On est amis... quand ça t'arrange
Préface : Bon, les gens, je suis désolée, encore une interminable histoire de je-vous-raconte-ma-vie. Je sais pas si vous aurez le courage de tout lire, et je sais même pas si ça en vaut la peine...
Je vais essayer de faire des choses plus courtes, à l'avenir.
L'histoire.
Il y a 6 mois environ, en Mai, avec ma copine Louise (celle des vacances à Lacanau), on s'est fait deux jours à Hossegor.
Moi, je venais de Bordeaux chez mes parents où j'étais en vacances, et elle, elle venait de Paris en train. Je suis allée la chercher le soir à la gare de Bayonne, à 23h et des poussières.
On a posé ses affaires à l'Hôtel de la Plage (vue sur la mer), où j'avais réservé, et puis on est sorties.
Pas bien loin, puisqu'il y a des bar juste en bas, sur la place.
Ca a été une grande soirée. Du n'importe quoi, du déjanté, du délire, comme rarement ça l'est, et comme on en garde des souvenirs excellents.
On a commencé dans un petit bar à bière, où on a bu un coup, puis deux. Les gens visiblement se connaissaient tous, et on était un peu les deux seules pas du coin. A la fois, c'était pas trop étonnant, vu que c'était un jeudi soir, même pas pendant les vacances scolaires.
Y avait des gens déjà bien imbibés. Un mec qui se prenait pour Steven Spielberg avec 30 ans de moins (je sais pas quel âge il a, Spielberg. 50 ans?), des gens qui vivaient leur vie sans nous prêter attention, et d'autres qui nous jetaient des petits coups d'oeil bizarres de temps en temps, l'air de dire : vous êtes qui, vous, vous êtes pas d'ici...
A 2 heures, le bar allait fermer, alors on a voulu aller payer.
Oui, parce que là-bas, tu payes pas dès qu'on t'amène ta pinte. Les gens ont confiance. Tu paies à la fin. Pas comme à Paris, où y a intérêt à avoir pas mal de monnaie pour la donner au fur et à mesure, en petites coupures (yeah, la rime !).
Donc, on est allée au bar pour payer, mais le patron nous a dit de rester, parce qu'il payait sa tournée.
Et là, par contre, j'avais jamais vu ça.
Mais c'est sympa. Le Patron qui paye sa tournée.
Et il nous a dit qu'ils allaient tous en boîte, après, dans la boîte du coin de la rue.
C'est bien, quand tu dors à l'Hôtel de la Plage à Hossegor, parce qu'il y a les bars sur la même place que l'hôtel, et la boîte 30 mètres plus loin, au bout de la rue.
Pas de problème de limitation de l'alcoolisation du cerveau, rapport à un éventuel trajet en voiture.
2 minutes à pied suffisent.
Avec Louise, on est d'abord remontées à la chambre pour se vider la vessie, parce que 1L et demi de bière, à un moment donné, ça veut sortir.
Et puis on est allées à la boîte.

Sur le chemin, on a trouvé le moyen de se faire accoster par un mec qui nous a demandé si on était jumelles, alors on a dit oui. Et il nous a demandé s'il pouvait aller à la boîte avec nous, parce que tout seul, il était pas sûr de rentrer. Alors on a dit oui.
Et pour nous remercier, il nous a payé des coups à boire.
Par contre, il était un peu soûlant, et j'arrêtais pas de me payer sa tronche. Jusqu'au moment où il a dit à Louise : "Elle est méchante, ta copine" (oui, il avait fini par se rendre compte qu'on était pas jumelles).
Et oui, de Louise et moi, la méchante, c'est moi.
Et puis il a disparu, et on s'est fait offrir à boire par un autre gars, qui ressemblait à mon premier mec, et qui me plaisait bien. Je l'ai dit à Louise.
Et ce mec avait un pote plutôt pénible, qui voulait absolument me faire danser, alors que moi, je danse pas. A un moment, il m'a entraînée avec tellement de force que je pouvais vraiment pas m'échapper, et on a dansé 10 secondes, et je me suis retournée, et j'ai vu Louise qui embrassait l'autre. Celui qui me plaisait.
Blasée.
J'étais blasée. (mais maintenant, je m'en fous, j'veux dire, j'lui en veux pas, hein, chui pas comme ça...)
Et puis le boulet de la danse m'a gentiment coincée contre un mur et a essayé de m'embrasser. Il était tellement bourré qu'il y arrivait jamais, car je tournais la tête, et il tombait toujours sur la joue. Comme j'étais vraiment blasée, j'ai fini par me laisser faire.
15 secondes, le temps de me dire qu'il était vraiment trop bourré, et je me suis échappée vers le bar où j'ai re-demandé à boire.
Et là, j'ai commencé à discuter avec un autre mec, et on a parlé, parlé, parlé, jusqu'à ce qu'une fille vienne me voir en me demandant "C'est toi aWa ?" - "Heuu, oui" - "Y a ta copine qu'est aux toilettes, elle se sent pas bien"...
Rhooo, aux toilettes, Louise était penchée sur la cuvette, l'air pas dans son assiette. (Yeah, another rime !)
Alors je l'ai raccompagnée à l'hôtel. Le mec qu'elle avait choppé et le boulet de la danse nous ont poursuivies jusqu'à la chambre, et nous m'empêchaient de fermer la porte (parce que Louise était pas en état de faire quoi que ce soit, encore moins de les empêcher d'entrer) mais quand j'ai pris ma voix de méchante, ils se sont barrés.
Et j'ai abandonné Louise, mes tongs (qui s'étaient cassées dans la boîte), et j'y suis retournée. Pieds nus. Parce que, c'est pas tout ça, mais j'avais une conversation en cours, moi !
A l'entrée, le videur m'a rendu le verre que je lui avais laissé en sortant (sympa, le videur), et j'ai retrouvé le blondinet, et on a continué la conversation. Pieds nus.
Je devais être pas mal sous le charme, parce que je crois me souvenir qu'il a réussi à me faire danser, et puis à 4h, il a bien fallu sortir.
Et là, ça a été la bataille. Lui, il voulait que j'aille dormir chez lui, qu'il serait "sage", et moi, je lui disais que s'il était "sage", alors on pouvait tout aussi bien dormir à l'hôtel avec Louise.
Et puis j'ai tout fait pour le dissuader : je lui ai dit que j'avais embrassé le boulet de la danse plus tôt dans la soirée, je lui ai dit de bien regarder comment j'étais habillée (très confortablement, mais pas du tout sexy), je lui ai roté à la gueule (claaasse), je lui ai dit que de toute manière, il tirerait pas son coup.
Mais rien à faire, il s'en foutait. Et moi, au bout d'une heure, j'ai fini par céder. Encore.
On est donc allés dormir chez lui.
En voiture.
C'est bien, quand tu dors à l'Hôtel de la Plage à Hossegor, parce qu'il y a la boîte 30 mètres plus loin, au bout de la rue. Pas de problème de limitation de l'alcoolisation du cerveau, rapport à un éventuel trajet en voiture...
Chez lui, ça a été assez sage, dans l'ensemble.
Le lendemain matin, alors que moi, je demandais rien (mais alors rien du tout), il a voulu prendre mon numéro de téléphone, il m'a dit qu'il pouvait se déplacer assez facilement avec son boulot, et s'arranger pour être à Bordeaux quand moi j'y descendrais, pour qu'on se revoie, qu'on se fasse un resto.
Il avait tellement l'air d'y croire, d'avoir envie, que du coup, j'y ai cru.
Retour à Bordeaux, retour à Paris, retour au Bboulot.
2 ou 3 sms plus loin, je lui ai dit que je serai à Bordeaux tel week-end, et là, plus de nouvelles.
Plus aucune nouvelle.
D'accord, j'ai compris...
Mais bon, coco, c'était pas la peine de me faire tout un cinéma. On aurait pu passer une nuit ensemble, et se quitter le lendemain normalement, en sachant qu'on se reverrait pas. C'était vraiment pas la peine de monter des bobards pareils. Et puis c'est pas correct, pas honnête. Et puis j'avais rien demandé au départ, moi ! Bref.
Je lui ai envoyé un email pour lui en faire la remarque, et c'est tout.
Chui pas du genre boulet.
Juste, j'aime quand les choses sont claires.
Juste, j'emmerde un peu les gens lâches et pas honnêtes jusqu'à ce qu'ils aient le courage de le dire, et puis c'est tout.
Donc, un email pour bien souligner la chose, et nada mas.
Nada mas.

Maintenant.
Et y a 2 mois, out of the blue, un email m'arrive :
"Salut, c'est Bob, désolé de pas avoir gardé contact, j'avais beaucoup de boulot, et je m'étais remis avec mon ex. Mais si jamais tu passes sur Bordeaux, dis-le moi, on pourrait se faire un petit resto si tu veux, ça me ferait plaisir. Désolé encore de pas t'avoir répondu"
Alors moi, j'dis, ça peut toujours être sympa de se faire payer un resto, hein. Je lui réponds donc que déjà, je suis très étonnée d'avoir de ses nouvelles, et que c'est pas avant un bout de temps que je retournerai à Bordeaux, parce que je vais d'abord partir en vacances, et ensuite, je verrai, s'il a la patience d'attendre.
A mon retour de vacances, on s'est brièvement parlé sur msn, et il m'annonce qu'il va venir à Paris pour son boulot.
Très bien, on décide donc de se faire un resto à Paris.
Et y a 15 jours, il m'envoie un texto en disant qu'avec son boulot, il est logé à Paris jusqu'au mercredi, mais il aimerait bien rester plus longtemps, et il me demande s'il peut dormir chez moi.
Alors, peut-être qu'entre Louise et moi, la méchante, c'est moi, mais c'est relatif. Parce que je suis quand même plutôt gentille, en général.
Donc, je lui dis oui, il peut venir chez moi. C'est possible, je peux l'héberger. (titre de l'article)
*instant d'intense réflexion*
Je sais pas dans quel état d'esprit il va se pointer chez moi, mais ce qui est sûr, c'est que moi, je suis plus dans le même état d'esprit qu'à Hossegor.
J'espère qu'il ne s'attend pas à un accueil ultra chaleureux. Parce que j'aime pas trop qu'on se paie ma tête, et c'est quand même un peu l'impression que j'avais eue, à l'"époque".
Mais j'ai pris beaucoup de recul par rapport à cette soirée.
Donc je vais être normale, quoi.
Je vous raconterai, vous vous doutez.
Mais ça sera plus court, parce que j'ai planté un décor très détaillé (z'avez vu, hein, j'ai le souci du détail)...
Par aWa, Jeudi 8 Novembre 2007 à 09:38 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)
j'me sens moins coupable alors !



