Canary Report - J9
Pré-blabla : les gens, prévoyez un bon quart d'heure pour lire tout ça, et je vous garantis pas J10 pour demain, parce que j'ai des crampes dans les doigts...
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Héhé, le jour avec lequel je vous tiens en haleine depuis un petit bout de temps est enfin arrivé !
Grande journée, ce samedi-là...
(grande journée = grand résumé, désolée...)
A 7h, le réveil a sonné, comme les jours précédents.
Je dormais dans la chambre, avec Riri. On s'est réveillés tous les deux, et Riri a demandé : "Ils sont rentrés, les autres?". Bonne question...
Un coup d'oeil par la fenêtre : la voiture n'est pas là. Mais ils pourraient être garés ailleurs. Peut-être qu'ils sont en train de dormir sur le canapé. Je suis allée voir, mais ils n'étaient pas là non plus.
Alors, je suis retournée dans mon duvet, et avec Riri, on s'apprêtait à replonger, mais on a pas eu le temps.
On a entendu une voiture arriver en faisant vrombir le moteur, et 5 gros crissements de pneus. Des dérapages contrôlés, à 7h du mat, alors que le soleil n'était pas encore levé, dans un petit village pommé de surfeurs...
Avec Riri, on s'est regardés.
"C'est pas eux, ça quand même ?!", j'ai dit.
Juste après, le bruit d'une voiture qui passait et s'arrêtait dans la rue avec une grincement sinistre...
On a bondi au balcon. C'était eux.
Fifi et Loulou ont laissé la voiture au milieu de la rue (peu fréquentée heureusement, et c'était possible de passer à côté), et ils se sont pointés dans la chambre. Loulou sentait l'alcool à trois mètres, et ils étaient morts de rire tous les deux.
"On a crevé un pneu" a dit Loulou.
En faisant les dérapages, ils ont cogné un trottoir, et paf ! Les boulets.
Loulou s'est affalé sur mon lit, où j'étais dans mon duvet. Donc s'est affalé sur moi. Bourré, quoi. Un poids mort, le mec !
Fifi a raconté qu'ils étaient allés à Costa Teguise, dans un bar où on avait déjà bu un coup, et sympathisé avec le DJ qui était français. Quand le bar a fermé, ils ont suivi le mec en boîte.
Enfin, ils pensaient qu'ils allaient en boîte.
Mais ils se sont retrouvés dans un bar à pu*tes. Il paraît qu'ils ont un peu discuté avec elles, qu'elles étaient toutes autour d'eux. Ils se sont fait offrir à boire, des tas et des tas de verres.
Puis Fifi en a eu marre, il est parti et a cherché une autre boîte mais il s'est retrouvé dans un autre bar à pu*tes.
Bref, je sais pas ce qu'ils ont fait, mais ils ne sont rentrés qu'à 7h...
Puis, il a fallu changer le pneu. Avec Riri, on a décidé que de toutes façons, nous, on avait pas participé, donc on se contenterait de regarder depuis le balcon.
Et Fifi a décrété que comme c'était Loulou qui conduisait, c'était sa faute, donc c'était à lui de changer le pneu.
Loulou est descendu. Il a ouvert le coffre, sorti les planches de bodyboard et de surf, leurs affaires, et les a posées sur la route, pour pouvoir sortir la galette.
Moi, je me suis recouchée, Fifi est parti se doucher et Riri chaipa ce qu'il foutait, mais on s'est plus occupés de Loulou. Et puis au bout de 10 minutes, Fifi a dit "Bon, ça avance le pneu?" et il a regardé dehors, et il a dit : "Oh le con, il s'est endormi !".
Loulou s'était assis contre le mur d'en face, et il s'était endormi. Assis. Avec la tête qui tombait. Trop drôle.
Riri et Fifi l'ont appelé, lui ont balancé des grains de raisin, lui ont foutu de la mousse à raser dessus, un trognon de pomme sur la tête... Rien à faire, Loulou comatait grave.
Les deux autres, ils se marraient bien. Moi, je riais un peu jaune, parce qu'au niveau discrétion, c'était moyen...
Et puis y a les gens qui ont commencé à passer, un peu, dans la rue. Un mec qui promenait son chien. Il a regardé Loulou d'un air trop bizarre. Ca le faisait pas rigoler du tout.
Et puis il a dit aux deux autres qu'ils allaient devoir nettoyer le mur contre lequel Loulou était adossé, parce qu'il y avait des petits morceaux de raisin, et de la mousse à raser dessus. Pas commode, le gars, et ça a calmé les deux larrons. Qui sont descendus, qui ont réveillé Loulou, qui a gueulé à cause de la mousse à raser.
Alors ils ont voulu changer le pneu, mais il manquait le criq (comment ça s'écrit, crik ... ?).
Et puis, il commençait à se faire tard, il faisait jour depuis un bout de temps, et de plus en plus de gens passaient dans la rue. Alors ils ont trouvé quelqu'un qui leur en a prêté un, qui les a aidés à mettre la galette. Et puis ils sont partis dormir à la compète, et moi, j'ai dit que je les rejoindrais un peu plus tard.
Je les ai rejoints un peu plus tard.
Des loutres échouées sur la plage. Aucun problème pour les trouver.

Le 20 Octobre 2007 à 13:40
Fifi et Loulou à la Playa de San Juan - Lanzarote
Riri et moi, on a regardé la compétition.
Jamais vu autant de mecs connus d'un coup. Enfin, connus. Par moi, quoi !
Jarrad Howse, Micky Picon, Patrick Beven, Jean-Seb Estienne, Alain Riou, Jordy Smith... J'en passe.
Et...
A un moment, je me suis retournée, et à 5 mètres, y avait Cory Lopez qui s'échauffait avant d'aller à l'eau. Cory Lopez ! Ce mec, quand j'ai commencé à bosser dans le surf, il était sur les pubs dans les magazines !
Bref.
Mais heuuu !
Me regardez pas comme ça !
C'est comme si vous étiez sur la pelouse au milieu des joueurs de l'équipe de France de rugby/foot, alors qu'ils s'entraînent avant un match.
C'est comme si vous étiez dans les coulisses alors qu'il y a Marc Lavoine qui va rentrer sur scène.
Ou sur un plateau à 10 mètres de Georges Clooney.
Comprenez-moi, zut !
J'ai pris des photos, discrètement, parce que j'osais pas trop, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de touristes, et je voulais pas faire la relou.
(Sinon, pour info, la photo des loutres échouées, je l'ai de ce jour-là parce que je l'ai prise avec le petit-appareil-photo-qui-n'a-pas-besoin-de-câble-pour-mettre-les-photos-sur-l'ordi...).
Le sable, là-bas, il est comme ça :
Le 18 Octobre 2007 à 14:49
Playa de San Juan - Lanzarote
Bon, et puis, on y est restés jusqu'au bout, à la compétition, parce qu'ils ont fait la finale le samedi, et pas le dimanche. Les français sont allés loin, et c'est Patrick Beven qui a gagné.
On est pas allés voir le podium, parce que les frenchies en avaient marre.
On est rentrés. Enfin, je suis rentrée, parce que eux, ils sont allés se renseigner pour louer un appart. Oui, la perspective de dormir tous les trois dans la voiture, ça les motivait un peu. Et sur la plage, ça caillait en pleine aprèm, donc je pense qu'ils n'envisageaient pas cette solution.
Et puis, tous leurs sacs de voyage étaient dans ma chambre, et comme j'allais partir le lundi, ils allaient se les retrouver sur les bras. Déjà qu'ils étaient serrés, en voiture ...
Le 14 Octobre 2007 à 15:03
El Confital - Las Palmas de Gran Canaria
De mon côté, je me suis fait inviter à manger par Minnie et deux espagnoles qui logeaient dans un appart attenant au surfcamp.
L'une d'elle avait un mec qui faisait divinement bien à bouffer. J'ai mangé une tortilla comme jamais j'avais pu en goûter. Tout simplement excellente. On a bu l'apéro, puis on est sortis.
Oui, parce que dans ce petit village-du-bout-du-monde, depuis 3 jours, il se préparait quelque chose. Sur la place principale, se montait petit à petit une grande scène. Ce soir-là, il devait y avoir une grosse fiesta, pour la fin de la compétition.
Bon, nous, on était un peu sceptiques quant au "gros" de "grosse fiesta", vu le peu monde qu'il y avait eu pour mater la finale d'une compétition de surf 6*... Toute la semaine, on s'était dit : les gens bossent, c'est pour ça qu'il y a personne. Ils viendront le week-end. Et bé non. Toujours aussi peu de spectateurs.
Mais ce soir-là, c'était autre chose. Y avait des tas de gens. C'était fou. Des gens partout.
La place principale était entourée de barrières. A l'intérieur, la scène, et de l'autre côté, des stands pour acheter à boire. Et entre les deux, des tas de gens. A 22h, ça allait, pas trop blindé, mais plus la soirée avançait, plus les gens arrivaient.
Et puis...
Des surfeurs partout. Des pros.
C'était ouf.
J'ai échangé 3 mots avec Aritz Aranburu.
Jordy Smith qui sautait partout, un peu émêché, a embarqué le brasilian guy avec qui je discutais, et je suis allée le récupérer. Le brasilian.
Imagine, LPDMB, c'est comme si tu étais à un apéro avec Marc Lavoine (les autres, pour comprendre, faut suivre le lien) (rholala comment je te fais de la pub!) qui boit un verre à 2 mètres de toi ! Et que si tu veux, tu fais deux pas en arrière, et tu lui rentre dedans...
Non, mais les gens, arrêtez de me prendre pour une folle !
Je me suis très bien tenue. Je ne suis allée voir personne, c'est les gens qui sont venus à moi. Je n'ai pas harcelé les surfeurs. Je suis pas comme ça, moi...
Et pourtant... J'ai bien failli le faire. C'est quelque chose que je ne vous avais pas raconté, je crois.
Attendez, je vérifie. Non, je vous avais pas dit, parce que j'avais un peu peur que vous me preniez pour une folle. Mais, bon, maintenant, j'assume. M'en fous.
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[ C'était à ce moment-là, pendant la deuxième soirée.
La soirée où ils passaient un film, et où j'avais pas trop bu, au début. J'avais remarqué, juste quelques mètres devant moi, un mec particulièrement charmant. J'était un peu plus scotchée sur lui que sur l'écran, à vrai dire. Et puis il était parti avec ses potes, et ensuite nous on était allés dans un bar où je l'avais aperçu à nouveau. J'avais voulu aller lui parler mais le temps que j'arrive où il se trouvait... plus personne. Et puis après, on était allés en boîte, et juste à l'entrée, je l'avais croisé qui partait. Trop craquant.
[ Rentrée à Paris, je regardais mes photos, quand je l'ai reconnu, sur plusieurs d'entre elles. C'était un surfeur. Alors je savais qu'il était Australien, donc j'avais cherché sur Google Image, à parir de la liste des 500 surfeurs qui étaient susceptibles de participer à cette compétition à Lacanau.
Vous imaginez bien que j'ai pas trouvé. C'était ce qui s'appelle : chercher une aiguille dans une botte de foin. Et c'est pas easy easy.
[ Puis je me suis décidée à venir aux Canaries, et je caressais le secret espoir de le voir ici... ]
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J'étais en train de discuter avec Minnie, et soudain...
J'ai vu passer le grand blond à la chaussure noire. C'est comme ça que je l'appelle, parce qu'il est grand, blond, et à Lacanau, il avait des chaussures noires (lui, 2).
Je l'ai vu passer, et j'ai arrêté de parler. Scotchée. Il était avec 2 potes, visiblement, et ils sont allés se prendre un verre, puis 5 minutes plus tard, ils sont retournés plus loin, de là d'où ils venaient, dans la foule.
Et puis, une demi-heure plus tard, ils sont repassés prendre à boire. Là, j'ai commencé à me dire que je pourrais éventuellement aller lui parler, un peu, l'air de rien... Mais j'avais une terrible envie de faire pipi, cause la bière, bien sûr. Et donc je suis rentrée au surfcamp. Et je suis revenue, mais il n'était plus près des stands à boire.
Je suis tombée sur Loulou, qui était en pleine conversation avec le Brasilian Guy. En fait, BG, il bosse dans un surfshop où j'avais acheté un leash pour Fifi, le premier jour. Et là, il m'a reconnue, il a dit "the leash!" avec un grand sourire, et je me suis incrustée avec eux.
Bla, et bla, et bla, et puis on a eu soif, et BG nous a proposés à boire d'une bouteille qu'il avait cachée quelque part, dans une rue tout près, sous une petite branche qui traînait par terre. Alors on y est allés, et puis on est restés là à discuter un moment, parce que, quand même, on s'entendait mieux qu'au concert (musique espagnole pas terrible du tout, au passage...).
Et puis au bout d'un moment, on est retournés vers le monde, et je sais plus trop comment, Loulou s'est retrouvé à discuter avec des petites nénettes, et BG m'a reproposé à boire, donc on est retournés à la bouteille tous les deux.
Et bla, et bla, je parlais, je sais pas ce que je disais. Je parlais anglais, parce que je pigeais un peu espagnol, au bout d'une semaine, mais le parler... Faut pas pousser. Mais BG il a du en avoir marre que je parle (je me suis aperçue après coup qu'il comprend pas des masses l'anglais...), parce qu'il s'est penché, et il m'a embrassée.
Cash.
Bon, ben voilà, ça c'est fait, et on a "philosophé" un petit moment comme ça, jusqu'à ce que les gens de la voiture sur laquelle on était assis veuillent partir. Donc là, on a changé de voiture.
Et puis Loulou s'est pointé, la bouche en coeur, et quand il a vu qu'il nous "dérangeait" en plein philosophage, il a eu l'air tout penaud, et ça nous a bien fait marrer. Il est reparti de son côté. Mais plus tard, sur le chemin du surfcamp, on l'a vu en pleine action, lui aussi.
Heureusement que j'avais prévenu mes trois canards que ce soir-là, ils se débrouillaient pour dormir, où ils voulaient mais pas au surfcamp...
Oui, parce que voilà, ce soir-là, j'ai eu besoin de la chambre pour môa pas toute seule...
*sifflotement*
Par aWa, Jeudi 1 Novembre 2007 à 09:25 GMT+2 dans Voyage (article, RSS)




