Total mess
Les gens, l'heure est grave.
Très grave.
Je pense à un cocktail, genre ... un ti punch ... et tout ce qui me vient, c'est un haut-le-corps.
J'essaie de penser à une autre boisson alcoolisée.
Même réaction.
4 jours plus tard.
Les gens, j'envisage de me mettre off-alcool pendant un bout de temps.
Jusqu'à nouvel ordre.
Bon, je vais me chercher mon cocktail de fruits frais, ma compote et ma purée - jambon mixé (oui, les repas se suivent et se ressemblent en ce moment) (et oui, je mange à 16h30, et alors?), et je viens vous expliquer pourquoi.
Oui, parce que je vous vois vous étonner, pour certains, de cette décision.
D'arrêter l'alcool.
Moi.
Et pour d'autres, je vous vois ricaner.
Oh, pas la peine de vous cacher, hein. Je le sais. Je sais tout. Je vois tout.
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Tout a commencé vendredi.
Vendredi, c'était RTT.
Le matin, je suis allée au sport, puisque le vendredi c'est le jour de Coach-trop(puissance 10)-mignon, qui te fait faire plein d'étirements à la fin de la séance. Et même qu'il t'aide pour les étirements.
Il est là, il t'étire, il est avec toi. Tout près.
Je m'égare...
J'en étais donc à la séance de sport de ce vendredi matin.
Y a toujours le léger dilemme : je me défonce et je suis toute suante ou je me défonce pas et je fais la chochotte ?
Allez, je me défonce. Pour faire bonne impression.
Et plus tu te défonces, plus t'as droit à des étirements
.
Ensuite, j'ai rejoint Fixou à Montparnasse, pour un petit resto.
Ca faisait longtemps qu'on s'était pas vues, et on a papoté, ragoté, tout ça tout ça.
On a pris rendez-vous pour nos vacances d'été.
Et puis on s'est baladées un petit peu, de Montparnasse au Louvre à pieds, profitant du soleil d'hiver.

Le 8 Février 2008 à 14:19
Paris
Sur la place du Palais Royal, on a vu Kamel Ouali, à quelques mètres de nous, et comme des petites nanas commençaient à devenir hystériques en le reconnaissant, on a abrégé la conversation, et on s'est séparées.
Fixou, vers les Galeries Lafayette, et moi, vers Beaubourg et le coiffeur.
J'ai donc marché jusqu'à Beaubourg, une bonne balade. Mais plus rien ne me fait peur.
J'ai passé 3 heures là-bas, à me faire chouchouter par des pros, à enregistrer dans ma petite tête les trucs et astuces qu'ils me filaient pour des coiffures sympas.
A la fin, le coiffeur m'a prise en photo.
Et puis je suis partie.
Au bout de 200 mètres, je me suis aperçue que j'avais oublié la poche avec le shampooing et le masque que je venais de leur acheter.
Donc demi-tour.
Ca, c'est moi. Des fois j'oublie des trucs...

Le 8 Février 2008 à 18:12
Paris
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Ensuite, ça a été un peu la course. Rentrer chez moi, trouver comment m'habiller pour le soir même : sortie en boîte, soirée organisée par des rugbymen. Boîte = chic, mais rugby = attention aux dégâts.
J'ai fini par me décider, et puis, juste de temps de manger un steak haché, et c'est repartii !
Je devais rejoindre Louise chez Gui, un pote. Qui habite à République. Plutôt dans le nord de Paris. Alors que moi, j'habite dans le Sud, et la soirée, c'était dans le Sud-Ouest.
Bref.
Je fais pas ma chieuse.
J'y vais.
Arrivée devant le digicode de Gui, je sèche. Moi pas avoir le code.
Et comme j'avais fini mon forfait en l'appelant 5 minutes plus tôt pour savoir son adresse, je me suis retrouvée comme une conne devant sa porte.
Au bout de 5 minutes à attendre là, au milieu des odeurs douteuses de pipi de chat (ou pas), j'ai décidé de bouger. Aller chercher un bar. Pour pas attendre comme une conne.
Sauf que je me suis dirigée vers le métro, mais qu'apparemment, les bars, il y en a, mais pas par là.
J'ai fini par m'assoir sur un banc en attendant qu'ils s'inquiètent, qu'au bout d'une demi-heure, je sois toujours pas chez lui.
Ils ont fini par m'appeler, et ils m'ont rejointe. Et on a filé à la soirée.
Donc si on résume ce début de soirée, je suis allée du sud au nord de Paris en métro, pour ne pas rester au nord et repartir au Sud-Ouest directement. Ou presque.
Passons.
Je ne suis pas une chieuse.
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On arrive donc à Boulogne, et on part vers la boîte. A pieds. Sauf qu'au bout de 20 minutes de marche sur talons hauts (moi), Gui qui avait le plan s'aperçoit qu'on est sur la bonne rue, oui, mais qu'on est partis du mauvais côté.
Halte. Demi tour, droite !
On a fini par arriver à la boîte.
Et on a retrouvé des potes qui étaient déjà là.
Fallait juste lâcher 20€ à l'entrée, et après, c'était open bar.
Moi, vu que je me faisais opérer 3 jours plus tard, et que l'aspirine, c'était absolutely forbidden, j'avais décidé de pas trop boire.
Mais fallait quand même rentabiliser la soirée.
Avec Louise, on a considéré que pour rentabiliser les 20 €, fallait boire 4 verres.
Ok. C'est parti !
La dernière chose dont je me souvienne, c'est d'avoir 2 verres de rhum orange (le 4ème et le 5ème) dans les mains, et de les boire cul-sec.
Après, plus rien.
L'image suivante, je suis dans le caniveau.

Enfin, assise sur le trottoir, avec Louise à côté de moi, et on est toutes les deux en train de vomir nos entrailles.
Avec les garçons, Gui et Chien Chaud, qui nous tiennent les cheveux.
Et qui nous prennent en photo. Avec mon appareil que j'ai toujours avec moi.
Là où j'ai à peu près recouvré mes esprits, c'est quand je me suis rendue compte que j'avais perdu mes lunettes.
Chien Chaud est allé les chercher et les a trouvées (pfffiouuu) dans le caniveau, un peu plus loin, là où on avait fait la première étape régurgitation à la sortie.
Je me souviens vaguement (très vaguement) de Gui et Chien Chaud qui essayaient d'arrêter un taxi pour nous.
Ya une bonne âme qui a accepté de nous embarquer. C'est Louise qui a donné mon adresse, qui a demandé au taxi de s'arrêter et qui a ouvert la porte quand j'ai eu envie de vomir, devant le Picard près de chez moi. Même que je disais "Ah mais je reconnais ici, on est bientôt arrivés!" ...
Je sais que j'ai réussi à déplier le canapé pour Louise (je sais pas comment mais je l'ai fait), et puis... plus rien.
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Le lendemain matin midi, on a émergé.
Pour mieux replonger.
Vers 15 heures, Louise a décidé de bouger, et elle est rentrée chez elle. En bus. Bon courage.
Et moi, pendant ce temps-là, j'essayais de me réhydrater.
Sauf que pour une gorgée avalée, j'allais aussitôt la vomir.
Et puis c'était bien de l'eau, hein, qui sortait. Je crois que y avait plus rien d'autre.
Alors je suis allée me recoucher, en pensant que pourquoi, hein, pourquoi justement là alors que j'ai pas le droit aux médocs, hein, pourquoi c'est là que je me prends la cuite du siècle hein ?!
L'humeur du moment : Je veux rester dans mon lit sans bouger et m'endormiiiir pour toujouuuuurs...
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Je me suis levée vers 18 heures.
Et là, je me suis dit : là, c'est grave. Là, j'ai un problème.
Ma mère arrive dans 2 heures, mon appart' is a total mess, et moi aussi.
Mais alors, total total total mess.
Je me serais volontiers recouchée, mais si maman avait débarqué au milieu du bordel innommable qu'il y avait, elle aurait pas eu pitié de moi.
Et encore moins pitié, puisqu'elle aurait su que j'ai pris une cuite la veille.
Mais elle savait pas à quel point c'était une grosse cuite.
Valait mieux pas qu'elle le sache.
Elle fait partie des 3 plus terribles de ma vie. Cuites.
Des trois qui m'ont fait rendre mes entrailles au caniveau. Berk
Donc je me suis bougé un peu le popotin, mais pas trop histoire que mon estomac le supporte.
Je me suis fait cuire des pâtes mais impossible d'avaler quoi que ce soit.
Le principal, c'est qu'à 20h30, quand ma mère s'est pointée, l'appart' était à peu près présentable.
Et moi aussi.
A peu près...
Elle tirait un peu la gueule parce que j'avais l'air d'halluciner qu'elle ait faim, et j'avais rien préparé...
Ce premier soir avec elle a été un peu bizarre, parce que moi, au-delà de la pensée "Pas vomir", j'étais un peu à court d'idées de conversation. Et elle, elle était un peu énervée de me voir à l'ouest.
Moi, j'voulais juste du silence et du noir et dormir...
Voilà, maintenant que j'ai fini d'écrire cet article, j'ai également fini de m'arracher toutes les petites peaux mortes de la bouche. Parce que c'est pas tout ça, mais un cuite, ça dessèche, et une opération, ça dessèche aussi.
Et c'est décidé, j'arrête l'alcool, jusqu'à nouvel ordre.
Je suis même pas sûre que dans un mois en Gwada, je m'en serai remise...
(pour les Ti Punch...)
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Bibsa, je t'absous pour tes commentaires de l'autre jour.
Tu vois, je pense que sur ce coup-là, j'étais bien pire que toi 
Non, j'ai pas honte.
Oui, j'assume.
Mais j'arrête l'alcool.
Pour l'instant.

Par aWa, Mercredi 13 Fevrier 2008 à 18:49 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)
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