Lanzarote - days 5 & 6
Bonsoir les gens !
Bon, tout ça arrive après mon retour parce que le seul poste au cyber café dont le lecteur de cartes mémoire marchait, ben, c’est la souris qui marchait plus…
Bref...
Mardi 13 Mai 2008.
Comme prévu, j’ai pas fait la moitié de ce que j’avais dit…
J’ai shoppé 2 sacs super mignons et pas chers dans les magasins en bas de chez moi, et vers 14 heures seulement je suis partie pour la première étape : Jameos del Agua.
Sur le chemin, j’ai retrouvé l’eau plus-que-turquoise :

Le 13 Mai 2008 à 15 :29
Entre Punta Mujeres et Orzola
Mais bien sûr y avait plein de monde alors j’ai pas eu envie d’y aller faire trempette…
Un autre endroit sur le chemin, un peu plus loin, où l’eau était d’une couleur indécente :

15 :32 - entre Punta Mujeres et Orzola
Alors, Jameos del Agua, je sais pas ce que ça veut dire, mais c’est une caverne dans la lave aménagée en salle de concert et restaurant, et au milieu, il y a un lac avec des tas de minuscules crabes qui, apparemment, vivent normalement à des profondeurs abyssales.

15 :47 – Jameos del Agua
Là-dedans, y a une sonorité de fou, c’est tout paisible, et à la sortie, y a une piscine d’un bleu… Ca me feriat presque peur si on me disait d’y aller tellement ça a l’air pur et profond…

16:04 – Jameos del Agua
Après, chui partie vers le parc tropical, mais une fois arrivée devant, j’ai plus eu envie d’y aller, alors je suis repartie, en prenant une petite route de lacets, avec un point de vue sublime, entre les cutlures en paliers, le bleu de la mer et le village blanc au fond.

17 :17 – sur la route entre Tabayesco et Arrieta
Je suis rentrée, j’ai fait des courses, et je suis allée me faire une heure de lecture au bord de la piscine, sur un transat.
C’est super, parce qu’à cette heure-là (entre 18 et 19 heures), il fait encore chaud au soleil (quand y a pas de vent, et ce jour-là, y en avait beaucoup moins que d’habitude) mais y a plus personne autour de la piscine.
Bah oui, c’est quand même vachement plus intelligent de s’exposer entre midi et 16 heures, quand le soleil est au plus haut… A ces heures-là, c’est blindé de homars, les abords de la piscine.
Et puis ils sont étalés à qui mieux mieux, la couleur de leur peau variant du rose pâle pour les premiers arrivés au rouge vif pour ceux qui sont déjà là depuis quelques jours. Et les nanas seins nus, bien sûr. Et aussi rouges que le reste.
Ca me fait halluciner.
Mais ça me rassure aussi.
J’me dis, c’est bon, avec eux, le cancer de la peau qui me faisait flipper y a 3 jours, c’est pas moi qui l’aurai. Ou alors c’est vraiment pas juste.
J’ai du m’en prendre 1 fois dans ma vie, un coup de soleil comme ça. Et eux, en plus, ils se protègent pas, même quand ils l’ont déjà, ils continuent de se coller en plein cagnard.
Ils sont carrément inconscients…
Et voilà, fin de ce mardi (journée glandouille, plus ou moins, hein…).
Mercredi 14 Mai 2008.
Waouh, je sais pas ce qui m’arrive, à 8 heures, j’étais réveillée (peut-être à cause des femmes de ménage qui braillent dans le couloir) (ça me rappelle le boulot, c’est pareil sauf qu’elles sont portugaises et ici espagnoles) (qu’est-ce qu’elles foutent dans le couloir à cette heure, d’abord ?).
Bref, tant mieux, pour une fois, je vais pas faire la larve au lit.
J’ai des tas de trucs à faire aujourd’hui.
D’abord, le super-sud de l’île, je l’ai jamais vu.
Et puis y a la côte Ouest du Sud de l’île qui a l’air superbe, avec des falaises et tout, et ça on plus, je l’ai jamais fait !
Alors j’y fonce.
Et en plus, là, j’aurai peut-être le temps d’aller me faire ce tour dans les Montanas del Fuego, plus éventuellement une plage à Puerto del Carmen, et enfin le fameux retour par les vignes dans le soleil couchant…
J’en rêve…
Cette nuit, j’ai mis la batterie de l’appareil photo à recharger, je suis prête, je vous laisse !
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En effet, cette journée a été une bonne journée de route.
J’ai décollé de l’hôtel à 10 heures et demie ( !), et j’ai foncé dans le sud, à Yaiza, d’où part une route qui longe la côte, et qui, d’après la carte, vaut le détour.
Le 14 Mai 2008 à 12 :02
El Golfo - Lanzarote
Ca commence à El Golfo, un petit village, dont la plage de sable noir abrite, au pied de falaises de lave, une lagune d’eau verte.
El Lago Verde :
12 :08 – Lago Verde
Quand un rayon de soleil pointe le bout de son nez, c’est superbe.
12 :11 – playa de El Golfo
En continuant sur cette route, on arrive à Los Hervideros.
Ce sont des falaises de lave formées d’une telle manière qu’elles ne semblent pas naturelles, et contre lesquelles les vagues viennent frapper.
13 :15 – Los Hervideros
Là, les vagues n’étaient pas très grosses, donc c’était pas super impressionnant, mais apparemment, quand la houle est forte, ça envoie du gros.
En plus, y a des cavernes qui se rejoignent juste là, et on entend l’eau qui y rentre et qui y fait des remous… juste en-dessous de nous !
On a quand même eu droit à une série un peu plus forte que les précédentes, et oui, effectivement, ça devient vite impressionnant…
13 :39 – Los Hervideros
Toujours en continuant sur cette route, je suis arrivée devant les Salines de Janubio, encore en pleine activité.
J’aime beaucoup ce paysage :
14 :03 – Las Salinas de Janubio
Ensuite, j’ai rejoint l’extrême sud de l’île, la Punta del Papagayo.
Je me suis arrêtée ¾ d’heure à la playa Mujeres, le temps d’avoir un peu chaud, et du sable plein les cheveux et pas que… Y avait du vent, normal, comme ailleurs, sauf que là, le sable est super fin, donc au moindre coup de vent, y avait mini-tempête de sable, et tu t’en ramassais de partout…
Cela dit, quand il n’y a pas de vent, ça doit être super agréable.
Mise à part l’absence d’ombre, c’est une belle plage de sable blond et fin, avec de l’eau turquoise… et de l’autre côté, oon voit Fuerteventura.
15 :21 – playa Mujeres
J’ai repris la route, en passant par une autre itinéraire « vert » (= qui vaut le détour).
Dans le rétroviseur, j’avais une vue de folie, si bien que je me suis arrêtée pour prendre une photo…
15 :39 – En face, Fuerteventura.
Sur le chemin, au milieu des volcans, là encore, de beaux paysages.
15 :58
Encore et toujours...
16 :07
Je suis passée par Puerto del Carmen, la station touristique, mais j’ai même pas eu envie d’aller à la plage, je suis repartie au bout d’une demi-heure à peine…
Et je suis rentrée à l’hôtel.
Là, j’ai passé un début de soirée tranquille, à regarder la télé et bouquiner, jusqu’à ce que BG m’envoie un message : « donde estas linda ? llama me por favor »
Impossible de ne pas répondre à ça.
L’ignorance cruelle, c’est pas mon truc.
Alors je l’ai appelé, il voulait que j’aille le voir, alors j’ai dit ok, mais que je dormais pas là-bas.
Ca l’a fait marrer au début, il a pas compris. Il croyait que c’était à cause du matelas.
J’y suis donc allée.
En arrivant, il était adorable comme d’habitude.
Pourquoi, pourquoi est-ce qu’il est adorable, lui, hein ? Le seul avec qui ça peut pas marcher ?
S’est ensuivie une séance de largage d’une bonne heure pendant laquelle j’ai pas arrêté de pleurer comme une bécasse (en plus, je crois que j’étais bien fatiguée par la journée, ça a pas du aider…).
Ben oui, c’est moi qui largue et c’est moi qui pleure, parce que je trouve ça affreux.
Et puis c’était super difficile à expliquer, le pourquoi du comment, dans un espalien approximatif (de espagnol-italien), avec BG en plus qui prenait l’air soucieux, qui était toujours aussi adorable.
Comment lui expliquer que déjà, niveau linguistique, ça peut pas passer ?
On peut pas parler de tout, on a des difficultés à se comprendre dès qu’on sort des sentiers battus.
Ca je lui ai pas dit, il m’aurait répondu qu’il peut apprendre le français…
Ensuite, moi, quand je sais que c’est du provisoire, dès que je m’en rends compte, ça peut plus durer.
Et là, après la joie des retrouvailles, j’me suis dit : mais qu’est-ce que tu fais avec lui ? Il habite loin, il parle pas français, ça peut pas durer. Donc niet.
C’est juste une histoire de vacances, on en est conscients tous les deux ? Oui mais quand même, je me sens pas honnête, même juste pour les vacances.
Et puis il m’avait dit qu’il avait quitté son boulot, et qu’à la fin du mois il partirait pour Barcelone ou l’Angleterre, et là, il me dit : si tu veux, je peux venir en France.
Heuuuuuu, non !
Ensuite, va lui expliquer qu’en ce moment, tu préfères être toute seule, que tu es imprévisible, que t’as pas envie de le faire venir en France pour lui dire au bout de 2 semaines que tu veux plus être avec lui.
Va lui expliquer que t’es pas un cadeau, que pour faire du mal aux gens y a pas pire que toi en ce moment.
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai l’impression qu’il tient à moi. Ou alors il est bon acteur.
Mais il avait l’air peiné.
Il a fini par comprendre, quand même, que j’allais pas rester dormir.
Je déteste faire ça, je déteste larguer, mais je déteste encore plus laisser couler lâchement les choses. Mais je me déteste de faire du mal aux gens.
J’ai dit que je reviendrais le lendemain soir pour lui dire au-revoir.
Pfiouuu.
Ma vie s’est transformée en les feux de l’amour en l’espace de quelques jours, ça craint !
C’est bien mieux quand il ne se passe rien, finalement…
Par aWa, Samedi 17 Mai 2008 à 00:37 GMT+2 dans Voyage (article, RSS)





