aWa en sortie
Grand moment.
Mais commençons par le commencement.
Hier, je reçois une invitation sur Facebook plus un sms de Josette, qui me propose une petite soirée chez elle.
Voyons ça de plus près (c'est là que Facebook a son utilité) : qui sera présent ?
Heuuu, je ne connais aucune tête.
Sauf Louise et sauf Pico, un mec de l'école qui est troooooop bien et qui le sait et avec qui, disons, on était proches, et un peu plus pendant une ou deux soirées.
Moi connaître personne (sauf eux), moi pas avoir envie d'y aller, parce que moi sentir venir la soirée où je vais rester debout dans mon coin, sans que personne vienne me parler.
Donc, je téléphone à Louise et elle me dit qu'elle n'y va pas.
Naaaan, ben dans ce cas, moi non plus.
Alors j'me dis, j'vais tenter de faire la morte.
Pas donner de nouvelles.
Sauf que Josette ne m'a pas oubliée, elle. Elle me téléphone, et, faible que je suis, me convainc de venir faire un tour à sa soirée.
Moi : "Oui mais alors pas tard, hein, parce que les médocs me mettent à plat, et en plus je peux pas boire."
Bon, j'avoue, la perspective de revoir Pico après tout ce temps
(2 ans bientôt que j'ai quitté l'école)
(ptain déjà!)
(haaaan la loooooose)
(déjà 2 ans que chui enterrée à Paris...)
(pfiouuu, vlà ton coup au moral de bon matin!)
n'était pas étrangère au fait que je cède.
Cependant, et je le sais, Pico a une copine (mouarf, si c'est comme la dernière...) (nan, j'ai rien dit) (wouah, c'est ouf comme j'ai eu du mal à trouver la parenthèse de fermeture sur le clavier).
Donc Pico a une copine.
Le rendez-vous chez Josette est vers 21 heures, donc pour une fois, je ne pars pas 5 minutes avant (sinon c'est dur de justifier que je rentre tôt) mais 45 minutes avant, afin d'être à l'heure.
Au final, je n'ai qu'un quart d'heure de retard, ce qui pour moi est plutôt être en avance sur l'horaire...
(je tiens ça de mon père)
(ah, et puis, le quart d'heure bordelais, vous connaissez ?)
J'arrive là-bas, habillée exactement comme la dernière fois que je suis allée chez elle (total manque d'inspiration).
Je lui ai apporté un petit paquet avec des échantillons d'épices (c'est vachement pratique pour offrir, la prochaine fois que je vais en Gwada, au lieu d'en ramener 8, j'en prends une bonne quinzaine !).
Chez elle, il y a déjà
- 2 collègues à elle (Jean et Jules), dont 1 accompagné de sa chérie (Julia)
- le frère de Jean (Brother) et un pote à lui (Mate)
(parce que Friend je sens que ça m'aurait fait ch*er à écrire, et puis en plus, ça aurait pas été agréable à lire, parce que c'est dur à prononcer) (voyez je pense à vous).
Alors (on arrive à la partie "casse du suc' sur le dos des gens"), le Jules et la Julia, malgré un look très (très) sage, se révèlent fort sympathiques. Enfin, surtout Julia, parce qu'en cherchant bien, je suis en train de me demander si Jules m'a au moins adressé la parole une fois dans la soirée...
Le Jean, un rigolo de première. Pas forcément avantagé par le physique, comme tous les rigolos de première, mais pas disgracieux pour autant.
Et je me suis surprise, à deux ou trois reprises, à avoir des ripostes rapides à ses piques d'humour, moi qui d'habitude suis sans réponse face à une telle arme.
Yeah, j'y travaille, je peux devenir la fille-qui-répond-du-tac-au-tac-des-trucs-rigolos.
Quoique, non, en fait, je pense que ça peut être insupportable au bout d'un moment.
Peut-être que mon rôle de jolie muette, c'est pas mal non plus...
Nan ?
Ben, un mix entre les deux alors ?
J'y travaille.
(Ouuuah, j'écris de la merde ce matin !)
Donc voilà pour le Jeannot.
Son frère, Brother.
Heuuuuu.
21 ans, c'est ça ?
Oui, avec le même look que mon frère-à-moi siouplaît. Mais en pire.
Genre un poil racaillou (comme mon frère)
(quoique, depuis qu'il bosse, il est beaucoup mieux stylé mon frère)
(depuis qu'il fréquente des su'feu' aussi...), mais avec des mocassins (ça, c'est le "pire").
Arrrrgh, j'ai failli m'étrangler dans mon verre (d'eau) (si, Chris, j'te jure), quand j'ai vu ces affreux mocassins, avec des chaussettes de sport blanches, et le bout de jambe entre la chaussette et le pantalon tout plein de poils noirs.
Atroce.
Oui, je sais, les garçons ça a des poils sur les jambes.
Mais y a poil et poil.
Genre y a yéti et sportif de haut niveau (ou pas).
Vous avez jamais remarqué, les sportifs ils n'ont pas de poils sur les jambes !?
Nan, en fait c'est pas qu'ils en ont pas, c'est qu'à force d'être les pattes à l'air, je suppose que les poils, chaipa moi, ils deviennent plus fins, ils s'oxygènent, ils sont libres, quoi, et donc ils ont moins besoin de revendiquer leur présence.
Haaaan, voilà, moi qui veux me reconvertir en photo-reporter, j'ai trouvé THE sujet qui tue, que personne n'aura jamais fait avant : un reportage sur les poils des mollets des hommes dans le monde.
Je suis sûre qu'il y a matière à faire là-dessus !
Oui, donc voilà, trop poilu, pour moi, c'est la faute.
THE mistake.
Que t'y peux rien mais c'est tant pis.
Ou alors mets-toi au sport, que tes poils se libèrent. Et je parle aussi de ceux du torse.
Nan, j'en sais rien, il a déjà du m'arriver de sortir avec des poils des mecs qui avaient des poils.
Aaaaah, oui, j'me souviens, celui-là, il en avait même sur les épaules. Eeeeek !
Mais bon, j'm'en suis rendue compte que le lendemain matin, et puis comme c'était just a one-night stand (je trouve que ça fait vachement moins pire, dit en anglais...), ça m'a pas posé trop de problèmes d'ordre psychologique.
Pfiouuu.
Grand niveau, le post de ce matin.
Ca faisait longtemps.
Et ça rattrape les 3 jours de silence radio...
Donc, j'en étais où.
Ah, oui, les poils de Brother.
Berk.
Je vous parle même pas de ses cheveux, supposément mis en forme par un paquet d'huile.
J'adooore.
Plus le fin collier de barbe.
Mais bon, ça, y a des fois, ça passe.
Et le dernier larron, Mate, même âge approximatif, donc jeune (pour moi), mais qui se la joue un peu "je commence à devenir un homme, un vrai". Comme Brother.
Un peu délicat.
Parce que ces gars-là, il faut pas se payer leur tronche !
(Sinon ils se sentent attaqués dans leur virilité de jeune mâle)
(ça se dit ça ? je crois que j'en ai mis un peu trop nan ?)
Eux, la tienne, ils peuvent par contre.
Mais quand ils font des trucs dans ton dos, il assument pas, quand tu t'en rends compte.
Genre, j'en avais un à droite, un à gauche, et je regardais les autres gens tout droit.
Et là, du coin de mon oeil, je détecte des mouvements suspects du bassin de mon voisin de droite.
Et une réponse de mon voisin de gauche.
Posément, je tourne la tête à droite : droit dans les yeux, je lui balance un regard amusé/compatissant.
Je tourne la tête à gauche, idem.
Et là, tu sens dans leurs yeux qu'ils assument pas.
Trop drôle.
Ils font genre de rien, et quand tu leur signifies d'un autre regard que t'es pas née de la dernière pluie, ils prennent la mouche.
(ce qui prouve bien que t'es pas parano)
Ils savent pas que certaines filles peuvent aussi parler de cul librement.
Et puis, si jamais tu fais de l'humour fin et qu'ils ne comprennent pas, ils se vexent très rapidement.
Donc, pas facile à gérer tout ça, quand on veut pas plomber l'ambiance de la soirée.
Soirée sans Pico, jusque-là.
Y a deux autres gars qui sont arrivés, un pote de l'école, et un autre des collègues de boulot de Josette.
Sa référence à lui, c'était : pas couché depuis 15 ans.
Wouah. En même temps, il avait aussi un look très très TRES sage.
Donc voilà, après avoir situé les personnages, imaginez une soirée de jeux à boire.
Genre tu tires des cartes, et suivant que c'est telle couleur ou tel numéro, tu bois ou tu fais boire quelqu'un.
Y a aussi un jeu sympa, avec les cartes de 8 à As face vers le sol au mileu.
Tu en tires une chacun ton tour, et suivant les figures ou numéro, tu bois ou fais boire, ou tu inventes une règle (ne pas employer la première personne "je", par exemple, elle est terrible celle-là), et si tu pioches un roi, il faut que tu verses un ingrédient dans le verre qui est au milieu.
Celui qui pioche le 4ème roi rajoute un ingrédient et boit le verre.
Tous les coups sont permis.
Moi, ça allait, je carburais à l'eau, donc je les voyais s'alcooliser rapidement, mais j'avais juste envie d'aller pisser.
Sauf quand j'ai pioché le 4ème roi, avec un mélange de whisky, martini, bière et rhum...
Heureusement, le verre n'était qu'à moitié plein, donc avec un bon cul-sec, c'était plié.
Chui quand même allée me rincer le fond de la gorge avec un bon verre d'eau, après, hein.
Et puis après j'ai eu des variations de température assez rapides, genre j'avais super chaud, les yeux brillants et tout. Et ensuite, froid, mais 5 minutes après, chaud à nouveau.
Les joies du cocktail alcool+médoc.
Bref.
On a aussi joué au tabou xxl, et triché comme des malades, avec Jean et Brother.
C'était sympa.
Et puis Pico a appelé Josette, pour lui dire qu'il était à Odéon avec des potes à lui.
Alors on est partis vers Odéon, Josette, Jean, Mate, Brother et moi, pendant que les autres rentraient.
Dans le métro, les mecs ont dégainé l'appareil photo, et ça a commencé à devenir un peu pénible.
Déjà ils se sont mis du rouge à lèvres de Josette.
Ensuite ils me faisaient des bisous sur les joues.
Et enfin ils m'ont pris en photo, et pas qu'une fois.
Et Brother m'a fait un clin d'oeil, genre lover. Genre...
Ca les a fait halluciner quand j'ai sorti le doigt d'honneur sur une photo.
Ben les gars, faut vous en remettre, vous m'avez pas encore vu vous roter à la figure et vous gerber sur les pieds !
Arrivés devant le bar de Pico, on a voulu rentrer mais ils fermaient.
Alors j'ai décidé d'attendre dehors pendant que Josette allait chercher Pico, et Mate a décidé de me tenir compagnie.
Il a essayé de nouer la conversation, mais j'ai employé la même technique jet-d'eau-froide qu'avec les enquêteurs au téléphone : réponses d'un mot uniquement.
Pas plus.
Pas de relance, pas de détails, au bout de 3 ou 4 questions, il a vite compris.
J'adooore 
Et puis, comme le silence commençait à devenir pesant, et que les autres ne réapparaissaient pas, on a décidé d'y aller aussi.
On a fini par les trouver à la cave, assis autour d'une table.
Hem.
Et Pico était là, fidèle à mes souvenirs.
J'ai très bien joué la fille un peu pas intéressée, je l'ai quasi-ignoré pendant 3 bonnes minutes (royal), pendant que je racontais à Josette la tentative de Mate.
Et puis quand on est venu nous faire sortir du bar, Pico s'est retrouvé face à moi (haaan, me souvenais pas qu'il était grand comme ça, juste ce qu'il faut, et toujours aussi boooooooo).
Pico qui m'a demandé "Quoi de neuf?" - Ben écoute, rien de neuf, ou alors ça serait trop long de te raconter !"
On est sortis du bar en discutant, comme avant.
Comme si l'école, c'était hier.
Cet enfoiré n'a pas parlé de sa copine, même s'il l'avait avoué à Josette au téléphone un peu plus tôt :
Pico : "Venez au bar, y a plein de filles mignonnes !
- Mais t'as pas une copine toi ?
- Oui, mais bon..."
Là où je me suis réjouie, c'est quand on est entrés dans un autre bar, et que Josette a dit :
"Attends, je vais dire aux gars qu'on est là
- Mais vous êtes ensemble ? a demandé Pico
- Ben, on passe la soirée ensemble, oui
- Ah, mais vous êtes pas ensemble !
- Ben non"
Hihihi, quand je suis arrivée dans le bar avec Mate, en les rejoignant, il a du croire que c'était mon copain (berk), et du coup il vérifiait, l'air de rien... Trop drôle...
Ensuite, on est donc tous descendus dans ce bar, sympa, ils m'ont filé des verres d'eau gratos, c'était bien cool 
Bien fraîche, l'eau, en plus.
Et en plus, au bar, ils se souvenaient de ce que je voulais, à chaque fois.
Pas besoin de redemander.
Suffisait de tendre le verre.
Pico arrêtait pas de blaguer avec ses potes : "(Pico:)Tu sais où on dort, toi, ce soir? - Non et toi ? - Vazy on achète une rose au mec, là, je vais trouver où on va dormir avec ça! - Ah, nan, j'ai pas envie d'un plan foireux encore, où tu..."
Ah, c'est bon, j'ai compris, ben les gars, je sais pas où vous allez dormir, mais pas chez moi. 
(en plus c'est dégueulasse chez moi, même si j'avais envie d'un plan foireux, j'oserais pas...)
Et puis y a Lou, un autre pote de l'école, qui est arrivé, avec 2 amis à lui.
Aye aye aye !
Y en avait un des deux, mamma mia !
En plus, ils m'ont tous royalement snobée (j'ai tendance à être transparente) sauf lui.
Sauf lui !
Il m'a fait la bise, m'a dit son prénom que je n'ai pas entendu, et m'a souri.
Et puis il est resté face à moi, on regardait Pico et Josette qui discutaient entre nous, et il m'a encore souri plusieurs fois.
Enfin, chaipa moi, il était pas obligé, en plus j'étais un peu toute seule (c'était la partie "dans mon coin où personne ne vient me parler") ...
Donc j'me suis dit, hmmm, y a peut-être moyen, il a l'air cool (en plus d'être charmant)...
Donc quand il s'est mis à 2 pas de moi (bon, pour attendre la place aux toilettes, d'accord), je me suis lancée à lui parler. Du banal, la discussion. Bref. Et puis les chiottes se sont libérées.
Et puis je l'ai plus vu. Enfin, si, mais plus aussi près.
Et puis j'ai fini par dire à Josette qu'il était charmant, et elle m'a répondu sur un ton évident :
"Mais il est bien pris, lui, il a une nana depuis 4 ans!"
Bon.
D'accord.
A la fois, j'aurais pu m'en douter.
C'est toujours comme ça.
Après ça, la soirée, ça m'a saoulé.
Je me sentais conne.
En plus je lui avais souri, parlé, pffff, voilà quoi.
Alors j'ai décidé de partir.
J'ai dit au-revoir à tout le monde, Jean a absolument tenu à ce que je fasse la bise, et voulait savoir "Bon, quand est-ce qu'on te revoit ?" avec insistance (Allleeeeez, le troisième ! Ca, c'est fait !).
J'ai dit que je partais à Pico, aussi.
Pico, toujours pareil, comme si c'était hier.
L'impression d'etre si proche de lui.
Y a des mecs, ils le savent, qu'ils sont bien.
Mais ce qui est appréciable, chez lui, c'est qu'il n'est pas hautain.
Il se prend pas la tête.
Ce qui pourrait être encore plus appréciable (quoique...), ça serait qu'il soit juste sympa, et qu'il perde ce don qu'il a de faire que je me sens si à l'aise avec lui. Qu'il perde cette chose tactile, cette facilité de toucher.
Ce mec, c'est un aimant.
C'est ouf.
Il a eu l'air (faussement?) déçu que je parte déjà, il a pris mon nouveau numéro
(il avait encore l'ancien ! ... enfin, il avait encore mon nom avec un numéro mais c'était pas mon ancien numéro
ça m'a trop fait marrer d'ailleurs) (c'est ça de prendre des numéros en soirée quand t'es bourré)
Et puis il m'a dit qu'il m'appellerait (ou pas) la prochaine fois qu'il viendrait sur Paris.
Parce qu'il bosse à Reims. (ça je le savais hein, c'est pour vous ce détail)
Donc voilà.
Et puis je suis rentrée en taxi.
J'avais un peu peur du prix mais je n'en ai eu que pour 10 euros !
Bilan de cette soirée, pour 10 euros et des échantillons d'épices :
- me suis fait draguer sans relâche par 3 mecs
- j'ai dragué le seul mec qui n'était pas libre, et après ça il m'a évitée. Normal.
- Pico a mon numéro, le nouveau
- mais je n'attends pas son appel parce qu'il ne m'appellera jamais
- de toute façon il a une copine
- enfoiré
- je suis à nouveau aimantée, après 2 ans de sevrage
- it sucks a lot
- j'ai bu au moins 2 litres d'eau
- exactement un 4ème roi et une bière
- j'ai beaucoup pissé
- je suis rentrée chez moi à 4 heures du mat'
- j'ai perdu 1,5 kg en 12 heures, rien qu'en buvant et en pissant
- je viens de passer à peu près 3 heures à écrire ce post
- et je pense que vous avez du passer un bon bout de temps à la lire
- désolée pour le craquage
- c'est parce que je le vaux bien
- Head, tu aimes les parenthèses, mais est-ce que tu aimes aussi les tirets ?
- faudra me dire ce que tu préfères.
Bon week-end les gens !

Par aWa, Samedi 3 Mai 2008 à 12:53 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)
je veux faire une soirée en même temps que toi !!!!!!!!! Il y a de grandes chances qu'on s'entende à merveille je crois ! 




