Canary Report - J6
Sixième jour.
Réveillée par un message de Riri, Fifi et Loulou, qui avaient pris un ferry pour Lanzarote et fait le trajet pendant la nuit, je les ai aussitôt rejoints à la plage de la compétition, où ils s'étaient fait déposer par leur taxi. Avec toutes leurs affaires. Ils avait même pas commencé par chercher un logement.
J'ai fait du stop pour arriver à la plage, qui était quand même à une bonne demi-heure de marche par la route, caillouteuse et en plein soleil...(Bon, il faisait pas chaud, mais j'avais la flemme...) Et le stop, ça marche super bien. La première voiture s'est arrêtée. Et puis, de toute manière, pas de doute possible, cette route ne menait que à la compétition. Donc n'y passaient que des surfeurs...
Les 3, je les ai trouvés au bout de 5 minutes. Pourtant, y avait personne, sur la plage. Une petite plage d'une centaine de mètres de largeur, dans une petite crique. Y avait les surfeurs, dans leurs voitures (parce que ça caillait, à 9h du mat', avec le vent), garés juste devant la mer, et qui attendaient leur tour pour passer à l'eau. Et deux pékins sur la plage.
Plus eux, blottis entre un gros caillou et leurs planches de bodyboard, érigées en rampart contre le vent. Bien cachés !
Au bout d'une demi-heure à mater le surf, on a décidé de bouger, parce que, quand même, avec le vent, il faisait froid... Et puis eux, fallait qu'ils trouvent un endroit pour mettre leurs affaires et dormir. Sachant que leur barda s'était enrichi d'une planche de surf, que Fifi avait achetée à Gran Canaria juste avant de partir...
On a appelé un taxi, et puis on s'est avancés un peu sur la route, histoire qu'il ne nous rate pas.
Et on a attendu le taxi.

Le 17 Octobre 2007 à 10:48
Playa de San Juan - Lanzarote
On a attendu une heure. Vraiment.
Vous voyez, la route, sur la photo ? Ca vous donne envie d'y marcher pendant une demi-heure, en respirant les nuages de poussière soulevés par les voitures qui passent, j'en suis sûre... (Maintenant vous comprenez pourquoi j'ai fait du stop à chaque fois)
Finalement, le taxi s'est pointé, et nous a emmenés à Costa Teguise, station blanéaire bien touristique, où on allait pouvoir louer une voiture.
A Costa Teguise, on a commencé par louer la voiture. Après vingt minutes de blabla dans une première agence, au moment de conclure, la nana s'est aperçue qu'on avait tous moins de 23 ans. Et que la location, chez eux, c'est pour les + de 23 ans.
Changement d'agence, on annonce les âges dès le début, mais ici, pas de problème, et une demi-heure plus tard, on avait une voiture, et on y avait mis leurs bagages.
On a profité d'être là pour y manger, alors on s'est assis à une terrasse. Enfin, je me suis assise, parce que les gars, dès qu'ils se sont aperçus que c'était une salle de jeux, juste à côté du snack, et ben ils se sont aussitôt relevés. De vrais gamins...
Après le repas, on a tracé à la bagnole. Là, y avait Loulou au volant, Fifi passager, et Riri et moi comprimés l'un contre l'autre à l'arrière, cause la planche de surf et les planches de bodyboard qui prenaient la moitié de la banquette. Donc Riri et moi sur une place et demie.
Heureusement que Riri, c'est le moins costaud des trois. Parce que moi, chui pas particulièrement filiforme...
En gros, fallait toujours qu'il y en ait un des deux penché en avant, et l'autre adossé au siège, sinon, on pouvait pas remplir correctement d'air nos cages thoraciques....
Et dans ces conditions, voilà le trajet qu'on a fait, pendant l'après-midi :
- en rouge, ce qu'on avait fait le matin avec le taxi. 30 minutes à tout casser, et 25€.
- en vert, les errements de jeunes bodyboarders en quête de vagues. De Costa Teguise vers le nord, en prenant quelques chemins sommairement "aménagés" pour se rapprocher de la côte par-ci par-là.
On a donc fait toute la côte nord de l'île, en traversant des petits villages
Le 17 Octobre 2007 à 15:40
Lanzarote
Et arrivés tout au nord, on a vu le paysage magnifique qui s'offrait depuis le Mirador del Rio : la Isla Graziosa.

Le 17 Octobre 2007 à 16:24
El Mirador del Rio - Lanzarote
Puis, à force de suivre la côte, on s'est retrouvés à Famara, mais même là les vagues ne leur convenaient pas, et on poussé encore un peu plus au sud.
Pour ne rien trouver, bien entendu...
Au final, c'était le soir, ils n'avaient pas trouvé cherché de lieu où dormir, ni de vague pour surfer, ils étaient d'une humeur de chien. A cause des vagues, l'humeur de chien, parce que l'endroit pour dormir, ça les angoissait pas du tout.
Je vous épargne les "Pfff, c'est trop nul ici / on aurait trop du rester sur l'autre île / c'est quoi cet endroit / y a rien à faire ici / c'est mort / c'est le désert / les vagues sont pourries / on reprend le ferry et on retourne à Las Palmas..."
Pendant la moitié de la journée j'ai entendu ça, c'était fa-ti-gant.
Hé, les gars, vous vous renseignez pas un peu avant de partir, pour savoir où vous allez tomber ?!
C'était clair dès le départ qu'ici c'était pommé, désertique. Et puis les vagues, c'est comme ça, c'est le jeu : un jour y en a, un jour y en a pas, c'est aléatoire !
Donc, on est allés à Arrecife, la capitale, juste en-dessous de Costa Teguise, pour qu'ils voient les prévisions des vagues sur Internet, et qu'ils décident s'ils prenaient le ferry du retour ou pas.
Là-bas, ça a encore été épique. Fifi était passé au volant, il traçait à 40 à l'heure dans la ville, en nous gueulant "Cherchez un cybercafé, p*tain!" et quand on lui disait "Là, à droite" il tournait pas. Il continuait tout droit, et il continuait à nous gueuler dessus. Grosse ambiance dans la voiture. J'ai fini par leur balancer mon guide avec le plan, et je lui ai dit de se démerder.
Il a finalement trouvé le frein et le clignotant pour se garer (hoho, il a bien galéré pour le créneau, je me marrais intérieurement : après, il va se moquer des filles au volant !) (oui, les dérapages contrôlés, ça, ils gèrent, mais les créneaux...). Et dix mètres plus loin, y avait un cybercafé. Easy !
Au vu des prévisions, ils ont décidé de rester là.
On a repris la route, on est allés manger à Costa Teguise, et je leur ai proposé un deal : ce soir-là, ils pouvaient dormir dans ma chambre tous les trois. Moi je squattais le canapé, et le lendemain à 7h du mat', je les réveillerais pour qu'ils décalent du surfcamp, incognitos... Et ils se chercheraient un logement.
Deal.
On a fait comme ça. Par contre j'ai eu l'impression qu'ils faisaient un barouf d'enfer en s'installant.
Mais la française, ma voisine de chambre, m'a dit qu'elle n'avait rien entendu...
Il était 1h du mat, on était cassés de la journée sur la route, et on a pas fait long feu...
Par aWa, Dimanche 28 Octobre 2007 à 21:26 GMT+2 dans Voyage (article, RSS)




