Gueule et jambe de bois
Hier, tout allait bien.
Ce matin, rien ne va plus.
Il faut dire que je l'ai bien cherché !
Hier soir, chui allée à une soirée, pas très loin de chez moi.
Pas assez loin pour y aller en voiture, parce qu'à Paris, la voiture, quand on peut éviter, on évite.
Mais trop loin pour y aller à pied, parce que 3/4 d'heure de marche aller, et 3/4 d'heure retour, ça fait beaucoup.
Donc j'y suis allée en longboard. En skate long, pour ceux qui connaîtraient pas.
Ca faisait bien un mois que j'en avais pas fait, mais ça a été, sans problème. A l'aller.
Au retour, j'ai tenté prudemment, pour voir ce que ça donnait de faire du longboard à 4h du mat', et avec quelques degrés d'alcool dans le sang...
Oui, vous remarquez, je suis joueuse. Ben ça a été. Pendant les 3/4 du trajet, j'ai roulé, tranquille.
Jusqu'au moment où, j'ai pas trop compris pourquoi, ma planche s'est barrée en avant et moi je suis tombée sur le derrière.
Plutôt méchamment tombée. Je me souviens plus trop, mais je crois que j'ai rebondi une ou deux fois par terre, sur les fesses, avec les mains au sol.
Et je suis restée là 30 secondes, sonnée, en regardant ma planche qui s'était arrêtée contre un trottoir, un peu plus loin.
Je me suis secouée, je me suis dit "Va t'assoir sur le trottoir, ne reste pas sur le bord de la route" (oui, parce que j'étais sur la route au moment où je me suis gamellée). Je suis allée sur le trottoir, en me traînant à quatre pattes (pas de commentaires silvouplait). J'y suis restée 3 minutes, j'avais terriblement mal aux fesses et à une jambe, j'étais comme engourdie, j'avais l'impression de pas pouvoir bouger.
Puis je me suis dit, et je crois même que je parlais à voix haute "Il faut bouger là tout de suite, sinon tu bougeras pas. Lève-toi et marche ! You can do it !"
J'ai récupéré mon longboard, et j'ai continué vers chez moi, en marchant cette fois-ci, et en boitant carrément.
A chaque fois que je passais près d'un massif de fleurs ou d'un morceau de trottoir dégagé, tout en moi disait "Assis-toi..." mais je me forçais à continuer, parce que je savais que si je m'arrêtais, jamais je ne repartirais.
Et j'avais une furieuse nausée, depuis la chute !

J'ai réussi à me trainer jusqu'à chez moi, je me suis foutue au lit directement en embarquant un pot de fleurs vide au cas où la nausée me réveillerait.
Oui, bon, ça aussi, c'est joueur, le pot de fleurs (pot de fleurs boule en plus), parce qu'il faut assez bien viser, pas comme avec une bassine...
Mais je n'en ai pas eu besoin.
Je vous passe ma "nuit", où, à chaque fois que je bougeais j'essayais de bouger, une douleur atroce dans la jambe gauche me réveillait. A 7h30, je me suis levée.
Laborieusement.
Au bout de 3 mètres, je me suis écroulée par terre, à cause de l'alcool d'hier. Un bon gros vertige, que ça m'arrive pas souvent et c'est bien flippant.
En plus là, j'étais en plein milieu de mon salon qui n'est pas grand mais où il y a un tas de bordel que je n'ai pas encore rangé depuis mon retour de vacances.
Donc rien pour me rattraper à proximité, que des tas par terre, et le séchoir à linge, auquel je me retenue en m'effondrant, tout en pleurant de douleur à cause de ma jambe. Bon, le séchoir, maintenant, il penche sérieusement d'un côté...
Ensuite, quand c'est passé, j'ai réussi à faire les quelques mètres qui restaient jusqu'à la salle de bains.
Là, j'ai juste eu le temps de m'assoir sur les chiottes avant un nouveau vertige, accompagné d'une bonne suée de lendemain de grosse cuite.
Je sais pas si vous voyez le tableau : je peux à peine m'appuyer sur la jambe gauche, je parler même pas d'envisager de la plier. Et quand je me plie pour m'assoir et quand j'entre en contact avec le truc surlequel je m'assois, j'ai super mal au bas du dos, genre je me suis peut-être cassé le coccyx en prime...
Là, je comate sur le canapé. Ca va à peu près. J'attends le doc'.
Par contre, je sais pas si vous avez déjà appelé SOS Médecins, mais quand on est au téléphone avec eux, et qu'ils font répéter 3 fois que tu n'as pas de blessure ouverte, de plaie, de bleu, que c'est bien la jambe gauche, et que c'était pas au travail...
Et ben là, t'as envie de chialer. T'as mal, tu peux pas bouger, et l'autre au bout du fil fait trop bien son job, mais toi, t'as surtout envie d'avoir le docteur là, maintenant, tout de suite, au lieu de faire la causette.
Donc je l'attends, j'espère qu'il va pas tarder.
Par aWa, Dimanche 26 Aout 2007 à 09:06 GMT+2 dans It's my life... (article, RSS)




