs.
Et puis, à la fin du film, il est parti avec ses potes, et ensuite, nous, on est allés dans un bar. Et là, je l'ai aperçu à nouveau, au balcon. J'ai voulu aller lui parler (soyons fou) mais le temps que j'arrive où il se trouvait... plus personne.
Après, avec les copains, on est allés en boîte. Et là, juste à l'entrée, je l'ai croisé qui partait.
Croisé, tout près.
Trop craquant.
J'étais folle...
Fin des vacances.
Rentrée à Paris, je regardais mes photos, quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.
C'était un surfeur.
Je savais pas.

Le 15 Août 2007 à 15:00
Si c'était pas prédestiné pour moi ça !
Pardon : Lacanau Océan - This is mon grand blond on the left !
Par contre, je savais qu'il était Australien, donc j'ai cherché sur Gogueul Image, à partir de la liste des 500 surfeurs de son championnat, susceptibles de participer à cette compétition à Lacanau
(tu prends les noms de tous les australiens, les uns après les autres (et dieu sait qu'il y en a un paquet) tu copie-colles dans Gougle Image, et tu vois si tu reconnais le mec)
(oui, faut vraiment avoir rien d'autre à foutre)
(ou être tarée)
(on est d'accord)…
Vous imaginez bien que j'ai pas trouvé.
C'est ce qui s'appelle : chercher une aiguille dans une botte de foin.
Et c'est pas easy easy.
En plus, à l'époque, je connaissais pas les sites où tu peux suivre les compètes en direct laïve sur le net, et qui récapitulent les résultats, avec les couleurs de maillot et tout et tout.
C'aurait été vachement plus simple, quand même…
Puis à l'automne, je me suis décidée à venir aux Canaries, en caressant le secret espoir de le voir ici...
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Les Canaries.
Gran Canaria, 2 jours entiers passés à shooter sur la plage.
Il m'était totalement sorti de l'esprit.
Puis Lanzarote.
Une semaine à vadrouiller avec les frenchies rencontrés sur place, quelques moments passés à regarder la compétition, trop loin, pas terrible.
Et puis le dernier soir, cette soirée de folie organisée sur la place du village pommé où je logeais…
J'étais en train de discuter avec Minnie, une des colocs, au milieu de plein de su'feu's alcoolisés, et soudain...
J'ai vu passer le grand blond à la chaussure noire.
Je l'ai vu passer, et j'ai arrêté de parler.
Scotchée.
Hallucinée.
Il était avec 2 potes, visiblement, et ils sont allés se prendre un verre, puis 5 minutes plus tard, ils sont retournés plus loin, de là d'où ils venaient, dans la foule.
(Entre-temps, j'vous rassure, j'avais recommencé à discuter, hein…)
Et puis, une demi-heure plus tard, ils sont repassés prendre à boire.
Là, j'ai commencé à me dire que je pourrais éventuellement aller lui parler, un peu, l'air de rien...
Mais j'avais une terrible envie de faire pipi, cause la bière, bien sûr.
Et donc je suis rentrée au surfcamp, à 5 minutes de là. Et je suis revenue, mais il n'était plus là, plus près des stands à boire.
Et puis la soirée a continué, plus ou moins sagement…
Plutôt moins que plus, d'ailleurs, ce qui m'a fait oublier le grand blond, au profit d'un petit brun.
Fin des vacances.
Rentrée à Paris, je regardais mes photos (oui, ceci est un copié-collé), quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles.

Le 14 Octobre 2007 à 13:53
El Confital - Las Palmas de Gran Canaria - El Grand Blond surfing en quarts de finale !
Hahaaaaa, là, j'allais enfin savoir son nom, parce que dans la série où il était, j'avais shooté un petit français, Marco.
D'ailleurs, j'avais même plus shooté le français que le grand blond, parce que j'avais reconnu son nom, à Marco, plus il est de chez moi (ou presque), allez, je shoote mon compatriote un peu plus attentivement que les autres.
Les autres, dont les noms ne m'évoquaient absolument rien…
Et puis, quand ils sont dans l'eau, on voit pas trop leur tronche, ils regardent plus souvent le large que la plage.
Donc, les photos que j'ai de mon grand blond, elles sont pas terrib' terrib'.
Mais bon, ça m'a quand même permis de trouver son nom…
Joie, bonheur et folie douce.
Je connaissais enfin le nom de mon grand blond, d'où il venait, il a même un site internet, il est aussi craquant en vrai qu'en photo, ou l'inverse…
Et il a juste mon âge.
Ptain, moi j'lui donnais bien 3 ans de plus !
Bref.
Peu importe.
Ca enlève rien au fait qu'il soit craquant comme tout.
J'espère juste que c'est pas un sale petit con…
Passons.
A partir de là, chaque semaine, ou presque, quand j'y pensais quoi, je faisais ma petite recherche Gogueul pour savoir les news de mon grand blond sur les derniers jours.
(Je te passe les commentaires désobligeants, lecteur, je suis folle, je le sais, mais ça t'autorise pas à te payer ma tronche comme je suis persuadée que tu es en train de le faire…)
(mais à la fois je te comprends, y a de quoi...)
(je suis en train de te faire un bon gros dossier sur moi, là...)
C'est pas souvent qu'il y en a.
Des news du grand blond.
Mais un jour…
Juste avant Nowel…
Diiing, y a une vidéo sur Youtube qui vient d'être mise en ligne, de mon grand blond !
Alors, bien sûr, je m'empresse de la regarder.
Elle est terrible.
Et puis lui aussi.
Je craaaque.
*soupire*
*a la tête dans les nuages*
*puisque c'est comme ça, regarde encore la vidéo, tiens, ça faisait longtemps*
Voyons, qui a posté ça ?
Hmmm, un pseudo à base de 4 lettres et 1 chiffre : GB4XX.
Qui c'est celui-là… ? D'où il sort une vidéo de mon grand blond ?!
*mode curieuse/fouine/jalouse*
Deux jours et 40 visionnages de la vidéo plus tard (… no comment please), ma tête a fait un gros tilt dans mon cerveau. Ou l'inverse.
GB = Grand Blond !!!
Mais c'est bien sûr !
Après quelques tergiversations dans mon esprit tout excité par cette grande découverte, j'ai fini par m'inscrire également sur Youtube, pour contacter mon grand blond…
(et pis en plus, j'en ai profité pour mettre ma vidéo des Canaries, moi aussi, mais plus tard…)
Et oui, les gens, que voulez-vous, on est fou ou on ne l'est pas.
Héhé.
Moi, je le suis.
Tarée.
Et j'en tiens une sacrée couche, j'peux vous assurer.
Et le pire (ou pas ?) c'est que j'assume.
Mais alors, j'assume totalement.
L'air de rien, bien entendu…
Bref.
J'ai donc envoyé un message à mon grand blond.
Le 28 Décembre.
Après avoir piaffé d'impatience pendant une semaine chez mère-grand, qui, comme toute grand-mère qui se respecte, ne sait pas ce qu'est une connexion internet.
Le message.
En substance, ça donnait à peu près ça :
(en fait, très exactement, puisque j'ai retrouvé l'email en question…)
(et oui, tarée jusqu'au bout…)
"Hey
I don't know if you're Grand Blond or not...
I'd say you are.
Anyway, nice video.
I suppose you've already got plenty of photos of you surfin', but if ever you want more, I took some at El Confital, Canarias, in October.
I'm no pro, and the photos are not like pro's, but they're not that bad either !
Just ask if you want them.
Have a good Christmas and Nyear's time
...and sorry for my english !"
(bah oui, on sait jamais, mieux vaut prévenir d'éventuelles erreurs que passer pour une conne...)
Et la réponse…
Le 28 Décembre également !
Même que j'ai halluciné !
A peine le décalage horaire comme délai, c'est pas beau ça ?
Un mec qui répond du tac au tac, c'est un mec bien, ça…
"hey aWa,
It is Grand Blond, mate if you want to send them my e mail is
grandblond@blabla.com
Thanks heaps and your english is great!!"
[Hem, pas tout compris sur l'instant, ai eu recours au dico, mais ça avait l'air plutôt positif dans l'ensemble
]
Du coup, je lui ai envoyé les photos des Canaries, sauf qu'elles étaient pas si bien que ça, alors je me sentais quand même un peu merdeuse…
Je lui ai dit aussi que j'avais retrouvé des photos de lui prises à Lacanau, mais qu'elles étaient vraiment pas terribles, et il a voulu que je lui envoie quand même.
Par contre, j'étais un peu sur le cul, parce que je savais pas que c'était possible de faire des fautes en anglais… quand c'est ta langue maternelle, je veux dire (lui).
Et que ça saute aux yeux de quelqu'un dont ça l'est pas, la langue maternelle (moi).
Genre :
"I totally understand that you focused on Marco rather then me cause if it was here in Australia the same thing would of happened."
(en réponse à moi qui m'excuse des photos pas si bien que ça, parce que je shootais plus le Marco)
Là, niveau erreurs, je dois avouer que je suis clouée.
Mais bon, peu importe, au final.
Pour finir, dans l'échange de mails, je disais entre autres choses un truc genre :
"yeah, man, je pensais que t'avais déjà des tas de photos de toi qui surfe, mais si tu veux, next time que tu viens en France, je peux être ta photographe attitrée (joke!)
"
Et là, plus de réponse.
Alors que les échanges précédents, la réponse arrivait dans la demi-journée…
Là, désespoir et déception (ou l'inverse), j'me dis, il a pas capté la blague, il a eu peur de moi
(à juste titre, mais bon, j'essayais quand même de rester réservée)…
Tout est fini.
2 jours passent, je fais un mauvais réveillon (pas seulement à cause de lui, hein), je déprime pour cette nouvelle année à venir, je me couche à 2 heures du mat après être passée dans 2 soirées différentes, et m'être dit que c'était limite mieux toute seule l'année précédente.
Le 1er Janvier au matin arrive.
Je me réveille, comme d'habitude.
J'ai froid, je relève mon col, comme d'habitude.
Je regarde mes mails, comme d'habituuuuuuuuuuuuudeuuh !
Coupez, y a un truc qui cloche !
Shock, Ohmigod !
Un message de mon grand blond en ce premier matin de l'année !
Un message dans lequel il répond, entre autres choses, et très "casually"
(moi pas trouver l'équivalent français)
(hé ouais, Head, on a la classe ou pas, moi je pense en anglais, je lis en anglais, je mange anglais, naaan, faut pas pousser quand même…
)
Donc cette petite phrase au milieu des autres :
"Yeah be sure to introduce yourself to me in August"
Joie, bonheur et folie douce, remettez les gaz, on est repartis pour un tour.
T'inquiète, mon grand, que je vais trouver moyen de m'introducer discrètement to you, en Auguste !
C'est lamentable, non ?
Ca vous fait marrer, pas vrai ?
Bah, allez, faut bien rêver, non, et ben mon grand blond, c'est mon trip à moi.
Na !
J'ai passé 6 mois à fantasmer sur lui en l'ayant vu seulement une demi heure de dos, et quelques secondes de face.
Et ça fait 6 mois que je fantasme sur lui avec quelques emails banals (banaux ? ça me rappelle les Aristochats, ça, tiens, il me semble bien qu'il y a un passage ou ils parlent d' "un chat totalement banal"… Aaah, souvenirs…).
Bon, ben voilà.
Je crois que vous en savez autant que moi (ou presque) à propos de mon grand blond.
Autant vous dire que j'étais plutôt énervée
(et c'est rien de le dire)
(enfin, j'me suis retenue sur le moment, mais dans la voiture, après, ça a pété graaave)
(sens figuré, Chris, enfin, tu me prends pour qui...)
quand mon collègue ce cher non-George Clooney a dit qu'il voulait cet été LA semaine du Lacanau Pro
(enfin, lui il sait pas qu'il y a le Lacanau Pro, cette semaine-là)
(il va garder ses enfants)
(20 et 23 ans)
(autant te dire que oui, c'est suuuur, ils vont être ultra-dépendants de papa, à cet âge-là, faut absoluent qu'il soit là pour eux)
(rhaaaa, que veux-tu, quand chui énervée, je peux faire preuve de toute la mauvaise foi du monde).
Plus exactement, il sait pas, c'est son ex-femme qui sait, mais dans le doute, il prend les deux semaines, celle-là et celle d'avant
(j'me plains pas, encore, c'est pas celle d'après)
(pendant laquelle y a compète à Hossegor)...
Donc Grand Blond, mon gars, t'as intérêt à aller loin dans la compète, parce que je pourrai arriver que le jeudi, moi !
(Et vous imaginez bien qu'il me taaaarde ce jeudi 14 Août...)
(Dans 2 mois déjà, ça se rapproche !! )
Si chui pas une fille stupide, avec ça…
Mouaaaah, allez, faites pas vos innocentes, chui sûuuuure que vous avez un truc du même style à cacher...
PS : Grand Blond, j'espère que jamais tu tomberas sur cet article, et que si jamais tu y tombes, par le plus grand des hasard, j'espère que tu ne parles pas français, et que tu te contenteras de cliquer ailleurs, sans chercher à en savoir plus...
Par aWa, Mercredi 11 Juin 2008 à 09:16 GMT+2 dans Caprices (article, RSS)




