Sagesse...
Bonjour, les gens.
Voilà, aujourd'hui, j'ai décidé de passer un cap psychologique.
J'ai décidé de vous parler de mes dents de sagesse.
Riez pas, je flippe.
Je flippe grave, même.
Mais commençons par le commencement...
Il y a environ un an de cela, je me suis rendue compte que j'avais une dent qui poussait, là, en bas à droite.
Une de plus. Une de trop.
Et m****, j'ai des dents de sagesse !
Bon, et puis après deux ou trois maux de tête psychosomatiques, j'ai oublié la dent.
Elle s'est rappelée à mon bon souvenir un peu plus tard, quand elle a commencé à pointer le bout de son nez email.
Toujours celle en bas à droite. Les autres, rien.
Et comme elle me faisait pas mal, j'me suis dit qu'elle allait pousser normalement.
Chui quand même allée chez le dentiste, qui m'a dit une fois de plus que mes dents, les autres, étaient magnifiques et en pleine forme, et de surveiller celle qui poussait, si jamais elle me gênait.
Et comme elle me faisait pas mal, je l'ai oubliée à nouveau.
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Jusqu'au jour où j'ai acheté un saucisson.
Vous marrez pas, hein.
J'achète pas souvent du saucisson, mais de temps en temps, j'me fais un petit plaisir.
Et pas de sous-entendus, bande d'esprits tordus !
Donc j'étais en train de me nourrir de saucisson, un soir, probablement en regardant cette glorieuse Starac, quand un morceau s'est coincé, là, en bas à droite, au fond.
Pas classe.
Quand je suis arrivée en overdose de saucisson, et que j'en ai eu marre d'avoir ce truc au fond de la bouche, et qu'il était tellement bien coincé que j'arrivais même pas à le déloger avec ma langue, (pas classe du tout, je sais), j'ai fini par bouger jusqu'au miroir, pour l'enlever, en y voyant quelque chose.
Et là, horreur, malheur et désespoir, j'ai vu que la dent du fond à droite poussait vers le miroir.
Elle poussait pas vers le haut, comme toutes les dents dignes de ce nom, cette abrutie, elle poussait vers la sortie.
Et là, j'me suis dit qu'il allait y avoir un problème...
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J'ai mis 3 mois à me motiver pour aller chez le dentiste.
Ce fut assez difficile.
De me motiver.
Ben oui, moi, depuis que je suis gamine, quand je vais chez le dentiste, d'abord c'est toujours le même (celui qui a enlevé ses dents de sagesse à ma mère, pour tout vous dire), et ensuite, à part l'appareil dentaire de quand t'es au collège, et que moi, j'avais juste besoin de mettre la nuit, j'ai jamais rien eu.
Une fois l'an je m'entendais dire que j'avais de belles dents, et je payais même pas la consultation, tellement ça durait même pas 5 minutes.
Donc là, motivation, pour trouver un nouveau dentiste sur Paris. Pas un boucher, de préférence.
Je me suis renseignée, j'ai trouvé une adresse, j'ai pris rendez-vous. Délai d'un mois, déjà. Me suis dit, c'est qu'elle doit être bien.
On m'a appelée quinze jours avant, pour me dire que madame était hospitalisée, par conséquent ne pouvait assurer ses rendez-vous, mais que sa mère, dentiste également, assurait son remplacement, et que mon rendez-vous pouvait être maintenu, mêmes date et heure. J'avais réussi à me motiver, alors j'ai dit ok.
Le jour J, en sortant du boulot, je cavale, pour pas arriver en retard, je me tape au pas de course toute la rue Alésia, du début jusqu'à la fin, parce que je savais pas où commençaient les numéros.
Evidemment, dans c'est cas-là, le numéro qu'on cherche est toujours à l'autre bout.
En plus, faisait -15°C, ce jour-là. Les premiers froids en novembre.
Quand je suis arrivée, j'ai été accueillie par une secrétaire à l'air affolé, qui me dit qu'il y a un malentendu et que le docteur va m'expliquer.
Bah merde alors, mais que se passe-t-il ?
Et le docteur arrive et me dit que je ne suis pas prévue sur le planning.
Et dites-moi, c'est une blague ou bien !?!
Non, c'est pas une blague du tout, elle me dit qu'il faut que je reprenne rendez-vous parce que là, c'est trop tard pour ce soir, elle a déjà du monde, et qu'il faut pas que je tarde parce qu'elle voit que mes dents se sont déjà déplacées.
Heu, dis-moi, tu me fais une consultation alors que je te montre même pas mes dents ?
Donc je suis partie en lui disant que c'était dommage pour eux, qu'ils m'avaient été conseillés, mais que la prochaine fois, ça serait le cabinet médical en bas de chez-moi que j'irai voir.
Même si c'est un boucher.
M'en fous.
Maintenant, je veux en finir avec cette p*tain de dent.
Sauf que rentrée chez moi, la motivation est partie...
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Un mois plus tard, j'ai enfin appelé le cabinet en bas de chez moi.
Rendez-vous 10 jours après.
J'y suis allée, le dentiste, un jeune fort sympa, m'a envoyé faire des radios.
J'y suis retournée avec les radios, et là, tout de suite, ça a été beaucoup moins rigolo.
Il a commencé à me dire que j'en avais 4, des dents de sagesse, et que effectivement, y en avait une qui poussait pas bien.
Genre totalement pas bien.
A l'horizontale.
Et qu'il allait falloir l'enlever.
Et que pour ça, comme elle touchait déjà la dernière molaire, il allait falloir la couper en deux...
Grosse bouffée de chaleur. Je l'ai coupé : Attendez, je m'assois, et ensuite vous continuez, voilà, ça y est, pouvez y aller.
Donc il me dit qu'il faudra la couper en deux avant de pouvoir arracher la racine. Eeek !
"Mais vous inquiétez pas (il me voit qui commence à me décomposer du visage) vous serez anesthésiée localement, vous n'aurez pas mal. Vous entendrez juste quelques craquements".
Double eeeeeek !
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Comme ce truc, on dirait un peu les 12 travaux d'aWa, il m'envoie chez un autre dentiste qui fait des opérations de ce genre, parce que lui, non.
Je prends rendez-vous, et j'y vais, ce fameux jour de RTT où j'ai couru aux quatre coins de la région.
Je sais pas si vous vous souvenez, mais c'était début janvier, et j'allais pas très bien.
Et c'est peu de le dire.
Donc je m'installe dans la salle d'attente. J'ai 10 bonnes minutes d'avance.
Je ne me sens pas bien du tout.
Limite la nausée.
Et l'attente n'arrange pas les choses, loin de là.
Quand le dentiste m'appelle, je suis totalement décomposée. J'ai les jambes en coton, les mains qui tremblent, le coeur au bord des lèvres, et j'ai des vieux frissons du genre de quand t'as une fièvre monstre.
Sauf que j'ai juste une peur monstre.
Inutile de préciser que le dentiste l'a vite remarqué.
Surtout au moment où il m'a dit qu'il valait mieux enlever les 4 dents.
Puis il m'a examinée, et il essayait de me rassurer.
Il me demande ce qui me fait peur, parce que c'est une opération banale, et que la plupart des gens y survivent...
Alors moi, je lui réponds que c'est plus fort que moi, dès que ça touche au visage, je suis totalement en flip.
Et comme ça allait pas bien, j'ai lâché ma larme.
Bon, je suis pas une chouineuse, hein. Sauf quand je déprime, mais je déprime pas souvent. Juste quand j'ai pas ma dose de chaleur. Et je fais en sorte que ça arrive pas souvent (cf vacances aux Canaries, en Gwada... y a pas de secret hein, c'est pas par caprice que j'y vais, c'est parce que j'en ai besoin).
Et puis j'évite en général, la larme en public. En général c'est privé.
Mais y a des fois, c'est plus fort que toi.
(Je précise : quand je dis lâcher ma larme, c'est vraiment juste une pauvre larme vite réprimée, parce que vraiment, j'aime pas)
Donc il me dit, "Oui, moi ça me fait ça avec les gouttes dans les yeux, je peux pas, pas vous ?"
Là, instant de silence.
"Ben, heu, en fait je porte des lentilles de contact, donc, en fait, ça va. (là, il s'est un peu marré
) Je suppose que c'est quand c'est pas moi qui gère l'affaire que j'ai peur"...
Et puis, somme toute, ce dentiste étant plutôt charmant (
), rassurant, tout ça tout ça, je me suis calmée.
La consultation s'est terminée sur un gentil "Au plaisir, visiblement non partagé, de vous revoir" de sa part.
Et j'ai pris rendez-vous pour une opération.
Le 11 Février 2008.
Oui, lundi.
Eeeeeek !
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Ca sera fait sous anesthésie neuro-analeptique (je crois que ça s'appelle comme ça...).
C'est pas une anesthésie générale, c'est pas une locale, et c'est sensé me rendre totalement stone, bien que consciente, pendant le temps qu'il faudra.
Et parait-il qu'à la fin, je me rapellerai plus de ce qui s'est passé.
Le dentiste a dit qu'il fallait que la famille ou le prince charmant vienne me chercher à la fin, parce que je pourrai pas conduire.
Prince charmant.
Biiip bippp - Allo ? - Oui, allo, grand-blond-à-la-chaussure-noire (made in australia), c'est aWa, je me fais opérer des dents de sagesse, tu peux m'accompagner ?
Nan. Autre ?
Biiiip bippp - Allo ? - Oui, allo, McDreamy (made in Guadalupe), c'est moi awa, tu pourrais ...
Nan. Pas possib'.
Mamaaaaaaan !
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J'ai donc du prendre rendez-vous avec l'anesthésiste, à l'hôpital où je vais me faire charcuter par le charmant dentiste.
Le rendez-vous, c'était vendredi dernier.
Après le taf.
Deux heures avant, je flippais déjà.
Je suis arrivée une demi-heure en avance.
Et je flippais de plus en plus.
Et puis y avait des petits bébés (genre tout petits) partout (avec leurs mamans, hein), ou alors des femmes enceintes jusqu'au cou.
C'est une provocation ou bien ?
Déjà que dans mon entourage, ils tombent tous enceinte en ce moment ! Deux potes de promo, un collègue, mon cousin, le frère de ma coupine Claire, une coupine de Louise ...
Stooop ! N'en jetez plus !
Bon, en fait y avait un service de gynécologie obstétrique juste à côté.
Ceci expliquant cela.
Au final, mon tour est arrivé, j'ai vu le doc' (pas aimable pour un sou) (déjà qu'il était hyper grand, il aurait pu être sympa, pour être moins impressionnant, mais non) qui m'a dit que j'avais "quasiment pas" d'antécédents.
A part la crise cardiaque de Papi.
Cool.
Et puis je suis rentrée chez moi, et je sais pas pourquoi, y avait 3 plaques de Crunch dans ma voiture, et en arrivant chez moi, ben...
Y avait plus rien.
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Voilà.
Je vais me faire opérer lundi.
Et y a ma Maman qu'a encore plus peur que moi, donc elle vient pour pas que je passe la nuit après l'opé toute seule. Elle a peur, je sais pas moi, que je fasse une allergie, une hémorragie, que sais-je...
Du coup elle arrive samedi soir, et elle repart mardi soir.
Je sais pas ce qu'on va bien pouvoir faire, mardi. J'espère qu'elle a prévu d'aller se balader, et toute seule, parce que je risque de pas être en état, et si on reste cloîtrées toutes les deux 36 heures chez moi, ça va finir en pugilat.
J'ai peur.
(de l'opération, hein, pas du pugilat avec ma maman)
Les gens, pensez à moi.
J'ai peur.
Par aWa, Mercredi 6 Fevrier 2008 à 15:18 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)






