aWa's world

Sagesse : tout ce que vous avez toujours voulu savoir...

Prévoyez votre matinée pour lire ce roman... J'ai craqué, désolée :) 

Les gens, je suis pas sure d'être bien, là.
Pas dans mon état normal.

Il est 19 :30, et je suis passée en mode « pyjama » y a une demi-heure, et le temps de tout rassembler (ordi, pain, pâté), me voilà au lit.
J'ai même pas changé l'orientation de la télé, chui sûre que je vais sombrer dans les bras de Morphée avant que 21 heures ne sonnent...

(et en plus y a ma bulle qui marche pas, me voilà réduite à taper sur word) (ça craint) (j'espère quand même que je pourrai poster avant de dormir)

 

Moi j'dis, c'est pas possible, ça.
Ca devrait pas être permis.
De se faire enlever les dents de sagesse. (et ma bulle qui marche pas)

 

Au début, encore, c'est de la rigolade.
Les dents de sagesse.
D'abord, ça te fait même pas mal.

Et puis, le dentiste, il te fait flipper un peu, en te racontant des histoires de découpage de dents à l'intérieur même de ta bouche, même que sur le moment, t'as cru que t'allais lui gerber dessus, au dentiste.
Tu flippes encore un peu plus quand il t'envoie chez un autre dentiste parce que ton cas, c'est pas easy easy, et lui, il fait pas.

Ensuite, tu te résignes, même si tu flippes, à prendre rendez-vous.

Pour une « extraction ».

(ça y est chui en overdose de pâté) (pâté de foie gras sioulplaît) (on se soigne comme on peut)

Et puis à force d'en parler autour de toi, tu te rends compte que y a des tas de gens qui sont déjà passés par là (les dents, pas le pâté).
Et qui sont toujours vivants.
Et sans séquelles apparentes graves.

Alors tu flippes un peu moins.

Limite ça t'énerve juste, de devoir le faire, parce que tu sais que tu vas avoir un arrêt de travail de 5 jours (donc tu choisis de te faire opérer un lundi matin, et pas un jeudi aprèm...), et que pour une fois que t'as du boulot, bah zut alors !
Et puis surtout, ça tombe vachement mal : une coupure quasiment pile au milieu entre tes vacances de Noël et tes vacances en Gwada.

Bon, là où ça t'énerve un peu aussi, c'est quand ta mère décide de débarquer chez toi pour t'écouter respirer la nuit.
Mais bon, si ça peut lui faire plaisir...

 

Et puis, le jour J approche, on est à J-3, et le stress revient.

Heureusement que tu te prends une grosse cuite et que tu vois pas J-2 passer.
Et puis, à J-1, ta mère est là, et il faut l'occuper.

Le grand matin arrive.
Toute la nuit, t'as rêvé que tu mangeais.
Alors qu'il faut pas.

Tu te retrouves en voiture à 7h15, tu t'es jamais levée aussi tôt depuis que tu bosses.
Sauf pour partir en vacances.

Tu laisses ta mère conduire, et tu te réjouis intérieurement, parce qu'elle conduit pas du tout comme il faut. Elle conduit comme à Bordeaux. Pas comme à Paris.

 

Et puis tu te retrouves dans la salle d'attente, avec plein de gens, qui sont appelés les uns après les autres.
Ils partent. Ils ne reviennent pas...

Y deux gamins, aussi. Un qui tourne en rond, tourne en rond. L'autre qui se couche par terre, arrache des feuilles à la fausse plante, et qui se plaint parce qu'on vient pas le chercher assez vite. L'est fou, lui...

Et puis y a ta mère, assise à côté de toi, qui te raconte comment elle s'est fait enlever des dents, de sagesse ou pas, dévitaliser des dents, crever des abcès dans la mâchoire par un boucher et qu'elle a passé 2 semaines avec un bec de lièvre.

Et là, t'as envie de lui dire de se taire.

Et tu lui dis.

Alors elle prend un air pincé, et elle ferme sa gueule.

 

Enfin, alors qu'il y a presque plus personne dans la salle d'attente, on t'appelle.
Une infirmière te guide jusqu'à la chambre, l'avant dernière du couloir à gauche.
Y a une jeune, déjà dedans, avec son copain.

Toi, t'es avec ta môman. Nananèèreuh.
C'est tellement mieux, d'être avec ta maman. Elle sait dire des choses qui te réconfortent.
Elle te parle de ses expériences avec ses dents.

L'infirmière te dit de te déshabiller et d'enfiler cette blouse blanche.

Tu paniques un peu, là. Surtout que...
Tu sais pas trop comment lui faire comprendre, parce que y a toujours le copain de la fille d'à côté. C'est pas que t'es pudique, mais bon. Tes potes, ils savent tout, mais un inconnu, ...

Devant ton air un peu ahuri, elle te demande « Vous êtes indisposée ? » (c'est joliment dit... nan ?). Ouf...

Elle t'amène le nécessaire, et tu te déguises en malade.
Elle te met même un bracelet blanc avec ton nom et ta date de naissance dessus.

Juste quand tu viens de finir de t'habiller, y a un infirmier qui débarque, et qui appelle ta colocataire de galère.
Et ensuite, t'attends.
Au bout d'une demi-heure, c'est ton tour.

 

Déjà, il vient te chercher avec un lit à roulette.
Alors que t'arrives encore à marcher, même si le stress te fait un peu les jambes en coton...

Première épreuve : grimper sur le lit à roulettes.
C'est galère. Parce que ça roule.
Bon, t'es pas manche, alors t'y arrives quand même.

Ensuite, tu te couches, il t'enveloppe dans un linceul drap blanc, et c'est parti pour la balade dans les couloirs de l'hôpital !

Comme t'es grande, t'avais les pieds qui dépassaient du lit à roulettes, donc t'as du replier les jambes, pour pas lui chatouiller le petit oiseau avec tes orteils. Et t'as un peu l'impression d'avoir l'air débile.
Et puis, le mec qui pousse le lit, ben il est face à toi, donc tu sais pas trop si faut parler, ou pas, et tu sais pas trop où regarder.

En plus, t'es pas face à la route.
Tu vois pas où tu vas.
C'est pas cool.

 

Ensuite, il t'abandonne 5 bonnes minutes dans un bout de couloir, près d'une armoire roulante pleine de flacons et de bandages.
Y a un autre lit à roulettes avec quelqu'un qui bouge pas et qui a les yeux fermés.
Tu te demandes si il est vivant ou pas.
Tu te dis que s'il était mort, il aurait un drap sur le visage. Mais tu sais pas.
Parce qu'en plus, t'as plus tes lunettes. Donc tu sais pas.

Y a plein de gens en blouse qui passent et qui te sourient, comme on sourirait à un gamin.
Ils essaient de pas avoir pitié, peut-être.

Et puis au bout du bout de couloir, y a une porte qui s'ouvre de temps en temps, et tu vois un mec en blouse penché sur une table, avec une lumière bien vive qui l'éclaire.
Un peu comme chez le dentiste, la lumière.

Tu te dis que dans un quart d'heure, tu seras sûrement sur la table. Mais le mec en blouse, il se retourne à chaque fois que la porte s'ouvre. L'a pas l'air très concentré çuilà. T'espères que tu passeras pas avec lui

 

Mais le mec qui pousse les lits à roulette revient te pousser un peu plus loin.
Il te propose de te mettre du côté du couloir où y a le soleil, mais là, le soleil, t'en as juste rien à foutre. Au final, il te met pas au soleil.

En face de toi, au bout de ce petit couloir, y a une autre porte, ouverte celle-là.
Dans la pièce, y a un mec en blouse, avec un masque, qui secoue des flacons, déballe des seringues, fait des mélanges.

Tu te dis qu'il a l'air de s'éclater.

 

Et tout d'un coup, le mec te regarde, et il demande derrière lui « Qui c'est qu'a bloqué la porte là ?! » et il enlève le bout de scotch qui maintenait la porte ouverte.
Elle se ferme.
Mais ça change rien, y a un hublot plutôt large, et tu le vois toujours qui s'éclate avec ses flacons.
Sauf que tu vois plus ses jambes.
Trop dommage.

Peut-être qu'il est complexé des jambes.

 

Pour te changer les idées, tu regardes le plafond.

Ah, tiens, voilà une blouse qui passe à côté de toi.
Il téléphone.
Il parle de travaux, que la colonne en plâtre, faut pas la faire démolir, mais que les autres, oui.

Cool.

Cet abruti, il ressemble à ton dentiste.
Et il fait les 100 pas dans le couloir, donc il passe à côté de toi toutes les 15 secondes.
Parce que le couloir est petit.

Mais c'est bizarre, t'as vraiment l'impression de pas exister.

Et puis le mec qui joue avec les flacons l'appelle, et lui dit que c'est prêt.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Tout d'un coup, le mec aux flacons est à côté de toi.
Il te parle super vite, il devrait pas, tu t'étais à moitié endormie et t'as du mal à calculer ce qu'il te dit.
C'est l'anesthésiste. Ah, ok.
Il regarde ton dossier, il reparle un peu vite, et il s'en va.

Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Il se repointe 3 minutes après, et là, tu sens que les réjouissances vont commencer.
Il a un flacon de bétadine, il t'en badigeonne sur le bras après t'avoir à moitié maté les seins déshabillée en sortant ton bras de la blouse.

Et puis il te fout la perf.
Même pas mal.
Et t'as même pas lâché ta larme. T'as failli mais tu l'as pas fait.
T'es une warrior, ma grande.

Et puis il dit « Hop, zavez vu, j'ai enlevé l'aiguille ».
Et toi, tu te dis qu'il te prend pour une conne, parce que t'as toujours un truc dans le bras.
Si c'est pas une aiguille, c'est quoi ? un scoubidou !?

Il te dit de replier le bras, et il se casse.
Et toi, tu te concentres sur le plafond.

Le revoilà, qui t'annonce, une seringue à la main : « Voilà un ptit cocktail préparatoire, ça risque de tourner un peu, c'est pas grave », et il t'injecte le truc dans la perf.
Toi, ça te fait marrer, un peu, dans ta tête, parce que niveau cocktails, t'as eu ta dose y a 2 jours. Plus que ta dose, même. Et tu sais que ça te fait pas « tourner un peu »...

Et puis t'as envie de rire, là. Oh, et juste après, envie de pleurer. Rire. Pl...

 

T'es réveillée en sursaut parce qu'ils poussent ton lit à roulette dans la salle où l'anesthésiste jouait avec les flacons. Ils te demandent de changer de lit.
Tu galères un peu, parce que tu dormais. Et puis une translation d'une table roulante sur une autre, quand t'as une blouse courte et que t'es à poil dessous et que en plus t'as un truc dans le bras... On va dire que c'est pas easy.

Mais bon...

Ah, et puis y a ton dentiste, tiens.
Il te dit bonjour, il te parle mais tu sais plus ce qu'il t'a dit, à part qu'il te filera un rendez-vous pour dans 10 jours, visite de routine post-op.

 

Et puis...

T'as l'impression qu'il y a un truc qu'a été aspergé sur ton bras. Genre qu'ils ont loupé l'entrée de la perf.

Tu grognes lamentablement à une ou deux reprises.
Quand on te met un truc pour bloquer ta bouche en mode ouvert.
Quand on le change de côté.
Quand t'entends une scie circulaire près de ton oreille.

Et tout d'un coup, tu te réveilles en sursaut, et tu dis « J'ai dormi ? ». Il te semble que le dentiste te dit que t'as somnolé.

Et tu replonges.
Avant, tu penses quand même à demander quand le rendez-vous de routine post-op sera.

Et tu te réveilles à nouveau, le dentiste à côté de toi te parle. Il te parle des médocs que tu vas devoir prendre, du chaud et du froid, et toi, tu lui demandes pour le rendez-vous post-op (idée fixe). Il te dit que c'est réglé. Il te demande si t'es toute seule, et tu réponds que t'es avec ta mère.
Il dit qu'il va essayer de la trouver.

Sûrement qu'il a remarqué que t'es encore totalement shootée.

D'ailleurs, tu replonges.

Quand tu te réveilles la fois suivante, t'as les idées plus claires.
T'es dans une salle où y a plein d'autres gens.
Des gens comme toi, sur des lits à roulette. Dans le coltar.
D'autres en blouse.

Tiens, ils t'ont foutu des tuyaux dans les narines.
Et des patches sur la poitrine. Bande de voyous.
Et un goutte-à-goutte dans la perfusion. Même que comme t'as le bras plié, ça marche pas. 
Toutes les 10 minutes, y a un truc autour de ton bras qui gonfle, qui gonfle, qui serre ton bras, et puis ça dégonfle doucement. Un truc pour mesurer la tension, peut-être.
D'ailleurs, t'as jamais compris coment ça marchait, ces trucs-là !
Et puis t'as aussi un bloc de glace sous le menton.
Alors tu le mets bien devant ta bouche, et avec ton souffle rauque, tu te fais un peu marrer (shh...shhh... Anakin, je suis ton père).

Y a une infirmière qui s'approche, qui check tes trucs dans le nez, sur la poitrine, au bout du doigt, qui check l'écran au-dessus de sa tête.
Ah, tiens, y a une courbe qui est plate
C'est ton coeur. :)
Les patches marchent pas.
Tu demandes ce que c'est le goutte-à-goutte. De l'eau salée. Ah...
Cool, de l'eau de la mer...

Et puis elle te laisse, va voir d'autres gens.
Y a un gamin à côté de toi qui dit qu'il a envie de vomir.
Et il vomit du sang.
Elles lui disent que c'est normal.

Y a un vieux qu'arrive sur un lit à roulettes, et qui tousse tout le temps. Et en même temps qu'il tousse, il pète.
C'est sympa comme tout.
En temps normal, ça t'aurait donné envie de vomir.
Comme quoi on est pas en temps normal, parce que tu t'en fous un peu.
T'essaies juste de déterminer si c'est vraiment des bruits de pet.

Et toi, tu commences à en avoir marre d'être là, alors tu lèves la tête, tu regardes à droite, à gauche, l'écran au-dessus de ta tête. Ah, y a l'heure dessus. 10h42. Tu demandes depuis combien de temps t'es là.
Presque trois quarts d'heure. Tout ça ?!

Ensuite, tu demandes au gamin à côté de toi ce qu'il a. Mais tu te souviens plus, parce que, même si tu faisais genre t'es réveillée, t'étais encore bien shootée.

Enfin, y a un promeneur de lit à roulettes qui vient te chercher.
D'abord, ils te débranchent, le nez, les patches, et c'est reparti pour un voyage dans les couloirs de l'hôpital !
Qu'est-ce que tu t'amuses...

Quand tu reconnais le couloir de ta chambre, tu dis, "C'est l'avant-dernière à gauche". Le mec te répond "Vous êtes bien réveillée, didonc!".
Mais c'est que du bluff. T'as juste le sens de l'orientation.

Arrivée à la chambre, une infirmière prend le relai, te couche sous le drap, et te dit de te reposer.
Sauf que toi, ben t'es bien réveillée, maintenant que t'as bougé.
Dès qu'elle a tourné le dos, tu te lèves et t'attrappes le Mp3 qui est dans ton sac qui est dans l'armoire qui est à côté du lit.
Sauf que tu galères un peu, parce que t'as toujours la perf avec le goutte à goutte d'eau salée...
Mais t'es une warrior, donc t'y arrives.

Et puis tu te recouches, et tu siestes. Parce qu'en fait, t'étais pas si bien réveillée que ça.
Jusqu'à l'arrivée de ta mère, tu siestes.
Quand tu ouvres les yeux et que tu la vois, tu décides de continuer un peu la sieste.

Et puis t'as droit aux consignes post-op en double, parce que ta coloc de galère, comme elle était partie avant toi, elle est revenue avant toi, et elle va partir avant toi.
Donc l'infirmière lui explique tout bien.
Et après, c'est ton tour. Et comme ta mère est là, tu t'en fous un peu. Tu te dis qu'avec sa mémoire d'éléphant, elle se souviendra de tout ça.

Ensuite, t'as l'autorisation de te lever, de te rhabiller, et d'aller faire un tour dans le couloir. Histoire de voir si t'es vraiment une warrior ou pas.
A la salle de bains, tu te rends compte que t'as les lèvres marrons, c'est crade. Soit c'est du sang, soit de la bétadine. Et puis c'est pas facile à enlever.
Dans le couloir, t'as un peu l'impression d'être bourrée.
Mais tu préfères cette impression là à celle de 2 jours avant.

Et puis t'as le droit de rentrer chez toi.
Comme ta mère arrête pas de te demander si ça va, en voiture, tu finis par lui dire que oui, ça va, jusqu'au moment où ça ira plus et qu'il faudra qu'elle s'arrête viiite pour que tu puisses vomir.
Elle te regarde d'un air bizarre, et puis elle se tait.

Les deux jours qui suivent, tu peux juste espérer avoir deux heures seule. Grand max.
Pendant que ta mère va t'acheter des compotes.

T'en profites pour te lever du canapé, bouger dans ton appart', parce que sinon, elle t'empêche. Le plus qu'elle peut. Et quand tu finis par plus rien faire et la laisser se démerder, ben c'est là que comme de par hasard, elle casse à moitié ton blender, et qu'elle te réclame toutes les 5 minutes.

 

A part ça, tout va bien.
T'es juste gonflée du côté gauche, mais ça te fait même pas mal.
Jusque là, c'est presque que de la rigolade, les dents de sagesse.
En plus, après avoir été shootée aux anesthésiants, t'es shootée aux anti-douleur et aux antibiotiques (mais c'est pas systématique). Même que comme t'as quasiment pas mal, tu prends presque pas d'anti-douleur.

Et puis au fil des jours, ton côté gonflé dégonfle et devient bleu, puis vert, puis jaune.
On dirait que tu t'es pris une droite. Ca te fait marrer, les gens, des inconnus, te regardent d'un air bizarre. Sont inhabituellement attentifs et prévenants. Et t'en profites.

Et ton côté pas gonflé commence à te faire mal, un petit peu, puis un peu plus, puis encore un peu plus. Jusqu'à tourner à la migraine généralisée du côté droit de la tête.
Ca, ça arrive comme de par hasard quand le traitement anti-douleur et biotique prend fin.

 

Et bien moi, j'en suis là.
C'est pas très drôle.

J'en suis même au point où j'ai un peu de mal à supporter la musique. Le bruit en général.
Au concert, ça allait. A part que j'avais le côté droit de la mâchoire qui vibrait avec les basses.
Mais c'était supportable.
En sortant du concert, j'avais l'impression que mes dents en bas à droite dansaient dans ma bouche. Qu'elles allaient toutes tomber les unes après les autres.

Mais là...

Déjà, dimanche soir, impossible de m'endormir.
J'ai du dormir à peine 4 heures cette nuit-là.
Mal.

Lundi, au boulot, en arrivant, j'ai eu trop de mal à monter les escaliers. Je suis arrivée en haut, envie de vomir, toute fébrile. Help !
Du coup, j'ai échappé à la réunion de service.
Les chefs étaient gentils avec moi.
Cool.
Et en rentrant... J'étais trop crevée. Incroyable.
(bon, niveau repères dans le temps, pour une meilleure compréhension, sachez que j'ai commencé à écrire ça hier soir et que j'ai fini ce matin)

Me suis couchée avec les poules.
Et à 3h du mat', j'étais réveilllée par un puissant mal de mâchoire.
Là, j'me suis dit, ça va pas le faire. Alors j'me suis levée et j'ai pris un cacheton.
Et j'ai réussi à me rendormir. Du coup, ce matin, chui moins à la rue qu'hier...

 

Donc les dents de sagesse, c'est de la rigolade.
Sauf quand tu crois que c'est fini.
Là, ça rigole plus.
C'est là que tout commence.

 

Ah, j'voulais rétablir la vérité sur un autre point, aussi :
Tout le monde te dit : tu perds 5 kilos, avec tes dents de sagesse.

Moi, j'veux te dire : C'est faux.

J'ai perdu 3 kilos.

Les 2 premiers, à cause de la cuite où j'ai vomi mes boyaux.
Le troisième, oui, ok, à cause grâce aux dents de sagesse.

Conclusion : plus de cuites, c'est bon pour la ligne !   :)

PS : Merci à toi d'avoir lu jusque là. Pour la peine, si tu veux, je peux t'organiser une session de perdage de 2 kilos express. J'ai la recette qui tue ton foie:)

Vos commentaires

1 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 13:37 GMT+2, par daweed

hé ben , ca c'est de l'article... ^^
C'est marrant, ca me rappel quand je me suis fait enlevé les dents. Surtout le reveil. Tu comprend pas trop où tu es ^^. rester dans le lit, a te reveiller et te rendormir. Et puis la bouffe, supert chiant, au bout de 2 jours t'en peux plus de bouffer que de la compote.

Allé, rien que pour toi, je vais t'expliquer le principe de la prise de tension ^^
etape1/ Tu sers le bras a foond

etape 2/ Tu dessers jusqu'a entendre le coeur. (ca te donne le premier chiffre compris entre 10 et 13, en temps normal)

etape 3/ Tu dessers encore jusqu'a ne plus entendre le coeur (ce qui te donne, tu l'auras compris, le deuxième chiffre)

etape 4/ Tu regarde le patient, tu lui sourit et tu lui annonce qui ne lui reste que qq jours a vivre ^^

2 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 18:58 GMT+2, par fixou

c'est normal d'avoir mal maintenant?t'as bientot rdv chez le dentiste?
tro drole le coup du scoubidou!
moi je t'assure j'avais reelement perdu 5 kilos...j'en avais plus besoin que toi en meme temps!

3 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 19:50 GMT+2, par Alex

Ouf, et bien, tu as écrit une fameuse tartine. Demain, je l'imprime au boulot et je le lis car j'aime pas trop lire à l'écran, j'ai vite mal aux yeux.
CE soir, je t'ai tagguée. Va jeter un oeil sur mon blog et tu verras tout de suite de quoi il s'agit. N'oublie pas, si tu participes, quand ce sera fait, préviens-moi.
A bientôt

4 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 19:51 GMT+2, par Mathilde

Bonsoir,

Je ne sais plus comment je suis arrivée là.. Qu'importe ! peut-être par Franck ou Anthony.

Je suis arrivée là et j'adore, parce que tu me fais rire. Si si, j'ai tout lu, tout.

Dent de sagesse, je crois que je n'en ai pas, enfin, je crois, elles ne m'ont jamais rien dit de "mal"... alors.. Mais je n'imaginais pas une telle procédure pour l'extraction..

J'avais déjà lu le post... tu sais. qui se termine dans le caniveaux.. enfin, moi je ne cafarde rien, je ne m'étendrais pas mais je me suis éclatée. ça non plus tu vois je ne connais pas, raison de plus pour revenir te voir. Au moins c'est la vraie vie...

Bonne soirée à toi.

5 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 19:58 GMT+2, par Laura Sun

Pour être de l'article c'est de l'article ! (quelle honte, je n'ai pas écrit depuis plusieurs semaines...)
Les dents de sagesse quelle aventure, moi c'était y'a 3 ans et j'en ai de vagues souvenirs, genre le reveil il marque, y'avais un bébé qui pleurait à côté de moi et dès que je voulais lever la tete je pouvais pas. Je me souviens aussi de l'endormissement, comptez de 10 à 0 siouplait.. 10,9,8,7 ZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzz sursaut de reveil !! avec des trucs dans le nez bien entendu !
Bon courage !

6 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 20:47 GMT+2, par Bulledamande

bah ma belle t'es pas gatée hein? !
j'aurais pas du lire ça hein, jeudi je vais chez le dentiste et il me donnera les résultats de la pnoramique pour voir si on m'enleve les dents de sagesse du haut...
et maintenant je flippe :-)

des bises et j'espere que ce soir ta machoire va mieux^^

7 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 21:15 GMT+2, par mathilde

pinaise tu raconte vraiment bien, j'ai l'impression que c'est a moi qu'on a arraché les dents
pas de doute t'es vraiment une warrior, rambotte^^

8 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 23:04 GMT+2, par aWa

Daweed > aaah, merci pour la tension ! C'était vraiment un mystère pour moi ...

Fixou > Ouais, le mal de dents, je suppose que c'est parce qu'elles se replacent... J'ai rdv vendredi

Alex > C'est du beau ! Tu vas lire ça au boulot !? :) (hum) (non, c'est pas moi ka dit ça...)

Mathilde > Merci ! Pour les dents, je suppose que ça dépend combien on t'en enlève en même temps, si il suffit de tirer dessus ou si en plus faut les découper en petits morceaux... Tout un tas de paramètres ! Tant mieux si les tiennes éventuelles ne te posent pas problème !

Laura Sun > Ben moi, avec cet article, ça sera pas un vague souvenir ! :)

Bulledamande > Meuh, en heut paraît que ça fait même pas mal ! (enfin j'dis ça, j'en sais rien) en tous cas c'est pas besoin de recoudre, en haut, il parait. C'est une collègue qui m'a dit ça. Et je suis pas dentiste donc elle non plus... :)

Mathilde > Oui, sauf que toi, t'as pas mal... ;) Bien sûr que chui une warrior !

9 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 23:04 GMT+2, par arf

ah les dents de sagesse... j'ai connu ses joies (les 2kg perdus) et ses peines (les points qui lachent quand tu rentres à la maison et que tu retrouves tous tes potes avec 10 tonnes de glaces, compotes, purées, pailles à leurs pieds...).
ps: z'ais tout lu jusqu'à la fin, et adoré le passage avec le ptit oiseau du brancardier, MDR
bisou bisou !

10 Le Mardi 19 Fevrier 2008 à 23:07 GMT+2, par aWa

Non, ça va, mes points ils tiennent bien, j'arrive toujours pas à ouvrir la bouche en grand, et je fais en sorte que ça pète pas trop vite...
Pas envie d'être obligée d'annuler mes vacances de dans un mois pour une obscure raison de dentition ! ;)
Bises

11 Le Mercredi 20 Fevrier 2008 à 14:39 GMT+2, par franck

Et si tu te mettais à l'écriture ?
c'est magistralement bien raconté. D'ailleurs ça me pique de côté de la perf !!!
C'est quand même une sacrée opération !
bon rétablissement !
;-)

12 Le Mercredi 20 Fevrier 2008 à 19:14 GMT+2, par lostinea

j'ai tout lu!!!!!!! moi j'ai eu du bol j'en avais qu'en haut je me les ai juste fait arrachées!!!mais ça m'a déclenché des migraine pendant des mois arf!!!!! bizoooos

13 Le Jeudi 21 Fevrier 2008 à 10:32 GMT+2, par aWa

Franck > J'ai toujours su que j'avais pris la mauvaise voie : scientifique pour les sous et les vacances... Mais je suis littéraire de coeur ! ;)

Lostinea > Pendant 1 mois ?! ... Naaaaan pitiéééééé !

14 Le Samedi 23 Fevrier 2008 à 17:14 GMT+2, par Headbanging

Excellent ton article, ça m'a rappelé plein de "bons" souvenirs hihi :)

T'as pas eu droit à la sublime douche à la bétadine ? Genre t'en mets dans les cheveux, surtout bien frotter au niveau des aisselles et blablabla !!
En tout cas, comme toi j'avais carrément eu mal et j'étais à l'Ouest (avec un O majuscule aussi) pendant 3 jours !!

Bon rétablissement collègue de cuite et de dents ^_^

15 Le Mercredi 5 Mars 2008 à 19:17 GMT+2, par Akr

Waouh! Quelle aventure! En effet, fallait prévoir un peu de temps pour la lecture (je lis beaucoup mais pas vite donc frustration de ne pas avoir le temps de lire tout ce que je veux ... :-( )!
Les dents de sagesse ça doit bien faire six ou sept ans, pitetre même huit ou neuf je sais plus trop.
J'avais fait une anesthésie générale et deux jours à la clinique donc quand je suis sorti le troisième jour c'est comme si je n'y étais pas entré! Même pas mal (oh le frimeur!)
Mais t'inquiètes pas, tu t'en es bien sortie, ton humour et ta plume sont intacts, ouf!
Encore un moment sympa grâce à aWa's life!
Thanks girl.
Cheers ;-)

16 Le Vendredi 18 Avril 2008 à 18:31 GMT+2, par Hugo

Tu es tout simplement ENORME comme fille !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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