Canary Report - J5
Cinquième jour, jour de transition.
Réveil pas trop tard, je range tout mon cirque dans mon sac (mon énooorme sac, oui, je suis bien une fille pour ça).
Je grignotte un peu, et je jette un dernier coup d'oeil par la fenêtre de l'hôtel.

Le 15 Octobre 2007 à 09:54
Las Palmas de Gran Canaria
Tout le monde est prêt, alors on s'empile dans la voiture de loc, que les gars ont jusqu'à midi.
On s'empile : à 4, et y en a qu'un de petit gabarit sur les 3 mecs, plus mon énooorme sac, plus mon sac cabine qui est quand même assez conséquent puisqu'il y rentre mon appareil photo, ma caméra, mon Vaio de voyage, et deux trois petits trucs... Plus les planches de bodyboard, puisqu'ils comptent aller surfer juste après avoir rendu la voiture.
Ils m'ont débarquée à l'aéroport, et ont filé.
Moi, j'ai enregistré, attendu, pris l'avion, siesté, été réveillée par une hotesse qui me criait dans l'oreille "chocolatina?" en me tendant une barre de céréales au chocolat.
A partir de là, la sieste, c'était fini. J'ai regardé par la fenêtre, et malheureusement, j'avais pas mon appareil photo avec moi. Il était rangé, et j'avais la flemme de me lever, parce que ça caillait dans l'avion, et j'étais blottie sous mon paréo-écharpe...
Mais le paysage... Tout simplement magnifique. On arrivait au-dessus de Fuertaventura, qui est juste au Sud de Lanzarote. On l'a bien survolée, puis ça a été Lanzarote. Et là, tu comprends pourquoi ça s'appelle la Lune...
C'est tout pelé. Couleurs foncées, grises. Et niveau relief, c'est assez régulier : tout plat, sans aspérité, mais plein de "petits" monts, de cratères de volcans éteints.
J'ai trouvé ça sublimement dépaysant.
Un rebond à l'atterrissage, j'ai récupéré mon sac (sans problème aucun) (...), et j'ai pris un taxi. Par chance, le mec parlait un anglais quasi-parfait. C'est super rare là-bas ! Bon, il avait vécu 3 ans en Suède. Ca explique.
Il m'a déposée juste devant l'école de surf où j'allais.
Là, j'ai bataillé une demi-heure avec la nana, qui voulait me faire payer 260€, alors qu'on m'avait dit 200 ! J'ai tenu ma position, et j'avais avec moi, imprimés, tous les échanges par email.
Et au final j'ai payé 200. Quand même ! Je sais pas si j'y serais restée sinon, parce que déjà, 200€ pour 6 nuit, ça fait cher, mais pour 260, je peux avoir un petit hôtel + la voiture de location ! Bref.
Cela dit, c'est cher, mais on paye pas pour rien. Le surfcamp, c'était une grande maison, avec salon (canapé+TV), salle à manger, sdb (nickel), cuisine très bien équipée, en commun, et 3 chambres (comme c'était pas full on avait chacun notre propre chambre). Tout en super état.
Et dans ma chambre, une grande armoire, où j'ai pu étaler le contenu de mon sac.
Vous voyez, le sac, il était peut-être gros et lourd, mais y avait pas tant de trucs que ça quand même !
Par contre, seul reproche à la chambre : sur le mur à gauche, y a Bambi qui me regardait dormir...

Je me suis posée là une heure, puis j'ai entendu du bruit alors je suis sortie de ma chambre et j'ai fait connaissance avec un italien, Simone. Il m'a proposé d'aller faire un tour sur le site de la compétition, en voiture, avec d'autres pensionnaires du surfcamp. Let's Go !
Encore une fois entassés dans une voiture, à 6 dans une 206, les deux à l'avant, c'était les filles qui l'avaient louée, et à l'arrière, y avait 3 gaillards bien costauds, ... et moi.
Là, j'ai l'habitude, d'être entassée dans une voiture.
Chui pas claustrophobe. Rien ne me fait peur anymore. En termes d'entassage dans des voitures.
La compétition ayant visiblement pas commencé, on a scotché devant les vagues pendant une petite heure, le soleil déclinant dans notre dos (oui, vous remarquez, configuration spatiale différente de Gran Canaria, attention aux coups de soleil dans le dos !). Le vent soufflant fort, il faisait bon, pas trop chaud, et même un peu frais avec l'heure qui avançait.
Le soir, au surfcamp, c'était le repas d'adieu de quasi tous les pensionnaires. Et ça parlait quasi-exclusivement espagnol. C'est là que j'ai commencé à comprendre l'espagnol, et à le parler, sans jamais avoir appris... On appelle ça : sur le tas...
Bon, y avait quand même une française, avec qui j'ai pas mal discuté. Une nana de Paris, qui venait là pour la seconde fois. Un peu space au premier abord, mais sympa. Et elle, elle restait toute la semaine.
A 23h, fatiguée de faire fonctionner mes méninges en permanence pour tenter de piger les conversations espagnoles, chui partie au lit...
Par aWa, Dimanche 28 Octobre 2007 à 01:22 GMT+2 dans Voyage (article, RSS)





